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Société Périllos ©

Activité du 17 janvier 2005
qui se déroulera le dimanche 16 janvier

 

Précision utile: cette manifestation était programmée l’an dernier à la même date. Cependant, perturbée par quelques personnes, notre réunion n’avait pu se dérouler complètement, ni calmement, dans l’étude de certains détails. Ces sites étant très importants pour la suite de nos travaux il nous semblait indispensable de reprendre ces visites pour notre profit et notre plaisir.
Initialement l’activité de cette journée prend pour thème la commémoration symbolique du 17 janvier, date fatidique dans l’affaire qui nous intéresse.
Pour des raisons pratiques nous nous réunirons le dimanche 16 janvier afin de laisser la possibilité à ceux et celles qui le désirent de participer aussi à l’activité du lundi 17 janvier de Jean-Claude DEBROU sur le secteur de Rennes-le-Château.

Cette journée s’inscrit dans le cadre des événements liés à cette date dans l’affaire de Rennes-le-Château. Le choix de ce secteur a été proposé en raison du fait que Prats-de-Mollo est la dernière cité traversée par l’ancienne Méridienne de Paris... et aussi par les liens étroits de cette région avec le passé des familles de Roussillon (Roux - sillon = méridienne rouge?) et par celle de Périllos.
Si la météo et la Berre sont favorables et clémentes, votre serviteur vous guidera de son mieux au long de ce périple au pays de l’insolite touristique et historique.

Aspect routier pratique:

Après Perpignan:
- par la N9: au Boulou prendre à droite en direction de Céret (D115), puis Amélie-les-Bains, Arles-sur-Tech, Prats-de-Mollo.
- par l’autoroute: sortir au Boulou (dernière sortie avant l’Espagne) puis direction Céret (même itinéraire qu’au-dessus).
Il y a une quarantaine de kilomètres entre le Boulou et Prats-de-Mollo. Après Amélie la route est sinueuse, habituellement bien dégagée l’hiver. Cependant je vous donnerai la météo précise 3 jours avant cette sortie. Dans la mesure où vous disposez d’équipement d’hiver pour votre voiture il sera prudent de les emporter.
Sur le secteur du Boulou de nombreux hôtels affichent des tarifs très convenables. Je propose de se retrouver directement à Prats-de-Mollo le matin du 17 à 10h à l’entrée de l’église. Il n’y en a qu’une et correctement balisée.

Prats de Mollo

Petit rappel historique: cette cité fut divisée en deux parties. L’une autour de l’église (que nous appellerons la partie basse, bien que sur une élévation plane) et l’autre autour du bastion antique puis médiéval (partie haute et fortifiée surplombant la cité) édifié par un certain seigneur de... PERELLA. Nous retiendrons que cet nom est parfois celui des Périllos au début du Moyen-Âge.
Nous visiterons essentiellement l’église sous le vocable de Sainte-Juste et Sainte-Rufine. Précisons que ces deux patronnes sont rarement simultanément en dédicace d’une église. Toutefois nous les retrouvons, par le plus heureux des hasards, protectrices de l’église de Durban depuis ses origines... sous les seigneurs ‘noirs’ de Roussillon! Ajoutons que ces deux saintes ont elles-mêmes pour patron St André ce qui est peu anodin en hagiographie.
A l’intérieur de cette église nous apprécierons de véritables petits trésors de l’art religieux catalan. Nous serons surpris de retrouver les mêmes saints personnages qu’à Opoul, Périllos et Durban... mais cela est-il vraiment surprenant?
St Michel s’illustre également en sous-patron de l’église, tout comme à Périllos! Son retable est illustré des légendes du mont Gargano et du légendaire lié au Mont St Michel en Bretagne. Ici cet archange notoire est opposé non pas au diable ou au démon mais, nous précise la légende, à... Lucifer. Ce qui là encore est assez rare pour être précisé. Au dessus du dais de St Michel nous retrouverons St Raphaël conduisant Tobie à sa lutte contre le démon... Asmodée (le bien connu) tout comme dans l’église de Bugarach!
La tradition explique que, de cette antique place de PERELLA, partit un certain Jacques à la demande d’Hiram pour apporter ses connaissances à la construction d’un temple assez connu dans la bible. Maître Jacques donna la phonétique de son prénom pour former JAKIN illustrant ainsi le nom d’une des 2 colonnes veillant sur l’entrée des loges maçonniques. Jakin signifiant, rappelons-le : La Connaissance.
Ensuite nous trouverons les inquiétantes reproductions de Notre Dame des Sept Douleurs également vénérée à Périllos, Opoul et Durban.
C’est en sortant que nous nous étonnerons, en levant la tête au-dessus du passage obligé de la petite entrée principale de cette église, en observant l’immense ‘côte du monstrueux Babaos’. Animal mythique terrassé par Ramon de Périllos et dont il rapporta 3 côtes: 1 pour lui restée à Périllos, 1 autre à Perpignan en témoignage de son exploit pour toucher la prime de destruction, et la 3ème... fichée au dessus de l’entrée de l’église de Prats... Seule cette dernière échappa à la destruction de ces curieux vestiges fabuleusement monstrueux.

