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Société Périllos ©

De l’imaginaire aux constats géologiques

 

Si l’adage est vrai nous devrions retrouver en bas les mêmes choses que celle du sommet du vieux Pech de Thauze (Mont Bugarach). Les documents parcourus laissent augurer, depuis cette liste de constats, de nombreux éléments souterrains (mines, grottes, cavernes, cryptes, souterrains) sous le secteur géographique de Bugarach.
Nous ne saurons, sans doute, jamais ce que trouva D. Bettex au fond de ses fouilles souterraines, ni ce que souhaitaient dissimuler, près du sommet de la montagne, trois hommes en obstruant des failles réouvertes par les forces telluriques… Canular, farce, crise aiguë de mythomanie diront certains.

Résurgence Opoul

Pourtant il est bien difficile de nier des évidences certaines à propos de l’existence, dans cette région, de plusieurs réseaux souterrains, naturels, ayant pu être aménagés pour des raisons oubliées. Par exemple, ne dit-on pas qu’un effondrement géologique aurait asséché il y a des millénaires, une sorte de lac salé recouvrant ce qui deviendra le territoire de Rennes-les-Bains ? Quant à Rennes-le-Château une longue tradition mentionne d’importants réservoirs d’eau souterrains naturels à des centaines de mètres de profondeur. Il en est de même dans la région de Salses, Opoul et Périllos dont on soupçonne les points d’origine identiques à ceux des eaux souterraines du Razés… tout comme le rattachement, selon C. Chanel en 1941, des eaux thermales de ce secteur au système orogénique du Canigou. Ajoutons que l’un des siphons actifs près du mont Bugarach recevant un colorant spéléologique aurait son écoulement (traces de couleur) près de Salses… vers Opoul ! ! !

Des mots formidables

Michel Lamy (dans son remarquable ouvrage « Jules Verne initié et initiateur ») se demandant où trouver l’entrée au monde souterrain de ce pays, en situerait l’accès sous Bugarach. Ce monde, pour les celtes, abriterait le « Maître des collines creuses» et l’auteur fait le rapprochement avec le fait que ‘Pic de Thauze’ aurait signifier ‘Pic creux’. Si cette étymologie s’avérait exacte elle serait un élément incontournable dans cette affaire. Ensuite M. Lamy argumente encore en proposant un curieux passage de l’ouvrage « Shambhala, oasis de lumière » d’Andrew Thomas dans lequel il est question de: « la terre des Blanches Eaux où de saints hommes vivaient en reclus ; loin des turpitudes du monde ». De ce passage il faut retenir qu’effectivement c’est au pied du Bugarach que prennent naissance les eaux de la Blanque… Mais plus curieux encore lorsque Andrew Thomas poursuit en citant le professeur N. Roerich « Après un dur voyage, si vous n’avez pas perdu votre route, vous parvenez aux lacs salés. Ce passage est très dangereux. Vous arriverez alors aux montagnes de Bogogorch. Là commence une piste encore plus périlleuse »… Il est difficile de faire mieux car on ne peut qu’admettre une étrange similitude entre les deux noms BoGogoRCH et BuGaRaCH (les majuscules sont reprise depuis le travail de M. Lamy) et de savoir que si l’on poursuit la route de Bugarach par les gorge de Galamus on se retrouve en Roussillon, et à peine plus loin sur les terre des Périllos ! Enfin il faut rappeler que pour les Grecs l’accès aux mondes souterrains se situait en… Arcadie. Le hasard fait, parfois si bien les choses…

Un domaine, un roi et un peuple de sous terre

Mais, concernant le fameux monde souterrain et de son roi il leur faut pour exister un peuple à abriter et à gouverner. Ne serait-ce pas de ce peuple légendaire des profondeurs dont ferait mention Louis Fédié dans ses écrits sur « Le Comté de Razès et le diocèse d’Alet » ? Et, si un tel peuple existait, ce pourrait être des représentants de celui-ci qui certains témoins auraient pu prendre pour des créatures extra… terrestre, ce terme ne s’entendant, alors, qu’au sens ‘terrestre de surface’… pourquoi pas ?

