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Société Périllos ©

L’affaire Asmodée
(5ième partie) - Asmodée ou la clé du sanctuaire secret de Rennes-le-Château

 

A présent, nous avons la certitude que le modèle du porte-bénitier, sous forme d’un démon, était bien un effet de volonté de l’abbé Saunière et non pas une facétie ou un choix provocateur. Egalement nous voyons Saunière surmonter sa ‘créature’ de quatre anges et d’une sentence « PAR CE SIGNE TU LE VRAINCRAS ».

1er arrêt à la case ‘signe de croix’ : le trait soulignant

Ces quatre personnages nous montrent d’abord la décomposition en 4 temps du signe de croix. Première réflexion qui s’impose à nous : le croyant, le pratiquant, auraient-il besoin d’un rappel de ce rite ‘signataire’ incontournable dès que l’on entre dans une église ? N’oublions pas qu’à l’époque de Bérenger l’éducation religieuse est indissociable du ‘signe de croix’. L’abbé aurait-il peur que cette tradition soit tiède, se perde, au point qu’il juge nécessaire d’en faire un rappel sommaire à l’entrée de son église ? Ce serait étonnant… D’autant plus étonnant que notre démon porte sur sa tête une conque habituellement pleine d’eau bénite à usage des fidèles pour justement se signer en entrant dans le sanctuaire.
Il serait tout à fait admissible que ces anges soient là pour plusieurs raisons.
- D’abord évidemment une place religieuse et mystique, naturelle ici. Et si cette première raison logique permettait, peut-être, de faire passer sans ennui la suite d’un programme bien établi pour la suite du message ?
- Ensuite ils nous montrent effectivement les étapes du signe de croix… quoi de plus naturel encore une fois ? Jusqu’à ce stade tout est acceptable, certes un peu lourd et ’tape à l’œil’, mais dans la norme de la religion.
Maintenant reprenons un détail souligné précédemment. Tous les personnages exécutent scrupuleusement la décomposition de leur figure cruciforme. Notons également que les trois premiers ‘signataires’ sont debout et le quatrième à genoux. Evidemment on peut rétorquer que s’il était resté comme les autres il nous aurait caché le premier ange et sa posture. Certainement… cependant l’atelier Giscard nous a habitués à de belles réalisations multicolores et un usage de l’argile peu avare. Il était facile, pour le fabricant, de déplacer les sujets ou de rehausser les trois de l’arrière plan. Car en effet ces trois premiers ne sont qu’un arrière plan préparant la posture du dernier. Et celui d’en bas en rajoute un peu par rapport à ces semblables.
Il est agenouillé de la même façon que le démon, toutefois sa tunique voile son genou… Ensuite s’il se signe de la main droite comme les autres, sa main gauche pend en nous montrant, d’un index tendu, le bas du socle. Sommes-nous invités à lire le texte du socle des anges ? A regarder le démon porte-bénitier ? les deux… ou à deviner autre chose ? Ou tout à la fois ? Saunière devait parfaitement savoir ce qu’il voulait insinuer dans ce décor. A nous de retrouver le message si faire se peut.
Nous pourrions ajouter pour ce signe de croix, en quatre étapes distinctes démontré, que dans certaines communautés religieuses il n’est pas formé de quatre stades, mais de cinq, le cinquième mouvement revenant sur le plexus. Quoiqu’il en soit le tracé formé par le parcours de la main donne un ‘4’ renversé… ou inversé !
Les personnages essentiels de l’ensemble de cette scène insolite sont seulement deux : l’ange agenouillé nous invitant à regarder vers le bas et le démon lui-même ‘atterré’ et tout aussi agenouillé comme nous l’avons décrit précédemment. Si l’ange ‘signalant’ est serein, il en est tout autrement pour notre Asmodée qui semble assez effaré de ce qui se passe.

