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Société Périllos ©

L’affaire Asmodée
(1ère partie) - présentation du contexte, vandalisme,
le jeu des différences, identité d’un démon

 

Contexte

Qui, s’intéressant à l’affaire Bérenger Saunière, ne reconnaît pas en entrant dans l’église de Rennes-le-Château son fidèle et inquiétant gardien imposé par l’abbé pour un secret toujours bien gardé ? Si nous savions qu’il s’agissait de toute évidence d’une démoniaque et surprenante représentation, ce fut semble t’il Gérard de Sède qui le premier révéla l’identité de l’énigmatique personnage : le démon Asmodée.
La scène, bien connue, est figée à gauche dès le portail d’entrée franchi. Le personnage, genou gauche à terre, peine sous le poids d’un énorme bénitier-coquille porté sur ses épaules.
Au-dessus de ce personnage se trouve un premier socle orné de deux salamandres dorées surmontées d’un cartouche ovale rouge contenant les lettres noires B et S.
Sur celui-ci une sorte de phylactère propose un texte - PAR CE SIGNE TU LE VAINCRAS - décomposé en trois groupes de mots : PAR CE - SIGNE TU LE – VAINCRAS.
Enfin couronnant cet ensemble quatre anges décomposent le signe de croix, sans doute pour illustrer le texte ci-dessus. En effet chacun des personnages en se signant présente une des quatre phases de sa main droite.
Chaque détail de cet ensemble mérite un chapitre à lui seul. Nous nous attacherons à cette besogne en temps voulu.
Pour l’instant notre étude concernera uniquement Asmodée.

L’étrange vouloir de Saunière

Quelle raison mystérieuse poussa Saunière à commander un tel ensemble pour décorer son église ? Nous n’avons pas vraiment de réponse satisfaisante sur le sujet. Il est vrai que la présence d’un démon à l’entrée d’une église, même écrasé sous le poids d’un bénitier, peut paraître pour le moins insolite.
Même après de nombreuses visites il est toujours difficile de rester indifférent à la présence de ce veilleur énigmatique.
La réalisation d’un tel ouvrage fut commanditée aux établissements Giscard de Toulouse. Une facture du 30 juin 1897, sans doute la plus importante pour cette année, en fait mention au milieu d’autres statues et nombreuses réalisations : « …2° Chemin de croix en terre cuite (venez tous à moi) - 800Fr. ; 3° Bénitier avec diable et Signe de croix - 300Fr ;4° Piscine avec groupe - 300Fr. ; 5° Socle des 4 anges - 200Fr… ». A l’évidence Saunière ne sera pas peu fier de son idée. dans son discours de pentecôte, en l’honneur de la visite de Monseigneur Billard, il précise parmi les réalisations « la belle et originale acquisition de notre bénitier ». Certes l’acquisition est saisissante… mais l’est-elle pour tous, et surtout ne serait-elle pas destinée à représenter quelque chose de très particulier devant échapper au commun des visiteurs ?
Déjà nous pouvons, sans trop risquer de nous tromper, dire que ce genre de statue n’est guère fréquente dans les églises. Saunière s’est sans doute adressé au seul fournisseur, la fabrique Giscard de Toulouse, capable d’exécuter sur commande un tel modèle surprenant. Cependant si cette pièce est unique le thème, étonnamment, ne l’est pas. Nous ferons plus loin un recensement, non exhaustif, des parents de ce curieux démon eux aussi représentés dans des lieux religieux.

