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Le
macrocosme de l’abbé Boudet |
L’équipe
rédactionnelle du site ‘Société Périllos’
s’agrandit encore. Au demeurant, au terme ‘s’agrandir’
nous préférons celui de ‘s’enrichir’…
plus exact si on considère la valeur de nos nouveaux collaborateurs.
En vérité, ces derniers ne sont pas nouveaux pour nous qui,
les connaissant de longue date, leur avons demandé de nous rejoindre
et de présenter leurs travaux sur nos colonnes. En de nombreuses
circonstances, ils nous apportèrent de conséquents compléments
inédits, inconnus pour nous, qui permettent aujourd’hui de
présenter des dossiers plus complets et mieux documentés.
Concernant l’affaire de Rennes-le-Château et Rennes-les-Bains,
et les personnages lui ayant donné toute son ampleur et ses importants
fondements, la somme de connaissance de cette équipe est aussi étonnante
qu’impressionnante. A cette valeur de documentalistes chevronnés
s’ajoute le fait qu’ils parcouraient déjà ces
régions vers 1970 et rassemblèrent alors un véritable
trésor photographique composé d’éléments
aujourd’hui disparus, modifiés et oubliés des ténors
en la matière. En plusieurs points, nous avons pu vérifier
que ce qui reste aujourd’hui visible n’est pas souvent conforme
aux clichés de cette époque… c’est dire l’importance
de telles archives permettant de mieux comprendre certains faits et interprétations.
Cette équipe est composée de personnes ayant toujours désiré
rester discrètement dans l’ombre en évitant les effets
de masse grouillante, et enfiévrée, si fréquents sur
ces lieux. C’est dans l’esprit de conserver cet anonymat que
nous respectons qu’ils utilisent un nom de plume autre que leur véritable
identité.
Chercheur
passionné de longue date par ce qu’il convient d’appeler
« le mystère de Rennes le Château », je me décide,
après mûre réflexion, à livrer quelques unes
des idées que j’ai notées au cours de ces longues années.
J’ai longtemps hésité mais découvrant, atterré,
les pauvres choses que certains s’enorgueillissent de livrer au public,
je pense faire œuvre utile en recentrant le débat sur un des
ouvrages clé (sans jeu de mots) : « La vraie langue Celtique
et le Cromleck de Rennes-les-Bains » (sic)
Voici ce que j’avais consigné, dès 1974, dans mon manuscrit
"DM – Liovrai 1974", à l’attention des futurs
inconditionnels de l’œuvre de l’abbé H. Boudet.
Ce livre rarissime en version originale, j’ai eu la chance d’en
hériter. Il s’agit de l’exemplaire de l’ancien
instituteur de Rennes-le-Château.
Très rapidement, l'abbé Boudet explique la manière
dont il faut commencer le décodage de son livre, et cela dès
la page II, comme il se doit pourrions-nous dire. Nous verrons pourquoi
dans un prochain chapitre.
•
Page II :
« Toutes ces observations successives ont conduit à penser
que la langue sanscrite donnera peut-être la clef de la (vraie) langue
celtique…. »
• Plus loin:
« … l'altération du langage n'empêche pas, même
aujourd'hui, de retrouver les mêmes termes celtiques dans les dialectes
irlandais, écossais, gallois, breton et languedocien. On pourrait
faire des citations nombreuses, mais nous nous bornerons à quelques-unes.
»
Ces quelques-unes sont au nombre de 4 :
- La pellicule de blé moulu = le son ;
- La bruyère;
- Le verbe nettoyer (curer);
Un arbre ou une mesure: l'aulne ou aune ou ell ou verne.
Pas besoin d'être grand clerc pour apercevoir, dans ces quatre mots,
un autre sens, à peine voilé. Ces mots, une fois replacés
dans un ordre cohérent on obtient :
SON - BRUIT - HIER - MESURE - CURE(R)
que l’on peut interpréter de la manière suivante :
Par (ou avec) les sons et les bruits d'hier (les anciens noms) mesure les cures
A
la fin de la page 12 et début page 13 (de la version originale),
l'abbé Boudet nous invite à faire un rapprochement avec une
triangulation, sans préciser toutefois laquelle:
«…les Volkes Tectosages et les Volkes Arécomiques (deux
tribus que l’on dit appartenir aux Belges) traversèrent la
Gaule et vinrent s’établir entre la Garonne, les Pyrénées
et le Rhône…."
