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L’édification
de l'arbre de vie (1ère partie) - La plantation d'un arbre |

Le
jardin du calvaire, acte deux !
Nous
avons précédemment vu que le ‘jardin
du calvaire’, construit près de l’église de
Rennes-le-Château, se superpose au moulage de l’abbé
Saunière. Ce constat pour le moins surprenant peut apporter d’autres
réflexions sur le fond et la forme de cette… coïncidence
accentuée. Cette correspondance indique par exemple que Saunière,
pendant la construction de son domaine, n’en conçoit pas les
plans depuis des bases purement esthétiques mais dans un cadre ésotérique.
En recouvrant la maquette avec le jardin, nous avons été intrigués
par la présence d'un triangle dans ce jardin, au milieu duquel se
trouve le grand calvaire, très souvent photographié mais rarement
incorporé aux éléments majeurs du mystère. En
tenant compte du fait que notre abbé pratique l’art de l’inversion,
nous nous sommes demandés s’il fallait voir ce triangle accompagné
d’un autre invisible et… inversé s’inscrivant ainsi
avec le premier dans un hexagone en forme de sceau de Salomon !
Le
Sceau de Salomon ?
La
tradition relate que le sceau de Salomon est issu d’un anneau magique
ayant appartenu au roi Salomon et qui lui donne la puissance de commander
les démons, les esprits, et le pouvoir de converser avec les animaux.
Il y a quelques années, ce sujet n'aurait jamais été
rattaché au mystère de l’abbé Saunière.
Aujourd'hui, grâce à la recherche d'Isaac ben Jacob, les éléments
récupérés auprès de Graham Simmans, ainsi que
ceux apportés par les travaux de Patrice Chaplin, ce détail
est devenu majeur et central. Notons que Chaplin parle d'un anneau spécifique,
lié avec Saunière, qui fut rituellement précipité
dans le feu lors d’une cérémonie magique. Ne serait-ce
pas là un écho au sceau de Salomon ?
En alchimie, la combinaison des symboles du feu et de l'eau (deux triangles
opposés) est représentée par le sceau de Salomon. Le
symbole représente la combinaison des opposés et leur transmutation…
comme l’action d’ « unir nord et sud », pour employer
les mots de Chaplin.
Mais
n'oublions pas une autre utilisation qui est celle de commander aux démons…
Parmi ces derniers, on distingue Asmodée, spécifiquement lié
à Salomon et l’édification de son temple. On observe
que Saunière mit, contre toute attente, ce démon à
l'entrée de son église de Rennes-le-Château, à
quelques mètres de la fameuse construction triangulaire du jardin.
Dans cet arrangement, Asmodée est commandé et soumis par l'eau
contenue dans le bénitier porté, et supporté, par la
créature démoniaque qui en est terrassée au point d’être
tenue de mettre un genou à terre. A l’opposé, dans la
nef de l'église, nous trouvons Jésus qui est, lui aussi, agenouillé
dans la même posture… mais en raison du ‘poids’
de l'eau baptismale que Jean le Baptiste répand sur lui pour le rite
du baptême.
A
propos d’arbres
Malheureusement,
pour l’instant il n'y a pas vraiment de bonnes raisons pour argumenter
le bien fondé de l’inversion de ce triangle finissant par donner
un ‘sceau de Salomon’. En l'absence de tels indices, nous préférons
ne pas entrer dans ce détail ou tirer des conclusions sur ce propos.
Si nous avançons ce genre de détail, encore incertain dans
un premier temps, c’est en raison du fait qu’au cours de l’observation
initiale de ce triangle, nous notons une autre correspondance à propos
de la section inférieure de « l’arbre de vie ».
Cette observation exige une certaine explication, car diverses cultures
disposent du principe de l’ « arbre de la vie ». Dans
le cas de figure qui suscite notre intérêt, nous considérons
celui des traditions biblique et Kabbalistique.
Il est fait mention d’un arbre de la vie dans la Genèse. Dans
les ‘livres’ de cette dernière, cet ‘arbre’
accorde l'immortalité à Adam et Eve, et la Révélation
désignée sous le nom de « bois de la vie ». On
retiendra qu’ici ce dernier occupe les points cruciaux de commencement…
et de fin.