Bref descriptif Asmodéen

Il s’agit d’un démon, Asmodée selon Gérard de Sède, supportant péniblement sur ses épaules un lourd bénitier coquille, avec une expression d’effort et de surprise effarée à la fois. Le front entouré de deux cornes spiralées, le visage est crispé bouche ouverte et yeux exorbités sur une vision qu’on devine épouvantable. Cette expression est légèrement modifiée depuis sa restauration. Le personnage, le genou droit à terre, s’appuie de la main gauche sur sa cuisse droite découverte. Vêtu d’une tunique il a le torse décharné et osseux.
La peau est représentée de couleur brun sombre d’un rendu luisant plus clair sur la saillie des os.
La main droite, à hauteur de la hanche, forme un cercle de ses doigts. Que n’a t’il pas été dit sur ce signe… qui, en réalité, est seulement dû au fait qu’à l’origine cette main tenait une fourche… supprimée par la suite en raison d’accidents possibles.
Comme tout démon qui se respecte notre modèle possède des ailes membraneuses, aussi de couleur sombre, en position ‘fermée’. L’aile gauche, dissimulée par l’épaule et le bras, ne se distingue qu’à son sommet. La droite en échange, bien repliée, laisse voir les détails de membrures. Une sorte de sur-aile se déploie sur l’ensemble de cette ‘voilure’ en forme d’épaulière largement rabattue derrière les épaules, sous le bénitier.

‘Asmodée le vieux’ et ‘Asmodée le jeune’

Le personnage tel que nous le voyons aujourd’hui est un peu différent de l’original commandé par l’abbé Saunière. En effet, il y a plusieurs années la statue subit un acte de vandalisme irréparable pour la tête qui fut arrachée par stupidité. Sans doute quelques irresponsables espéraient ils trouver à l’intérieur quelques révélations ou mécanismes secrets ? Peut-être simplement sommes-nous en présence d’un acte gratuit d’auteurs aussi stupides qu’irresponsables sans autre but que détruire… Le fait est qu’en conséquence il y eut dégradation et modification du modèle initial pour la face du démon. Dans la suite de notre travail nous distinguerons les deux états du moulage. Nous dirons pour l’ancien original : « Asmodée l’ancien », et pour celui d’aujourd’hui : « Asmodée le jeune ».
Dans l’absolu cette nuance pourrait sembler inutile, ou n’être qu’un insignifiant détail. Oui, sans, doute si l’on n’y regarde pas de trop près. Nous verrons pourtant, plus loin, qu’une nuance peut changer toute une signification.
La forme de la tête forcément est différente malgré toute l’ingéniosité et la maîtrise de l’artiste ayant exécuté ce travail de copie depuis sans doute quelques photographies. Dans son ensemble rien de bien extraordinaire : tout au plus dans la rondeur des yeux et l’expression de la bouche… pas de quoi supposer que tout en sera changé, si interprétation il doit y avoir depuis ce démoniaque personnage. Il est vrai que notre regard est surtout attiré par la tête qui capte toute l’attention première du visiteur. De plus les nouveaux arrivants n’ont pas forcément des clichés d’Asmodée l’ancien à leur disposition.
Attachons-nous à une autre modification apportée lors de la rénovation du sujet. Une fois la tête laissée de côté nous voyons le personnage tel qu’il était auparavant… à un détail près que nous allons voir maintenant.
Asmodée est représenté vêtu d’une tunique longue et ample serrée à la taille par un étroite ceinture dorée. Dévoilant le torse osseux, l’épaule et le bras droit, le vêtement couvre l’épaule et le haut de l’avant bras gauche. La cuisse droite, où s’appuie la main gauche, est dénudée largement au-dessus du genou.
Cette tunique pourrait sembler anodine si elle ne comportait pas à présent deux détails que chacun peut vérifier facilement.
Avant qu’Asmodée ne ‘perde la tête’ le vêtement était de couleur bleue, comme d’ailleurs le fond vertical du modelage. Depuis sa restauration… Asmodée le jeune est maintenant harnaché de la même tunique, mais d’une couleur verte !
La ceinture est toujours de la même couleur dorée. Le changement de coloration pourrait ne pas présenter autre chose qu’un souci de restauration et d’esthétique… Cependant il serait intéressant de savoir pour quelle raison un professionnel de ce genre de travail minutieux, et fort bien exécuté au demeurant, pris l’initiative de modifier la couleur d’une tunique n’ayant pas souffert du vandalisme ? il reste, toutefois, deux explications plausibles. D’abord la volonté de bien faire une remise en état de la statue au risque de la modifier plus qu’on ne le penserait… Et ensuite le fait qu’au moment de la remise en état le restaurateur n’ait plus disposé de peinture bleue ? Les deux premières possibilités semblent quand même un peu légères. Et puis de toutes manières personne ne semble se poser la question sur ce changement de teinte… alors pourquoi s’en inquiéter ?

