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Salveterre
sous Périllos. Ouverture sur un carré magique oublié (1ère partie) - Des chiffres, des nombres et des clés |
Une
fois n’est pas coutume
Il
n’est pas dans nos habitudes d’intervenir avant la présentation
du travail d’un de nos correspondants sur les colonnes du site Société
Périllos. Cette fois, nous ferons une exception car il s’agit
là d’un travail inhabituel à propos d’un lieu
qui nous est cher dans nos recherches et attentions. Nous entendons par
‘inhabituel’ le fait qu’il ne s’agit plus ici d’une
exploration sur le terrain mais d’une investigation depuis le fait
que nous ayons mis en évidence la découverte d’un carré
magique dans les vestiges du château de Salveterra. Rappelons, s’il
le faut encore, que ce château n’a strictement rien à
voir avec le village d’Opoul qui s’en est accaparé la
propriété nominative pour en faire un… château
d’Opoul… une appellation totalement fausse et infondée.
Le lieu est celui d’une fortification royale de ligne et n’a
jamais appartenu à une famille d’Opoul et encore moins à
ce qui deviendra une commune au fil des siècles. « Et alors
? » nous demanderont nos grincheux habituels. Certes, à première
vue, il n’y a rien de vraiment notoire dans cette gravure plutôt
malhabile sinon le fait qu’elle se trouve dans les ruines (parfois
dangereuses) du bastion.
Là encore, on pourrait considérer ce constat que comme un
hasard du ‘même tonneau’ qu’en de si nombreux lieux
où l’homme construit ses forteresses. Bien entendu ! Mais,
si des graffiti sont habituels dans des points de garnison où, entre
deux escarmouches, le soldat, avant de tuer ses congénères,
commence par tuer son ennui, il est très rare que ces manifestations
de désœuvrement s’expriment par des tracés d’un
niveau intellectuel inhabituel. Ici, nous nous trouvons face à une
extériorisation d’une connaissance hors du commun, comme chaque
fois que surgit cette sorte de tracé.
Habituellement, on trouve des carrés magiques basés sur des
lettres offrant des énigmes textuelles au curieux qui s’y intéresse
de plus près, comme c’est le cas du fameux ‘SATOR’
qui, d’ailleurs, tient toujours en échec les déchiffreurs
les plus pointus. Si ce dernier est en nombre restreint, la situation est
encore pire en ce qui concerne ces ‘constructions de l’esprit’
basées sur des chiffres. Evidemment, nous ne faisons pas là
allusion à ce qui est écrit dans des ouvrages ou des manuscrits,
où là ces ‘carrés’ sont foison… mais
à ce qu’on pourrait trouver, de ce genre, en gravure dans une
construction humaine quelle qu’elle soit. Nous serions, dans ce lieu
près de Périllos, face à une nouvelle exception confirmant
la règle des absences foisonnantes ailleurs que sur les terres de
cet ancien territoire énigmatique! Et cette nouvelle découverte,
hors de l’habituel, est des plus étonnantes si on se demande
l’usage, ou la destination, d’un tel témoin d’une
connaissance oubliée.
La chance nous souriait le jour où nous avons pu relocaliser cette
gravure enfouie sous les décombres… et encore plus au moment
de retrouver le vestige sous les éboulis. Cependant, une fois l’élément
retrouvé, il reste à en définir le contenu, ou son
mode d’ouverture, pouvant nous conduire à son ‘pourquoi’.
Ce dernier, soyons-en certains, est forcément aux antipodes de l’ennui
d’un guerrier en attente d’héroïques combats. Nous
avons soigneusement remis le remblai en place, sur ce témoin du passé,
afin d’éviter le pillage ou le saccage des mémoires
anciennes, comme on peut le voir à Périllos (les clés
gravées, pour ne citer que cet exemple) lors de certains travaux
de… prétendue réhabilitation. Mais après la satisfaction
de la remise à jour suit forcément la déception de
ne pas accéder à la moindre compréhension du message,
transmis muettement ici, dans ce château royal oublié de tous.
Nous avions fini par ‘jeter l’éponge’ sur cette
nouvelle énigme jusqu’au jour où un de nos correspondants
nous contacta sur le sujet. Le travail dont il nous fit part, sur cet élément,
dépassa tout d’abord notre entendement et on se demanda si
à un moment « trop n’était pas vraiment trop!
