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Société Périllos ©

L’affaire Asmodée
(4ième partie) - Inversion, moulages, alphabets hébraïques et… maquette

 

Il est maintenant évident que la commande d’un tel ‘porte bénitier’ dans l’église de Rennes-le-Château, relève d’un choix délibéré et non d’un caprice fantaisiste. Il pourrait s’agir de la part de l’abbé Saunière d’une sorte de nécessité dictée par la volonté (peut-être imposée) de laisser une information bien visible seulement à qui serait habilité à la comprendre. Cette transmission ne pouvait se faire qu’à l’aide d’un stratagème tel que pour le visiteur ou le pratiquant, le support aussi insolite soit-il semblerait toutefois innocent… mais significatif, pour ‘l’initié’, d’une information à récupérer le moment voulu.
De cette démarche nous passons au fait que Gérard de Sède utilise, pour sa dernière réédition, lui aussi la même image que celle choisie par Saunière : le diable de l’église de Rennes-le-Château… et un titre que nous verrons suggestif.
Nous nous demandions si cet auteur ne pouvait pas avoir eu plus d’éléments qu’il n’en présentait dans ses écrits… ou du moins le contact avec des ‘conseillers’ ou commanditaires restés dans l’ombre.

Morceau choisi d’Asmodée

De la part de Gérard de Sède le choix de ce modèle peut être de vouloir, tout comme pour sa première édition, une illustration percutante (si inversée) ou bien connue des lecteurs connaisseurs de Rennes-le-Château. Cette solution est tout à fait envisageable et mettrait fin définitivement à toutes pistes d’éléments transmis par voie asmodéenne. Solution correcte… à un détail près qui ouvre une autre perspective.
L’image d’Asmodée pouvait fort bien, comme dans la première édition ‘JUILLARD’ (1967), être présentée telle qu’elle est dans l’église, le visage tourné légèrement vers le bas et indiscutablement à droite pour le visiteur. Et tout en restait là, bien tranquillement. Hélas il n’en est rien car la mise en page de la première de couverture utilise une inversion de la réalité. Asmodée est inversé et regarde vers la gauche du lecteur. Rien de bien méchant à ce stade… une erreur de composition est encore admissible comme nous pouvions l’admettre précédemment.

L’arbre aux racines inversées ?

Mais les détails insolites vont se renforcer maintenant. Nous précisons cependant que jusqu’au bout de notre travail nous maintiendrons que nos constats peuvent être le fruit du hasard… tout en nous demandant sur quel arbre ce fruit pouvait pousser !
Car justement cette inversion, ou plutôt ce retournement, prend une autre dimension et sort résolument du cadre facétieux de la plaisanterie innocente et sans conséquence. C’est ce que nous allons suivre à présent.

Les détails normalement démoniaques

Nous signalions que sur le site d’Allan Scott se trouvait une remarque pertinente concernant une des ailes d’Asmodée. Ce détail pour nous serait plus précisément une anomalie.
Reprenons l’observation du démon voulu par Saunière. La réalisation de ce modèle est tout sauf discrète. Le travail est fait pour frapper la vue… étonner. Tout ce qui peut être représentatif du démon, du diable, y est accumulé, bien souligné, mais cependant pas exagéré outrageusement ou à outrance. On peut y retrouver toute la panoplie des images démoniaques traditionnelles ou folkloriques : des doigts et orteils griffus, les membres partiellement recouverts d’une toison, une paire de cornes, des oreilles pointues, un corps décharné et noueux. Mais surtout l’ornement le plus frappant : une paire d’ailes du type ‘chauve-souris’ comme le veut la coutume légendaire. En ce cas on devrait retrouver sur leurs ‘bords d’attaque’ des griffes aiguës et pointues. Ces terminaisons, non seulement seraient conformes à l’idée superstitieuse populaire mais deviendraient des intensifiants propres à l’imaginaire attendu d’une telle représentation. On retrouve, en place logique, ces éléments griffus sur certaines autres représentations présentées ici : celle de Campénéac en particulier.

