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Société Périllos ©

Salveterre sous Périllos.
Ouverture sur un carré magique oublié
(2ème partie) - Des chiffres aux lettres, de l’arche au tombeau

 

Ce ne sont plus les structures mais les composants qui résonnent, disions-nous en fin de première partie de notre petit essai d’expression de compréhension du carré de Salveterra. En un seul coup d’œil, nous apercevons des milliers de choses dont quelques unes seulement parviennent à notre conscience mais qui toutes, cependant, sont enregistrées à notre insu par notre mémoire. Elles pourront alors réapparaître, soit inopinément et sans cause rationnellement appréciable, dans les différents états de sommeil dont nous sommes susceptibles, soit consécutivement à un travail volontaire. Sans rentrer ici dans le débat -ô combien riche- sur la dénaturation des langues et des mots au travers des siècles, et des volontés qui sont à l’origine de ces mutilations, nous pouvons observer que les Sages établirent des ponts entre les nombres et les lettres permettant au langage de conserver sa logique innée, sa « mathématique de Cosmogonie mécanique » (S.U. Zanne, ‘l’Atlantide’).
Ainsi le contact entre les Lois du Fait -inhérentes à la numérologie- et les Faits de la Loi -compréhensibles par le Verbe- peut perdurer, en permettant le retour à la source : ADAM donna un nom aux choses…
Parmi les correspondances qui ont été établies au cours du temps, nous pouvons en retenir trois qui ont traversé les siècles -au-delà des cultures et des vicissitudes- de notre occident (pourquoi aller chercher ailleurs ce que l’on a chez soi ?) :
• Alphabet Pythagoricien.
• Alphabet des Tarots, et sa méthodologie de calcul par le 21, le A.
• Alphabet des Sages.
Cette durée est, pour le chercheur, un gage de validité et de pertinence, au même titre que notre pérenne Alchymie qui peut s’arguer d’une intangibilité d’au moins quatre mille ans… devant notre orgueilleuse Chimie et ses deux siècles, au cours desquels ses théories ont changé, encore plus rapidement même que les Constitutions régissant les artificiels Etats.
Il n’entre pas dans l’objet de cet article de décliner l’ensemble des correspondances existant dans ces trois alphabets, que tout lecteur de bonne volonté pourra trouver dans les ouvrages spécialisés ; nous nous bornerons donc à la restitution de quelques résultats, qui viennent valider nos premières impressions et en préciser les passages historiques dans le Temps durée.

Les Mérovingiens et les Wisigoths

L’alphabet pythagoricien nous permet de transcrire notre carré comme suit :

Cette composition donne plusieurs développements, qui tous tournent autour de la construction suivante :

I
S
G
4
B
R
4
G
T
4
I
S
4
T
B
R

Il y a lieu d’apporter une précision complémentaire : parmi les dates que nous avons signalées en première partie -et qui utilisent nos quatre chiffres- il en est une qui ne nous était pas apparue ‘de facto’:
DaGoBeRT II a été assassiné à Stenay le 23.12. 679.
Certes nous avons bien 1, 2, 3, mais le 4 semble absent, alors qu’il manque juste d’apparence ; en effet :

679 → 6 + 7 = 13
         1 + 3 = 4
         4 + 9 = 13
         1 + 3 = 4

que nous avons obtenu par quatre lignes de calcul, comme les quatre lignes de notre carré. Serait-il alors outrecuidant de voir ici autre chose qu’une coïncidence, mais une incidence connexe ?
SIGeBeRT IV serait-il le premier qui ait été salué en ce lieu puisque l’alphabet pythagoricien permet d’écrire :

S A L U
2 1 3 4

Notre carré conserve ainsi un souvenir ou plutôt rappelle un fait passé car, ainsi qu’il nous le dit lui-même, il fut gravé plus tard.