De l’importance de quelques inversions

Bérenger Saunière semblait, en certaines circonstances, avoir nettement tendance à inverser des détails, à première vue anodins. Nous pourrions admettre que si le cas était isolé il pourrait s’agir d’une simple inattention ou encore d’une erreur en cours de réalisation. Mais à la longue on peut se demander si ces inversions ne sont pas faites dans le but de nous ‘orienter’ vers un sens invisible à première vue ou un plan d’inversions soigneusement établi. Nous ne prendrons pas en compte le chemin de croix (encore la croix ?) qui en de multiples endroits effectivement se déroule comme à Rennes-le-Château. Nous retiendrons essentiellement le pilier ‘tronqué’ dit ‘wisigoth’, supportant la statue de la vierge à l’extérieur, et qui provient d’une partie de l’ancien autel de l’église primitive. Ensuite nous retenons l’action de G. de Sède qui inverse résolument Asmodée sur la couverture de sa dernière réédition (ceci dans la plus grande indifférence !). Et puis évidemment (n’en déplaise à certains) l’inversion de la maquette géographique mettant un lien entre Rennes-le-Château et Périllos. Il y a d’autres éléments d’inversion de moindre importance, mais sur lesquels nous reviendrons tout de même par ailleurs.

Asmodée ou Lucifuge ?

Avant d’aller plus loin, un autre détail ‘diabolisant’ doit être rangé dans la rubrique ‘Asmodée et ses compères’. En effet dans la hiérarchie des démons il y en a un autre pouvant retenir notre attention : un certain LUCIFUGE ROFOCALE. Les grimoires affirmeraient que Rofocale avait été affecté à la surveillance des richesses et trésors du monde. C’est un point commun avec Asmodée qui disposerait des mêmes fonctions.
Cet étrange Lucifuge n’est pas un des moindres démons puisqu’il serait le ‘premier ministre infernal de Lucifer’ qui lui aurait octroyé personnellement cette fonction hautement honorifique. D’ailleurs ce nom, Lucifuge Rofocale, provient d’une dérive du titre reçu (Duc de Focalor) amalgamé à celui de Lucifer. Le tout donnera, tant bien que mal, ‘Lucifuge Rofocale’…
Certes Calor signifie chaleur, et l’enfer est un lieu assez brûlant par excellence… mais ne le dit-on pas également « pavé de bonnes intentions » ?
Ensuite Lucifer n’est pas vraiment issu d’essence démoniaque. Effectivement ce serait plutôt le contraire puisqu’il était, à l’origine, un archange déchu pour avoir eu l’impudence, et l’imprudence, de vouloir donner à Eve et Adam le fruit de l’arbre de la Connaissance dont Dieu se réservait les délices! Pour ce geste fatal, de chef de la milice céleste, il fut relégué au rang de vague démon de seconde classe. De rage Lucifer en aurait perdu son troisième œil. Ce fameux troisième œil dans lequel aurait été taillée, par des anges justement, une coupe d’émeraude que nous connaîtrons sous le nom merveilleux de Saint Graal. Graal qui aurait été transporté, après usage, depuis la scène de la crucifixion jusqu’en Gaule pour certains, en Grande-Bretagne pour d’autres, pour d’autres encore dans le Razès ou enfin dans un secteur oublié du Roussillon… en tous cas là où Joseph d’Arimathie, porteur du précieux fardeau, décède et aurait été enseveli. Juste équilibre des choses pour cet homme qui offrit son tombeau à Jésus après la crucifixion… Et l’on pourrait penser que nous nous éloignons de notre sujet Asmodéen ?