Asmodée aurait-il un coup dans l’aile ?

Si l’on considère le soin minutieusement riche en détails apporté à la réalisation de notre Asmodée on peut émettre deux remarques. D’abord une ‘anomalie’ : notre statue de prime abord ne dispose pas de griffes aux bords des ailes. Ensuite regardons de plus près les deux ailes (ou ce qu’on peut en voir) : celle de gauche (pour le visiteur) n’en est effectivement pas pourvue. Celle de droite dispose en échange effectivement de cinq petites griffes. Pourtant l’anomalie réside dans le fait que ces ‘terminaisons’, essentielles à l’image ‘inquiétante’ de notre personnage, ne soient pas disposées correctement. En effet les griffes se trouvent dans la partie fine de l’aile… dans la membrane ! On pourrait même suggérer que l’aile est ‘griffée’ ou ‘déchirée’ par une patte dont les griffes traverseraient la voilure de l’aile gauche d’Asmodée. Et si notre personnage grimaçait de douleur et de surprise sous le coup de cette blessure inattendue ?
Certes… dans un modèle entièrement imaginaire comme celui-ci tout peut-être permis. Pourtant jusqu’à ce détail tout est conforme à ce que l’on attend d’un démon digne de ce nom. Jusque là Saunière a fait un parcours sans faute dans la représentation de son démon. Comment tout à coup a-t’il pu se tromper aussi grossièrement dans ce détail ? De plus enfant du pays il ne pouvait pas n’avoir eu l’opportunité de regarder une chauve-souris de près. A son époque quel enfant n’a pas chassé ou coursé ce mammifère aux ailes chargées de malédiction ? Alors comment expliquer cette double erreur soudaine : pas de griffes d’un côté et mal disposées de l’autre ? Si mal disposées qu’on ne les voit pratiquement pas si l’on ne prend la précaution de se pencher pour les photographier. Et puis qui, en vérité, s’inquiète de ce manque de réalisme superstitieux ? Personne… sauf celui qui peut et doit s’attendre à ce genre de détail !
Mais ce n’est pas tout. En effet cette erreur est bien reprise dans la première de couverture de « Signé Rose+Croix » de Gérard de Sède. Reprise et soulignée car si dans la réalité on ne voit pas directement cette anomalie ‘morphologique’, sur cette photo on ne peut pas manquer de la regarder… S’en inquiéter est une autre histoire. Et si ce détail était l’information majeure que voulait transmettre l’abbé Saunière ? En ce cas il faudrait maintenant chercher à en connaître le sens ou la signification. A ‘sens’ nous préfèrerons le mot ‘signification’ et nous allons voir pourquoi.

Des chiffres et des lettres…

En regardant de près ces ‘griffes’ transperçant l’aile d’Asmodée il se pourrait qu’elles représentent quelque chose de précis : des signes, des chiffres ou des lettres par exemple, qui seraient au nombre de cinq.
Avant d’avancer plus il faut se munir de plusieurs agrandissements photographiques de ce ‘détail’:
1- une vue de la réalité.
2- une vue inversée de la précédente.
3- une copie du détail depuis la première de couverture de « Signé Rose+Croix ».
4- une vue inversée de ce dernier en agrandissement.
Comparons les vues similaires 1 et 4 dans leur position réelle. Celle d’Asmodée au naturel n’offre guère de possibilités d’interprétation immédiate. Celle depuis le livre est plus suggestive car réalisée avec une lumière arasante. On y distingue alors des sortes de chiffres pouvant être des 7 et des 1, ou une enfilade de 1…
Par contre si l’on prend ces signes dans leur présentation inversée on est confronté à des sortes de lettres pouvant être issues d’un alphabet hébraïque. Est-ce une impression ou la réalité ? De plus on constate la meilleure lecture de cette version sur la couverture du livre. Serait-ce une retouche volontaire de l’auteur pour accentuer le contour des signes et les rendre plus évidents, et en ce cas pourquoi ?
Quoiqu’il en soit nous étudions toutes les possibilités depuis ces signes ou lettres et nous ajouterons à la suite de cette présentation nos travaux en ce sens.

