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Bérenger Saunière à Lyon

 

Un abbé Saunière peut en cacher un autre

L’abbé Saunière eut sans doute une sorte de ‘révélation’ dans le passé ou les ‘fondements’ de son église, ou encore dans l’histoire ancienne de la région du Razès, et particulièrement celle du village de Rennes. Il est évident que de nombreux éléments furent retrouvés sur les plans historique, chronologique, généalogique ou testamentaire, dans d’autres directions parfois au-delà du pays de Razès. C’est ainsi que, depuis le moment où il débute cette quête, on le voit se déplacer ou établir des liens dans de nombreuses directions. On admet également, d’un avis général, que dans cette affaire d’autres personnes interviennent directement ou non, religieusement ou non, ouvertement ou non, dans la vie de l’abbé. Peu à peu, l'hypothèse d'une double piste d'investigation est avancée en ce qui concerne les recherches conduites par B. Saunière.
Saunière s’éloigne peu et pour des durées assez courtes, du moins c’est l’apparence qu’il en donne en utilisant le subterfuge des réponses ‘passe-partout’ et préparées à l’avance que Marie Dénarnaud poste dès l’arrivée de courrier nécessitant une réponse rapide…
A l’évidence, ce prêtre ne confie à personne certaines tâches d’investigations qu’il conduit seul, et en brouillant les pistes. Ainsi, pour de prétendus voyages à Paris, nous ne savons toujours pas si oui ou non il s’y rendait, et si oui pour quelle raison. Le plus souvent derrière un élément assez trouble pour être compris et mis immédiatement en pleine lumière, un autre est soigneusement dissimulé.

L’arbre et la forêt de Bérenger Saunière

SSi l’abbé se déplaçait, ce ne pouvait être, nous l’avons vu, que pour des courtes périodes, afin de ne pas attirer l’attention sur des absences inexplicables. Si l’on prend ces remarques en compte, il est certain qu’un ‘voyage’ ne pouvait se faire qu’en cas de raison capitale et incontournable. Mais où se rendait donc Saunière si furtivement ? Que cherchait-il en ces endroits éloignés sinon des informations, si possible sur le lieu où il pensait, ou savait, trouver ce qu'il recherchait ?
Il nous reste, donc, à retrouver des indices sérieux sur la région en question et les lieux précis où il se rendait. A l’évidence, il nous manque des preuves formelles du passage de Bérenger Saunière en ces endroits qu’il ne désigne jamais dans ses notes ou confidences.
Avant d'aller plus loin, observons d’abord un fait répétitif chez Saunière :

a) Dans ses actes, il y a comme une volonté d'étaler ostensiblement au grand jour certains faits et gestes, pour mémoire :
- La décoration assez lourde de son église.
- L'édification ostensible de sa propriété… qu’il n’habitera quasiment pas.
- Ses réceptions.
- Ses fréquentations parfois scabreuses.
- Ses «sorties» périphériques de Rennes-le-Château.
- Ses prétendus ‘voyages’ à Paris.

b) Puis il y a d'autres faits que nous sommes obligés de deviner, d'extirper de l'ombre de la vie de Saunière. Il est admis de tous que l’abbé se soit appliqué à dissimuler soigneusement ces faits ‘discrets’ derrière une façade tapageuse et même, parfois… scandaleuse.
- Activités ‘mesurées’ et nocturnes sur Rennes.
- ‘Promenades’ discrètes dans la campagne environnante.
- Visites et concertations avec des personnes ‘incognito’.
- Destructions et ‘gommages’ de détails ‘encombrants’ (dalle mortuaire de la dame d’Hautpoul et autres vestiges).
II s'avère, aujourd'hui, que ce stratagème fut un véritable succès. Saunière venait de planter l'arbre qui cacherait, plus tard, sa forêt...

L’arme ultime ? Une passoire !

