Plan du site | Recherche | Forums | Publications | Actualités
Les
trois chapelles de Périllos |

Quelques
observations anachroniques
Le
bâtiment, aujourd’hui église Saint-Michel de Périllos
était certainement, à son origine, la chapelle des seigneurs.
Nous avons fait déjà un certain nombre d’observations
architecturales, allant dans ce sens, sur cet édifice anodin en apparence.
Une question se pose: les habitants du village médiéval de
Périllos avaient-ils accès à ce lieu de culte avec
leurs seigneurs ou ces derniers en étaient-ils les seuls usagers?
Si tel était le cas nous pourrions nous demander où les villageois
pratiquaient leur culte?.. Il reste bien entendu la possibilité de
supposer simultanément un petit oratoire dans le donjon et l’église
telle que nous la connaissons aujourd’hui. Toutefois il serait étonnant
qu’un si petit village ait disposé individuellement de son
église, et le seigneur de sa propre chapelle. Un tel lieu, dans les
vestiges de la partie ‘château’ de Périllos, n’aurait
pas manqué de laisser une trace architecturale, et au moins une autre
dans la mémoire ou les archives locales.
A l’évidence, nous pouvons, jusqu’à plus ample
information, dire que la chapelle des seigneurs est devenue, sans doute
au moment du Traité des Pyrénées, l’église
de Périllos. Le vocable et le saint patron du lieu semblent également
étayer cette hypothèse seigneuriale, tout comme le fait que
le vieux cimetière soit accolé traditionnellement au plus
ancien lieu de culte du village. D’autres questions, et des plus intéressantes,
viendront plus tard.
L’étrange
implantation de trois chapelles
Pour
l’instant nous nous en tiendrons à relever les implantations
de chapelles sur le vieux territoire des Périllos et d’en tirer
quelques remarques.
Il existait trois chapelles:
- Tout d’abord la chapelle des seigneurs devenue église de
Périllos avec saint Michel pour patron. C’est le seul et dernier
lieu de culte encore ponctuellement en activité.
- Ensuite nous avons la chapelle hors du village, en contre-bas, placée
sous le vocable de sainte Barbe, dont la statue se trouve dans l’église.
Ouverte en permanence, et bien qu’admirablement restaurée,
on n’y célèbre plus aucun office.
- Enfin il reste une troisième chapelle dans le hameau de «
La Belle Auriole », autrefois appelé « la vall oriole
». Cette dernière se situe sur une propriété
privée et ne semble pas recevoir l’exercice d’un culte,
même ponctuel.
Nous ne prenons pas en compte ici les oratoires et calvaires de ce territoire.
Pour les premiers il n’en reste aucune trace sur le terrain et trop
peu d’éléments écrits permettant d’en situer
les implantations. Pour les calvaires, ceux-ci ayant été pratiquement
tous détruits vers la fin du 18ème siècle, il est encore
possible de localiser quelques emplacements depuis un registre de l’église
de Périllos, et sur place de retrouver un socle ou des vestiges éparpillés.
Patron,
patronne et chapelles multiples
L’ancienne
chapelle-église de Périllos est logique et ne soulève
pas de question immédiate concernant son emplacement local ou le
vocable choisi par les familles du domaine. Saint Michel étant patron
des points géographiques surélevés, grand pourfendeur
de diableries et modèle de chevalerie, son patronyme était
prédestiné à cet endroit.
En ce qui concerne la chapelle de Sainte Barbe le problème est un
peu plus délicat. Cette martyre était habituellement vénérée
par les corporations minières, certains militaires (l’artillerie)
et des métiers en liaison avec le feu (sapeurs-pompiers par exemple).
Le choix de ce personnage, tué par la foudre céleste, peut
être également invoqué contre les accidents provoqués
par ce phénomène météorologique.
Cependant il est extrêmement rare de voir Ste Barbe comme patronne
des bergers, comme certains auteurs l’affirment pour justifier la
présence de ce culte sur le secteur de Périllos. De plus,
suite à l’observation de la topographie rocheuse de son emplacement,
il y a peu de chance pour que des bergers en aient fait un lieu idéal
de pâture pour les troupeaux. Par contre, plusieurs documents officiels
attestent l’existence de sites miniers à cet endroit. Il s’agirait
donc d’un lieu rituel attribué à la protectrice des
ouvriers travaillant dangereusement en sous-sol...
