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Une
étrange exposition d’art à Périllos |

D’étranges
masses de métal inexplicables
Il
y a quelques mois apparaissaient mystérieusement sur le territoire
de Périllos d’étranges pièces métalliques
dispersées d’abord dans un bosquet de pins. L’apparence
de ces blocs ferreux fascinants donnait à penser à d’énormes
scories vomies d’un haut-fourneau, ou d’une étrange fournaise,
modelées en longues chevelures métalliques lors d’une
infernale chute. Plus loin, près de la route, d’énormes
lambeaux de disques et gigantesques carcasses de métal corrodés
ou surchauffés à l’extrême donnaient l’étrange
sensation d’une titanesque dislocation de ferrailles venues du plus
profond d’un incroyable délire. Tout était possible
à imaginer face à ces masses insolites dispersées au
long de la petite route conduisant du château d’Opoul à
Périllos.
Quelques interrogations intriguées, amusées ou parfois inquiètes…
pour apprendre qu’en réalité il s’agissait de
produits provenant d’une fonderie et réhabilités à
fin d’une étrange expositions d’art disposée dans
la nature de la région de Périllos.
Le
rendez-vous de l’art en Périllos
alignement
sur les 3 dents
L’insolite,
l’art et le grandiose paysage sauvage du Roussillon venaient de se
donner rendez-vous pour un temps défini dan celui de Périllos.
Les pièces sont maintenant disposées après avoir laissé
le plateau de Salveterre, de part et d’autre de la route conduisant
aux vestiges du village endormi.
Cette forme originale d’exposition est l’expression du talent
de madame YOON-HEE habitant, à demeure, l’ancien Cortal Lalane
au dessus de la Mourtre et que nous avons rencontrée à diverses
reprises de façon sympathique.
Il est vrai que ce genre d’approche artistique, dans un décor
naturel comme celui de cette contrée, ne laisse personne indifférent…
et surtout pas la Société Périllos. C’est donc
avec un regard très attentif que nous avons parcouru cette étrange
galerie d’exposition jusque dans le village même.
Ce sont des conques de métal sombre de très grand diamètre
tantôt plantée debout rappelant la face de quelques astres
oubliés et obscurs… tantôt à plat au sol, tournée
vers l’infini de l’univers en un étrange reflet d’oubli.
Le
choix intéressant des lieux et des œuvres
Enfin
c’est à Périllos que se trouvent les dernières
pièces. Pour nous ces sont, sans doute, les plus intéressantes
comme nous allons le voir maintenant.
Pour la suite de cette étonnante visite d’art, nos remarques
et constats ne peuvent dépendre que de deux possibilités de
la part de l’artiste-sculpteur : le hasard ou une conduite précis.
En effet il a bien fallut arrêter un choix d’emplacement pour
disposer ces magistrales
œuvres
de métal à la vue de l’amateur… Connaissant la
conscience, et le niveau artistique de la conceptrice, il semble impossible
que les points d’exposition soient le fruit d’un hasard gratuit
ou établi avec négligence.
De toute évidence, ces lieux ne pouvaient qu’être l’objet
d’attention très particulière.
Poursuivons donc la visite des éléments disposés au
bout de la route.
Au dessus du dernier parking se trouve une immense conque de métal
verticale, dont la partie convexe se tourne vers le village. L’extrémité
plantée dans le sol se termine par une sorte de replie en forme de
glissière arrondie pouvant assurer une sorte de visée. Nous
verrons ce détail un peu plus loin.
En redescendant vers Périllos est posée une superbe sphère
de métal polie et luisant aux sombres reflets. Un orifice ouvert
au-dessus de cette boule laisse voir l’intérieur creux et rempli
d’eau qui ne peut être l’effet des pluies… trop
rares, et si peu abondante, à cette époque pour ainsi remplir
l’objet !
Le
hasard a portée du regard fait si bien les choses
Arrêtons
nos pas, et notre regard, à ces deux superbes œuvres, et considérons
les comme deux points reliés, arbitrairement, par une droite. Le
prolongement de cette ligne imaginaire se termine, au Nord, dans l’axe
de la longueur de l’église de Périllos d’un côté…
Dans l’autre sens le prolongement de cette droite passe à l’aplomb…
du site de la Mourtre ! Admettons que le choix artistique des points d’exposition
fait bien les choses en matière d’alignement hasardeux. Mais
remontons vers la ‘conque verticale’ et ‘visons’,
maintenant, dans la gorge de sa base.
Nous
constatons l’alignement suivant : à l’ouest le dessin,
à l’horizon de trois pics rappelant étrangement le pic
des trois dents du Pilat… représenté sur la fameux tableau
volé dans la chapelle Ste Madeleine après nos explications…
ou les trois autres pics sur la représentation de Ste Madeleine contre
le maître-autel de Rennes-le-Château ! Du côté
est l’alignement se prolonge… sur La Caune !
Comme le hasard en matière d’art fait bien les choses en toutes
circonstances et surtout là où on ne l’attend pas.
L’art
n’a pas de frontière… à Périllos
Ensuite
la visite se poursuit par de très imposants cylindres luisants posés
à l’entrée même du village. L’un, de cuivre
pur, se trouve sur le muret à l’aplomb du transformateur EDF
(?). La seconde pièce cylindrique, en bronze poli, se situe sur un
mur dans l’alignement de l’église depuis le transformateur.
La dernière pièce en acier inoxydable - en forme de prisme
aigu tronqué, à quatre cotés, avec la grande base en
haut - est comme plantée dans la première rue réhabilitée
dans les ruines du village.
La seule remarque que nous pouvons émettre serait de savoir si les
pièces en métal, particulièrement conducteurs (cuivre
et bronze purs), ne causeraient pas des réactions d’attirances
anormales, et dévastatrices, si la foudre se déchaînait
sur les vestiges du village… et y soit particulièrement attirée.
L’immensité grandiose des terres de Périllos offre un écrin d’exception à cette exposition d’une dimension qui ne pouvait que trouver son écho ici… Le choix est judicieux et mérite d’être apprécié et reconnu. Périllos, nous le soulignons chaque fois, est un lieu qui ni limites, ni hasard… Un lieu d’une telle profonde immensité que son rôle de réceptacle à l’art ne peut pas étonner, puisque l’art… n’a pas de frontière !
Durant le mois de mai, les promeneurs découvraient d'étranges pièces de métal au bord de la route vers Perillos. Maintenant, ces éléments insolites sont inclus dans une exposition d'art en nature sur le secteur de Périllos.



André
Douzet
Le 9 Août 2005