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Chronique annoncée d’évidences délaissées

 

En reprenant la copieuse littérature concernant l’affaire de Rennes-le-Château on peut sommairement classer quelques remarques au chapitre des évidences curieusement délaissées.
Dans le principe général, tous les auteurs s’entendent pour admettre que l’abbé Saunière ait été le révélateur de ce qui deviendra, avec l’intervention de G. de Sède, « L’énigme de Rennes-le-Château ».
Ensuite, à une majorité écrasante, il est admis que ce curé, entièrement démuni à son arrivée dans cette paroisse, se retrouve très vite à la tête d’un capital non négligeable. Capital qui, rapidement, lui permet d’acquérir d’abord quelques biens, et surtout une notoriété sur lesquels nous reviendrons plus loin.

Petit rappel chronologique des faits

Reprenons sommairement les événements concernant la vie de Saunière, et ses travaux pour l’église de Rennes-le-Château, ses alentours (cimetière, ‘grotte’, calvaire, jardin, reposoir, et annexes divers), le presbytère et enfin son ‘domaine’ (villa Béthania, tour Magdala, jardin d’agrément et aménagement divers).

11 avril 1852. Naissance à Montazel de Bérenger Saunière.
1879. Il est ordonné prêtre et prend la fonction de vicaire à Alet les Bains.
1882 - 1885. Curé au village du Clat.
1er juin 1885. Saunière arrive à Rennes-le-Château. Le presbytère est inhabitable et l’église menace ruine.
1886, janvier. Nomination au séminaire de Narbonne après la suspension de son traitement de prêtre en raison de son prêche anti-républicain d’octobre.
1886, 1er juillet. Retour à Rennes avec un don de 3000fr de la comtesse de Chambord.
1886 - 1891. Réalisation d’importants travaux dans l’église délabrée.
1886 - 1887. Plusieurs découvertes fortuites lors des réfections.
1886. Don à l’abbé Grassaud d’un calice ancien.
1887. Achat des vitraux dédiés à Marie-Madeleine. Restauration du Maître Autel.
1888, 1889, 1890. La ‘pierre des chevaliers’, la cache dans le balustre et peut-être de celle dans un pilier, où autres découvertes ont eu lieu.
1890. Début des rénovations dans le presbytère et le cimetière.
1891, 21 juin. Mise en place d’une statue de la vierge sur le ‘pilier wisigoth’ inversé avec gravure des mots ‘pénitence ! Pénitence !’ et ‘Mission 1891’.
-note dans le cahier journalier de Saunière: “L’année 1891 portée au plus haut dans le fruit dont on parle ci-dessous;”
-livraison et pose de la nouvelle chaire (Maison Giscard, Toulouse).
-apposition au porche de l’église des armes de Mgr Billard et de celles du pape Léon XIII.
-21 septembre, dans le journal: « lettre de Granes - Découverte d’un tombeau, le soir pluie. ».
1891 marque également la fin des travaux liés aux ‘découvertes’ dans l’église de Rennes-le-Château.
1891. Saunière commence à tenir minutieusement une comptabilité des messes dont il reçoit commande.
1892. Travaux pour le presbytère, le cimetière et son accès, la ‘grotte’, la citerne avec au-dessus un bureau avec bibliothèque.
1892. Marie Dénarnaud reste à demeure avec sa famille dans le presbytère.
1894. Aménagement dans le cimetière et autour de l’église.
1895. Les travaux de l’abbé dans le cimetière irritent les habitants de la commune. Deux pétitions (12 et 14 mars) sont adressées au Préfet pour faire arrêter ces actes.
1896. D’après C. Corbu, s’il y eu trafic de messes il commence cette année là.
1897. La grande fresque en relief, au-dessus du confessionnal, est livrée et installée.
1898. Fin des travaux concernant l’église, le presbytère et tous les aménagement extérieurs.
1898. Début des acquisitions pour le ‘domaine’ de l’abbé à Rennes-le-Château.
1898, mai, juin et septembre. Saunière est à Lyon.
1898 - 1905. Achat des terrains: 7 parcelles cadastrées dans le village.
1899, juillet. Autre séjour à Lyon.
1900, mai. Dernier voyage connu à Lyon.
1901. Début des travaux de la ‘Villa Béthania’.
1905. Achèvement des travaux de la ‘Villa’.
1906 - 1907. Les testaments réciproques de Marie Dénarnaud et de Saunière.
1907 - 1908. Années fastes pour Bérenger Saunière.
1909. Difficultés financières importantes.
1910 - 1911. Procès pour abus de pouvoir religieux de l’abbé.
1912. Modification du testament de Saunière.
1913. Hypothétique voyage à Paris...
1916. Pèlerinage à Lourdes.
1917, 22 janvier. Décès de Bérenger Saunière, à Rennes-le-Château.
1945. Installation de la famille Corbu dans le domaine avec Marie.
1953. Mort de Marie Dénarnaud.