«
Un arbre vivant »
Pour l’Eglise, l'arbre de la vie se rapporte parfois à Jésus. Peut-être ce symbole est-il lié au fait qu’il soit mort sur une croix de bois (parfois symboliquement désignée sous le nom d’Arbre dans le langage figuré des croyants chrétiens, ne fut-ce que parce que c’était une pièce de bois… mal ébranchée ou encore ‘verte’) et que cette même représentation soit aussi celle d’une nouvelle vie par le biais de la Résurrection. Dans l’affaire du mystère de Rennes, il est notable que certains ‘acteurs soient représentés priant devant une croix de bois précisément ‘vert et mal ébranché’… c’est le cas précisément pour Marie Madeleine. Dans la circonstance, plutôt que dans un bois traditionnel de charpente, dégrossi ou fini, cette croix est fabriquée à partir d’un « bois vivant »… représenté avec des branches, et parfois même avec des feuilles ! On retrouve ce symbolisme parfaitement illustré dans un bas relief au dessus d’une cellule dans le monastère de Ste Croix en Jarez. Naturellement, une telle description se trouve sous l'autel de l'église de Rennes-le-Château où chacun peut voir une image de Marie Madeleine que beaucoup estiment être la ‘clef’ majeure de l'oeuvre de Saunière.
La
Kabbale
Dans
la Kabbale, l'arbre de vie prend la forme de dix noeuds reliés ensemble.
La Kabbale peut être sommairement décrite comme la forme hébraïque
d’une sorte de yoga : un système dans lequel l'initié
est formé, et dans lequel il se développe, selon les étapes/nœuds,
au fil d’une progression qui lui apporte conscience et esprit. Selon
son degré de perception - ouverture plus ou moins étroite
- le postulant obtiendra dans certaines conditions un contact direct avec
Dieu, à la mesure de cette ‘ouverture’.
La chanteuse américaine Madonna est probablement une des adeptes
les plus célèbres de cette connaissance. Cependant, si cette
discipline fait encore des adeptes, il faut bien admettre qu’elle
ne remonte pas aux temps bibliques. Nous trouvons les traces de cette connaissance,
sous formes d’écrits, aux alentours de 1050 après JC,
en Espagne, parmi les philosophes juifs de ce pays. Comme avec le yoga,
il y a plusieurs traditions (et manuels) dont la plus connue est le Zohar,
dont la paternité est traditionnellement attribuée à
Moïse de Léon.
11-22
L'arbre
de la vie se compose d’un ensemble de dix sphères, avec une
onzième, du nom de Daath, qui reste invisible. Vingt-deux chemins
les relient entre elles.
Vingt-deux est un nombre important dans le cadre de l’affaire de Rennes-le-Château.
Il s’agit, traditionnellement, d’un ‘code’ pouvant
se rapporter au culte de Marie Madeleine dont la fête est célébrée
le 22 juillet. Cependant, dans ce cas de figure, Marie Madeleine aurait
été numériquement codée 22/7 qui est une approximation
de pi… un nombre sacré étroitement lié avec les
dieux. Marie Madeleine elle-même est vue comme la superposition chrétienne
du culte primitif d'Isis dont les sanctuaires en France ont été
en grande partie convertis en emplacements liés au nouveau mythe
chrétien de Marie Madeleine.
Dans le cas de Rennes-le-Château, le numéro 22 semble être
lié avec la Kabbale. On trouve 22 marches, ou… étapes,
dans la tour Magdala pour monter à son sommet. Ensuite, il y a deux
fois onze ‘degrés’ pour accéder, en deux demi-cercles,
au chemin de ronde du belvédère. En bref, Saunière
attache étroitement le numéro 22 avec ‘les escaliers
croissants’… s'élevant vers le haut de l'arbre de la
vie ?
11
Sephiroth
Ces
dix, ou onze, nœuds sont désignés également sous
le nom de sphères, ou de Sephiroth (singulier : sephirah). Celles-ci
identifient les étapes tenues dans les émanations de l'esprit
de Dieu, ou de l'homme, dans son évolution physique « noumenal
» dans le monde phénoménal. Chaque sphère identifie
une étape au long de cette progression.
