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L’affaire
Asmodée (Observations) Un diable d’homme |
L’énigme
de Rennes-le-Château apparaît comme une source inextinguible
de Révélations. Où cela pourra t’il s’arrêter
ou… jusqu’à quand?
Maurice Leblanc
En 1992, Patrick Ferté publiait son livre «Arsène Lupin,
Supérieur Inconnu, la clé de l’œuvre codée
de Maurice Leblanc». A ma plus grande stupéfaction je découvrais,
dans ce livre acquit par le plus grand des hasards, que le mystère
RLCéen s’étendait jusqu’à Gaillon, chef
lieu de canton du département de l’Eure (Normandie) où
je réside, situé à une dizaine de kilomètres
Des Andelys, patrie de Nicolas Poussin, et à une trentaine de Gisors
où les mystères unissant Nord et Sud ne sont plus à
démontrer.
D’emblée, de nouvelles probabilités se sont offertes
à moi dès que P. Ferté eut réussi dans son ouvrage
à établir des ramifications occultes dans la Chartreuse de
Bourbon-lèz-Gaillon entre cette bourgade de Normandie et Rennes-le-Château
en passant au crible les romans de Maurice Leblanc; L’aiguille creuse,
Dorothée danseuse de cordes ou La demeure mystérieuse entre
autre.
A partir de ce moment, la question se posa: « Mais que venait donc
faire Gaillon dans cette galère? », quand P. Ferté titrait
dans son livre « de Gaillon à Rennes » (Rennes-le-Château)
ou « Gaillon, clé secrète du triangle d’or »
; la clé d’un coffre, enveloppée dans un voile de mystère,
jetée dans un puits situé au fond d’un parc !
Il y avait bien là des signes de pistes. Il ne tenait qu’à
moi de poursuivre ces investigations selon la méthode d’Isidore
Beautrelet dans l’Aiguille creuse, en fouillant dans les chroniques
locales, les recueils, en interrogeant les érudits locaux, les amateurs
de vieilles légendes et enfin en dénichant la première
publication concernant Gaillon : « Compte de dépenses du Château
de Gaillon… » d’Achille Deville, un diable d’homme,
membre de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres. Mais
l’arrivée de Beautrelet à Gaillon me réserva
bien d’autres surprises.
Connaissant parfaitement l'histoire locale j'ai pu effectivement confronter
les affirmations de Ferté. Tout était rigoureusement exact.
Il y a même plus à apprendre! L'enquête que je mène
depuis plus de cinq ans sur place, aux alentours et dans le Midi m'en a
appris de belle sur ce sujet sulfureux. P. Ferté (ou son collectif)
connaissait assurément ces choses et je comprends qu'il ait gardé
le Silence, puisque son second volume n’est pas prêt d’être
rendu public. On ne peut SOUFFLER mot de ce qui sent le SOUFFRE, paraît-il
! J’y reviendrai plus tard…
Asmodée
or not Asmodée?
L’idée
qui nous occupe pour l’instant est de déterminer l’identité
du diable de l’église de Rennes-le-Château. Comme le
suggère A. Douzet, rien ne permet d’affirmer que le diable
du bénitier soit effectivement Asmodée, le gardien du trésor
de Temple de Jérusalem. C’est Gérard de Sède
qui le « baptisa » ainsi, téléguidé
par certaine société aussi secrète que peu discrète.
Suivant la « directive Fertéenne » (pas Fortéenne),
je me suis mis à théoriser sur une hypothèse de travail,
langue des oiseaux oblige, où la probabilité que ce diable
d’Amosdée pouvait être le dieu PAN, dieu des bergers
d’Arcadie. L’hérésie sera consommée aux
yeux des exégètes. Mais attendez mes explications avant de
jeter le bébé (et non l’abbé B. ;-) avec l’eau
du bain… de la Reine.
Au-dessus du bénitier, l'épigraphe « par ce signe tu
le vaincras » fait référence à l'étendard
et à la vision de l'empereur Constantin qui observa une croix lumineuse
dans le ciel... Aujourd'hui on appellerait ça un OVNI... Faut-il
voir dans cette locution latine une certaine image du 4 de chiffre, symbole
d’initié R+C, un signe de croix qu’affectent les 4 anges
« du dessus » ou une indication à partir d'une croix
ou d'un calvaire ?