L’alphabet de « Rachi » ?

Nous retiendrons, pour l’instant, ces interprétations :
D’abord les possibles caractères hébraïques.
- Les lettres pouvant provenir de l’alphabet dit « de Rachi ». Il pourrait s’agir de haut en bas sur l’aile, ou de droite à gauche si les signes mis à l’horizontal, des lettres Het, Vav et Tav pouvant nettement être admises. Pour les deux derniers signes l’interprétation serait plus délicate. Cependant nous pourrions ainsi obtenir : FRNKONKIN. KONK et IN n’étant pas certaines il nous resterait le début pouvant donner FRNK soit éventuellement FRANK : Francs (peuple? monnaie ? qualité ?) ? Certes, de prime abord ceci ne veut pas dire grand chose, mais si l’on considère qu’au Moyen-Âge les Francs prétendaient descendre des troyens voire des hébreux, et que Saunière ait voulu aller dans ce sens, les signes ne pourraient-ils pas prendre, ici, une dimension plus précise ?
Cet alphabet proviendrait, au Moyen-Âge, d’un des grands commentateurs du Talmud, Rabbi Shlomo Yitzchaki qui sera connu sous le nom de Rashi ou Rachi. Notons qu’il vécut à Troyes… en France.
Son alphabet de 22 lettres :

- Ensuite les lettres hébraïques traditionnelles formant un ‘groupe-mot’ plus connu sous le nom de… ‘tétragrammaton’ : le Tétragramme. Groupe formé de 4 lettres pour désigner celui des noms bibliques de Dieu ne devant jamais être prononcé car désignant l’essence même de la divinité. Constitué des 4 consonnes Y H V H, il n’est pas vocalisé dans les textes sacrés. Ajoutons que la valeur cosmogonique de ces 4 lettres prend tout son rôle dans la Kabbale.

22 = LE

Comparaison entre l'inscription de De Sède, le Tétragramme et l’inscription réelle

Puisqu’il est question de nombres et de valeur hermétique, ou symbolique, n’oublions pas ce détail insolite du total des lettres de la sentence au-dessus d’Asmodée et son bénitier : ‘PAR CE SIGNE TU LE VAINCRAS’. Cette phrase devait être logiquement : ‘PAR CE SIGNE TU VAINCRAS’ et comprendrait 20 lettres. L’ajout du ‘LE’ (par ce signe tu LE vaincras) pousse donc le nombre de lettres total à 22, soit le nombre des lettres de l’alphabet hébraïque ou des lames majeures du tarot. S’il est de bon ton de conserver dans tous raisonnements la part du hasard il devient difficile dans le cas présent de ne pas admettre une sorte de volonté à arriver à ces constats… tout en laissant planer sur eux un doute discret.
A mieux regarder l’ensemble voulu par Saunière les anges font en 4 temps le signe de croix. Si l’on observe celui d’en bas – agenouillé – sa main droite marque l’étape du signe, et celle de gauche montre de l’index notre Asmodée. Est-ce pour justifier ce ‘LE’ ajouté en intensifiant, pour nous inviter à mieux le considérer… ou les deux ? N’oublions pas que cet ensemble est le fruit de la volonté de Saunière ou celui des intentions le propulsant fermement et discrètement. Ceci nous ramène encore à cette première de couverture de la dernière réédition de l’ouvrage de De Sède, et à cette question embarrassante : celui-ci était-il où non à propos d’un ‘savoir’ détenu et transmis pas l’abbé Saunière. Si oui l’a t-il transmis de son chef ou… sous un impulsion identique à celle ayant pu téléguider l’abbé moins d’un siècle auparavant ?
Si connaissance il y a, elle est résumée à peu d’éléments :
Un ensemble de statues ne formant qu’un seul groupe. Toute notre attention est canalisée vers une créature d’exception dans une église : Asmodée. Nous reviendrons donc à lui puisque ce groupe de signes (les griffes) se trouve dans son aile gauche.