»… Et puis, à la lecture, on s’aperçut que
le faisceau d’études, et affirmations, convergeait dans les
mêmes directions que les nôtres depuis d’autres éléments
et chemins de recherches. Le chiffre, sur ce ‘carré’,
est peu à peu devenu fil d’Ariane se déroulant devant
notre stupeur, au gré d’événements qui n’ont
plus rien à voir avec le numérique ou les mathématiques
mais bel et bien avec des personnages ou des faits historiques et…
bibliques. Ainsi, sans rien déflorer de ce fantastique voyage au
cœur du chiffre en carré, nous voyons surgir des ‘666’
qui sont peut-être la prémonition d’un code postal local,
dont personne ne peut nier l’évidence, même si on veut
bien lui donner ‘coïncidence’ pour surnom… Puis,
ce sont des personnages comme Pedro de Luna qui surgissent en filigrane
des chiffres ouverts sur leurs seules lignes de possibilités arithmétiques…
nous le précisons ici.
C’est peu dire que la solution « baigne dans son propre jus
» et gagne, de fait, en possibilités de sérieux des
chemins ouverts par notre ami… jusqu’à Notre-Dame de
Marceille, Arles sur Tech, pour ne pas en dire plus ici. Nous rencontrerons,
au gré des explications et résultats, un certain pape Pedro
de Luna et une étrange galerie composée de Jean Carrier, Seth,
Osiris, Jésus, Thot et, plus curieux encore, le Loup Vert de Jumiège
ainsi que de multiples croix logiques… pour ne citer que ceux-ci.
Notre guide nous affranchit également sur le jeu des lettres de SALVETERRE
à SALVETERRA que tant prononcent sans en apprécier le suc…
Ce travail est surprenant car il se présente comme un miroir parfait
de nos approches, sans jamais utiliser une seule de nos voies de recherche.
Ce développement se fait par des déclinaisons pouvant, au
départ, paraître ‘hors sujet’ ou ‘exercice
intellectuel’… mais, à mieux lire, tout s’avère
clair, facile, précis (comme seuls savent l’être les
chiffres, nombres et leurs usages) et indispensable.
Mais il est temps de céder la parole à notre ami Zéphyrin et de le suivre au long des méandres du « carré magique du château de Salveterra »… ou plutôt, maintenant que nous savons, devons-nous dire « du carré latin de Salvaterra » ! Cet exposé sera présenté en 3 parties dont voici la première.
- - - - - - - - - - - - - -
Les
lignes qui suivent ne sont que l’expression de notre premier ressenti
à la lecture de l’article « Opoul
sous Périllos » (2ème partie) paru sur ces mêmes
colonnes, au sujet des villages ayant occupé le plateau de Salveterra.
Nous ne pouvons exprimer – soit littéralement faire sortir
par une pression hors de, ex – cet état, qu’au travers
de différents aspects de compréhension – cum prehendere,
prendre avec soi – dont les mots ne seront que les réactifs
menant, nous l’espérons, à un plan constructif. Ces
différents aspects font l'objet du texte suivant.
Mais avant tout, retenons quelques sonorités dans le texte
Wisigoths
ou du 14e siècle
Points funéraires, tournés vers la Mourtre -vers le MEURTRE
?-
L’eau de « sous terre » -Tombe eau ?-
Une cuve, une glacière… un carré magique
Aragon, Majorque…
Salveterra… St Sauveur
qui se croisent et s’entrecroisent avec le carré de quatre
: un, deux, trois, nous irons au bois…
Salveterra
Il
n’est plus à démontrer que la religion chrétienne
installe dès ses premières heures ses églises sur les
‘pierres’ des précédentes, que celles-ci soient
physiques, phonétiques ou autres… les Dieux d’une religion
devenant, le plus souvent, les diables de la suivante.
Alors St Sauveur découle de l’épithète locale,
variation musicale sur un thème imposé, modifiant le passé
pour décaler notre pensée, vers… un futur, l'alliance
des deux occultant le présent, le CAS D'EAU.
Admettons
que, malgré cette invite au voyage dans la magie des mots, le génie
de notre langue ne se laisse pas facilement capturer
Dans le cas qui nous concerne sur cet étrange plateau, le Sauveur
est SALVATOR, qui aurait dû donner SALVATERRA, alors que nous avons
SALVETERRA. Une petite introspection dans la construction de ce nom s’impose
pour mieux en comprendre le sens caché, et le savourer pleinement,
sens culturellement occulté sous le nom, impropre historiquement,
du ‘château d'Opoul’. Y'eût-il, à un moment
donné, création d'un écran de fumée, volonté
de désinformation sur des époques, des événements
décidés comme révolus ?