Revenons maintenant à notre sujet, et essayons de trouver un indice, et surtout des preuves tangibles, qui conforteraient cette nouvelle direction de recherches : Saunière s'est-il rendu oui ou non dans la région Rhône-Alpes ?
Pour quelques grincheux habituels et notoires, il est difficile d’admettre cette possibilité. Pour soutenir leurs négations, ces ‘spécialistes des étoiles de midi’ disposent de plusieurs arguments dont le dernier en date serait la ‘découverte’ de carnets de comptabilité personnels de l’abbé Saunière. Cette arme qui se voulait secrète aurait été découverte, non par ceux qui s’en prétendent les ‘inventeurs’ (au sens découverte inédite) mais depuis très longtemps par d’autres chercheurs dont Pierre Jarnac, paraît-il.
Ensuite ce qui devait être une série de révélations accablantes pour nous s’avère surtout n’être qu’une sorte de passoire ne contenant… que de nombreux morceaux sans grande utilité. Nous devions, enfin, être écrasé par des constats montrant la faiblesse (pour ne pas dire plus désobligeant) de nos affirmations… Il se trouve qu’à l’étude, de nombreux détails et documents sont absents (mais sûrs) de ces archives extraordinaires. Pourquoi alors admettre comme possibles certains manques, et crier à l’escroquerie quand il s’agit d’éléments allant dans notre sens ? Deux poids et deux mesures seraient donc la seule politique admise ? Et l’argument est d’une minceur… de ticket de train de l’époque ! Nos détracteurs s’écrient au mensonge en raison du fait qu’aucune preuve d’achat de billets de train ne se trouve dans cette comptabilité passoire ! Voir l’argumentation de Monsieur Laurent BUCHHOLTZER sur le sujet, ou notre réplique à ce travail sur ce site. Or, nous l’avons démontré, aucun reçu n’était délivré, sauf pour les marchandises et valeurs déclarées auparavant. De plus, les tickets étaient nominatifs seulement pour les bulletins de transports pour raison d’Etat : militaire par exemple ! L’abbé n’entrant dans aucune de ces classes, on ne peut absolument pas considérer comme impossibles les voyages sur Lyon de Bérenger Saunière en s’appuyant sur l’argument de manque de reçu brandi par M. Laurent BUCHHOLTZER et quelques habitués de cette rengaine !

Lyon-Perrache… fin du voyage

Il est notoire que certains ouvrages affirment que l'abbé se soit rendu plusieurs fois à Paris. Cela ne semble plus être un secret pour personne... Il nous faut bien admettre pourtant qu'il semble exister très peu d'indices certains et complets.
Prenons aussi en compte les moyens de transport de l'époque. Même si «le progrès est en marche» ces voyages sont toutefois de véritables petites ‘expéditions’.
Pour aller à Paris, où du moins pour prétendre s'y rendre, notre curé ne pouvait utiliser que le train. Ce moyen de locomotion était tributaire de nombreux impératifs techniques, ne serait-ce qu'au niveau de la maintenance en charbon et en eau. De fait, tous les convois, pour Paris (P-L-M) faisaient obligatoirement des ‘escales forcées’ dans les grandes gares. Les convois à destination de Paris, par la vallée du Rhône, s'arrêtaient donc systématiquement en gare de Lyon-Perrache.
Restons encore au stade des suppositions. Saunière, s'il souhaitait s'arrêter discrètement à Lyon, pouvait le faire sans jamais éveiller le moindre soupçon : il lui suffisait de prendre un titre de transport pour Paris... et descendre, en toute quiétude à l'arrêt de Lyon. Ainsi, même en cas de découverte de son billet… il se rendait à Paris.