La seule forme d’unité se trouverait dans le « non manifesté
» de l’état pur de la non-existence symbolisée
par les trois voiles derrière Kether, la première sphère.
Ces voilages sont également connus sous l’appellation de «
voiles d'existence négative », et devraient être vus
en tant qu’origine et destin de l'âme dans tout son développement
spirituel.
Lorsque
nous considérons l'accomplissement de cet arbre de vie, il est fait
mention des sphères 7, 8, 9 et 10 :
7. Netzach, La Victoire
8. Hod, La Gloire
9. Yesod, Le Fondement
10. Malkuth, Le Royaume
Il se trouve que ce sont les sphères dépeintes dans le triangle
devant l'église de la paroisse de Saunière.
L'arbre de vie s’articule au long de trois piliers. Les deux piliers extrêmes sont comparables au Yin et Yang, négatifs et positifs, représentant deux formes ‘d'énergie’ ayant besoin d'être combinées et neutralisées chez le sujet concerné. Ces deux ‘colonnes’ se tiennent grâce à la troisième formant le pilier central de l’arbre. À chaque étape du développement, ces deux aspects doivent être combinés pour pouvoir se déplacer jusqu’à la prochaine étape. Dans l'arbre de la vie, les sphères ‘finales’ du chemin gauche et droit sont Netzach et Hod, suivies de deux ‘états centraux’, Yesod, aboutissant à la ‘racine’… ou à la destination du voyage : Malkuth.
Plantation
d'un arbre
Quelle meilleure manière de dépeindre un arbre de la vie - ou au moins d'une partie de celle-ci - que de le situer dans un jardin ? Il se trouve que cette présentation est précisément la conception triangulaire que Bérenger Saunière représente dans la conception de son jardin triangulaire du calvaire. Ce dernier, dans son tracé, se superpose, avec précision, à toute une partie de l'arbre de vie… celle des sphères 7 à 10. Le calvaire lui-même se trouve à l’emplacement de Yesod, le fondement. Tout ceci ‘coïncide’ précisément avec l'aspect central du christianisme, le Christ mourant sur la croix, dépeint sur le point de la sphère 9, le fondement. Elle semble confirmer le fait, largement rapporté, que Saunière ait eu un sens de l'humour très développé. Sans doute en avons-nous un exemple flagrant dans la réalisation de son fameux moulage, dont il se sert pour ‘véhiculer’ le résultat de sa recherche pour pouvoir dire - ou peut-être pouvoir le laisser comprendre - « ma quête » à propos de son savoir.
Le
dessin et destin d'un arbre
Nous
avons transmis la perspective de nos remarques à Corjan de Raaf,
en lui demandant s'il pouvait perfectionner notre travail et vérifier
la superposition de l'arbre de la vie kabbalistique sur le domaine de Saunière.
Une fois la vérification faite, Corjan l’a considérablement
améliorée. A cet effet, il a laissé de côté
les notions de prudence et s’est penché sur l’incroyable
fait que l’abbé Saunière n’ait pas seulement dépeint
la section inférieure de l'arbre de la vie dans son jardin. De Raaf
a simplement tenté un chevauchement total… et constaté
alors que Saunière ne s’était pas arrêté
à dépeindre une partie de l'arbre de la vie… mais avait
bel et bien dessiné tout l'arbre de la vie sur le territoire de son
église!
D'abord,
il est clair que Saunière pouvait jouer avec certains acteurs de
l’affaire de Rennes… mais il n’a pas influé sur
d'autres dimensions. Par exemple, le presbytère et l'église
ne pouvaient être modifiés dans leurs emplacements, dimensions
et fondements. Pourtant Saunière s’est attaché à
les modifier totalement dans leur ‘second œuvre’ sans s’attaquer
au gros œuvre, ce qui aurait demandé une reconstruction complète
des bâtiments… hors des compétences de son mandat. Le
cimetière est où il était ; cependant, Saunière
y apporte de nombreux changements sans pour autant avoir la possibilité
de le déplacer et le repositionner ailleurs. En échange, parmi
les modifications rationnellement ‘jouables’, l’abbé
disposait de la conception du ‘jardin - calvaire’ et du mur
enfermant le cimetière.