La foire aux démons

Tout au contraire nous y revenons au plus près. En effet il y a tout à coup bousculade de créatures ténébreuses au porche d’entrée de l’église de Rennes-le-Château. On y trouve d’abord un démon, initialement sans nom, ployant sous le poids fatal d’un bénitier. Puis Gérard de Sède nous explique que cette créature inquiétante a pour nom Asmodée (là encore dans l’indifférence générale) en raison surtout du fait qu’il est maître des trésors. Ensuite, pour cette même raison, il aurait pu très bien s’appeler Lucifuge Rofocale… Dans ce cas arriverait l’ombre de Lucifer… Mais quel démon a bien pu pousser Saunière à poser cette ensemble statuaire quelque peu surprenant à l’entrée de son église ???
Lucifuge pourrait étrangement ressembler à Asmodée, non seulement sur l’aspect ‘trésor’ du problème, mais également par son aspect ailé qui serait caractéristique au deux démons… et il ressemblerait (à part ce détail ailé)à un homme. Nous avons là, sans autre information sur la couleur de la peau (encore que pratiquement tous les démons sont montrés avec la peau sombre), un modèle quasiment identique à Asmodée.

Encore quelques petits éléments sur ce lucifugeux personnage

D’abord il semble également pouvoir commander aux eaux et détruire des personnes dans ce milieu. Les vents encore devraient lui obéir (faut-il voir dans cette remarque un lien avec un des ouvrages de Polycarpe de la Rivière : vents sous la terre, terres sous les eaux).
Notons également qu’il aurait eu des échanges, houleux, avec le roi Salomon.
Ensuite nous retenons des dates pour le moins étonnantes. En effet ce démon serait sensible et attaché aux : ‘Octobre 13-17’ et ‘Mai 1-10’. Nous reviendrons sur ces chiffres calendaires plus loin.
Il serait emprisonné en une grotte tenue secrète et n’en devrait sortir qu’après un millénaire sans qu’on sache à quelle date débute cette mise hors circuit. Passé ce délai d’incarcération il doit « retourner sur le 7ème siège ». Nous ne savons rien sur ce siège. Cependant nous retenons le siège du Diable sur Rennes-le-Château, le « siège périlleux des Romans de la Table Ronde » et le ‘siège de la Mort’ ou ‘du diable’ à Périllos. Périllos ? Précisément nous y arrivons par l’étrange détour d’un de ses seigneurs.

Passage insolite par la case Périllos ?

Cet étrange, et peu connu, démon s’appelle ROFOCALE. Une seule lettre est ‘muette’ dans son nom, il s’agit du E qui, si on l’enlève, ne donne aucune modification de prononciation. Nous prenons donc ROFOCAL qui est l’anagramme de sa véritable identité : FOCALOR.
Focalor par le jeu des mêmes anagrammes donne facilement ROCAFOL. Et c’est ici que ce jeu de lettres et de mots prend une autre tournure ‘périllossienne’ : ROCAFOL se prononce avec l’accent catalan « Rocccafoul », ce qui peut s’écrire par exemple… « ROCCAFUL » !!!! Ainsi nous retrouvons un Ramon de Périllos y Roccaful grand maître de l’Ordre de Malte. Certes, ici il ne peut s’agir que d’un pur hasard et il n’est pas, loin de là, dans notre propos de supposer ce grand maître de l’ordre de Malte identifiable à un démon… Ce que nous pouvons ajouter c’est que ce dernier n’est pas un Périllos de sang. En effet le patronyme est éteint quand il accède à la plus haute fonction de l’ordre de Malte. Le titre De Périllos est acheté et le prénom étrangement rapporté avec. L’homme, de son origine, est un ROCCAFUL ayant acquis titre et prénom usuel des seigneurs de Périllos pour devenir, en ‘pièce rapportée’ Ramon de Périllos y Roccaful.
Nous savons que le berceau des Roccaful est ispanique depuis des temps immémoriaux. De haute noblesse ces seigneurs étaient de puissants et riches armateurs du moins au haut Moyen-Âge. Pour ce Roccaful le titre de Périllos ne peut apporter autre chose qu’un rang honorifique puisque nous sommes au moment où il n’y a plus d’héritier mâle… ni territoire, ce dernier étant passé à la couronne de France avec le rattachement du Roussillon à la France. Pour ce qui est du territoire ce sont les seigneurs de Durban qui récupèrent le titre de vicomte et surtout toutes les terres et l’église ! peut-on supposer que le seigneur de Roccaful n’eut ce titre ‘De Périllos’ uniquement pour accéder au titre de Grand Maître de l’ordre de Malte et… au caveau des Périllos ? Difficile de le dire et pourtant il n’y a guère d’autres solutions.