L’absence non remarquée de deux libraires

Maintenant soulignons un détail souvent oublié qui nous semble intéressant Toujours dans le registre de l'hypothèse ‘Lyonnaise’, observons maintenant un détail souvent laissé pour compte par les chercheurs:
II s'agit, en l’occurrence, du fait que la plus grande partie de la bibliothèque de Bérenger Saunière fut rachetée après sa mort (donc inutile de plonger dans la passoire !) par, au moins, deux librairies lyonnaises: la première est la librairie Gacon. La seconde, dont nous retrouverons plus tard le propriétaire, est la librairie Derain-Raclet au 81 rue Bosssuet à cette époque. Nous voulons pour preuve qu'à la liquidation du stock Derain un acquéreur chanceux ait retrouvé plusieurs livres portant la mention de répertoire du libraire «François Béranger Saunière Prêtre à: Aude, ville de Rennes» suivi des numéros de registre de la librairie... Ces ouvrages très curieux s'intitulaient:
1) « La Prophétie des Papes attribuée à S. Malachie ». Par l'abbé Joseph Maître. Voir en illustration la curieuse illustration de la première de couverture qui se passe de tous commentaires superflus.
2) « Histoire des Grandes Forêts de la Gaule et de l'Ancienne France ». Par L.F. Alfred Maury.
3) «Monuments Celtiques. Ou Recherches sur le Culte des Pierres. Précédées d'une notice sur les Celtes et sur les Druides, et suivies d'étymologies celtiques ». Par M. Camby.
Si la bibliothèque de Bérenger Saunière est conséquente et d'un excellent niveau, elle n'est ni unique en son genre, ni une référence incontournable au point d'être répertoriée et convoitée, à tous prix par tous les professionnels français du livre, dès le décès de Saunière...
Ajoutons que la notoriété de Bérenger Saunière est géographiquement ponctuelle, donc extrêmement localisée. En vérité, il est totalement inconnu d'un large public au delà de Limoux (et encore)!

Une solution pour des livres retrouvés à Lyon

Les deux libraires ne pouvaient ainsi connaître l'existence de Saunière et de sa bibliothèque autrement qu'en l'ayant rencontré directement à Lyon, ou peut-être par des propos échangés dans un certain milieu du secteur lyonnais. Il est donc indispensable qu'il y ait eu contacts étroits préalables, au moins en termes de littérature, entre l'abbé et les libraires lyonnais.
Quant au massif du Pilat, où nous pensons que l'abbé Saunière se soit rendu (et nous le prouverons bientôt!), il est distant de Lyon d'environ soixante kilomètres. Il fallait donc, à cette époque, un moyen de locomotion indépendant et adapté à la région...
L'hypothèse des voyages de l'abbé à Paris est étayée uniquement par des remarques et des suppositions. En vérité, il n'existe pratiquement pas de documents, à notre connaissance, qui accréditent radicalement cette piste. Il y a des détails troublants utilisés, ou réutilisés, par Saunière pour son église ou son environnement personnel. Ces derniers éléments, aussi remarquables soient-ils, pouvaient lui avoir été communiqués, recopiés ou envoyés par correspondances ou personnes interposées... sans pour autant nécessiter la présence de l'abbé sur place.
Sans preuves formelles, notre hypothèse des voyages de Bérenger Saunière à Lyon et sa périphérie, aussi séduisante soit-elle, s'avérait un peu fragile et risquait, à terme, de rejoindre logiquement le registre des théories et des rêves inaccessibles...
La providence en décidait autrement.

Où la brocante joue encore en notre faveur

C’est un ‘amateur de vieux papiers’ lyonnais (mais pas un chineur) qui nous communiqua un certain nombre de pièces en sa possession sur l'affaire Rennes-le-Château. Il s'agissait, en vérité, de plusieurs documents et courriers adressés à l'abbé Saunière, non pas à son domicile de Rennes-le-Château, mais à une adresse lyonnaise : rue des Macchabées.
Ce lot peut se diviser en deux catégories distinctes :
A/ Des documents (imprimés et manuscrits) relatifs à la philosophie symbolique et d'autres réservés à des ‘affiliés’ d'une société limitée à la seule ville de Lyon.
B/ des correspondances de diverses provenances, parfois locales, mais toujours adressées à l'intitulé lyonnais.
1) Des lettres courtes et laconiques, relatives à cette société.
2) Six lettres reçues de personnes habitant la région Rhône-Alpes.
3) Treize factures diverses dont deux d'un matériel photographique, très technique pour l'époque, et deux autres que nous examinerons un peu plus loin.
4) Deux courriers classés à part : une lettre d'un orfèvre, Monsieur SOULIER rue Victor Hugo à Lyon. Une autre lettre d'un négociant en pierres précieuses, un certain COÎNDRE, cours Vitton, aussi à Lyon.
Il serait difficile d'argumenter sur ces deux derniers éléments épistolaires car nous ne possédons pas le contenu des missives de Saunière qui déclenchèrent les réponses en notre possession. La moindre fausse interprétation risquerait de modifier radicalement le fil conducteur et générer des erreurs peut-être fatales ou ridicules...
Un détail amusant, à propos de cette adresse : elle se situe dans le vieux quartier haut de l'ancienne ville de Lyon. Dans les années 1930, à quelques numéros d'où logeait épisodiquement B. Saunière, nous trouverons le domicile du Comte Jean de Czarnomski qui éditera en 1936, aux Annales Initiatiques, la «CLE OUVRANT LE MYSTERE DE LA PIERRE CUBIQUE»... Mais ce détail n'est sans doute que le simple fruit du hasard.