La construction de cet appareillage autour de l’enclos des morts a
laissé planer le sous-entendu que Saunière ait voulu ainsi
se garantir l'intimité lui permettant de faire ce qu’il voulait
à l'intérieur de ce périmètre funéraire.
Comme nous l’avons mentionné par ailleurs, la nature exacte
de cette solide clôture demeure peu claire. Par exemple, ce constat
ouvre la porte à la spéculation, sans l’étayer,
de l’abbé creusant à la recherche d’un trésor,
enlevant certains indices disposés ici par son prédécesseur
l’abbé Bigou, et même du prêtre se livrant sans
retenu à la pratique de la magie noire.

Ce qui est devenu évident réside dans le fait que, pendant un siècle, ce qui a été seulement vu comme un mur normal autour du cimetière… a été construit, en fait, de telle manière qu'il s’adapte à la seconde partie du contour de l'arbre de la vie. En effet, nous voyons que plusieurs éléments de celui-ci tombent sur la conception même des marges de manœuvre dont pouvait disposer Saunière sans le faire de manière flagrante.
Chevauchement
Après
avoir projeté les sphères 7 à 10 sur le jardin de calvaire,
nous voyons que la ligne reliant les points 4 à 5 chevauche précisément
le mur nord de l'église de Rennes. Il n'y a aucune superposition
directe avec la partie gauche de l'arbre, pour ‘ancrer’ la sphère
5, car il n’y a là rien à commander depuis la position
du presbytère et de l'église.
Pour information :
La sphère 4, Chesed : la Grâce
La sphère 5, Geburah : la Force
La sphère 6, Tiphareth, ou la Beauté, tombe dans l’alignement
du mur bien que pas défini par le point de l'église.
La confirmation que cet arbre de vie entier soit dépeint ici peut être considérée en raison de la muraille du cimetière qui définit le chemin droits de l'arbre par lequel la ligne entre les sphères 2 à 3 coïncide avec le mur nord de l’enclos des morts. Aucune erreur ou approximation ne permet de douter de la réalité : Saunière emploie le schéma de l'arbre pour construire l’enceinte dont chaque portion recouvre parfaitement le contour de l'arbre de vie. Ceci est trop précis et complet pour être une coïncidence.
Pour
information :
La sphère 2, Chokmah : Sagesse
La sphère 3, Binah : Intelligence
Ces deux sphères sont considérées comme premières
de la ‘dualité’, créées hors de l'unité
– le monade – représentée par la première
sphère, Kether : la couronne. Cette parcelle, comme celle du ‘non-manifesté’,
se trouve au-delà du cimetière. Il semblerait, en effet, que
Saunière ait voulu dépeindre cette négation en ne l’encrant
pas dans la réalité du royaume terrestre.
Un
maître de symbolisme
Nous
pouvons conclure avec justesse que Saunière a été un
maître ignoré du symbolisme, employant comme un expert en la
matière l'arbre de vie de la tradition Kabbalistique dans ce plan
architectural au coeur paroissial du village. Cette connaissance exige intelligence,
connaissance, perspicacité et une compréhension des rudiments
de l'architecture. À ceci, nous pouvons ajouter le domaine de l’esprit,
parce que le secteur à l'intérieur des sphères 2-3-4
et 5 contient, comme l’exige la tradition, une partie cachée,
Daath, qui est l'abîme. Nous notons que ce ‘voile de l'abîme’
est précisément dépeint au milieu du cimetière.
Daath est le point où chacun des dix séphiroth, dans l'arbre
de vie, est incorporé dans l’unité. Daath est parfois,
de façon controversée, décrit comme le onzième
séphira.
Dans ce dernier, tous les autres existent dans leur état de perfection
dans un partage infini. Les trois sphères de la colonne de gauche
ont pour but de recevoir et cacher la lumière. Dans la présente
finalité, l’action est inversée et la part divine est
clairement désignée. Avec cette onzième sphère
active, toutes les autres rayonnent la lumière divine en une seule
et unique dans une telle fusion qu’il devient impossible de distinguer
une sphère des autres.