Combat contre les êtres venus de sous terre

De plus plusieurs auteurs romanesques exploitèrent judicieusement ce genre d’hypothèse en relatant d’extraordinaires aventures souterraines mettant en scène des royaumes fantastiques et des habitant pour le moins étranges. Si certains de ces peuples ‘sous-terrestres’ sont inoffensifs et fuient notre contact, d’autres se montreraient à la veille de conquérir le monde terrestre de la surface. C’est ce genre de mésaventure relatée dans le roman de Bulwer-Lytton « The Coming Race » traduit en français sous le titre « La race à venir »… Ces créatures parviendrait jusqu’à nous, par des galeries de mines prévues à cet effet, et utiliseraient des forces à notre encontre dérivant du mystérieux ‘Vril’ qui ne serait autre qu’une utilisation déformée de l’énigmatique ‘rayon vert’. Sur ce registre la race « qui nous exterminera » est composée de créatures ayant pour nom les ‘Ana ‘. Certes ce nom du peuple troglodyte est purement imaginaire, cependant comment ne pas, là encore, être étonné de la comparaison avec celui du lieu souterrain où Jean reçu la révélation de son ‘Apocalypse’ : la grotte ‘Haghia Anna’ ? De plus l’idée d’une conquête de notre ‘surface terrestre’ par le peuple des ‘Ana’ nous réservait sans doute des scènes d’une horreur… apocalyptique, à n’en point douter.

La couleur verte des initiés se met ‘au vert’ à Bugarach

La couleur verte du romanesque rayon de force des ‘ana’, dans ce contexte, nous rappelle le roman de Jules Verne « le rayon vert »… et sur un autre plan, peut-être pas si éloigné que ça, le mystérieux ‘rayon vert’ précédant, semble t-il, l’apparition des levés de soleil solsticiaux dans les archères du château de Montségur. Sur ce point, n’ayant personnellement jamais pu assister à cette vision, il est difficile de la confirmer ou de la contester. Cependant si ce moment insaisissable se produit effectivement il faut admettre que ce ‘rayon vert’ précède le levé solaire des équinoxes… derrière le vieux pech de Thauze, initiales des tracés sacrés de Montségur !
La tradition cathare assure qu’au moment de la reddition du château de Montségur, il aurait été annoncé que 600 ans après ce désastre « le rameau reverdirait » … La capitulation de Montségur eut lieu en mars 1244… et 600 ans plus tard le ‘rameau’ devait reverdir, soit vers 1844. A 20 ans près la date de 1824, au sommet du mont sacré qui avait engendré le tracé symbolique du château de Monségur, serait à peu d’années près ( erreur bien excusable sur un délai de 600 ans et dans la tragédie du moment) la bonne date pour que reverdisse le ‘rameau’… La couleur verte est toujours bien présente, à qui saurait la distinguer au moment des indispensables marées d’équinoxes, derrière Bugarach à l’instant ou le ‘rayon’ solaire traverse l’une des archères ‘orientée’ de Montségur.
Quand au terme ‘rameau’, ceux qui transmirent cet élément le chiffrèrent suffisamment pour en en faire un discret moyen de transport dans le Temps sous la forme d’un calembour du type : le ‘Râ – mot’ (le mots du soleil, le mot de la lumière, la clarté ???) ou l’arrivée d’un ‘rejeton’ donc ‘un plant tard venu’ pour éclairer l’énigme de ‘lumières nouvelles sur Rennes-le-Château’… Ou tout autre solution que nous ne détenons pas.

Un domaine plus initiatique que romanesque

Le domaine ‘romanesque’ de Maurice Leblanc et Jules Verne nous permet d’observer que souvent la notion de ‘marée d’équinoxe’ autorise l’accès à de mystérieux trésors et secrets royaux, aristocratiques par certains personnages en mal de domination planétaire. Une rumeur persistante affirme que certains auteurs, en la matière, auraient été affiliés à des sociétés fort discrètes disposant d’un savoir dangereux et impossible à révéler aux profanes. Ces ‘fraternités’ maîtrisaient, dit-on, parfaitement l’art d’une langue hermétique hautement symbolique, tel celle des ‘oiseaux’ ou ‘vert langage’. De ces images en forme de mots à plusieurs sens on pourrait supposer que ces fameuses ‘marées’ ne soient en fait qu’une indication nous ‘orientant’ vers le moment des équinoxes… où l’approche des révélations peut se faire en suivant un procédé très précis. Ce moment, donc le Temps, ne se concevrait qu’avec sa complémentarité l’Espace. Cet espace est quasiment toujours illustré par un volcan, une aiguille, une mine, une grotte, une rivière souterraine, ou autre lieu aménagé sous terre par des mains humaines ou… inhumaines.
C’est par ces point hautement telluriques et symboliques que de fragiles, ou puissants, héros s’engageront, après avoir surmonté l’obstacle du décryptage pour réaliser un parcourt souvent terrible ressemblant bien plus à un périple initiatique qu’à une quelconque aventure ordinaire. C’est le voyage au centre d’une Terre, ou d’une aiguille d’où il faudra bien revenir porteur de la connaissance chèrement acquise pour retrouver le soleil de notre monde…
Si l’affaire de Rennes-le-Château semble liée au tracé de l’ancienne méridienne de Paris, elle aussi tributaire de l’Observatoire National et de son puits zénithal ouvrant sur le royaume souterrain des morts (catacombes), elle implique donc la proximité du mont Bugararch. Or cette méridienne traverse l’église St Sulpice où elle est concrétisée par un curieux monument. C’est dans cette église, qu’outre le célèbre tableau ‘Héliodore chassé du temple’ d’Eugène Delacroix lui même impliqué dans cette énigme, nous trouvons dans la sacristie un St Michel terrassant, à l’opposé de celui de Bugarach, un dragon… et une scène illustrant ‘le Livre de Tobie’… tout comme à Bugarach !