Les surprenants moyens d’un pauvre curé

Les différents ouvrages sur le sujet admettent unanimement l’aisance rapide mais irrégulière de l’abbé Saunière, puis le fait qu’il consacre, avant tout, cette richesse à entamer à ses frais des travaux indispensables à la remise en état de l’église de Rennes-le-Château menaçant ruine. Ensuite, non seulement le bâtiment est réhabilité dans son urgence, mais surtout embelli par une décoration abondante et pour le moins surchargée... Personne ne s’en plaindra. Ni la municipalité d’alors soulagée financièrement de ces travaux coûteux, ni les fidèles de cette paroisse, ni les autorités religieuses dans un premier temps... Encore moins, beaucoup plus tard, les innombrables chercheurs en quête d’hypothétiques messages chiffrés laissés dans l’église de la paroisse...

Saunière devant la porte de sa bibliothèque près du cimetière

Mais Saunière ne s’arrête pas si vite sur le chemin de ses prodigalités. Il se montre également généreux envers certains laïques, quelques notables et plusieurs de ses collègues. Là encore, aucun bénéficiaire ne s’offusque des nombreuses largesses de l’abbé. Ce dernier met ensuite en application l’adage populaire “charité bien ordonnée commence par soi-même”.
A cet effet, c’est tout d’abord le presbytère, habitation du prêtre et de sa gouvernante, qui est convenablement réaménagé. Puis B. Saunière entreprend l’acquisition des terrains prolongeant le presbytère et l’église jusqu’au bout de la falaise.
Sur cette propriété un important projet d’aménagement est engagé dans la foulée : construction d’une habitation confortable, la Villa Béthanie, puis de la ‘Tour Magdala’ elle-même prise dans un ensemble de bâtis en forme d’enceinte en bord de falaise. Des jardins d’agréments, une serre, une ‘orangerie’, une seconde tour dite ‘de verre’ et des citernes achèvent d’embellir considérablement la réalisation.
Le cimetière profitera également des deniers de l’abbé, ainsi que d’autres réalisations à vocation religieuse autours de l’église : reposoir, calvaire, grotte, édification du fameux pilier surmontée d’une statue mariale, etc.

Une histoire sans mystère?

Tout ceci est bien connu, sans mystère dans son principe, et reconnu par quasiment l’ensemble des chercheurs en la matière. Ces derniers sont également unanimes sur le moment où la situation de l’abbé devient défavorable.