Des factures de véhicules lyonnais pour monsieur l’Abbé

Revenons pour l'instant sur deux factures qui attestent que Saunière, pour se déplacer sur le secteur lyonnais, a eu recours à un moyen de locomotion local, habituel, et assez rapide pour l'époque. Ces documents font état de deux véhicules, à usages différents l'un de l'autre, mis à disposition et réservés pour des durées assez longues de plusieurs jours.
L'écriture comptable ne détaille pas les utilisations privées. Renseignements pris dans les «us et coutumes» de ce type de corporation, ce genre de facture considère que la «voiture» est à «la discrétion» du client qui, de fait, n'a pas à se justifier, par le détail, de ses sorties.
Dans la première facture, nous voyons Saunière louer un attelage en mai et juin 1898, puis en septembre 1898 et d'avril à juillet 1899. La seconde facture fait apparaître quelques jours en mai 1900, et une journée en juin de la même année.
Il serait stupide de présumer que l'abbé se trouvait sur Lyon durant toutes ces durées, car ce serait forcément faux. En effet, s'il s'était absenté aussi longtemps (en tous cas plus de trois ou quatre jours sans que soit connue sa destination : pèlerinage, etc…) de cette façon, nous en trouverions forcement des traces par ailleurs... et ces absences auraient pu inquiéter, ou faire poser des questions dans son proche entourage, religieux ou familial. Il faut supposer simplement qu'il se soit trouvé sur ce secteur que très peu de jours à la fois et, sans doute, à des périodes éloignées les unes des autres au gré de ses besoins. Il est aussi possible qu'il ait payé le loueur de véhicules... ou quelqu'un d'autre à sa solde, pour se servir du véhicule sur son ordre...
Pour toutes ces raisons, il nous est difficile de dire avec précision quels étaient les jours où se trouvait Bérenger Saunière sur cette région.
En outre, ces deux factures ne sont peut-être pas les seules, et nous disposons depuis d’autres documents qui seront présentés ultérieurement. C'est pourquoi sur ce plan là, il est impossible, pour le moment, d'en dire plus.
Pour l'instant, ce qui nous intéresse, au travers de ces deux factures, est uniquement le fait, maintenant incontestable, que Bérenger Saunière se soit rendu sur la région lyonnaise ou une autre proche du Massif du Pilat.

Des informations mais pas de factures !

Prenons, à présent un autre genre de courrier (Il s'agit de deux lettres) :

- La première en date du 26 juillet 1899 émane des établissements L. JOUX rue Denfen-Rochereau à Paris. Elle ne fait état que de l'envoi de catalogues et de tarifs.
- La seconde en date du 29 juillet 1899 est beaucoup plus riches en informations et fait état de renseignements précis, en réponse aux demandes de Saunière.
Il s'agirait d'objectifs performants et peu courants pour le commun des photographes amateurs de cette époque : l’objectif rectiligne. Or, ces objectifs n'étaient pratiquement utilisés que par des professionnels de la vue cartographique... Plus loin, il est aussi question de «jumelles longues-vues» dont le modèle devait être assez inhabituel puisque le fabricant, lui-même, ne put les fournir que ‘sur commande’.
Devant ce type de document, nous pouvons maintenant formuler quelques affirmations:
-Saunière se rendait à Lyon, c'est certain. Il est aussi évident qu'il n'y allait pas pour faire du tourisme, des visites de courtoisie ou de convenance religieuse. Sinon pourquoi s'en serait-il caché avec autant d'effort ? L'abbé devait monter sur cette région pour des raisons et des activités très précises qu'il avait décidé de taire à tous. Il devient possible, sous cet éclairage nouveau que les voyages, soit-disant pour Paris, aient été voilés avec le flou et le mystère suffisant pour que l'on puisse en retrouver la trace. A partir de là, l'ensemble des chercheurs axaient tous leurs recherches et leurs efforts dans cette direction... sans supposer qu'ils venaient de heurter de plein fouet le fameux arbre qu'avait planté Saunière pour cacher sa forêt... dans une autre région. Il en est de même pour les instruments de photographie aux objectifs d'exception ainsi que les «jumelles longues-vues»... dont le modèle demandé par l'abbé «n'est disponible que sur commande»…