La méthode est classique, qui se vend à travers la flatterie,
la culture d'orgueil d'un nom, d'un lieu dont l'absence de passé
est le fondement du mirage du futur. Mais la Nature est structurellement
‘oiseleuse’: la force enfermée dans les ténèbres
envoie des messages pour indiquer sa présence, l'AUM HORS, la source
enfouie par un bouleversement terrestre finit par humidifier la surface
du sol, suintement boueux et marécageux.
En ce qui nous concerne, si la dénomination ‘Château
d'Opoul’ cultiva un certain ego social, engraissé de contes,
augustes vols terriens, le message de l'essence même du lieu ne pouvait
disparaître, qui se cache, sous la banale appellation de château
d'Opoul, soit… « chat eau de poule ».
L'eau de poule, voilà bien le lait des oiseaux des artistes chimiques,
dont l'expression culinaire lait de poule indique le mode de fabrication,
à partir, ici, du chat, du mélange d'Osiris -le verbe de la
lumière noire- à qui le chat était consacré,
et de Diane -qui, dans sa fuite en Egypte, se transforma en chat…
En d'autres termes, ce lait de poule sera le résultat du mélange
du lait de la Vierge, du Mercure des Philosophes (symbolisé par l'astragale
ovine signée de la Croix de Malte) et du sang blanc du Christ. Etape
essentielle et sublime vers la médecine universelle...
Voyons donc les possibles déclinaisons que nous pouvons retrouver dans le sens du passé de ce lieu retranché des hommes et de l’Histoire habituelle.
‘SALVE’,
qui ouvre le mot ‘SALVEterra’, provient de l’impératif
de salveo : « SALUT ! » ou « Je te salue ». Ensuite,
nous aurons également la forme adverbiale ‘en bonne santé’.
Nous avons le terme ‘SALVO’ qui signifie « rendre bien
portant » ou encore « guérir ».
Enfin, nous voyons que lorsque le U remplace le V, nous obtenons alors :
« SALUTATOR » qui signifie « celui qui vient saluer
», et aussi « SALUTATORIUS » qui désigne la pièce
où l’on donne audience.
Une
fois cette introduction faite, nous pouvons, dès lors, nous interroger
sur les points de sources d’eau du lieu car, curieusement, le plateau
en semble abondamment pourvu. D’ailleurs, les sites sacrés
régionaux, liés étroitement à l’ésotérisme
d’une histoire dont les ombres nous intéressent, sont quasiment
tous reliés hydrologiquement à de mêmes… sources
miraculeuses parsemant les sanctuaires primitifs de la région. Pour
illustrer notre propos, nous citons bien entendu Arles sur Tech et son tombeau
produisant une eau miraculeusement, sans qu’en soit scientifiquement
trouvée l’origine.
Le jeu de construction ésotérique en matière nominative
de ces points de l’expression sacrée de l’aube de nos
croyances se montre généreux à celui, ou celle, qui
saura le lire ou délier par les subtilités des langues hermétiques
(la Verte par exemple - Verte comme les chairs d'Osiris-). Cette richesse
de l’hermétisme linguistique nous propose d’entrée
de jeu la déclinaison suivante :
AR LES (sur) TECH
RA SEL CHET
Ensuite,
pouvons-nous ne pas arrêter notre vert langage sur ce site fascinant
qu’est celui de Notre-Dame de Marceille ? Pour l’instant, dans
le cadre de notre idée, nous retiendrons seulement le puits de Marceille
dont H. Boudet analysa phonétiquement les qualités de l’eau
ferrugineuse en nous incitant surtout, non à lire mais à entendre
:
MAR CEILLE
MARS Y SCELLE
Dans le cadre de nos premières réactions, nous nous arrêterons sur cette interrogation devenue logique : Qui était, (ou qui étaient ?) celui (ou ceux) que l’on venait saluer en ce sanctuaire ? Il y a lieu ici de préciser que cette notion d’éventuelle multiplicité peut être tant spatiale que temporelle… Des guérisseurs ? des guérisseuses ? de corps, d'Ames ? Théurges, onguentifères ?