Bérenger Saunière devant le porche de son église

En effet, le décès de l’évêque Mgr Billard, plutôt bienveillant pour Saunière, marque l’arrivée de son successeur, Mgr de Beauséjour. Celui-ci plus pointilleux (dirons-nous modérément), intrigué des moyens financiers d’un curé arrivé à Rennes-le-Château ‘avec une seule paire de chaussures’, demande des comptes à l’intéressé. L’échange s’envenime vite, les justificatifs tardent à venir, enfin la situation orageuse dégénère rapidement en un rapport de force dont nous savons l’issue désastreuse pour Bérenger Saunière.
Sur cet ensemble d’éléments, tout le petit monde de cette affaire est d’accord dans ses grands traits.
Ce n’est qu’ensuite que divergent les opinions à propos des origines financières de l’abbé. Pour certains la source de cette manne ‘providentielle’ se résume à un sordide trafic de messes. Pour d’autres il s’agit de découvertes archéologiques discrètement monnayées... ou d’un secret mis à jour dans l’église pour lequel le silence de Saunière fut acheté au prix fort... ou enfin la trouvaille d’un ou plusieurs trésors inépuisables, mais sans doute épuisés. Chacune de ces hypothèses est à la fois tangible et fragile... Toutes proportions gardées, il est tout aussi admissible que la réalité soit un astucieux mélange de toutes ou parties des solutions envisagées jusqu’ici.
Si toute cette histoire se résume en un lamentable trafic de messes, force est de reconnaître que bien des détails resteront persistants sans jamais que leur soit trouvé d’explications satisfaisantes. Quand aux autres solutions, elles ne peuvent se concevoir sans la complicité d’un certain nombre d’interventions tenues prudemment dans l’ombre de cette énigme.
Dans ce dossier, il n’est pas question d’analyser les innombrables théories proposées par la masse colossale d’ouvrages abordant le sujet. Nous retiendrons seulement un certains nombre d’éléments d’apparence secondaire pouvant apporter, à l’étude, un éclairage différent sur les ‘raisons’ de cette énigme.
Les faits énoncés admis pratiquement par tous les chercheurs apportent plusieurs évidences dans la vie de Bérenger Saunière qui sont en résumé :
- Son arrivée à Rennes-le Château sans aucun moyen financier.
- L’état lamentable de l’église et du presbytère.
- Le passé historique du Razès et de l’ancien territoire de ‘Rhedae’.
- Une aisance financière soudaine et inexpliquée.
- L’usage de cette opportunité inattendue.
- Le moment ou le rêve de Saunière tourne au cauchemar.
- La volonté de l’abbé de ne pas se justifier clairement.
- L’issue catastrophique de cette ‘chronique annoncée’.

Les petites découvertes de Saunière

L'abbé Saunière avec des enfants de Rennes-le-Château (1891)

Concernant l’abbé, nous laissons à d’autres la responsabilité d’affirmer irrémédiablement que le ‘trafic de messes’ soit sa seule source d’une soudaine aisance financière... Par contre, lors des premiers travaux urgents dans l’église de Rennes-le-Château, il n’est pas contestable que Saunière ait fait quelques découvertes archéologiques, historiques ou ‘monétaires’. Incontestable aussi qu’il ait fait part de sa mise à jour à la municipalité d’alors.
Plusieurs témoignages concordant, on peut, sans trop de risques, supposer la ‘découverte’ répartie en plusieurs points :
- une petite fiole trouvée dans le ‘balustre’ soutenant la chaire.
- au minimum un petit ‘magot’ découvert en manipulant une dalle ou un petit pilier dans le choeur de l’église.
- Il est aussi envisageable qu’il y ait eu plusieurs petits dépôts vers la chaire.

La petite fiole sortie du balustre n’aurait pu contenir qu’une infime relique religieuse ou un très petit morceau de manuscrit. Quand au ‘magot’, découvert fortuitement lors de travaux de maçonnerie, s’il n’était pas totalement négligeable, il ne semblait pas cependant être question d’un trésor colossal... D’ailleurs, le style de vie de Saunière ne change pas radicalement à cette occasion, et il éprouve encore des difficultés à poursuivre les travaux essentiels dans son église.
Jusque là, nous sommes dans la perspective d’un pauvre curé de village qui, lors de travaux indispensables dans son église, trouve un petit dépôt lui permettant tout au plus de poursuivre moins difficilement les grosses réfections. Il n’y a pas là de quoi crier au trésor fabuleux et encore moins d’affirmer une intervention ésotérique !
Ces détails en eux-mêmes ne sont pas significatifs. Pourtant à mieux y regarder ils sont peut-être à l’origine d’autres événements moins... simples.

