Plan du site | Recherche | Forums | Publications | Actualités

Société Périllos ©

Brenac
Des statues, des roses, une litre… et Courtade

 

A propos de statues dans l’église de Brenac

Puisque nous avons abordé l’église de Brenac par des statues dans la chapelle latérale ‘au gisant’, nous poursuivrons, donc, notre visite en commençant par la galerie statuaire à partir de laquelle nous allons rencontrer plusieurs détails pour le moins intéressants.

Nous commencerons par le côté latéral à droite en entrant dans la nef en nous dirigeant vers le chœur :
- Saint-Augustin
- Sainte-Elisabeth
- Sainte-Germaine
Ajoutons que sur cette face se trouve, entre St-Augustin et Sainte-Germaine, une chapelle dite « Chapelle Miraculeuse » sur laquelle nous reviendrons spécifiquement plus loin.

A l’entrée du chœur un rétrécissement permet, face à la nef, l’emplacement des niches abritant Saint-Julien (à gauche) et Sainte Basilisse (à droite), les patron et patronne de l’église de Brenac.

Côté latéral à gauche toujours en entrant dans la nef :
- Sainte Thérèse de l’Enfant jésus
- Sainte Cécile
- un tout petit ‘Enfant Jésus de Prague’
- Saint François d’Assise
- Saint Antoine de Padoue
- Enfant Jésus de Prague
- Jeanne d’Arc
Emplacement de la chaire.
- ND de Lourdes

Les statues latérales de la nef sont toutes polychromes et seules celles des protecteurs sont présentées avec des vêtures dorées. Ces deux dernières sont plus anciennes et probablement en bois peint (visage, mains, pieds) et doré (vêtures).
Nous retiendrons plusieurs éléments à partir de ces personnages.
- Tout d’abord, exception faite des patrons à l’entrée du chœur, nous observons une majorité de personnages féminins. Sur un ensemble de onze sujets, quatre sont masculins : Saint-Augustin à droite et à gauche : St François d’Assise, St Antoine de Padoue et ‘l’Enfant Jésus de Prague’. L’équilibre se rétablira avec la prise en compte de la statue de Jésus dans la ‘Chapelle Miraculeuse’ et le personnage masculin de la chapelle du ‘gisant’… et surtout avec un chapitre ‘vitraux’ plus largement misogyne où l’on dénombre sur sept vitraux : cinq réservés aux saints (St Paulus, St Pierre, St Antoine, St Julianus, St Joseph) et trois seulement aux saintes (Ste Basilisse, Ste Rosa et la ‘rosace’ circulaire dans la chapelle ‘au gisant’).
- Ensuite nous observons que tous les personnages féminins sont porteurs… de roses même si, et c’est insolite, leur ‘personnalité’ hagiographique n’est pas chaque fois liée à cette fleur.

Des roses pour les saintes de l’église de Brenac

Sainte Germaine (à droite) :
Pour elle la présence de roses dans son tablier est en conformité avec le miracle de son tablier s’ouvrant sur ces fleurs en lieu et place des pains qu’elle portait aux pauvres malgré l’interdiction de son père. Sa fête est le 15 juin et elle décède à 22 ans. Elle est représentée ici avec un rosaire dans la poche de son tablier. Elle est également représentée dans la chapelle du ‘Gisant’ à l’entrée de l’église, à gauche de la vierge portant à ses pieds l’inscription ‘COURTADE FRERES’.

Sainte Elisabeth (à droite) :
Célébrée le 17 novembre, elle vécut au 13ème siècle en Hongrie et meurt à l’âge de 24 ans. On retiendra surtout son nom d’origine biblique porté par la mère de St Jean-Baptiste. Dans sa forme primitive il signifie « Dieu est sept ». Ce chiffre ‘sept’, considéré autrefois comme parfait, représentait le septième jour, soit celui de ‘Sabbat’. On retient que pour elle les roses sont sans doute une récompense méritée… mais non logique ou habituelle. Elle est pourtant représentée couronnée avec un bouquet de sept roses à la main.

Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus (à gauche) :
Elle est une sainte plutôt récente puisque sa mort date du 30 septembre 1897, année où l’abbé Saunière installe la grande scène de Jésus consolant les pauvres, au dessus du confessionnal de l’église de RLC. On note que c’est le pape Léon XIII qui autorise Thérèse à entrer au Carmel à l’âge de 14 ans ! Et ce sont les armes de Léon XIII qui se trouvent au porche de l’église de RLC, gravées sur ordre de Saunière. Bel hasard des coïncidences ? Elle est également gratifiée, ici, du bouquet de sept roses qu’elle tient avec un crucifix.

Sainte Cécile (à gauche) :
Elle est la patronne de l’harmonie musicale en raison d’une erreur d’interprétation sur un texte moyenâgeux à propos du sens du mot ‘instrument’. Représentée ici avec un diadème et une sorte d’étrange petit orgue (moitié lyre et flûte de Pan) , elle vécut vers 230 et était issue d’une riche famille romaine. Pour elle, les roses sont en relief sur le socle.

Sainte Elisabeth

Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus

Sainte Cécile

Notre Dame de Lourdes (à gauche) :
Représentant l’apparition mariale de 1858 et ensuite les miracles de Lourdes, la statue illustre la vierge Marie apparue à Bernadette Soubirous. Inutile de revenir longuement sur le personnage mariale dont on trouvera un historique sur notre site ‘France-Secret’. Sur cette statue les roses sont dorées et posées sur le ‘coup de pied’ de la Vierge et à son bras droit est passé un rosaire.

Jeanne d’Arc (à gauche) :
En armure et heaume enlevé, elle tient un étendard de la main gauche et dans l’autre une lourde épée. Pour toutes fleurs elle n’a que celles de lys dorés sur son étendard et son surplis bleu ainsi que sur le blason sous le socle. Elle est la seule à ne pas avoir eu droit à la rose… Tout comme on peut voir que sur son socle une main ‘contradictoire’ a effacé le mot ‘sainte’ précédent « Jeanne d’Arc », décalant ainsi ces deux derniers mots totalement vers la droite. Le jour de la délivrance d’Orléans, et la célébration de Jeanne d’Arc sont fêtés le 8 mai.

Notre Dame de Lourdes

Jeanne d’Arc

Les vitraux au féminin

Enfin, à propos des vitraux, nous trouvons : la sainte patronne de l’église Sainte Basilisse (sans ornements annexes) et surtout la seule sainte de la nef, Sainte ROSA ! Ce personnage habillé de noir et blanc tient devant elle une grande ancre de navire à sa gauche et sur son avant bras à droite porte une petite ville. En vérité il s’agit de Sainte-Rosa-del-Florès-de-Lima. Lima… où aurait eu lieu une apparition mariale… et enfin nous retiendrons le vitrail circulaire de la chapelle ‘au gisant’ qui est une… rosace dans laquelle se trouve le visage d’une « vierge immaculée ».
Ce qui nous fait huit saintes porteuses de roses sur les neuf personnages féminins, en ne tenant pas compte de Ste Basilisse et St Julianus.

Sainte Rosa

Le règne masculin minoritaire dans l’église de Brenac

Saint Augustin (à droite) :
Fêté le 28 août il vécut à la fin du quatrième siècle. Grand théologien il donne son nom à « l’augustinisme ». Cette doctrine explique que la grâce divine est nécessaire à l’homme pour être sauvé. A l’aide de cette théorie les jansénistes s’opposèrent aux jésuites.

Jésus au sacré cœur (à droite et au milieu de la « chapelle miraculeuse »).

Saint François d’Assise (à droite) :
Sa fête est le 4 octobre. Il se caractérise par une robe de bure serrée à la taille. Il eut l’expérience mystique des stigmates et écrit en 1224 « le Cantique des Créatures ». Il décède le 3 octobre 1226. Sa statue à Brenac le représente avec, à ses pieds, un livre fermé (le savoir non dit ?) sur lequel repose un crâne humain.

Saint Antoine de Padoue (à droite) :
On le célèbre le 13 juin. Né en 1195 il meurt à Padoue en 1231. On dit que, grand théologien, il vint argumenter contre les théories des albigeois dans le Sud-Ouest de notre pays. On l’invoque pour les objets perdus. Dans cette église on le voit avec un lys dans sa main droite et portant sur son bras gauche un livre ouvert (le savoir révélé à propos de Jésus?) sur lequel est assis l’enfant Jésus.