LE
« CARRE MAGIQUE »… approche extérieure
Nous
devons, avant tout, apporter une première précision, qui n’est
sans doute pas de peu d’importance. En effet, à bien observer
cette gravure en forme de ‘jeu de chiffres à somme constante’,
on s’aperçoit qu’en réalité ce carré
est un CARRE LATIN et non un carré magique. Cet assemblage dispose
de plusieurs propriétés pouvant être développées,
et analysées, dont le caractère mathématico-intellectuel
– par leur aspect éloignant de la réalité –
nous les suggère comme hors-sujets aujourd’hui, qui peuvent
se résumer en trois éléments particuliers :
- anti-diagonal (les diagonales ont le même chiffre)
- symétrique double (par rapport aux deux diagonales)
- normalisé (1ère ligne et 1ère colonne dans l’ordre
naturel)
Ensuite, nous voyons que ce CARRE LATIN comporte seulement les quatre chiffres
:
1 2 3 4
Ceux-ci se présentent précisément ordonnancés
selon les caractéristiques précitées.
Le graphisme et le tracé montrent un carré, certes malhabile,
surmonté d’un CHEVRON DOUBLE, dit aussi CHEVRON JUMELE.
Ces quatre chiffres font immédiatement apparaître une série
de coïncidences ( ?)… -à en perdre son latin, carré-mens
!- parmi lesquelles nous retenons les quelques dates qui suivent, tout en
les précisant loin d’être exhaustives :
1234
- Début de la croisade contre les BOGOMILES, à l’origine
du mouvement cathare
- Canonisation de saint Dominique
- Navarre de Servian, fille de Blanche de Laurac, meurt à Montségur
1243
- Les Dominicains sont définitivement chargés de l’Inquisition
- Naissance de Jacques de Molay
1324 - Charte de Jean LARMENIUS, en vertu de laquelle la succession de l’Ordre
du Temple est assurée (?)
- Mise en résidence surveillée de Guillaume d’OCCAM
par Jean XXII
1342 - Naissance de CLEMENT VII, « anti pape »
1423
- Mort de Pedro de Luna (23 Mai)
Début du Pontificat de Clément VIII
1432 - Mort de Guillaume de Montfort, évêque de St Malo (1423 à 1432)
Nous laissons le lecteur au plaisir d’autres découvertes toutes aussi intéressantes…
Quant
au CHEVRON, n’est-il pas là pour nous interpeller et nous indiquer
– comme la flèche d’une boussole, dont il pourrait indiquer,
par son placement, le Nord en haut du carré – notre axe de
recherches ? Mais ceci est pour les topographes…
Placé en haut du carré, il est donc ‘en CHEF’,
nous permettant ainsi de transcrire ce symbolisme en : Carré latin
chef chevron jumelé.
Cette expression quelque peu héraldique nous donne immédiatement
:
« CARRE LAT IN CHEF CHEVR RON, JUME LE »… soit en langage
commun :
« CAR TEL UN CHEF, C’EST VRAI, ROI NE JUMEAU L’EST ».
Notons que ceci se lit, ou se prononce, avec une part de chevron utilisée
deux fois puisqu’il est double. Ce sera ici l’R qui sera doublé
puisque ce chevron, gravé en haut du carré, est donc en l’air…
en l’R -d'où chet l'eau poule, vers l'étoile du Nord.
Mais,
ô comble du labyrinthe, de la toile d’araignée, d’Ariane,
d’Hiram le divin bélier, ce double chevron donne évidemment
une deuxième signification, que nous trouvons ainsi exprimée
:
- « Carré latin chevron double chef » soit, en franche
lecture
- « Querelle latine, c’est vrai, double chef »
Une
dernière indication avant de pénétrer dans ce carré
– qui, finalement, est peut-être un peu magique. Les Sages,
et certains initiés, n’utilisaient pas la boussole, ainsi que
nous l’indique le mot s’ « ORIENTER » soit en langue
oiselée « ORIENT TERRE ». ‘Orientation’ ou
‘orienter’ restera à la boussole le terme désignant
sa fonction essentielle encore en usage aujourd’hui, à travers
son origine : SOL, SOLIS, le Soleil, le SEUL ŒIL.