Chronique ordinaire pour un curé ordinaire

La vie de Bérenger Saunière devait être celle d’un curé ordinaire. De fait, il n’y a rien d’extraordinaire, à ce qu’un jeune prêtre soit nommé aux confins d’un diocèse. En la matière, les ‘carrières’ religieuses doivent ressembler à celles de bien d’autres ‘professions’, où souvent les ‘débutants’ se retrouvent, hélas, relégués à des postes éloignés des grands centres administratifs... plus motivants, plus vivants ! Ensuite, expérience, ancienneté et relations font l’avancement.
Pour ne reprendre que la paroisse de Rennes-le-Château, il faut bien admettre une très longue succession de prêtres s’y déroulant, comme partout ailleurs, depuis la fondation du lieu de culte. Si chaque nouveau prêtre y avait eu le même destin que celui de Saunière nous en aurions forcément quelques témoignages... et il y aurait eu bousculade de prêtres postulant pour ce poste au pays de Cocagne des curés du Razès ! Or, ce ne fut à l’évidence pas le cas. Apparemment les nombreux desservants du culte à Rennes y vécurent modestement, ne semblant pas même disposer des moyens essentiels à l’entretient élémentaire de l’église et du presbytère menaçant ruine.

Saunière devant le pilier inversé...

Il en est de même pour l’aspect historique du territoire de ‘Rhedae’. Toute cette région se trouve enclavée dans le tumulte formidable d’un passé pour le moins fort agité. Tout au long de cette fascinante fresque, bien des paroisses eurent des instants tout aussi glorieux, ou tragiques, que ceux de Rennes-le-Château, sans pour autant avoir offert à ses curés un tel exceptionnel destin... Du moins les chroniques n’en conservent-elles pas le souvenir.
Et voici tout à coup que Rennes-le-Château, par l’intermédiaire de son curé, sort étrangement de l’anonymat où le passé et l’oubli des hommes l’ont plongé. Peu à peu, sous un aspect anodin, l’histoire de Rhedae laisse, en filigrane, deviner des épisodes, souvent irritants, pourtant hors du commun. Saunière, par qui arrive l’événement, sort lui aussi, d’une grisaille laconique dans laquelle il aurait dû poursuivre, docilement, une vie de prêtre sans surprise ni exception notoire... Mais contre toute attente le ‘pauvre curé’ devint ‘curé au milliards’!

Pourtant, jusque là tout peut encore s’expliquer par le réflexe d’un homme à l’esprit vif, ingénieux qui découvre un petit ‘trésor’ oublié, décidant de s’en servir, d’abord pour son église, et ensuite, peut-être pas toujours de façons très orthodoxes, à des fins nettement plus personnelles.
Il est temps, de constater que ces événements, même encore anodins, ne sauraient avoir lieu sans un minimum d’interventions extérieures. Ce sont ces interventions que nous allons tenter de mettre en lumière.

Deux vies pour un curé

Saunière fait quelques mises à jour lors des réparations urgentes dans son église. Il se trouve face à un dépôt mortuaire d’une valeur certaine... Dans la foulée une ou deux caches se révèlent lors de la rénovation de la chaire. Cette fois il s’agit d’autre chose qu’un simple mobilier archéologique. Si les avis divergent sur la ‘qualité’ du contenu, ils s’entendent par contre pour admettre la découverte d’au moins un ‘petit manuscrit’ (sur lequel nous ne saurons jamais rien!) avec un supposé minuscule reliquaire. [Précisons tout de suite que nous contestons radicalement l’authenticité des documents dits ‘petit et grand parchemin du Prieuré de Sion’.]
Ceci dit, les notes personnelles de l’abbé font au moins mention d’une découverte certaine : celle d’un tombeau... A l’évidence d’autres choses se révéleront sans que nous en ayons la moindre connaissance du détail.
Dès ce constat, une réflexion doit être soulignée, bien que curieusement elle ne semble pas avoir retenue l’attention des érudits en la matière.
D’abord la lecture des notes personnelles de l’abbé donne une chronique soigneusement détaillée des moments de sa vie à Rennes-le-Château.