Quelques lignes plus loin, toujours en parlant des Tectosages:
« Vers l’année 281 avant JC, une forte émigration
de Tectosages se dirigea vers le Rhin et puis descendit vers le Danube pour
rejoindre leurs frères, aussi Tectosages, qui possédaient
les rives du fleuve. »
L'abbé
Boudet donne dans la même page, en quelques lignes, deux indices de
triangulation. Une pour chaque œil, pourrait-on dire !
Deux implique un système double. Comme les deux NN de sa carte ‘Rennes
Celtique’.
Deux trames de l'N…
L’abbé donne ensuite la relation : Tectosages-Arécomiques
et il ajoute « pour rejoindre leurs frères ».
Un triangle magique vient de nous être révélé
pour peu que l'on connaisse un peu de géographie (et que l'on saisisse
d'emblée la clef de lecture). Les 3 « Delta Macrocosmique »
sont ainsi définis pour un Macrocosme gigantesque à échelle
européenne… Il nous reste à rechercher « la croix
dans l'Abysme des Cieux » (Gérard de Nerval).
Il nous entretient :
• de l'embouchure du Rhône et de son delta particulier, en forme
de main, au regard des auteurs anciens. Le delta, c'est encore et toujours
une idée de triangulation mais en même temps il commence à
préciser.
• Il nous parle de marécages, de terrains bourbeux et dangereux,
difficiles d'accès, appelés Haum Moor qui deviendront par
déformation des Hommes Morts…..
• Il précise encore, en parlant des bateaux radoubés
dans les ports, de la radellerie qui a cessé son activité
sur l'Aude : sous-entendu qu'il ne faut pas s'attendre à retrouver
des bateaux neufs mais des carcasses, tout cela allégoriquement,
bien-entendu…etc…
Ce delta renvoie indirectement à l'Egypte et à son Nil qui
se jette dans la mer par un delta important, le 10e au monde, entre le Caire
et Alexandrie. Cette relation indirecte fera l’objet d’un développement
dans un prochain chapitre avec référence à la carte
figurant à la fin du livre de La Vraie Langue Celtique…
Le Macrocosme :
C’est
un jeu de piste à l'échelle européenne qu'il nous faudra
reporter sur les terrains qui nous occupent depuis la publication de ‘L'or
de Rennes’ et des autres ouvrages plus subtils….
Posons-nous LA question : pourquoi avoir produit dans LVLC une carte spéciale
‘Rennes Celtique’ alors qu'il eut suffi de décalquer
une carte d'état-major de l'époque, au 1/50000e, pour en faire
une carte au 1/25000e par exemple ? Pour cela, il suffisait d’un outil
très utilisé à l’époque, le PANTOGRAPHE,
digne ancêtre des instruments modernes équipant les planches
à dessins de nos dessinateurs-architectes.

Détail de la carte Boudet à l’Haum-moor :
Pourquoi
avoir construit une carte aussi 'spéciale', avec l'aide de son frère
Edmond?
Même si l'on ne prête pas attention à la tête de
Diable, ni à l’erreur volontaire de réglage du Pantographe,
il n’en demeure pas moins certaines évidences. Certains noms
de lieux, qu’ils soient ajoutés, oubliés ou transformés,
ainsi que l’accentuation des formes de certaines courbes de niveau
laissent entrevoir une approche d'un haut savoir alchimique R+C, digne de
Michaël Maier.
On pourra comparer avec la carte d'Etat-major au 1/50000e de 1871, ci-dessous.