Dans
la doctrine Kabbalistique, la lumière divine brille toujours, mais
tous les humains ne peuvent la voir. Les humains devenant ‘individus-donnants’
obtiennent la capacité de distinguer cette clarté afin de
recevoir les avantages de Daath. En échange, les humains restés
égoïstes ne peuvent ni la voir ni bénéficier des
avantages qui leur restent ‘cachés’.
Il est donc remarquable de voir cette ‘lumière divine’
présente dans le cimetière, le royaume des âmes ! Cependant,
dans la Kabbale, on considère que la mission de l'homme est d’aboutir
à cet état durant sa vie. En échange, c’est dans
la mort que Daath est naturellement omniprésent. Ces détails
balaient définitivement le dernier doute sur le fait que Saunière
ait utilisé en toute conscience le dessin de l'arbre de vie.
La
Couronne Absente
Les
chercheurs ayant quelques connaissances sur l'arbre de vie savent que Daath
peut être, ou non, considéré. L’usage de cette
présence aléatoire ne conduit pas forcément à
une connaissance plus profonde. Elle ne semble pas souligner, non plus,
le fait que la vraie sagesse (sphère n° 2 Chokmah : Sagesse)
exige que l'étude avant la compréhension finale de la sphère
n° 3 (Binah, Intelligence) soit réalisée.
Généralement, Daath est placé parmi les sphères
lorsque la sphère n° 1 – Kether (la couronne) n'est pas
dépeinte. Suivant ce principe, avec précision, Saunière
ne dépeint pas Kether. Bien que nous puissions voir cette absence
comme l’illustration symbolique du « non - manifesté
» à son niveau le plus fondamental, nous pouvons simplement
conclure que Kether n'est pas présent dans le calcul de l’abbé...
Pour esquisser le fond Kabbalistique sur ce sujet : Daath est seulement
manifesté si Kether est absent, car Daath présente la dimension
intérieure (réflexion) de Kether lui-même. C'est la
raison pour laquelle Daath apparaît le long de l'axe moyen, directement
sous Kether.
Bien que cette remarque soit susceptible de ne pas apporter plus de compréhension, nous précisons que Kether et Daath sont souvent définis comme deux aspects différents de la même sphère dans une seule manifestation. Quant à Kether, la couronne, cet élément est considéré comme « le plus caché de toutes les choses cachées », et inaccessible au commun. Selon le Bahir : « le premier sephirah s'appelle la couronne, puisqu'une couronne est portée au-dessus de la tête. La couronne se rapporte donc aux choses qui sont au-dessus des capacités de l'esprit de la compréhension. »
Saunière
étudiant en Kabbale
Dans
cette conception hautement hermétique, nous sommes de nouveau confrontés
à la présence ‘d’une géométrie sacrée’
dans l’affaire de Rennes-le-Château. Mais, à la différence
de ce que proposent quelques auteurs, il est clair que cette géométrie
soit difficile, scientifiquement falsifiable, mais de conception humaine,
cependant appliquée dans un but clair et précis.
Nous pouvons conclure de toutes ces remarques qu’elles illustrent,
avec justesse, une dimension jusque là inconnue de l’abbé
Bérenger Saunière, apparaissant en tant qu’initié
à la science Kabbalistique. Ce constat a de quoi nous surprendre
car on ne peut pas dire que la Kabbale soit une matière inscrite
au programme d'études d'un futur ecclésiastique…
En ce cas, une question doit être posée : où ce prêtre
a-t-il pu acquérir une telle connaissance hors norme? Si ce dernier
ne l’a pas reçue en étudiant seul ce sujet complexe
au possible, par le biais d’ouvrages spécialisés par
exemple, qui a pu la lui enseigner en toute discrétion ?
En conclusion, nous pouvons seulement demander si nous sommes vraiment les
premiers qui réalisons cette perspicacité, ou si certains
sont arrivés avant nous à ces éléments et conclusions.
La réponse, nous le verrons à la suite, n’est peut être
pas contenue dans le nombre 666… mais peut-être dans le 777
!
Filip Coppens