Un Asmodée passe… les ailes chargée de doutes

Mais avant cela nous devons considérer celui qui a voulu ce sujet, l’abbé Saunière. S’il est le commanditaire de ce détail discret il devait pouvoir en établir le détail. Pour ce faire il devait disposer d’une connaissance suffisante pour ébaucher et suggérer un groupe de lettres ou signes en hébreux. Sa fonction de prêtre lui permettait tout à fait ce savoir. Mais ensuite une volonté d’inverser la présentation afin de la masquer au visiteur anodin. Là encore nous avons de multiples preuves que Saunière le pouvait fort bien.
Maintenant regardons de plus près certains détails concrets :
- Asmodée, s’il a bien deux ailes ‘réglementaires’ celle de droite (pour lui) est quasiment effacée, et celle de gauche suffisamment déployée pour recevoir commodément ce détail représenté qu’une seule fois ! De fait il y aurait bien volonté pour cette présentation unique et assez discrète pourtant.
- L’aile gauche : la gauche en générale représente le passé, le domaine des morts, des ancêtres et ce sur quoi l’Homme n’a pas d’emprise. L’aile est liée évidemment au vol, à l’esprit et à… la connaissance. De ces deux symbolismes sommaires on peut imaginer l’importance que ce détail peut représenter. Mais à propos de l’aile elle-même, elle est citée dans les écrits de l’Eglise en générale pour sa puissance : ‘tu mettras ton espoir dans ses ailes’ (psaume 35,8) et surtout ‘tu me protégeras à l’ombre de tes ailes’ nous dit le Psaume 16,8… que Saunière ne pouvait ignorer.

Asmodée grand protecteur de… qui ?

Et en effet cette sentence est de mise en sagesse et expression populaire. Il est fréquent d’entendre dire « je te prends sous mon aile » en signe de protection ou d’apprentissage… comme on dit d’une ‘poule’ qu’elle abrite son ‘poussin’ sous son aile. Sur cette dernière remarque on pourrait si facilement dériver de Poule à Poussin que nous ne nous le permettrons pas. Asmodée serait-il censé instruire et protéger de son aile quelque chose ?
Allons un peu plus loin. C’est dans l’aile gauche que se trouve non pas une patte, ou des terminaisons griffues, mais seulement des griffes sortant de la membrane très discrètement, quasiment dans l’ombre de l’aile. Des griffes… oui des griffes… mais que peuvent bien vouloir signifier ces finalités dangereuses et affûtées, aussi mal placées? Toujours en langage populaire une griffe est une signature ! On trouve cette expression en terme de signature au bas d’un document ou contrat. On utilise aussi ce terme en manière d’apporter une touche personnelle à quelque chose. Enfin une griffe c’est également une marque en matière de couture. Asmodée serait-il porteur d’une signature, d’une marque précise… qu’il protégerait de son aile ?

22, v’la les chiffres !

Et si une griffe est une signature, donc un signe, les anges au-dessus d’Asmodée nous précisent que « par ce SIGNE tu LE vaincras »… Mais en oubliant peut-être prudemment de nous dire qui est ce ‘LE’ permettant d’arriver au nombre 22, en laissant naturellement sous-entendre (pour faire passer la faute de sentence biblique inadmissible pour un prêtre ?) qu’il puisse s’agir du démon terrassé par le bénitier.

Saunière, ou ceux qui tiraient les ficelles, pouvait également vouloir atteindre le nombre 22 pour sa valeur mais aussi pour le fait que 22 en ‘argot’ signifie, non pas « la Police arrive », mais bien le terme « attention ! ». Ce qui ici peut prendre la double valeur « attention à ce nombre, ses tenants et aboutissants ». De plus la 22ème lettre de l’alphabet hébreux étant Thau représente dans sa correspondance hiéroglyphique ‘le sein’… et que n’a t’on pas dit sur le mamelon ou le sein de notre démon… Et si ce nombre 22 avait permit à ‘on ne sait qui’ de pouvoir joindre en quelque sorte l’utile à l’agréable ? Une sorte de rappel que ce nombre majeur concernait un savoir dont le rappel était manifeste dans les interventions de Saunière dans ses travaux en nombre de marches d’escaliers et nombre de dents à la tête de mort surmontant le porche du cimetière… par exemple !