Mis à l’est (Orient, droite) du carré, le chevron double
devient couché et prend en numérologie pythagoricienne la
valeur de 90, soit 9 x 10, le Père créateur (9) soumis au
multiple de la loi (10), ainsi que 9 x 5 x 2, le Père créateur
(9) devenant sur terre (2) la quintessence (5), que l’on trouve dans
la Terre de l’orient… « De l’Orient » qui
nous donne : « De l’or riant » ou mieux encore «
De l’or jeune, encore hors de ce temps où la Force potentielle
devient Energie actuelle, encore à l'âge d'or…
Il nous suffira ici de s’arrêter à ces quelques remarques avant de pénétrer dans notre Carré, comme dans un jardin dont les clôtures nous auront fait pressentir les mystères.
LE
CARRE MAGIQUE, pénétration structurelle
L’organisation interne de ce carré nous permet de dessiner plusieurs figures géométriques, principalement des croix, qui se présentent comme les premières résonnances des significations extérieures, les liens entre les signifiants externes et les signifiés internes, dont ils nous indiquent les voies d’approche.
CROIX
« A BEQUILLE ».
Il s’agit là d’un tracé, établi depuis
les traits reliant les chiffres similaires seulement deux par deux inscrits
dans notre carré, donnant la base de la croix de Jérusalem.
Cette dernière était connue des MEROVINGIENS, qui frappaient
monnaie avec ce signe.

CROIX
« DE CONSECRATION »,
Dite aussi CROIX ALLEMANDE, utilisée par les wisigoths. Elle trace
les diagonales des 4 chiffres de 1 et 4 et reprenant ceux deux par deux
: 2 et 3.
Enfin, comme troisième exemple, nous avons une CROIX de l’Ordre du Temple, puis des chevaliers de St Jean de Jérusalem… ceux précisément qui entouraient Pedro de Luna.
D’autres graphes pourraient découler d’une lecture blasonnée, tels que l'échiquetée, l’écartelé en croix, l’écartelé en sautoir, le fretté : mais un carré n’est pas un écu, qui nous place plus près des plans divins et sacerdotaux, par analogie avec la Jérusalem céleste, que des plans humains et des corrélatifs vassaux du vécu.
Sur
ce plan divin et sacerdotal, nous avons les représentations suivantes
:
1 - le Ciel
2 - La Terre et le Temple
3 - ADAM, le principe actif
Le triangle du Temple, le feu (nombre triangulaire) qu’il contient.
4 - EVE, le principe passif
1 + 2 + 3 + 4 = 10 le Multiple de la Loi.
A propos du nombre 10, nous retiendrons qu’il est, d’après « La Polygraphie Française (1561) » « …le dénaire (est) le chef de la perfection numéraire ». Cette même décade met aussi en concordance le ciel, la terre, les principes actifs et passifs, pour produire – et vivre à travers, et dans – le nombre de la Loi.
Ceci établi, nous pouvons maintenant entamer notre promenade à l’intérieur même de ce carré.
LE
CARRE MAGIQUE et ses signifiés
Les chiffres de ce jardin peuvent être sommés de différentes façons, selon différentes modalités.

Horizontalement, ou verticalement, on obtient alors à chaque fois le nombre 10, notre décade, le multiple de la Loi.
Quatre
lignes, et quatre colonnes, soit huit fois le nombre dix : 8 x 10 = 80,
nous conduisant au fils conservateur dans le Multiple de la Loi. Cette combinaison
se produit également par 8 x 5 x 2 qui nous donne le fils conservateur
(8) sur la Terre (2), la Quintessence minérale et la nature papale
(5).
A ce fils incarné, ce représentant sur Terre, correspondait
avant la chrétienté la Pierre tombée du Ciel, le Bétyle
aérolithique sur lequel Jacob dormait pendant sa vision de l’échelle…
Ce bétyle, récupéré sous forme de Bethel -la
maison du Dieu, né, évidemment à Bethléem- était
la pierre dévorée par Saturne, la pierre sacrée des
Druides qui était ointe de vin, huile et sang. Son autre dénomination,
sous laquelle elle est parfois montrée, est :
PIERRE DE LUNE
PEDRO DE LUNA
A présent, si nous lisons notre système en ‘taillé’, les totaux de chaque barre sont les suivants : 1, 4, 7, 16… dont la somme est 28.