Saint François d’Assise

Saint Antoine de Padoue

L’enfant Jésus de Prague (à droite) :
La dévotion à l’Enfant Jésus (de la crèche) remonte à Saint François d’Assise, cependant l’origine de la dévotion à l’Enfant Jésus originaire d’Espagne est peu datable. Pour l’Enfant Jésus de Prague cette dévotion débute vers 1628 chez les Carmes de Prague qui se trouvent alors dans un dénuement extrême. Pour combattre leur misère la princesse Polyxène mariée à un prince Lobkowictz de Bohème leurs offre une statue de l’Enfant Jésus en leur disant : « Je vous donne ce que j’ai de plus précieux. Vénérez l’Enfant Jésus et il ne vous manquera plus rien ». La princesse tenait cette statuette de 50 cm, modelée dans de la cire, de sa mère, espagnole, Maria Mauriquez de Lara. Le miracle eut lieu et grâces, conversions et faveurs en tous genres furent nombreuses. De toute part on accourut invoquer ce ‘’puissant’’ Enfant Jésus miraculeux de Prague. Cette dévotion se répandit en France au XIXème siècle. L’œuvre de l’Enfant Jésus fondée à Bruxelles en 1891 reçut la bénédiction du pape Léon XIII !
- Nous ajouterons dans la chapelle ‘au gisant’, à droite de la statue de la vierge à l’enfant ‘Courtade Frères’, celle d’un Saint dont le nom n’est pas spécifié et sans attribut permettant une identification hagiographique.

De RLC à Brenac via des similitudes discrètement orchestrées

Pourrait-on comprendre une similitude et un amalgame entre St Antoine l’ermite dont les attributs sont souvent un livre et un crâne et le mélange savant de St François d’Assise (qui parlait la langue oiselée, donc le jeu de mots !) de Brenac présenté avec un livre surmonté d’un crâne avec st Antoine discrètement sous-entendu par un St Antoine… de Padoue placé tout à côté de St François ? L’assemblage peut d’ailleurs se compléter par la présence de la petite chapelle au-dessus de Brenac, à vue de Rennes-le-Château, et dédiée carrément à St Antoine l’ermite ! Surtout que nous pourrions en ce cas faire une comparaison avec le village de Montazel. Dans ce village se trouve un tableau représentant un prêtre devant un crâne et un livre fermé avec un sablier. On trouve sur cette peinture une sorte de meuble ressemblant étrangement à une Arche d’Alliance. Or nous le verrons, au prochain volet de ce travail, l’abbé Courtade insiste dans ses peintures sur une Arche d’Alliance, un sablier et… un Graal ! Tous ces détails évidemment présents dans les médaillons de Notre-Dame-de-Marceille ! Curieux mais simple hasard ou préméditation ?

La présence discrète de l’abbé Henri Boudet…

s’insinuerait-elle dans le ‘parler’ du nom de Brenac avec quelques remarques toutes en touches légères ? Ne nous dit-il pas, au fil de son livre sur la vraie langue celtique, que « ils ont fait un Brennus de Brenn, ou chef gaulois. Brenn, en réalité, dérive de brain (bren), cerveau. »… ainsi que ces deux remarques anodines mais alléchantes : « Brain, le cerveau, la tête » et « Hack, le cheval » ? Là encore faut-il par cette langue quelque peu oiselée pratiquer l’entendement ou ne faire que sourire aux travaux de Boudet ?

On observe dans cette galerie statuaire une série de personnages assez chers également à l’abbé Saunière dans son église de Rennes-le-Château : Saint Antoine de Padoue, Sainte Germaine, Sainte Antoine ermite, le Sacré cœur de Jésus et « l’Enfant Jésus de Prague ». En échange on ne retrouve ni Marie Madeleine ni Saint Roch…

Détails concernant l’abbé Courtade

Il semblerait que sous son impulsion l’église de Brenac fut remise entièrement en état… tout comme celle de RLC sous la houlette de Saunière.