Un dernier vert avant l’énigme

Formidable couleur que le vert… Brièvement disons qu’elle représente le renouveau et le printemps (l’équinoxe ?) l’arbre de vie. C’est le vert qui désigne la fameuse langue des initiés : la Langue Verte ! Pour l’ésotérisme en général ce sera la couleur du principe vital, le secret des secrets. Peut-être est-ce là la raison du choix de cette teinte pour représenter le Graal… ce vert, couleur secondaire, indispensable pour contenir le rouge sang, couleur primaire, de la divine magie transsubstantiatoire (calice représenté dans l’église de Bugarach). L’immortalité est représentée par le vert, tout comme il symbolise la ‘Verte Erin’ l’île celte des bienheureux, l’île de la vie éternelle qui deviendra plus tard l’Irlande. C’est sur cette terre verte que St Patrick détruira les quelques créatures malfaisantes qui hantaient le célèbre puits St Patrick où se rendront en pèlerinage Ramon de Périllos (Roussillon !) et Guillaume de Baujeu (grand maître du Temple qui détenait aussi une étrange coupe verte !). St Patrick est toujours représenté d’un manteau vert vif ! Enfin c’est la couleur de la vérité et du savoir…
Au delà de ces généralités, la déesse ‘Hator – Sekhmet’ (l’’ATOR’ du carré de la grotte de Galamus ?) concentre, dit-on, un rayon (encore) qui était l’essence de toute origine de vie. Alors que les dragons gardiens des entrées souterraines sont souvent d’un vert ‘flamboyant’ (rouge et vert ?). Ces dragons s’affrontant dans de monstrueux soubresauts souterrains ne nous semblent maintenant guère inquiétants et perdus dans les récits de la Table ronde. Ils nous sont bien plus terrifiants lorsqu’on songe à Haushofer qui serait allé ‘ouvrir’ certains de ses dons auprès de la société du ‘Dragon vert’, afin d’en faire profiter les maîtres du nazisme… Cette société dont les affiliés de haut niveau (Thulé) avait toujours sur eux en signe de reconnaissance un crayon vert !!! Si l’on songe qu’il est probable qu’ Otto Rahn, mandaté par les nazis, ait cherché à percer coûte que coûte le secret de Montségur et du catharisme, il y a tout lieu de supposer qu’il ne pouvait faire autrement que de s’intéresser à Bugarach… où que, peut-être, ‘on’ ne lui ait jamais laissé le temps ni le moyen d’en remonter la piste! Cette piste que sans doute Jules Verne, lui, put savoir et obtenir d’en incorporer plusieurs éléments majeurs au fil de plusieurs de ces romans.

Si Bugarach m’était conté…où comment ‘fer’ un code

Maître Antifer selon Jules Verne...

Comme nous le verrons plus loin, il est certain que Jules Verne insista fortement pour attirer l’attention du lecteur attentif, ou de quelques initiés à son savoir, sur la région de Bugarach avec la réutilisation complète de certains toponymes du secteur.
Ces récits romanesques contiennent des éléments pour le moins curieux pouvant révéler certaines clés concernant étroitement l’affaire de Rennes-le-Château. Nous retiendrons, sur ce registre, non seulement le curieux « Clovis Dardentor », mais aussi «Les mirifiques aventures de Maître Antifer » dont le nom signifierait un fait, un lieu, un personnage, s’opposant à ce qui serait ‘ferreux’, un métal précieux ou imputrescible par exemple. Dans ce roman de Jules Verne le héros recherche un fabuleux trésor qu’il ne peut trouver qu’à l’aide de données géographiques et de documents dissimulés. Hélas le merveilleux dépôt sera impossible à localiser vraiment. L’auteur tente-il d’informer son lecteur que sa queste doit passer par un certain démon Asmodée qui, dans la légende, aurait été un précurseur pour travailler le fer ? Ce même démon qui veille, ployant sous le poids d’un énorme bénitier à l’entrée de l’église de Rennes-le-Château, aurait également essayer de duper le Roi Salomon… qui le contraignit à édifier, sans outils ‘en fer’ (Enfer ?), son palais mythique… Toujours ce même Asmodée qui détruit les sept premiers époux de l’épouse de Tobie juste avant la consommation du mariage!
A condition que le minerai de fer soit une direction à suivre, il nous sera impératif d’aller le chercher dans quelques galeries de mines souterraines pour en obtenir un bon produit… comme celui d’une mine de fer sur le territoire de Bugarach par exemple… Etrange récit de Jules Verne dans lequel Michel Lamy (dont la lecture de ses ouvrages est vivement conseillée) retrouve de nombreux détail liés à l’énigme du Razès. A propos de ‘fer’ nous pouvons noter sur ce registre une autre manifestation d’un hasard malicieux : le livre (déjà vu plus avant) « Le mammouth Bleu » est édité par un certain ‘Edgar Malfer’… Malfer… on peut difficilement ‘faire’ mieux !