Beaucoup de villes et villages de France recèlent dans leur histoire
des tas de miracles ou prodiges de « type Constantin le Grand
». Sainte-Croix-en-Jarez en est un exemple. Dans le canton de Gaillon,
le village de La Croix-Saint-Leufroy plus exactement n'échappe pas
à cette règle. J'ai trouvé dans un ouvrage datant de
1882 une curieuse évocation de ce que nous appelons Objet Volant
Non Identifié; une observation s'étant produite à l'époque
Mérovingienne . En voici le détail:
« On rapporte qu'en l'année 674 Adrien, évêque
de Rouen, étant parti de cette ville pour aller, dit la légende,
rendre compte au roi de quelques affaires dont il avait été
chargé, passa par le territoire d'Evreux. Alors accablé par
l'âge et les infirmités, il ne pouvait plus monter à
cheval, et il voyageait dans une litière traînée par
deux mulets; de temps en temps, il s'arrêtait dans les divers pays
qu'il parcourait et instruisait les populations accourues pour recevoir
sa bénédiction. Il était parvenu près de la
rivière d'Eure, dans un village du nom de Nadud, en un lieu où
deux chemins se coupaient en forme de croix; les mulets s'arrêtèrent
tout court et refusèrent d'aller plus avant, quoiqu'il n'y eût
aucun obstacle et que le chemin fût beau. Le saint, plein d'étonnement,
descendit et pria ; à peine avait-il commencé d'élever
ses yeux vers le ciel, qu'il vit une croix toute brillante de lumière
et qu'il sentit son esprit éclairé d'une céleste inspiration
qui lui apprit que Dieu avait choisi ce lieu pour être la retraite
d'un grand nombre de solitaires. Aussitôt il commanda qu'on lui apportât
de quoi faire une croix, et, à défaut d'autre bois, il brisa
en deux l'aiguillon dont un paysan se servait pour exciter ses bœufs,
éleva un tertre de gazon et y plaça la croix avec de saintes
reliques. Bientôt le lieu consacré devint le théâtre
de prodiges; pendant la nuit, une colonne de feu y répandait une
clarté miraculeuse et des malades étaient guéris par
le contact de la croix plantée par le Saint. » Vers 694, Saint
Leufroy fit édifier à la l’emplacement du prodige céleste
une abbaye dont-il fut le premier supérieur. Mais revenons en à
notre Asmodée! Peut-il être également associé
à la citation « Terribilis est locus iste » inscrite
au fronton de l’église?
Harangue
sur la vision « ufo-biblique » de Jacob montant à son
échelle et son combat contre Jahvé… dans son «
vaisseau » ? Un lieu si terrible où ce diable Rennais susciterai
la terreur tel le dieu PAN des bergers d'Arcadie... Je POUSSIN peu le bouchon
trop loin? Probablement car PAN a des pieds de caprin et ceux de notre démon
RLCéen sont humains ou alors ce serait le talon d'Achille... Le défaut
de la cuirasse interpellant l'abbé Boudet dans ses anglicismes: Diable
= Devil en anglais... Serait-ce alors une allusion à Achille Deville,
auteur « Des comptes de dépenses pour le château de Gaillon
» document édité en 1850 à partir des registres
comptables de Msg Georges d'Amboise Archevêque de Rouen de 1494 à
1510, réformateur de l’échiquier de Normandie (cour
de justice itinérante) et ex-archevêque de Narbonne ?
Rappelons toutefois qu'en terme de recherche ufologique officielle, P.A.N
se défini par Phénomène Aérien Non-indentifié,
pas obligatoirement extraterrestre... et PAN sur le bec! De plus, cet Asmodée
est bien un objet volant puisqu'il a des ailes... Troublantes coïncidences
nous plongeant dans un abîme insondable où nous nagerions en
plein délire anachronique bien que le Temps nous semble parfois compté
ou conté.
Thierry
Garnier