‘Retournez’ à la case message

Saunière, s’il organisait les détails ‘retournés’, devait s’assurer de leur exécution et surtout des résultats visibles selon un endroit issu d’un envers. Puisqu’il aimait la photographie il pouvait, depuis un avant-projet en volume, vérifier la ‘lisibilité’ depuis une plaque sensible en verre et simplement la regarder à l’envers pour s’assurer du résultat. Et si ce cliché sur verre avait été sauvegardé par un commanditaire ou dépositaire, conservé, puis transmis à qui de droit le moment venu ? ou récupéré par un journaliste aussi minutieux et tenace que de Sède ? et bien ce dernier entrait en possession de la clé d’Asmodée et risquait à la dernière réédition de la transmettre lui aussi à la perspicacité d’un lecteur attentif !
Saunière avait l’opportunité de révéler l’existence de cette plaque à Boudet ou à qui de droit selon son estimation… et un tel cliché pouvait remonter facilement jusqu’à d’autres congrégations religieuses pouvant en tirer les indications adéquates.
Il y aurait également une forme de solution tout aussi tangible: celle de la transmission ‘photographique’ pouvant se faire par le biais du photographe mandaté par Saunière pour sa série de cartes postales sur le thème de ses réalisations de Rennes-le-Château. Ce photographe n’était autre, comme nous le précisions dans le dossier N°5 de Rennes-le-Château, que V. Jordy trésorier de la R.L. ‘Les Vrais Amis Réunis’ dont le V.M. était Déodat Roché. Le lien se serait réalisé d’abord au sein du milieu maçonnique, puis naturellement la transmission pouvait se faire avec les membres du martinisme, et enfin de ce point avec un troisième milieu rosicrucien… Puis jusqu’à une info interceptée par Gérard de Sède peut-être juste au moment de la dernière réédition, d’où l’usage de l’Asmodée inversé avec l’inscription parfaitement visible et surtout directement lisible dans le creux de son aile protectrice ou… fraternelle.

A quel titre ?

Pourquoi la dernière étape serait celle du milieu rosicrucien ? Pour répondre à cette question hasardeuse il faut le faire par une autre question en forme de remarque. Nous avons vu l’évolution des titres de rééditions successives rester autour des mêmes thèmes, jusqu’au dernier qui change radicalement. Et si la solution se trouvait elle aussi dans le titre ? Sinon pourquoi Gérard de Sède tout à coup aurait-il choisi pour dernier titre : Signé Rose+Croix ?
Par ce titre, non seulement il ‘vaincra’ son problème, mais il transmet un ensemble complet d’informations :
-Un Asmodée (que Gérard de Sède est le premier à nommer) - contenant un élément transmis avec plusieurs mesures de sécurité (inversion, usage d’un alphabet hébraïque, discrétion des signes) –
-Une valeur numérique précise (20 – 22)
-Un SIGNE, une SIGNATURE ou un sceau
-Le terme ‘Rose+Croix’…
Gérard de Sède pensait-il ne pas pouvoir en faire plus ?… nous ne le saurons sans doute jamais, mais les faits sont là. Nous reviendrons plus tard sur d’autres éléments de cette affaire concernant l’auteur, dans un travail séparé.
Avant de clore ce chapitre il reste une dernière série de constats à faire à propos de statues et sculptures insolites.

La passion de Saunière selon les moulages

Pour cela revenons encore à notre Asmodée. Nous voici de nouveau face à notre personnage.