Le
28, résultat de 7 x 4, apparaît donc comme le nombre de l’ensemencement
de la Belle Déesse par l’esprit vivificateur, dont la nature
même se révèle alors, soit comme la sommation d’Eve,
de la Terre et du Ciel (4 + 2 + 1 = 7)… soit comme celle d’Adam
et Eve. (4 + 3 = 7). De cette compréhension initiale découlera
la Voie suivie par l’artiste, soit au creuset, soit au matras, soit
« païenne », soit « chrétienne », soit
« wisigothique », soit enfin « quatorzièmique »
!
Le 28 est le nombre nuptial des Pythagoriciens puisqu’il est égal
à la somme de ses diviseurs (14 + 7 + 4 + 2 + 1 = 28). De même,
ce nombre est aussi celui des jours de LA LUNE, cycle de la fécondité
et dont les puissances étaient célébrées par
le Sabbat, en les chantant, pourquoi pas, selon la très ancienne
comptine :
«
Au clair DE LA LUNE | Eau
claire de la lune |
Ainsi,
la « Pierre taillée » nous donne le signe de la lune…
Pendant qu’une autre sentence, un peu plus biblique, affirmera que
« tu es pierre… », et de celle-ci nous connaissons bien
la suite, récupératrice et occultante …
Mais le 28 est également le ‘nombre triangulaire’ suggérant
le feu contenu de 7 : [(8 x 7) : 2 = 28]. Et dans cette démonstration
chiffrée, sous des apparences arithmétiques anodines, gît
un profond enseignement : ce dernier nous rebascule du chrétien au
païen par le 7 énoncé en chiffre… permettant, par
le miracle du verbe, de faire réapparaître le dieu SETH !!!
(8 x 7) / 2… le 7 de l’esprit vivificateur et le 8 du fils conservateur
planent à la surface du plan terrestre 2. Le principe conservateur
apparaît alors comme issu du vivificateur, le principe minéralisateur
issu du principe radiant constructeur, et de leur union se répand
le Scel, tel une pierre… ‘sourdant’ du Ciel étoilé,
comme la robe de Marie, le pied sur le croissant lunaire.
En voie ‘humide’, Jésus naissant dans une étable
auprès de l’âne et du bœuf, les Sages diront que
l’Esprit planait sur les eaux… alors qu’en échange,
selon la voie ‘sèche’, Jésus naquit dans une grotte
: et la lumière sortit par elle-même des ténèbres
!
Ajoutons encore, pour compléter ce chapitre, cette précision
numérique d’une simplicité biblique :
28 = 27 + 1, mais également 28 = (9 x 3) + 1, qui nous indique que
la vie matérielle pondéreuse est le résultat de l’action
de la Roue Créatrice, en tant que somme d’Eve, d’Adam
et de la Terre (4+3+2 = 9) sur Adam, augmentée du Ciel, la racine
du Monde.
Dans la mythologie Sumérienne se trouve déjà la même
compréhension, le même enseignement, mais adjoint d’une
précision complémentaire : « Anu a ajouté à
son Verbe 1, et ce fut le début de la Création ».
Alors, quittant les voies sèches et humides des prêtres et
des mages, nous sommes passés à la voie SACERDOTALE, la voie
brève d’Osiris, de Jésus, puis de ses représentants
sur Terre : Osiris -le Dieu Noir, la pierre chutée du ciel représentant
exotériquement le ciel tombé dans la terre, la matière
ésotérique des Sages- a les chairs vertes, de même teinte
que celle de Saturne, du Loup de Jumièges ou de la croix des gnostiques…
Le 28 nous apprend que les trois voies sont appuyées sur la même
Matière première, mais n’utilisent pas les mêmes
Premières Matières, qui seront manipulées de manières
différentes, manipulations symbolisées par les x et les +,
sachant que :
- + est création divine
- x est reproduction des espèces
- est mort
- : est œuvre diabolique -le zéro créant l'image de l'infini-
Nous allons maintenant décomposer notre carré selon un autre principe :

En tranché (diagonale inverse du taillé), les totaux de chaque
bande sont les suivants : 4, 6, 8, 4, dont la somme est 22, ce qui correspond
au résultat de l’opération du Trône Terrestre
sur la Terre : 22 = 11 x 2… sur la Terre, mais aussi dans le Temple.
Le 22 est alors bien l’image du double pouvoir potentiel sur Terre,
celui du Roi et celui du chef de l’Eglise.