Le monde bleu d’Asmodée

Le changement de couleur lors d’une restauration n’est pas exceptionnel et pourrait être anodin (similaire à St Sabin dans le Pilat !) s’il n’engageait la volonté d’un professionnel de ce genre de travail dont la mission essentielle doit être de nettoyer et reproduire au plus juste l’ancien aspect du sujet… et dont l’initiative doit se limiter, en principe, au strict minimum. Ici admettons que cette modification représente pratiquement les 3/5 du personnage en surface colorée.

Goetia - S. L. MacGregor Mathers (1904) : Sceau d' Asmodée

Certes il est possible que Saunière ait commandé son Asmodée sans trop se soucier de la teinte de sa tunique. Mais, lorsqu’on voit le souci du détail et la minutie auxquelles nous habitue l’abbé il serait étonnant qu’il ait laissé au hasard le choix du coloris de ce vêtement. Bien entendu on peut encore supposer que le bleu lui semblait agréable ou de bon ton pour la circonstance. Pourquoi pas ? Mais nous devons peut-être envisager une autre solution. Si Saunière souhaitait dans cet ensemble statuaire laisser une sorte de message il devient quasiment certain que bien des détails ne devaient rien au hasard. Il faudrait alors admettre que la couleur bleue devait être ici à la bonne place.
Que peut représenter le bleu dans ce moulage ?

Un Asmodée profane et fraternel ?

D’abord il est probable que, sans adhérer totalement à cette société fraternelle qu’est la Franc-Maçonnerie, Bérenger Saunière ait fréquenté plusieurs de ses membres et ait pu en recevoir des informations… précises et symboliques. En ce cas le bleu représente pour certaines obédiences, dites Loges Bleues, un sens très particulier et notoirement sacré. De plus il est parfois avancé que monsieur Giscard, maître d’œuvre des statues de l’église de RLC, pouvait être affilié à cette fraternité. Si telle était la situation le bleu devenait une teinte de référence pour les maçons visitant l’église. De plus Asmodée est à l’entrée du temple qu’est l’église. Faut-il encore voir ici une insinuation maçonnique dans la représentation du personnage une épaule et une seule jambe dénudées comme le serait le profane demandant l’initiation et l’entrée en Loge ?
De plus nous savons qu’en matière de statues religieuses chaque détail a son importance : objet de son martyre pour un saint, position des mains et des doigts, objet accompagnant le personnage et les couleurs de vêtements.
S’il faut avancer avec la plus extrême prudence dans le sujet, il faut tout de même retenir qu’Asmodée a été réalisé dans une fabrique de statues religieuses et qu’il pouvait bénéficier des critères symboliques habituels en la matière. A ce moment là l’anodin ‘démon atterré par le poids d’un bénitier’ peut très bien devenir un véritable message diffusé à qui sait le lire à l’entrée du sanctuaire… et rester simplement surprenant pour les autres.