En fin de compte tentons de réduire ce travail à sa plus simple expression :
- Il s’agit d’un personnage (nommé Asmodée par Gérard de Sède).
- Donc d’un sujet en volume à la fois religieux, insolite et interrogateur.
- Ce modèle sera unique en son genre… bien que copié.
- Ce modèle a été préparé, sur commande, par un spécialiste de la statuaire religieuse.
- Il fallait donc pour ce travail réaliser un avant projet depuis lequel on fait un négatif, ou moule, pour arriver au résultat final que nous connaissons (sans couleurs au sortir du moule).
- Force est de dire qu’il était nécessaire pour arriver à la phase finale de faire une sorte de… négatif qui devient en réalité le positif porteur de l’information dissimulée.
- La couleur du personnage lui-même est un brun sombre patiné.
- ‘L’objet’ est fait pour être vu anodin exposé à tous mais porteur d’un détail inversé seulement reconnaissable par des ‘connaissants’.

Voyons maintenant un autre sujet sur le registre de la sculpture : la maquette telle que la voulait Saunière :
- Il s’agit d’un paysage.
- Donc d’un sujet en volume à la fois religieux, insolite et interrogateur.
- Ce modèle sera unique en son genre… bien que copié.
- Ce modèle a été préparé, sur commande, par un spécialiste de la statuaire religieuse.
- Il fallait donc pour ce travail réaliser un avant projet depuis lequel on fait un négatif, ou moule, pour arriver au résultat final que nous connaissons (sans couleurs au sortir du moule).
- Force est de dire qu’il était nécessaire pour arriver à la phase final de faire une sorte de… négatif qui devient en réalité le positif porteur de l’information dissimulée.
- La couleur du sujet lui-même est un brun sombre patiné.
- ‘L’objet’ est fait pour être vu anodin, exposé à tous, mais porteur d’un détail inversé seulement reconnaissable par des ‘connaissants’.

Et il est bien possible que Gérard de Sède, comme nous le démontrions dans notre dossier Rennes-le-Château N°3, ait été à propos de l’affaire de la maquette de Bérenger Saunière…
En outre le contenu des deux sujets se rapporte à l’énigme de Rennes-le-Château et d’un savoir connu de l’abbé Saunière et de probablement un petit groupe… d’initiés au sens de connaissance liée à la religion... dont Gérard de Sède eut peut-être vent.

Orphée ou l’aile de l’Ange invisible

Toutes ces inversions facilement vérifiables, insolites, en forme de vrais reflets dans un faux miroir - mais aussi transparente comme la vitre - ne pourraient-elles pas nous faire penser au dialogue voulu par monsieur Jean Maurice Eugène Cocteau... pour son film ORPHEE produit en 1950. Si l'on suit le déroulement du film nous y retrouvons un cheminement de vie à mort, et de mort à vie par les degrés de l'initiation la plus subtile. Les scènes, curieusement les mêmes des deux côtés du rideau, nous montrent l'abolition du temps. Cocteau tiendra le rôle dans son propre film -comme Saunière ?- : matière et matériau, oeuvre et ouvrier à la fois. Il entrait ainsi dans la génération. Puis tout se joue en noir et blanc comme sur les cases d'un échiquier sans dimension temporelle… un peu comme le dallage de l’église de Rennes-le-Château sous les regards fascinés d’un personnage protecteur baptisé Asmodée par Gérard de Sède et d’un Jésus baptisé par St Jean.
Mais alors, Monsieur Cocteau que vouliez-vous nous faire ‘sous-entendre’? ‘sous-lire’? et même ‘sous-apercevoir’? Les deux côtés du miroir? ou les deux côtés accessibles des transparences de la vérité?
« A Orphée qui lui demande où il a appris "toutes ces choses redoutables" sur les fameux miroirs qui sont les portes par lesquelles la Mort va et vient, Heurtebise, ange, mais aussi vitrier -dont le chevalet est la métaphore visuelle des ailes- réplique avec ironie mais non sans maniérisme: « Vous savez, les miroirs, ça rentre un peu dans la vitre. C'est notre métier. » » (Orphée)

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