Enfin la petite chapelle de « la vall oriole », sous le vocable
de sainte Thérèse, située dans une propriété
privée, devait être réservée à quelques
offices se déroulant sur le domaine lui-même. Ce dernier comporte
un important ensemble de bâtiments formant un hameau considérable
ayant abrité jusqu’à plus de soixante habitants. Il
était parfois coutume que pour une population aussi importante le
culte religieux se déroule sur place afin d’éviter de
déplacer trop de personnes jusqu’à l’église
du village éloignée... ou pour d’autres raisons propres
aux maîtres du domaine.
Culte
au passé?
On
admet, sans difficultés, que le lieu de culte du village de Périllos
remonte sans doute aux premiers siècles de la chrétienté.
L’église, telle qu’elle se présente actuellement,
comporte encore de très anciens éléments d’architecture
pouvant dater des époques préromanes, puis romanes. Il serait,
sans doute, envisageable d’admettre également qu’il y
eut sur l’endroit un site divinisé installé depuis la
préhistoire (proximité d’un dolmen saccagé).
Nous disposons d’un écrit du 15ème siècle mentionnant
déjà la chapelle Ste Barbe. L’édifice tel qu’il
est aujourd’hui, évidemment assez récent, devrait logiquement
se situer sur l’emplacement d’une plus ancienne construction...
ou d’un endroit sacré pouvant fort bien remonter à l’Antiquité
(là encore sur le plateau surmontant la chapelle on retrouve les
restes épars de deux autres dolmens effondrés).
Enfin pour le site de ‘la vall oriole’, tessons de poteries
et tuilots épars dans les vignes du domaine attestent sans problème
d’une occupation antique de l’homme sur ce secteur. De plus
la présence de trois tombelles wisigothiques retrouvées vers
1890 montre indéniablement une présence régulière.
Ajoutons également que les trois sites disposaient de points d’eau
naturels aménagés au fil des temps comme en témoigneraient
des pièces de bronze, éclats de poteries et céramiques
diverses.
Jusque là nous sommes en présence d’éléments
tout à fait normaux et habituels.

Anachronisme
et axe discret
Nos
constatations vont aller un peu plus loin et mettre en lumière une
autre série d’éléments un peu moins ordinaires.
Commençons par l’orientation de ces points de culte.
En observant l’église de Périllos, nous la trouvons
orientée dans un axe Est-Ouest, parfaitement conforme à l’implantation
habituelle d’une église. Cependant en observant plus attentivement
certains détails de l’appareillage des murs, une autre réflexion
s’impose. Comme nous le verrons dans une étude détaillée
de cette construction, il est indiscutable qu’à son origine
le bâtiment ait été aligné Nord-Sud. Selon un
vieux relevé notarié, ce serait au moment où les terres
du Roussillon basculent à la couronne de France (17ème siècle)
que pour une raison (sur laquelle nous présenterons plus tard notre
hypothèse) peu connue la chapelle a été remaniée
fondamentalement et axée telle que nous la voyons maintenant.
Ajoutons que son orientation, aujourd’hui conforme à celle
de la majorité des églises et cathédrales, n’interpellant
personne, n’incite pas à la réflexion sur le sujet.
Disons que dans un cas isolé, il s’agirait d’une exception
confirmant la règle. A ce stade effectivement nous pourrions supposer
une erreur... un impératif d’implantation par rapport à
un rempart par exemple... une faute d’inattention... la réutilisation
d’un ancien édifice existant au moment des travaux... et tant
d’autres raisons toutes à fait plausibles si prises isolément...
et l’église St Michel de Périllos aurait été
orientée Nord-Sud sans que la moindre explication n’ait été
transmise... un point c’est tout. Puis à la fin du 17ème
siècle, sur la volonté du dernier seigneur de Périllos,
l’édifice axé Nord-Sud aurait été partiellement
détruit puis reconstruit selon l’orientation habituelle: Est-ouest...
Si cette remarque est un fait isolé, il n’y a pas grande chose
à redire. Oui mais voilà... il semble que la série
soit faite pour continuer. 
Des
chapelles désaxées
Allons
sur le terrain équipés d’une boussole et de la carte
I.G.N. ‘TOP25' à l’échelle de 1cm pour 250 m «
Durban-Corbières . Leucate ».
Nous nous rendons sur le site de la chapelle sainte Barbe. Il s’agit
d’une construction faite d’une nef avec accès direct,
terminée par un chevet semi-circulaire. Son axe général
est lui-aussi Nord-Sud avec un porche d’entrée ouvrant au Sud.