Mais passé cette évidence simple, unanimement reconnue, la vie de Saunière, minutieusement notée, laisse dans l’ombre bien plus de zones inconnues que nous le supposerions. Par exemple nous disposons des interminables litanies de ses factures, commandes, courriers divers, colonnes de méticuleuse comptabilité religieuse... mais quasiment rien, à notre connaissance, sur des informations concernant les différentes mises à jour. Nous disposons clairement, en tout et pour tout, dans les notes de Saunière, d’une seule laconique phrase, prise et reprise par tout un chacun: « 21 - Lettre de Granes. Découverte d’un tombeau, le soir pluie. ». Ceci se passe le 21 décembre 1891. Cependant, elle reste muette en informations quant à ses lieu, origine, contenu et autres détails sur la question... pas de notes, non plus, concernant la ‘fiole’ dissimulée dans le balustre... rien sur les conséquences entourant la dalle dite ‘des chevaliers’... encore moins de commentaire à propos du pilier ‘wisigothique’... silence complet pour la petite ‘marmite’ et son alléchant contenu... En résumé, Saunière, si prolixe sur ‘l’ordinaire’ de sa vie, reste ‘muet comme une tombe’ à propos de ces découvertes... De toutes évidences si celles-ci étaient ‘innocentes’ et sans valeur, il n’y avait pas lieu de les masquer ou de les tenir hors de son carnet journalier. A moins bien entendu qu’il y a ait eu un second carnet réservé à des notes plus... confidentielles... et pourquoi pas ?
Prenons pour exemple le petit récipient trouvé, probablement, sous la ‘dalle des chevaliers’. S’il contenait, comme l’aurait prétendu Saunière aux ouvriers présents sur place, simplement des médailles bénites (de Lourdes ou autres), il n’y avait aucune conséquence à l’inscrire laconiquement sous la forme : “découverte, sous la dalle, de médailles bénites”. De même pour tous les petits détails (qui font les grandes énigmes) qui finirent par arriver jusqu’à nous... Et ainsi toute l’affaire était définitivement réglée. Plus de mystère à Rennes-le-Château, ni de chasse au trésor !

Le carnet manquant ?

Saunière et des amis dans la cour du presbytère

Echafaudons maintenant une autre hypothèse acceptable. Celle d’un Bérenger Saunière se gardant d’inscrire sur ses carnets, si minutieusement tenus, tout autre mention de mise à jour que celle de : “découverte d’un tombeau”. De fait, nous pouvons supposer, jusqu’à preuve du contraire, l’abbé s’évertuant en réalité à tenir certaines informations “hors notes extérieures”... Ces fameuses notes, dont il donnera trop facilement de larges extraits pour justifier ses comptes personnels, ses commandes et gestions de messes... qui sont, en somme, la chronique visible de sa vie de prêtre ! Alors... peut-on dire que Saunière aurait eu ‘deux vies’? Celle bien réglée, au carnet accessible à tous, la vie vérifiable du prêtre besogneux, exemplaire, soumis, sans secrets... Et une seconde, celle d’un homme qui met à jour un dépôt, un trésor archéologique, un secret, une connaissance, des informations pour le moins peu orthodoxes... qu’il décide de garder pour lui, et d’en faire mention uniquement dans un autre répertoire secret ignoré de tous. Pourquoi pas ? Oui, pourquoi pas, si l’on observe que certains faits, personnages, et éléments, admis généralement n’apparaissent jamais dans les notes disponibles, largement répertoriées, et présentées à ce jour.

Ce constat pourrait créditer l’existence d’un autre répertoire si discrètement tenu, et dissimulé, qu’il échappe à toutes investigations... en remarquant également que personne n’ait semblé supposer, ni chercher, un tel document. Il est donc aisé, dans certains cas, d’affirmer l’inexistence d’éléments en raison du fait qu’il n’en existe aucune preuve écrite de la main de Saunière... sans même prendre la précaution élémentaire d’ajouter ‘jusqu’à preuve du contraire’!

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André Douzet