Le SAVOIR de Monsieur Jules Verne… et d’autres

Jules Verne pourtant ne semble pas voyager seul sur ces étranges méandres du savoir perdu de cette région aux limites du Roussillon et des Corbières. Effectivement d’autres écrivains, pas tous romanciers, semblaient détenir également d’autres bases de cette mystérieuse connaissance: Maurice Leblanc, Gaston Leroux, Georges Sand, André Malraux, Louis Fédiés, Henri Boudet, Daniel Réju, Serge Hutin, Luc Alberny… pour ne citer que ceux-ci… La question la plus intéressante, probablement très embarrassante, serait de se demander pourquoi, et surtout comment, ces personnages littéraires eurent, seuls, accès à certaines sommes de connaissances activement recherchées par une myriade de curieux et chercheurs de tous bords… jusque là sans grand succès, il faut bien l’avouer.

Une fois la surprise passée, en étudiant d’un peu plus près leurs biographies, on constate que ces auteurs appartenaient à différentes sociétés initiatiques, obscures ou plus connues. Une autre réflexion serait prometteuse de surprenantes réponses : pourquoi tout à coup, depuis cette vague déferlante de ‘sachants’, même si l’on adhère à ces ‘nébuleuses’… plus rien n’en ressort ? Les messages ont ils tous été transmis en un seul exemplaire sans espoir de réédition ? volonté à notre époque de ne plus ouvrir le secret ? était-ce simplement le fait d’un hasard incroyablement répétitif ? manque d’initiés assez fiables?.. tant d’interrogations restant encore sans réponses.
Il est probable que le hasard dans cette recherche ne fasse seulement figure de ‘parent pauvre’ et qu’il soit relégué … au fond du gouffre. Car peut-on sérieusement parler de hasard, de circonstances fortuites, face au nombre de ‘romans’ empreints de détails indiscutables concernant les secrets de cette région formidable pour le seul auteur Jules Verne ? Comment expliquer, autrement que par une volonté à émailler les aventures de ses héros de réels révélations, la profusion d’ouvrages « à clés » tels que :
« Voyage au centre de la Terre ».
« Les Indes Noires ».
« Les aventures du capitaine Haterras ».
« Testament d’un excentrique ».
« Les mirifiques aventures de Maître Antifer ».
« Les enfant du capitaine Grant ».
« Robur le Conquérant ».
« Vingt mille lieus sous les mers ».
« Le sphynx des glaces ».
« La Jangada ».
« Clovis Dadentor ».
« César Casacabel ».

Profusion du terme ‘capitaine’ au fil des péripéties ou se situent, avec insistance la volonté de trouver les bonnes coordonnées géodésiques de lieux souterrains ou dorment engloutis profondément tant de trésors et de secrets fabuleux confiés à la discrétion de jeux de mots et rébus formidables… et réalisables avec un peu d’attention et de perspicacité. Il faut toutefois encore reconnaître que le plus souvent ces ‘codes’, et leurs ‘objets tenants et aboutissants’, se rapportent à la région comprise entre le Languedoc, le Roussillon et le Razès…
Certes nous pouvions encore ajouter les savoirs de St Yves d’Alveydre faisant état, avec Onsendowski, de l’existence ‘d’une’ région Agartha, d’un royaume d’un maître du Monde, et de secrets passages y conduisant. Ces études, à bien y regarder se superposent, d’une facilité déconcertante, avec certains lieux précis de cette région au passé parfois encore inconnu… comme les territoires des deux ‘Rennes’ et de Bugarach.

NB: vous recherchez des informations ou une édition du ‘mammouth Bleu’ de Luc Alberny ? Nous écrire car nous disposons de sa biographie, de plusieurs dossiers sur l’auteur et le chercheur et un important dossier sur ce ‘roman fantastique’ et surtout ses dérives incroyables dans la réalité des sites géographiques existants !

Le 8 juin 2008

Extrait de: ‘ET IN BURGARIO’ ou Les énigmes de BUGARACH >>
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