Il est aussi le nombre triangulaire du 6, le feu contenu dans l’union
du microcosme - qui doit être quintessentié pour que celle-ci
soit possible - et du Ciel, ce qui permet l’obtention de cette quintessence.
Ainsi apparaît la nécessité d’utilisation de deux
‘Airs’, R, ou d’un « Air double » ; RE…
RER…
Dans le cas contraire, de l’absence du Ciel, alors le 22 apparaît
comme 23 – 1, orbe terrestre d’où s’est retranché
le ciel, la demeure divine, et les Sages nommèrent cet orbe terrestre
GABRIEL…
Par reproduction des bandes et barres de notre carré, soit 28 x 22
= 616, ou aussi 313 x 2, nous arrivons à Thot créant la Terre.
Par création, soit en ajoutant nos deux nombres au lieu de les multiplier
(28 + 22 = 50), nous arrivons en valeur numérique au microcosme se
reproduisant selon la loi… Le résultat inévitable de
cette double opération est la création du 666, (616 + 50),
le nombre triangulaire de 36, générateur de la bête,
par le feu contenu dans le 8, (dont 36 est le nombre triangulaire) dans
le fils conservateur.
Notre
carré, autrefois bien visible dans une salle du château royal
de Salveterra, nous apprend donc que le générateur de la bête
est le Père Créateur dans l’opération dite du
Voile du Temple (9 x 22)… « et soudain le Voile se déchire
… », mais aussi par cet extrait biblique ainsi exprimé
(I, Rois 10,14): « Le poids de l’or qui provenait en une année
à Salomon était de 666 talents ». Sachant qu’un
talent était l’équivalent de 34,272 Kg, la production
annuelle était de 22.825 Kg d’or. ? Est-il besoin de rappeler
ici que Ramon de Perellos laissa à sa mort 300 000 florins à
l'Ordre de Malte, soit, selon le type monétaire arrêté,
entre 1,5 tonnes et 2 tonnes d'or ?
C’est à ce titre que 666 est aussi sacré que 36 et devient
la Perfection sous son autre visage : quel est le Vrai, quel est le Faux
? Derrière le Voile du Temple, quelle est la véritable Eglise
?
Lorsque les deux axes N/S et E/O sont réunis en un juste équilibre,
alors, par le signe de la croix, le Ciel et Eve s’unissent, aussi
bien que la Terre et Adam; dans le temple, la Noire Virginité et
la Blanche Papauté.
----------
Tels
sont les principaux signifiés, exprimés par ce carré
gravé sur les Terres de la Salutation.
D’autres nombres sont apparus au fur et à mesure de nos découvertes,
que nous nous bornons ici à signaler aux curieux de nature :
Le 64, soit le voile du fils…
Le 112, la Trinité siégeant dans le ciel…
Le 24, le Parfait dans le Voile Terrestre…
Le 448, le nombre nuptial de Dieu sous le Voile d’Eve…
Le 48, la croix
etc.
En ressortant de notre carré oublié, en quittant cette arithmologie (qui est à l’arithmétique ce que l’astrologie est à l’astronomie) que la nature même du message nous imposait d’utiliser après y avoir pénétré, nous retrouvons une vision « extérieure », toutefois empreinte de notre ressenti intérieur. Et ce ne sont plus les structures mais les composants qui ‘résonnent’ comme suit:
1 2 3 4
2 1 4 3
3 4 1 2
4 3 2 1
1 2 3 4
2 1 4
3 3
on doit taire que trois d'un (d'en) quatre traîtres
4 1 2 4 3 2
1
contraint d'écarter d'eux un
C'est-à-dire :
« On doit taire que, parmi quatre, trois traîtres en ont contraint
un à s’éloigner d’eux ».
Ces trois ‘traîtres’ sont sans doute, à ce niveau
vibratoire, à ce stade de compréhension, les personnages suivants:
Julian de LOBA, Jimeno DAHE, Dom Dominique DE BONNEFOI qui, en 1423, élirent
Gil Sanchez de Muños pape sous le nom de Clément VIII. Le
quatrième alors ne peut être que Jean CARRIER, contraint de
fuir PENISCOLA et l’armée Aragonaise à travers les Pyrénées
et les Corbières…
Ce lieu, Salveterra, aurait alors servi, encore une nouvelle fois, comme
cache… pourquoi pas… ‘salvatrice’ ?
Zephyrin