Dédicace de l’abbé BOUDET à Monsieur Clovis SAUREL (à toutes fins de comparaison). Les Saurel étaient apparentés avec la famille Boudet :

Des têtes de Diable, il n’en manque pas dans cette affaire : celle de la carte, le bénitier de Rennes le Château. Pour ma part, j’en ai connu deux autres ; l’une n’est plus visible ; l’autre, par contre, crève les yeux de qui sait regarder. La première était gravée dans les années 1970-1980 sur le balancier d'une horloge monumentale, encastrée dans un coin de mur de la maison du maire de Cassaignes. Si d’aventure certains d’entre vous l'ont connue et photographiée, ce serait sympa de nous montrer une photo! La seconde tête est ci-dessous représentée en couverture de DM, mon manuscrit que seuls quelques proches ont eu sous les yeux à ce jour ! Elle se trouve dans la région des Rennes ! Certaines personnes peu scrupuleuses, dont l’ampleur médiatique et verbale n’a d’égal que la platitude de leurs écrits et présences sur le terrain, n’ont pas hésité à s’attribuer la paternité de cette découverte.
L'abbé
Boudet continuera, au fil des pages, à nous montrer la voie.
Il nous faudra aussi décoder cette magnifique et précieuse
annotation latine de G. de Nerval, retrouvée au bas d'un manuscrit,
faisant suite au Ballet des Heures (Artémis) :
DM,
AGATHO, LUCIUS,
PRISCIUS
Nec
Mare
Itus
Pour les amateurs de cryptographie et pour vous aider à déchiffrer l’énigme, sachez qu'il n'existe pas de Priscius en latin, seulement Priscus !
Nous
verrons alors que Boudet et Nerval se rejoignent, ainsi que d’autres
et que ce Macrocosme a du être entrevu aussi, bien qu'il n'en parlât
jamais ouvertement, par Gérard de Sède qui écrivait
dans ‘L'Or de Rennes’-Julliard- 1967…
« Déjà, la toponymie les laissait deviner : c'est ainsi
que dans l'Aude, Issel et la Sals répondent à l'Yssel, à
la Sala du pays de Gueldre d'où partirent les Francs Saliens…
»
Ceci est une autre Histoire, peut-être… ! Comme celle de ce
chevalier, Bertrand de Blankwoord, parti d'Overijssel, futur templier et
GM de l'Ordre du Temple. Francisé plus tard, son nom passera à
la postérité: Bertrand de Blanquefort.
LIOVRAI,
avec l’aimable participation de mon ami Quéribus.
Extraits
de DM – Liovrai – 1974
Petite
suite en forme de mise au point
Plusieurs
réactions ont eu lieu suite à l’article de nos nouveaux
intervenants : ‘Macrocosme Boudet’. Ces dernières se
sont produites sur notre forum, à
la rubrique ‘The Rise’, entre les 9 et 10 mars 2008. Elles mettent
en doute un ou deux éléments de ce travail. Nous réitérons
ici notre confiance absolue en Lio et son équipe. Depuis que nous
les connaissons, ils se sont montrés d’un sérieux irréprochable
et détiennent une documentation dont de nombreux éléments
sont totalement inconnus ou oubliés.
Nous ne leur avons pas demandé de répondre sur le forum. C’est
après avoir lu les interventions que, d’eux-mêmes, ils
prirent la décision de nous soumettre une sorte de réplique.
La teneur de cette dernière nous paraissant digne de plus d’intérêt
que prévu, nous prenons ici l’initiative de l’entrer
directement à la suite du travail mis en cause. En effet, d’autres
explications apportées à certains points de vue sur «
l’affaire Boudet » nous semblent en mesure d’intéresser
tous nos lecteurs dont certains ne sont pas forcément visiteurs de
forum. C’est pour cette raison, et d’autres trop longues à
exposer ici, que nous mettons ce complément à la suite du
texte ‘Macrocosme Boudet’.
C’est l’intégralité du message nous ayant été
adressé que nous entrons maintenant sur cette colonne à l’attention
des antagonistes et des autres chercheurs.
Bonsoir André,
Nous
avons observé les premières remarques et interventions sur
l’un des Forums de la Société Périllos intitulé
‘Macrocosme Boudet’. Nous connaissant, tu sais que nous ne tomberons
pas dans le piège de la polémique, que nous ne répondrons
pas aux réflexions qui y sont faites, fussent-elles désobligeantes.
L’expérience nous a prouvé maintes fois l’inanité
de cette démarche. En presque quatre décennies, nous avons
découvert que dans ce que l’on appelle « l’affaire
Rennes-le-Château » s’épanouissent des experts
autoproclamés qu’il est vain d’essayer d’intéresser
et encore moins de convaincre. Nous ne visons personne en particulier. Restons
en donc là !