Fontaine de Courtade

L’abbé Courtade, tout comme son collègue ne semblait pas craindre de mettre la main à la pâte en matière de travaux, essentiellement de manière artistique. Il est l’artisan, dans l’église, des fabrication et sculpture de la chaire et peut-être les trois statues de la ‘chapelle au gisant’.
Sur le plan pictural François Courtade se distingue sur l’ensemble de l’édifice :
- la peinture du baptême de Jésus dans la chapelle baptismale.
- le décor de la ‘chapelle miraculeuse’.
- mais surtout toute la décoration du chœur et du plafond.
Nous reviendrons dans la dernière partie de notre travail sur ces étranges, mais remarquables peintures et sur leurs possibles interprétations.
L’abbé Courtade sut, également, se montrer généreux en offrant à ses paroissiens des objets qu’il fabriquait lui-même en bois. Mais l’essentiel de son œuvre ‘extérieure’ est sans discussion la fontaine se trouvant près de l’église. Elle est dédiée à Pétrus Amélius et porte les inscriptions : Courtade cure fecit 1878 – Petrus Amelius ne à Brenac 1330.
Si l’on fait le bilan des générosités de ce prêtre on ne peut que rester admiratif devant les dépenses auxquelles il dut faire face. Certes on peut supposer qu’il disposait d’une fortune personnelle dont il pouvait user largement pour son église... On a sur ce registre l’exemple de son confrère B. Saunière de RLC. Cependant sa demeure était assez modeste semblerait-il. Elle se trouve encore à gauche de l’église et comporte un cadran solaire qu’il avait décoré lui-même.

Une litre à Brenac ?

Mais puisque nous sommes à l’extérieur de l’église rendons-nous vers la partie semi-circulaire du chœur. Cette portion du bâtiment est sans doute sa partie la plus ancienne. On y voit parfaitement l’ancienne largeur de la nef d’origine et les ouvertures du chœur obstruées. Aucune décoration particulière ne se devine. Cependant cette austérité permet de parfaitement distinguer encore un détail qui nous rapproche de l’église de RLC. En effet au dessus des anciens emplacements d’ouvertures condamnées en hauteur nous distinguons nettement un détail intéressant. Une ligne de mortier plus clair, large d’une trentaine de centimètres et discontinue, ceinture l’abside jusqu’aux agrandissements réaménagés ensuite. Cette ceinture a pour nom: une litre.
Evidemment ce détail architectural n’a rien à voir avec l’unité de capacité le litre ! Cette décoration indiquait la commémoration de la sépulture en ce lieu d’un personnage important ou d’un seigneur local très influent. A ce titre on aménageait dehors ou dans l’église cette bande qui pouvait s’orner d’armoiries ou autres particularités spécifiques à ce défunt. On trouve cette bande particulière à l’extérieur et de même façon pour l’église de RLC !

L’encyclopédie Quillet (Lit – No) définit (p.3858) à propos de ‘la litre’ :
« I-litre : nom féminin (pour listre, forme altérée de liste). Bande peinte ou sculptée que certains seigneurs avaient droit de faire figurer dans les églises avec leurs armoiries. Droit de Litre. Par ext. Bande noire portant les armoiries ou les initiales du défunt, qu’on tend autour de l’église autour de l’église dans les funérailles solennelles. » Ce privilège sera aboli à la Révolution. Pour qui… pour quel personnage exceptionnel a été mise en place la litre de Brenac ??? L’histoire n’en a pas retenu la mémoire.
Rappelons que Brenac dispose d’armoiries sous deux formes :
Le premier blason: « écartelé 1 et 4 d’azur a une fleur de lys d’or, au 2 et 3 de gueules à la barre d’or ».
Le second (Bertrand, maire perpétuel): « de gueule mantelé d’argent ».
Il y aurait cependant peu de chance, pour ces armoiries, qu’elles soient celles d’une famille. Il s’agirait, plutôt, pour la première d’armes ‘honorifiques’ achetées sans patronyme, et pour la seconde d’armes représentant la commune.
Restons encore dans l’église et attardons-nous un dernier instant près de la ‘Chapelle Miraculeuse’.

La Chapelle du miracle ‘passager’?

Un miracle dont on ne sait rien
Il s’agit d’un réduit, pratiqué en forme d’oratoire, dans le mur dans l’axe de la seconde travée de nef à notre droite en entrant. A vrai dire si l’on observe le plan de l’église il se pourrait bien que ce ne soit que le réemploi d’une porte très ancienne qui ouvrait au Sud. Très curieusement ne pourrait-on pas admettre que ce passage pouvait être l’entrée majeure de l’église de Brenac… au 17e siècle ? Comme deux autres églises que nous connaissons un petit peu : Rennes-le-Château et Périllos ? Ou encore comme une basilique au dessus de Limoux, celle de Notre-Dame-de-Marceille ! On trouve d’ailleurs sur cette face, juste où commence le chœur, une autre porte qui serait celle de la sacristie.