A l’hasard des couleurs pour Asmodée

Bleu
Saunière avait-il fait sien le symbolisme des couleurs ? Il est impossible dans l’état actuel des choses de l’affirmer ou l’infirmer. Toujours est-il que revêtu d’une couleur primaire, le bleu, Asmodée rénové se retrouve couvert d’une secondaire, le vert, dans la plus parfaite indifférence de tous.
Certes il est délicat de considérer le symbolisme chrétien du bleu associé à Asmodée. Cette couleur, souvent mariale, représente la voûte azurée ou le manteau couvrant et voilant la Divinité. Etrange serait la coïncidence avec Cneph, créateur égyptien de l’Univers « peint de couleur du ciel », puis avec Amon, le Verbe divin qui, d’après Eusèbe, serait parfois sous les traits d’un homme assis de couleur azur avec une tête de bélier… Les prêtres d’Amon portaient une robe bleu attachée d’une ceinture jaune ! Pour RLC le personnage nanti d’une paire de cornes d’ammonite déployée est quasiment assis, couvert d’une tunique bleue serrée d’une ceinture dorée! Plus étonnant encore ce bleu qui selon Frédéric Portal (1857) symboliserait la vérité éternelle, incarnée sur cette terre, pour ramener l’homme ayant succombé aux tentations du mal, dans la voie du salut. L’azur étant, pour cet auteur, « encore le symbole affecté au Dieu sauveur des hommes, au rédempteur de l’humanité » .

Vert
Asmodée le jeune maintenant est vêtu de vert… Sans, cette fois, que nous puissions envisager la volonté de Saunière.
Alors est-ce le hasard si notre personnage se trouve sous la couleur de l’Irlande et du manteau de St Patrick, ou celle de la robe du St Jean de l’Apocalypse ? Hasard encore si dans l’Apocalypse, il est ordonné aux sauterelles de ne pas endommager « aucune verdure, ni aucun arbre » mais seulement les hommes qui n’auraient pas le sceau de Dieu sur leur front (Apocalypse chap. IX, 4). Hasard toujours si d’après La Mothe-le-Vayer le vert est le blason des fous… et si la folie et la sagesse furent souvent représentées aux yeux verts ? Pourtant est-ce encore le hasard si pour les chartreux Jésus est souvent représenté crucifié sur une croix de bois vert mal ébranché et non un bois mort de charpente… et si, selon Anselme (Palais de l’Honneur) « les évèques portent aussi le chapeau de sinople, pour ce qu’étant establis comme berger sur les chrestiens, cette couleur dénote les bons pasturages, ou les sages bergers mènent paistre leurs brebis, et est le symbole de la bonne doctrine de ces prélats ».
Asmodée passé d’un bleu sans doute voulu à un vert peut-être innocent est-il le porte couleur du symbole éternel ?… bien malin qui pourrait le dire au moment où nous ajoutons un dernier détail coloré : Asmodée le vieux avait les yeux noirs… à présent son regard grandement exorbité s’ouvre sur des iris d’un bleu… vert ! Comprenne qui pourra dans ce hasard.

‘Asmodée le vieux’ - le bleu - et ‘Asmodée le jeune’ - le vert.

Messire Asmodée, qui êtes-vous ?

Qualités et défauts
En effet, avant de revenir aux intentions de Saunière pour cette étrange statue dans son église, tentons de comprendre qui est ce personnage d’Asmodée.
Dans les dictionnaires infernaux on le dit Démon destructeur… surintendant des lieux de jeu, semant discorde et errance.
On le décrit sombrement avec trois têtes -taureau, homme, bélier- des pattes d’oie, une queue de serpent et crachant des flammes. Il porterait, curieusement, un étendard et une lance (comme St Michel archange ?). D’autre part, une fois exorcisé, il enseignerait aux hommes l’art subtil de l’arithmétique, l’astronomie, la géométrie, la mécanique… et à se rendre invisible. Tout un programme, somme toute, pas si négatif que çà !
Plus intéressant encore il est réputé pour savoir des trésors que l’on pourrait, sous certaines, conditions le forcer à aller quérir et à rapporter.