Notre but, en dévoilant quelques passages de DM, n’est pas
de promouvoir le manuscrit. Ce serait contraire à sa destinée.
Il est et restera diffusé à un nombre restreint de personnes
qui toutes ont partagé certaines démarches pendant plus de
30 ans.
Nous considérons qu’il appartient à chaque lecteur de
se forger sa propre opinion, d’effectuer ses propres recherches, en
tenant compte ou pas de ce que nous proposons modestement.
« Ne jetons pas l’enfant avec l’eau du bain… »
dit-on. Que les doctes initiés, les chercheurs sincères ou
simples curieux ne nous méprisent pas simplement parce que nous proposons
une autre interprétation. Elle en vaut d’autres.
Pas
de polémique donc, mais nous allons ouvrir une seule et unique parenthèse
à notre non-intervention, afin de resituer notre démarche,
qui d’emblée semble avoir été mal perçue.
« Quéribus » a fréquenté assidument Philippe
de Cherisey. Il me mit en rapport avec lui, afin de former un cercle de
recherches. Plus tard et afin de se démarquer des avancées
du Prieuré de Sion et de M. Pierre Plantard qu’il ne fréquentait
plus, Philippe de Cherisey participa à nos réflexions respectives,
tout en se positionnant personnellement sur « La Vraie Langue Celtique
et le Cromlech de Rennes-les-Bains ». Nous avions la chance de posséder
certains des ouvrages mentionnés par les renvois en bas de pages
du livre de l’Abbé Boudet. Ce fut le sujet de joutes remarquables
entre lui et nous. Il aurait aimé avoir plus de temps afin de compulser
à son rythme, qui était élevé, un certain nombre
des livres que nous avions en notre possession. Particulièrement
cette Bible de Carrières, destinée aux séminaristes
de St Sulpice, ouvrage dont il n’avait jamais trouvé le pendant
en Bibliothèque. Cette Bible en 17 + 5 volumes (ancien et nouveau
testament confondus) l’intriguait. Pressentant sans doute sa destinée,
quelques temps avant de nous quitter, Philippe de Cherisey donna en héritage
à « Quéribus » un manuscrit qui reprenait tout
ou partie de ses recherches agrémentées de nos remarques et
réflexions, parfois, sur cette approche !
Ce manuscrit est un recueil de plus de 180 pages de notes manuscrites, qui
devrait faire prochainement, comme tu le sais, l’objet d’une
publication accompagnée d’une réédition d’un
exemplaire original de LVLC.
Les extraits de DM présentés en première lecture peuvent
certainement étonner.
N’oublions pas cependant qu’ils datent de 1974. Si rien n’y
a été corrigé, quelques éléments du texte
initial en ont été pourtant supprimés pour avoir, entretemps,
fait l’objet de publications par d’autres, ceci afin de ne pas
être étiquetés de plagiaires.
C’est vrai, par exemple sur le chapitre traitant d’une correspondance
« Alchimie-R+C-Egypte » avancée par Murat et Hivert,
ou Guy Mouny, entre autres. Notre propos, s’il était développé
ici, passerait inévitablement pour du plagiat, sauf pourtant sur
un point, qui n’a pas été soulevé par ces auteurs
talentueux ! Pourquoi l’abbé Boudet insère-t-il sous
le nom de son frère Edmond cette carte et ces dessins si particuliers?
Sur ce sujet, nous répondrons.
Deux dernières petites mises au point enfin :
• Ne croyez pas que nous nous servons de ce site internet comme d’autres
jettent des pierres dans l’eau, histoire d’observer les ronds
produits. Cette technique, nous la laissons aux spécialistes du genre
!
• Quand c’est possible, aux auteurs d’aujourd’hui
nous préférons ceux contemporains des faits évoqués
; à défaut, ceux qui s’en rapprochent le plus. Mais
dans tous les cas, nous vérifions, autant que faire se peut, les
sources. Par exemple, le cas Bertrand de Blankvoort évoqué,
extrait d’un catalogue ancien… Les spécialistes ou, plus
simplement, les amoureux de l’Histoire auront de quoi vérifier.

Lio et Quéribus