Retour aux carnets de moins en moins complets

A ce propos, il est utile de revenir sur les affirmations tenues depuis les fameux carnets, pas si complets qu’on veut bien le dire. C’est ainsi qu’il est affirmé que, si aucune sortie d’argent n’est faite pour l’achat d’un appareil photographique à ‘objectif rectiligne’ ou de ‘jumelles’… c’est que jamais l’abbé saunière n’avait fait ces achats… et que nous étions des menteurs et mystificateurs ! Nous répondrons, et le lecteur peut le vérifier sur les copies des documents, que pas un seul instant il est question d’achats formels, mais simplement de demande de renseignements ! Avant de nous accuser si rapidement et facilement, il suffisait de lire nos écrits et ces copies de documents ! Certes en ce cas, nous ne sommes plus des escrocs notoires ! Dommage pour messieurs Jean-Luc Robin et Laurent BUCHHOLTZER
De plus, ce genre de matériel n’entre pas dans le registre des armes interdites ou du matériel prohibé à la vente. L’abbé Saunière pouvait fort bien, avec les moyens financiers dont il disposait, prétexter une passion soudaine pour la photographie (et il l’avait) ou l'observation à très longue distance... Il est notoire, rappelons-le, qu'il fit réaliser sur commande des cartes postales et des photographies de paysages alentours... Personne n'aurait été surpris, à ce moment, qu'il s'achète et fasse venir de Paris (où d'ailleurs on le croyait monter de temps à autres!) ces instruments pour assouvir ses nouveaux caprices.

L’immense silence de l’abbé Saunière

Non! L'abbé Saunière ne semblait pas tenir à ce que l'on sache ce genre d'acquisition. Sinon pourquoi aurait-il fait expédier cette correspondance à son adresse de Lyon ? En outre, nul ne sait ce que sont devenus ces appareils… si toutefois ils ont été achetés… Quand à JL Robin, il exhibait dans son bureau un appareil photographique (qui aurait fait l’orgueil de plus d’un musée) qu’il prétendait être celui de Saunière… Etrange que jamais il n’en fasse mention… si c’était vrai !
Il nous faut simplement penser que le curé de Rennes en avait un besoin impératif pour ses recherches, mais surtout qu'il ne souhaitait en parler à personne. Nous pouvons encore remarquer le ton des courriers : il est évident qu’il est celui d'un fournisseur à un client habitué et fidèle !
Mais, la découverte de ces nouveaux éléments souligne le fait évident que peu de chercheurs eurent connaissance de ces informations... où, peut-être, taisaient-ils soigneusement ces ‘détails’. Dans ce cas là, il serait passionnant de se demander qui et pourquoi ? Ce serait dire alors, et nous en avons maintenant les preuves, que Saunière aurait mené une 'seconde vie’ avec une discrétion redoutable et absolue... L'étude approfondie de cette dernière, pourrait nous conduire à de nouvelles révélations qui, cette fois, s'avéreraient constructives ou, mieux, définitives. Si un tel travail se montrait réalisable, il nous réserverait sûrement bien des surprises sur plus d'un point de notre Histoire et du passé de notre Pays...

Nous reviendrons dans les prochains chapitres sur Saunière à Lyon, dans le Pilat et sur ses liens avec le martinisme et une certaine… histoire de l’Histoire.

Le 15 juillet 2005

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