Nom et surnoms
Nom et surnoms :
Nom : Asmodée.
Surnoms : Chammadaï, Sydonaï.
Origine patronymique :
Son nom viendrait de ‘asamod’ qui en hébreux signifie exterminer, ravager. Mais il se pourrait également que l’origine ‘asmodi’ dérive du verbe persan ‘asmoden’ : tenter.
Fils de :
Asmodée serait le fruit de l’union de Lilith, Adam et Nahema. Avec lui serait arrivée « toute une race de démons ».
Epoux de :
Il est l’époux de Lilith ‘la Petite’ (ne pas confondre avec sa mère…) elle même fille du roi Qafsefoni et de la reine Mehetabel. N.B. : Il y eut, selon les ‘anciens’, deux Lilith, la ‘Grande’ et la ‘Petite’. La Grande est l’épouse de Samaêl. La seconde, la Petite, est l’épouse d’Asmodée.
Son fils :
Il eut, de Lilith la Petite, un fils du nom de « épée du roi Asmodée » connu hermétiquement sous le nom de Alefpene’ash dont la face brûle, dit-on, comme un feu ravageur… qui devint commandant d’une légion de 8000 démons.

A la cour de l’Empereur infernal

L’Empereur Belzébuth anoblit de nombreux démons de sa Cour Infernale. C’est parmi ces derniers que l’on trouve Asmodée élevé au titre de Roi. Commandant 72 légions, il est sous l’autorité d’un autre roi : Amoymon.

L’anti-Asmodée…

Comme tout poison qui se respecte Asmodée a un antidote ; l’archange Raphaël. Ce dernier le combattit en donnant des armes redoutables contre Asmodée à Tobie le soir de ses noces. En effet Asmodée empêchait sa future épouse de trouver un prétendant en les tuant les uns après les autres… Etonnant périple que celui de Tobie allant récupérer le trésor de son père. Plus étonnant le fait que ce sera la fumée d’un produit issu de la cuisson d’un poisson sur un grill qui permit à Tobie de mettre en fuite Asmodée… Un poisson frit sur un grill ne nous rappelle t’il pas une grille codée de Saunière où il est question d’un poisson grillé ? Y aurait-il analogie entre des faits sans liens, ou…?
St Raphaël est célébré le 24 octobre. C’est non loin du désert de la Haute-Egypte que le saint archange enchaîna Asmodée dans une grotte proche de Taata, où il demeurerait encore.

Asmodée Grand Architecte coupeur de pierres…

Si Asmodée excelle en perversité il faut toutefois lui accorder, bien que contraint par le roi Salomon, d’être un merveilleux constructeur. C’est lui qui termina le Temple de Jérusalem sans le moindre outil métallique… en se servant uniquement d’une étrange pierre tranchant la roche comme « un diamant coupe le verre.

Et Asmodée Armateur militaire ?…

Quand Notre démon préféré se transforme en frégate…
Dans l’édition du 8 janvier 1848 de l’Illustration : on apprend qu’ Abd-el-Kader ayant fait sa soumission au duc d’ Aumale il embarque le 24 pour la France, afin d’y connaître sa punition, à bord d’un vaisseau militaire, la frégate à vapeur… L’Asmodée. C’est ensuite l’annonce d’arrivée de ce fier vaisseau dans les colonnes de Le Toulonnais - "journal du Var et de l’Afrique", dès le 30 décembre 1847, en rade de Toulon de la frégate à vapeur l’Asmodée, sous le commandement du capitaine de vaisseau Gatier avec à son bord l’ex-Emir Abd-el-Kader…
Commentaire annexe du démonologue anglais Francis Barret :
« Asmodée, boule-dogue hideux, intraitable irrémédiablement, dont la bouche en serre d’étau de puissant casse-noix, mord, aboie, et dit la mort sans phrase qu’il vous réserve si vous vous plaisez à le taquiner .»

‘Ecriture’ et signatures d’Asmodée

Nous apportons, au dossier, une pièce écrite et signée de la main d’Asmodée. Ce document est enregistré à la B.N. sous le N° 7618 des manuscrits du fond français. Il s’agit de l’accord d’Asmodée de quitter le corps d’une religieuse, le 29 mai 1629 en l’église de St Croix. On appréciera le style et surtout sa signature… élément autographique unique !
Ci-dessous l’autographe signé du démon Asmodée.

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