Observons maintenant la chapelle de ‘la vall oriole’. C’est
un petit bâtiment assez récent dont l’orientation est
également Nord-Sud. On y accède par le pignon Sud. Si la facture
de cette construction n’est guère ancienne, on peut supposer
qu’il s’agit d’une reconstruction de principe car plusieurs
relevés terriers mentionnent depuis le 17ème siècle
la présence « d’un chaspel hours les bâtis ».
Ce qui fait que les trois chapelles de Périllos se trouvent construites
selon le même axe général Nord-Sud (celle du château
modifiée au 17e S.). De plus ces trois édifices se trouvent
à proximité de vestiges de lieux de culte très anciens
comme nous l’avons vu précédemment (dolmens et tombelles).
Une fois le constat d’orientation commune fait, regardons un autre
détail de propriété. En effet, nous sommes dans cette
affaire sur trois sites appartenant aux seigneurs de Périllos.
Nord-Sud
selon les Périllos
-
L’ancienne chapelle de leur château est forcément une
réalisation entièrement sous leur contrôle, selon leurs
directives, et dans l’enceinte même de leur forteresse, donc
selon leur seule volonté... ou impératifs.
- La chapelle Sainte Barbe, à faible distance du village médiéval,
à proximité des points miniers, se trouve également
sur les terres féodales des Périllos.
- Le hameau de ‘la vall oriole’ se trouve également sur
le territoire des mêmes seigneurs à moins de deux kilomètres
du village. Il est inimaginable de supposer que l’ensemble de cet
important groupe de bâtiments (plus de dix foyers) soit la propriété
foncière de la population, ou d’autres notables, que les Périllos.
Ce hameau est un véritable domaine déjà répertorié
comme tel sur l’acte de recollement du notaire Courtade (rattachement
du Roussillon à la couronne de France).
Ceci revient à dire qu’il était quasiment impossible
que les seigneurs de Périllos ne sachent pas ce qu’il se passait
sur leur territoire, surtout à d’aussi courtes distances de
leur demeure.
Des
critères bafoués...
De
plus la construction d’une chapelle répond à des critères
précis en matière d’orientation de ses fondations. Certes
on peut encore supposer, bien que ce soit improbable, un maçon ignorant
de ces règles simples mais symboliques ou une erreur de tracé...
D’autre part, qu’un seul artisan ait réalisé les
trois constructions dans la foulée ou simultanément est chose
impossible! Il faudrait alors admettre que trois constructeurs aient fait
la même erreur sur trois chapelles à des moments différents.
Peu crédible.
De plus on ne peut pas imaginer que ce genre de chantier n’ait pas
reçu la visite du seigneur, de son chapelain, ou de toute autre personne
ayant un minimum de savoir en matière de construction religieuse.
S’il s’agissait d’une erreur, elle n’aurait pas
été tolérée par trois fois, en trois époques
et trois lieux différents. La seule raison pouvant tolérer
une autre orientation que celle rituelle serait, à la rigueur, une
impossibilité de construction en raison d’un autre édifice
existant par exemple, ou en raison d’un mauvais terrain (difficultés
de fondations). Or il n’en est rien ici pour les trois sites et cette
exception n’est donc pas recevable.
Il faut donc admettre qu’il y eut, pour l’édification
des trois chapelles de Périllos, la volonté formelle des maîtres
du territoire de les axer de même façon sans se soucier de
l’endroit et du moment...Un impératif tel qu’il pouvait
braver même les reproches, l’indignation ou l’interdit
des ecclésiastiques locaux. Quelle pouvait être la cause d’une
telle volonté?
L’étrange
ligne inflexible des chapelles ‘périllossiennes’
Mais
ce n’est pas encore tout. Il nous reste maintenant à constater
un autre détail insolite.
Reprenons notre carte I.G.N.: Prenons le point ‘la vall oriole’
pour départ d’une ligne que nous traçons jusqu’au
point culminant de ce secteur, ‘Montoullié de Périllou’
qui n’est autre que le Mont des Oliviers... - où il n’y
eut jamais l’ombre d’un olivier - occupé maintenant par
le fameux radar de Météo France! Nous arrêterons notre
trait sur ce mont aux résonances bibliques, car au-delà de
ce site le territoire devenait celui de la couronne de France et sortait
de la juridiction des Périllos.