Des chiffres pour un ‘dire’

Mais encore plus surprenant : Nous avons les dates calendaires propres à cet étonnant démon : ‘Octobre 13-17’ et ‘Mai 1-10 mai’. Notons que ces informations pourraient vouloir dire « octobre 13-17 » et « 1 au 10 mai ». En ce cas, et ce serait un furieux hasard, nous aurions «octobre 13-17» qui est une date liée à la destruction des Templiers et, exclusion faite du nombre 10, le «1 mai» qui serait celle du rendez-vous de l’expérience Chronodrome sur le plateau d’Opoul Périllos. Certes il faut bien admettre que ces mois et nombres peuvent signifier tout, n’importe quoi et rien du tout… mais également pourraient correspondre à des informations qui nous échappent … ou pire encore : nous rejoignent.

Des liens étroits entre Asmodée et Rofocale

Ces rapports sont bien évidemment donnés à titre purement de rappels d’informations lues dans des ouvrages datant pour certains du 17e siècle (‘grémoires’ et ‘Kalendriers’ d’époque) et surtout sous toutes réserves d’usages en un tel cas.
- Asmodée et Rofocale sont tous deux emprisonnés dans une grotte sans fond. Il ne semble pas y avoir de précision concernant le lieu de captivité de Rofocale. Pour Asmodée il s’agit d’une grotte en Egypte.
- Apparemment il est question, pour les deux, de ‘siège’ ‘ou fauteuil’.
- Analogie des descriptions ‘physiques’ (si l’on peut dire).
- Tous deux ont maîtrise sur les richesses et trésors.
- Les deux créatures démoniaques ont eu des problèmes avec Salomon.
A cela nous pouvons ajouter, toujours avec une prudence extrême, les étranges liens avec des détails historiques et géographiques du passé de Périllos : la grotte où se meurt le Babaos (mais est-ce vraiment LE Babaos ?) pour mieux renaître de ses cendres, la traque et la chasse de Ramon et surtout les étranges tombeaux ou Tombes (peut-être du verbe… tomber) désignés par l’abbé Saunière sur le territoire de Périllos. Avait-il voulu laisser d’autres informations… inversées ?

Retour à la case Asmodée

Pour l’instant notre attention restera encore sur Asmodée gardien du seuil. Car il est fort possible, pour ne pas dire certain, que Saunière ait eu en sa possession des éléments précis sur les secrets de ce qui fut initialement la chapelle du château avant de devenir l’église paroissiale.
Les curés de Rennes-le-Château savaient en toute logique un certain nombre de choses sur les bâtiments dont ils avaient la responsabilité. Nous reviendrons à la suite de cette ‘affaire Asmodée’ sur l’ensemble de ce constat. Pour l’instant nous nous en tiendrons à l’église en tant que construction. Ce n’est un secret pour personne qu’il y ait sous l’édifice une partie souterraine, c’est ce que nous avons mis en évidence dans le chapitre ‘citernes’. Par le document ‘Cholet’ nous avons la preuve que depuis longtemps ‘on’ savait l’existence de ce que nous appellerons encore les ‘sous-bassements’. Il n’y avait, pour en être certain, aucun besoin de radars échographiques ni de reconstitutions virtuelles quelconques. Nous reviendrons sur le document Cholet dont les versions présentées ne sont soit que des fragments d’un ‘constat’, soit des interprétations tronquées d’un autre élément écrit. Rappelons seulement qu’un des descendants de cette famille se trouve à quelques kilomètres de Durban… encore un ! On se demande au demeurant pourquoi la version entière n’a jamais été présentée.