Fermeture sur quoi ?
Mais alors qu’y aurait-il de miraculeux dans ce passage refermé… comme un livre ? Sur l’aspect miraculeux au sens propre du mot nous ne trouvons aucune indication, du moins à ce jour. Or François Courtade, curé de Brenac aurait-il souligné n’importe comment, avec n’importe quoi une chapelle dans son église à laquelle il apporte un soin si méticuleux ? Certainement pas.
Approchons encore un peu.
Le réduit est composé d’un autel avec tabernacle sur la porte duquel est apposée la sainte face de Jésus comme sur le linge de Véronique… un saint suaire réduit en quelque sorte. De part et d’autre de ce meuble se trouvent deux vases ne servant visiblement pas à tenir des fleurs. Sur le tabernacle une statue du Christ montrant sur sa poitrine un cœur flamboyant.
En arrière plan et peint de la main de Courtade deux anges volent en entourant Jésus.
Celui de droite porte la croix sur son épaule gauche. Il porte un vêtement rouge. A gauche le second ange présente de sa main droite un calice… et est vêtu de vert ! Ne pourrait on pas lire ici la couleur verte du calice porté par Joseph d’Arimathie et contenant le sang rouge coulé après la crucifixion ? Une couronne d’épines surmonte l’ensemble de la scène.
Sur le tableau de mur de l’oratoire des décors sont peints également.
A droite : dans un médaillon est présenté un buste d’homme capuchonné de brun et les bras levés vers la scène du fond.
A gauche : un autre médaillon contient un personnage féminin aussi vêtu de sombre, en prière. Dans un phylactère on peut lire « MARIE MAR ».
La petite ‘chapelle’ est fermée par une barrière en fer forgé. A mieux regarder ce travail on trouve des détails curieux.
Deux portillons composent l’ensemble métallique. Sur chaque porte le même décor en fer forgé :

La femme et l'homme de la chapelle miraculeuse

… de bois vert mal ébranché ?
Une croix… de ‘bois vert mal ébranché’ sur lequel repose un suaire et en son centre une large couronne d’épines contenant au centre de la croix trois clous. Evidemment tous ces objets des représentations coulées dans la masse de fonte.
L’ensemble de ces figurations -calice , couleurs verte et rouge, suaire et clous- figuraient-ils pour l’abbé Courtade la seule représentation d’un… miracle. De plus ce passage vers le Sud fermé pour donner naissance à une ‘chapelle’ pouvait-il lui aussi créditer un sous-entendu ‘miraculeux ? Mais alors, si tel était le cas, sur quoi le passage s’était-il refermé de miraculeux ? Un calice ? Des couleurs ? Un suaire ? Une croix de bois vert mal ébranché et même fleuri ? Connaissant un peu mieux les travaux de l’abbé François Courtade, peut-on supposer qu’il ait accompli ce travail uniquement pour … boucher un trou dans le mur ? Ce serait sans doute prendre cet homme pour ce qu’il n’était certainement pas.

Maison de l'abbé Courtade

Le savoir des Courtade ?
N’oublions pas, au moment de passer maintenant à la troisième partie de notre travail, que Courtade était sans doute de la famille descendante du notaire royal Courtade qui semblait détenir, même par hasard, des éléments concernant un secret partagé à la fois par l’affaire de RLC et par celle de Périllos… La petite poire répétée par trois fois dans les armoiries des seigneurs de Périllos ne dit-elle pas en langue verte – ou oiselée parlée par St François- le mot perron ? Ce mot ‘perron’ ne signifierait-il pas le perron devant une porte, donc un passage ? passage peut-être fermé comme un livre contenant le savoir sur lequel un mort veillerait sous la forme d’un crâne ? le Golgotha ne signifie-t’il pas le mont du crâne ? De quels documents Saunière voulaient faire allusion en les demandant à son collègue Courtade…
Peut-être les peintures achevant l’ensemble des murs de l’église de Brenac nous en diront-elles un peu plus…

suite >>