A présent observons le trajet de cette ligne droite: elle passe précisément
à l’aplomb de l’église St Michel de Périllos
qui fut la chapelle des seigneurs. Poursuivons encore le trajet du trait
et nous arrivons précisément au-dessus de la chapelle Ste
Barbe...
Ce qui fait que cette droite parcourt, d’un trait, les trois chapelles
orientées Nord-Sud pour aboutir au Mont des Oliviers... Ce tracé
nous semble un élément solide car il pouvait être dressé,
de tous temps, sans appareillage sophistiqué (inexistant au Moyen-Âge
par exemple), avec la technique simple des signes de fumée le jour,
ou des feux de signalisation la nuit...
Les ‘grincheux de service’ rétorqueront peut-être
que ce tracé n’est pas recevable sur quatre éléments
alignés (alors qu’en statistique c’est déjà
une base solide)... Alors nous poursuivrons notre démonstration géométrique.
Si nous nous refusons à prolonger notre droite au-delà du
territoire de Périllos, nous pouvons à l’opposé
la poursuivre depuis ‘la vall oriole’. Le trait se déroule
au-dessus de ‘Mas Farines’ et surtout se poursuit sur les ruines
du ‘Couvent de Ste Cécile’... Le ‘Mas Farines’
fut une des redoutes de ligne des Périllos et représentait
un des verrous autour de Périllos en avant-poste de ‘la vall
oriole’. Il est facile de reproduire l’expérience des
fumigènes sur le terrain pour prouver un alignement parfait sur une
droite dont la qualité est d’être inflexible par définition!

Un
verrou à deux visées nommé Vall Oriole
Que pouvait représenter ‘la vall oriole’ pour être ainsi incorporée dans la ligne des trois chapelles orientées Nord-Sud par les Périllos?.. C’est une question à laquelle nous tenterons de répondre par un travail ponctuel sur ce site. En attendant puisque’il est question de possibilité de visée nous allons en apprécier une autre. ‘La vall oriole’ pouvait être considérée comme une sorte de barbacane ou défense avancée avant le village de Périllos. Le site est un verrou incontournable sur un chemin ne disposant pas, jusque là, de sentiers ouvrant sur le territoire de Périllos depuis le château d’Opoul. Mais de plus, depuis le domaine, on a une vue dégagée sur le magnifique plateau de Salveterre, et aussi sur le ‘roc redon’. Ce dernier qui n’est autre que le ‘Roudoune’... piton rocheux naturel dont la particularité étonnante est de contenir à l’intérieur de son sommet une sorte de citerne naturelle. Cette curiosité géologique, unique sur la région, n’est ni plus ni moins que l’immuable point de base reconnaissable en lecture inversée du moulage voulu par l’abbé Bérenger Saunière, curé de Rennes-le-Château.
Où
le hasard n’est plus de mise...
Si
l’on prend en compte les détails suivants, peut-on encore parler
de hasard?
- 3 chapelles sur le territoire des Périllos, construites forcément
sous la tutelle des seigneurs, peut-être contre les avis religieux.
- 3 chapelles installées sur des points liés à des
cultes très anciens.
- 3 chapelles axées Nord-Sud et non Est-Ouest comme le veut la tradition.
- 3 chapelles situées sur une droite rigoureuse alignée sur
le Mont des Oliviers se poursuivant jusqu’aux ruines d’un ancien
couvent oublié.
- 3 chapelles depuis lesquelles on a ‘vue’ sur des points indispensables
à la compréhension du secret des Périllos et à
l’énigme de leur territoire.
Il semble difficile en effet de considérer ces faits comme le seul
fruit du hasard.
Cependant cette accumulation d’éléments doit avoir une
signification précise. Il ne peut pas s’agir là d’un
caprice passager d’un seigneur local désoeuvré ou voulant
simplement ‘s’illustrer en allant radicalement à contre-courant
de ce que font les autres’.

Le
secret des Périllos est en ligne?
De
toute évidence, à l’origine de cet anachronisme répété
avec une précision redoutable, il doit y avoir une raison impérative
connue ou imposée aux Sires de Périllos. Ces seigneurs inscrirent-ils
dans cette volonté d’orientation une clé ouvrant sur
ce qu’ils savaient, ou avaient eu, pour mission de préserver?
Participaient-ils ainsi, dans le temps, à un rite commémorant
l’énigme enfouie dans leurs terres? Disposaient-ils d’un
secret lié ou imposé à cet axe hors- normes? Voulaient-ils
ainsi laisser un ultime message de convergence vers un point focal maintenant
oublié?