Savoir en sous-sol

Comme ses anciens prédécesseurs, de l’époque prè-révolutionnaire, Saunière donc ‘savait’ les particularités souterraines du périmètre qui lui était imparti en tant que curé du village, à savoir : l’église, le presbytère et le cimetière. Il créera d’autres annexes à ce ‘territoire’ au gré de ses besoins à exploiter et cacher ses découvertes.
C’est ainsi qu’un beau jour l’abbé retrouve l’accès à un caveau depuis l’intérieur de l’église Ste Marie Madeleine. Nous en avons la certitude à quelques détails ou phantasmes près. Mais ce n’est pas tout. En effet de cet emplacement on devinait les vestiges d’une autre circulation.
Il semblerait que TOUS les curés en place ici avant la Révolution Française aient eu à accompagner, à leur dernière demeure mortuaire, les seigneurs des lieux possesseurs du château de Rennes-le-Château. Les dames ayant probablement leurs sépultures en un autre endroit. Mais ces prêtres SAVAIENT qu’une communication existait entre ces deux points nécrologiques… et d’autres ramifications dont une les concernait directement. Cependant nous sommes à des époques où on laisse encore reposer les défunts en paix, et il ne serait sans doute jamais venu à l’idée d’un des curés de Rennes-le-Château d’aller inspecter dans ce domaine sacré… ou maudit. D’ailleurs au fil des siècles le passage qu’ils ‘savaient’ n’ayant été pratiqué que peu de fois, une dégradation notoire l’avait rendu hasardeux, puis dangereux, pour enfin devenir interdit d’usage sous peine de ne pas en revenir. Hypothèse sulfureuse, théorie impossible, rêve fiévreux, affirmation mythomaniaque… dirons certains. Ils pourraient avoir entièrement raison si un écrit n’avait réussi à franchir les temps houleux et dramatiques de la Révolution Française. Cet écrit existe (quoiqu’en disent certains) et ils sont de la main du dernier curé régulier de Rennes-le-Château : l’abbé Bigou ! Celui-ci relate simplement ces détails, sans aucune arrière pensée ésotérique, cupidité, ou recherche d’un secret fabuleux maudit. Non… il signale deux ou trois détails lui semblant utiles aux curés qui, il l’espère encore fiévreusement, lui succéderont à Rennes-le-Château, et rien d‘autre. Il l’écrit car il en a eu la demande de la dernière détentrice du savoir de ces éléments dont il fut le confesseur à son agonie. Bigou n’agit dans cette démarche qu’en simple relais et non en gardien d’un secret qui ne lui appartient pas !

Saunière ou le jeu des paravents et des tartes à la crème

Pour Bérenger saunière ce sera une autre histoire. Celui-ci est ambitieux et décidé à se faire une place notoire, et notable, et les moyens qui s’offrent à lui pourraient être le tremplin nécessaire à ses attentes. Il apprend ce ‘savoir’ (ici il importe peu de se demander s’il l’apprit seul ou si on l’y a propulsé) et il décide vite de passer à l’exécution de son plan d’enrichissement. Il le dissimulera probablement derrière de mesquins petits trafics lui permettant de joindre l’utile à l’agréable tout en jouant un rôle de pare-feu dont l’efficacité n’est plus à démontrer.
Saunière sait donc l’existence d’un monde souterrain sous le plateau du village de Rennes-le-Château. Habilement il fera en sorte qu’en cas de soupçons les ‘inquisiteurs’ s’orientent sur de fausses pistes parfaitement préparées… et le piège fonctionnera merveilleusement… et fonctionne encore à ravir ! Pendant ce temps il travaille ailleurs. Cet ailleurs fera l’objet d’une autre étude prochainement.

