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Brenac Pierre Amiel près des papes |
Pierre
Amiel, apparemment si cher à l’abbé Francois Courtade,
est un des plus fameux personnages natifs du village de Brenac. Il était
si connu qu’il dut utiliser le patronyme “de Brenac” dans
son nom, afin qu’il soit impossible de le confondre avec un autre
Pierre Amiel, vivant à la même époque, et qui était
archevêque de Vienne, Naples et Embrun. Ce dernier décède
en 1389).
Pierre Amiel est aussi connu sous les noms de “Pierre Ameilh de Brenac”,
“Petrus Amelius” et "Pietro Amelius", sa carrière
se déroule au 14ieme Siècle (né en 1330, il meurt en
1401). Sa vie religieuse montre une ampleur importante se distinguant surtout
dans l’environnement des papes d’Avignon: il est sacristain
de Urbain V, pour ensuite être bibliothécaire de Grégoire
XI. Il semble avoir disposé d’une place prépondérante
dans la mouvance papale, car en effet il fut considéré comme
principal instigateur dans la collection de “XV Ordo Romanus”,
pour la 15ieme “édition” essentiellement axée
autour des affaires de la religion.
Des
Papes
Urbain
V (Guillaume de Grimoald), pape de 1362 à 1370, natif de Griase dans
le Languedoc, est abbé de St Victor à Marseilles (crypte de
marie Madeleine), et d’Avignon. A son retour de Naples, ou il était
légat de son prédécesseur Innocent VI, il devient un
de premiers papes à souhaîter le retour des papes en Italie.
Pour ce faire il restera à Rome de 1367 à 1370, soit quelque
mois avant sa mort.
Son successeur Gregoire XI (Pierre Roger de Beaufort), pape de 1370 a 1378,
est natif du Limousin (1336). Tout comme Urbain V il poursuit la politique
pour le retour à Rome du siège épiscopal qui se fera
enfin en janvier 1377. Peu après, le 27 mars 1378, il meurt et sera
remplacé par Urbain VI et Clément VII (pape d’Avignon).
Urbain VI (Bartolomeo Prignano) est le premier pape Romain de ‘l’ère
du Schisme’. Il décède à Rome, le 15 octobre
1389, “empoisonné par les Romains”, soupçonnera
la tradition. Son successeur élu le 20 novembre 1389 meurt le 1 octobre
1404.
Nous retiendrons un détail intéressant notre recherche: à
la mort (16 septembre 1384) de Clément VI, pape d’Avignon,
Pedro de Luna lui succède sous le nom de Benedict XIII… on
notera que c’est un ami très proche de Ramon de Perillos, qui
entre à son service en 1398… dès son retour d’Irlande
! Sans doute une soudaine inspiration au cours de son périple ?
La
mission papale d’Amiel
La
carrière religieuse d’ Amiel de Brenac commence vers 1365 et
dure jusqu’à sa mort en 1401. On le retrouve patriarche de
Raden et d'Alexandrie, de 1386 jusqu’en 1391.
L’église d’Alexandrie reste énigmatique en ces
temps ou l’on cherche une connections entre Jésus, Jean le
Baptiste et justement Alexandrie. Depuis le 7ème Siècle Alexandrie
est divisée entre les Jacobites et les Melchites. A cette époque,
même si des chrétiens d’Alexandrie ne partagent pas un
tel schisme, les relations avec Rome restent pour le moins distantes. Pourtant
on observe que durant le pontificat d’Innocent III (1198-1216), un
patriarche d’Alexandrie selon le rite Latin est créé.
Ajoutons cependant que la fonction, ici, n’est pas plus qu’un
titre, les élus normalement restant a Rome et non pas en Egypte !..
Apres Grégoire XI, Pierre Amiel de Brenac reste à Rome, en
tant que ‘témoin’ d’Urbain VI. Amiel jouera un
rôle important à ce moment car il fut mandaté, par Boniface
IX, pour convaincre le roi Charles VI de l'imposture de Benoit XIII, alors
Pedro de Luna.
Amiel
et Perillos ?
A
la fin du 14ème Siècle, on voit Pierre Amiel partisan de Boniface
IX. Même si Pedro de Luna entretient une alliance avec la couronne
de France, il reste toutefois persuadé que les chrétiens doivent
se réunir et cesser d’accepter deux papes, l’un en Italie
et l’autre en Avignon. Il choisit la solution d’abdiquer si
l’autre pape adopte la même résolution. En ce cas un
seul nouveau pape serait alors élu pour l’Italie et la France.
Afin d’engager le processus Benoit XIII envoie des ambassadeurs à
Rome… puis dans un second temps on retrouve Amiel négociateur,
pour cette affaire avec le roi de France. L’Histoire dira que ces
efforts furent inutiles Boniface IX refusant tout net l’idée
de perdre son titre et sa tiare !
Et
vers le 17ème Siècle…
On notera cet étrange faisceau de convergences montrant Pierre Amiel bibliothécaire du pape en Avignon… Puis qu’Amiel et Périllos sont étroitement liés avec les intérêts et affaires d’Avignon. Plus tard, au début du 17ème Siècle on trouvera une autre figure énigmatique, un prieur chartreux du pseudonyme de Polycarpe de la Rivière, affichant un très vif intérêt documentaire pour les vieilles archives de cette ville. Cette attention sera très mal perçue par le pape d’alors qui lancera contre lui ordre de l’intercepter, de l’emprisonner et surtout de faire main basse sur les documents de ce chartreux mystérieux… et frapper d’interdiction formelle l’édition des ouvrages de Polycarpe sur l’histoire de cette ville, et surtout sur les vraies origines oubliées des rois de France… et de l’Eglise. Visiblement ce projet ne plus vraiment pas au Vatican… Mais qu’allaient donc chercher tout ce monde en Avignon ? et réussirent-ils à s’es saisir d’une part ?