Mais surtout, sommes-nous en mesure maintenant de comprendre le message
tenu dans cet alignement de demeures sacrées... elles-mêmes
superposées sur un savoir si dangereux qu’il devait à
jamais rester dans l’ombre d’une petite poignée de personnes?
Que pouvons-nous observer à la suite de ces anomalies que plus personne
ne voit? Il semble bien que l’on puisse retenir que cet axe d’orientation
générale nous indique essentiellement deux directions, le
Nord et le Sud... ou l’inverse!
Les
dangers et les connaissances du Nord
Si
nous devons retenir le Nord comme indication, nous pouvons nous ‘orienter’
en toute logique vers son point ultime: le pôle. S’il s’agit
ici d’honorer ou commémorer un événement selon
ce mot nous pourrions supposer ceci:
Le pôle est par définition le point fixe autour duquel s’articulent
les révolutions de la Terre. On pourrait le résumer aussi
comme : l’arbre, l’axe du monde joignant le centre de la terre
à la constellation boréale. S’il s’agit ici de
concrétiser la tradition primordiale nous l’appellerions...
‘hyperboréenne’, avec toute la prudence voulue en la
matière. Le pôle qui serait encore la figuration du centre
d’un swastika, comme l’est dans certaines loges maçonniques
le fil à plomb (axe cosmique) suspendu à la représentation
de la Grande Ourse, ou lettre ‘G’, pour finir au centre d’un
autre swastika au sol, soit le pôle terrestre. Ces mots sont à
prendre avec une grande réserve car ils pourraient bien justifier
une sorte de ‘queste’ conduite par des chercheurs venus d’Allemagne
à une époque que tous voudraient oublier... Tout comme ces
mêmes mots pourraient illustrer un homme qui, sur une croix, était
devenu l’axe, l’arbre de vie et le point focal où tous
règnes et créatures convergent fatidiquement. Enfin n’oublions
pas qu’une procession conduite par les curés de Périllos
se rendait à dates fixes (commémoration?) jusqu’à
une cavité peu éloignée de Périllos pour y regarder
la vague reproduction d’une constellation de la Grande Ourse près
d’une coupe (ou réceptacle).
Trône
de Dieu ou siège de la Mort... selon la maquette de Bérenger
Sauniere
Si
l’axe des chapelles ‘périllossiennes’ se réfèrait
à l’étoile polaire, nous retrouverions également
le symbole du centre absolu autour duquel tourne le firmament, définissant
ainsi la position de toutes les autres étoiles et constellations.
Cet axe identifierait également le Roi, le Prince, le Noble, le Sage...
Sa célébration serait celle de l’Etre Divin ou... «
le trône de Dieu d’où il voit tout, commande tout, récompense
ou châtie, donnant loi et destin au monde céleste, dont le
terrestre n’est que la réplique » (Dictionnaire des symboles,
p. 287). Cette représentation pourrait encore s’identifier
au même homme mis en croix, ou encore marquer d’une ligne droite
un lieu où siège (trône) la Mort
(châtiment) !
Il
reste
encore à supposer la mémoire d’une indication s’appliquant
simplement au Nord en tant que point cardinal. Nous retiendrons que le Nord,
comme direction, serait « le côté qui est à la
droite du soleil » (et ceci ne pourrait-il pas symboliser toujours
ce même homme siégeant à la droite de son Père...
le soleil?). Ce Nord, pays des « neuf plaines infernales, terre de
l’en-deçà et de l’au-delà de la vie: les
vivants en proviennent, les morts y retournent/.../ Le Nord est aussi le
pays de la Lune et de la Voie Lactée » (Dictionnaire des symboles,
p. 37).
Notons, pour les trois chapelles, que les porches d’entrée
sont:
- au Nord pour celle, devenue église, de Périllos ;
- et au Sud pour les deux autres: sainte-Barbe et celle de ‘la vall
oriole’.
Cela pourrait-il signifier qu’on entrerait dans le secret des trois
chapelles des Périllos par le Nord (royaume des morts) d’une
‘porte’ à Périllos, et qu’on aurait la possibilité
d’en sortir par deux ‘portes’ ouvrant sur le Sud ? Si
cette hypothèse était la bonne, elle accréditerait
parfaitement le moulage de l’abbé Saunière, en dépit
de l’opinion de certains chercheurs.
André Douzet