Dédale saunièrien et légataires…

A ce stade on pourrait presque affirmer que le décor ‘tarte à la crème’ de l’église n’est qu’un gigantesque labyrinthe dans lequel s’égarent tous les chercheurs jusqu’à l’écœurement et l’abandon de la partie de chasse. Maintenant Saunière SAIT… et il ne perd pas de temps : il ira droit au but. Peut-être a t’il derrière lui des commanditaires exigeant certaines mesures… c’est fort possible ! En tous cas il laisse, conseiller ou non, un ou deux éléments afin de situer son SAVOIR ultérieurement à lui. Un ou deux et pas plus… le reste est une série de voies de garage tapageuses, criantes, pourtant sans la moindre issue sinon celle du phantasme. A présent Saunière doit baliser de manière assez claire et sous une forme admissible à la limite de l’innocence. Et notre curé, excellent calculateur prévisionniste, s’engage à la mise en place de la pièce maîtresse de son jeu… son roi d’échec n’aura à ce moment pas encore de nom. Il portera cependant la responsabilité de veiller sur le secret qui est maintenant celui de l’abbé Saunière… et de très peu d ‘autres ‘légataires’. Le nom de ce gardien ne viendra qu’un peu plus tard s’affichant comme derrière le miroir d’un archange déchu porteur du moyen d’ouvrir la porte interdite : un certain Asmodée le bien nommé par un auteur en sachant bien plus qu’il ne l’écrivit : Gérard de Sède. Ce dernier, en bon transmetteur, utilisera le même principe de pièges paravents que celui de Saunière… piège qui n’a pas pris une seule ride comme on le constate encore.

Asmodée gardien habile du savoir

En résumé le personnage quelque peu démoniaque atterré à l’entrée de l’église de Bérenger Saunière est bien le gardien non pas du seuil mais… d’un seuil. Il comporte un résumé d’éléments permettant la compréhension de son message… d’UN message : un genou en terre, et pas n’importe lequel - des couleurs, et pas n’importe quelles couleurs – son visage effaré est tourné vers le bas (et soigneusement inversé pour l’ouvrage de de Sède), et pas dans n’importe quelle direction – au cas où nous ne comprendrions pas tout le message, des anges ajoute un intensifiant vers le bas et d’autres informations, et pas n’importe quelles informations – un texte en 22 signes est ajouté, et pas n’importe quel texte ni en n’importe quel nombre – un cartouche de deux lettres et deux salamandres, et ceci n’est pas n’importe quoi…
Sur cet ensemble statuaire surprenant il y a encore un détail, très visible pourtant, qui semble avoir échappé à bien des curieux… là encore nous y reviendrons plus tard mais nous pouvons ajouter qu’il est en liaison avec les quatre anges et leur message.

Les clés cachées d’un sanctuaire

De tout ceci nous pourrions avancer qu’Asmodée (via Saunière) représente une somme d’informations concernant, non pas la partie du chœur de l’église, mais bel et bien ce que nous appellerons encore provisoirement ‘l’entrée du sanctuaire’ dont il est le gardien. Dans cette courte remarque tout est contenu car il s’agit bien de résumer « l’entrée à un sanctuaire »… et non pas « l’entrée de l’église de Rennes-le-Château ». Car, comme tout le monde doit forcément le savoir, l’entrée de l’église de Rennes-le-Château n’a jamais été là où elle se trouve actuellement ! Et c’est sans doute là que réside le secret message de l’abbé Bérenger Saunière, curé de l’Eglise de Rennes-le-Château !!! Ne doutons pas que cette remarque ait déjà été faite et nos conclusions déjà avancées depuis longtemps par les ténors en Rennes-le-Château-isme ? Pourtant c’est ce que nous reprendrons tout de même dans un volet suivant, car pour nous ‘L’affaire Asmodée’ est loin d’être terminée…

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