- Repas de midi à Prats-de-Mollo.

Arles sur Tech

Nous continuerons cette journée par la visite obligée d’Arles-sur-Tech.

L’abbatiale Ste Marie est une halte impérative en matière d’insolite. Nous irons donc voir le fameux tombeau. Il s’agirait d’un sarcophage de pierre du IVe siècle se trouvant à l’extérieur (maintenant sous un auvent) de l’ancien sanctuaire bénédictin. Cette cuve funéraire étrange serait remplie en permanence d’une eau limpide, pure et potable dont la provenance est encore une énigme pour les scientifiques. Aujourd’hui ce tombeau est hermétiquement clos, détaché du mur et déposé sur des plots empêchant ainsi la moindre supercherie... et pourtant il suinte toujours. On dit que les années où il resta sec furent les années de grandes calamités (guerres, épidémies...).
Rappelons qu’Arles-sur-Tech fut fondé par Wilfred le Velu vers 880. Ce personnage était également connu sous le nom de prince d’Ours. Certes ce nom OURS est l’anagramme parfait du mot Rous qui serait à l’origine des premiers maîtres de la dynastie des fameux ancêtres ‘velus’ des familles de Roussillon. Est-ce pour cette raison que parfois on insiste sur le jeu de mots ‘Rous - Sillon’ qui plus tardivement dérivera sur la ‘rousse ligne’ puis sur la rose ligne sous la protection bienveillante de la bonne Roseline patronne de bien des privilèges mystérieux en matière d’énigme de Rennes-le-Château.
Ajoutons pour revenir à l’abbaye d’Arles-sur-Tech que les deux têtes animales et monstrueuses encadrant le bandeau d’entrée représenteraient la bête qui dévorait dans cette contrée jeunes femmes et enfants, comme à Périllos! Serait-ce là encore une cousine du terrible Babaos?
Saint Abdon et St Sennen sont les patrons du lieu... tout comme dans le Pilat ils veillent avec bienveillance sur la route conduisant aux roches druidiques de Marlin, à la chapelle des fous et enfin à la Chartreuse de Ste croix en Jarez fondée, comme par hasard, par les familles de Roussillon.
Petite précaution si vous voulez obtenir de l’eau miraculeuse, ne faites pas comme Prosper Mérimée qui se vit refuser cette dernière pour ne l’avoir pas demandée en... catalan!
Enfin à propos d’Ours notons que la fête païenne de L’ours a son origine à Arles sur Tech... ce qui nous ramènera à l’étrange pèlerinage de Galamus lui-même lié au rite de Bugarach... déjà vu dans la légende de Tobie affrontant le démon Asmodée...

Amélie-les-Bains

En redescendant, si nous en avons le temps, nous pourrons faire une petite halte à Amélie les Bains pour y voir les étranges blocs monolithiques sur lesquels on distingue péniblement les signes étranges d’une très antique écriture... Au Ve et VIe siècle l’église en avait ordonné l’effacement, car elle les avait jugés encore trop lisibles et explicites... mais pourquoi?

Repas du soir pris en commun si possible.