Les chevaliers de St Jean

A ce moment, il serait loisible au lecteur de penser que nous nous sommes éloignés -dans cette approche de l’historique et du physique- de l'atemporalité et du métaphysique que nous avions discernés comme étant au cœur vital de notre carré.
Nous allons voir qu’il n’en est rien, bien au contraire…
Nous savons que notre petit carré, par création et reproduction des bandes et des barres, amenait comme résultat inéluctable l’existence de la bête, à travers son nombre : 666.
Or, celui-ci est ‘dé coupable’ de différentes façons, par triplets qui, avec la TAILLE du 4, apparaissent directement dans notre carré :

666 = 123 + 231 + 312
      = 132 + 321 + 213

Ou, avec le reTRANCHEment du 1 :

666 = 234 + 432

Ainsi, ce qui permet l’apparition soudaine, brutale et multiple de la bête est la concrétisation séparée des 1 et des 4 qui nous donne :
1414 le concile de Constance qui amena à la nomination de MARTIN V, fondamentalement refusée par Pedro de Luna. Il est alors logique que sur notre petit carré Martin V soit écartelé en sautoir : « L’Eglise n’est pas à Constance, elle est ici ! Il n’y a pas de pape à Constance. Il est ici. Ici, est l’Arche de Noé. Le déluge noiera l’œuvre SACRILEGE du concile. Ici, nous serons SAUVÉS… » P. de Luna (1417)



Ecarté en sautoir chargé 4 tranché
1 taillé accompagné de 23
A Constance siégeaient 23 cardinaux !

« IL N’Y A PAS DE PAPE A CONSTANCE » signifie donc que le concile n’existe pas, n’a pas eu d’existence réelle : c’est bien ce que nous confirme notre petit carré. En effet, le total des quatre lignes ou des quatre colonnes est de : 1234 + 2143 + 3412 + 4321 = 11100



Le concile n’existe pas ORBI, donc nous enlevons le 1414 qui détermine les confins de la Terre et l’entoure.
Nous obtenons ainsi :
(2143 + 3412) x 2, soit encore 11 110



Le concile n’existe pas URBI, donc nous enlevons le 1414 qui est au Cœur de la Terre ce qui nous permet d’obtenir :
(1234 + 4321) x 2, soit toujours 11 110

Non, définitivement, l’Eglise n’est pas à Constance. Et comme en écho, le 111 10 nous exprime ses significations.
111 et 10 représentent La Ste Trinité associée au multiple de la Loi : l’incarnation divine.

11 110 = 101 x 11 x 5 x 2, avec
101 le CIEL LUNAIRE
11   le Trône Terrestre
5     le microcosme
2     la Terre, le TEMPLE

Oui, le PAPE EST BIEN ICI !

Nous savons maintenant que notre petit carré a été gravé au plus tôt en 1414 et vraisemblablement après 1417, année de l’élection de Martin V.
Mais il semblerait -une intuition ( ?), une sensation ( ?) à ce stade- que notre carré -décidemment très disert et aussi magique que le petit poucet- n’ait pas fini de nous parler.

En 1423, ainsi que nous l'avons vu en fin de la 1ère partie, Julian de Loba, Jimeno Dané et Dominique de Bonnefoi élisent Gil Sanchez de Muños pape, sous le nom de Clément VIII…
En 1425, Jean Carrier déclare la nullité et l’invalidité de cette élection sacrilège avant de quitter Peniscola, marchant la nuit, dormant le jour, coupant droit au nord par les Pyrénées, les Corbières, les Cévennes, guidé par les bergers dont les ancêtres avaient été grillés au bûcher de Montségur… Il poursuit le seul but de donner un successeur au Pape Luna, ce qui aura lieu en 1429 où Bernard Garnier devient Benoît XIV.
Et notre petit carré, toujours avec la même méthodologie, de nous dire :

1
B
G
4
B
1
4
G
G
4
1
B
4
G
B
1

Soit BG 1414, hors du concile

Quant à la méthode du Tarot par le 21, le A, dévoilant les composants possibles de l’avenir, elle nous permet d’écrire : 1 2 3 4 = C J, Carrier Jean, devenu pape, toujours comme Benoît XIV, en 1430, après la mort de Bernard Garnier dans, disent les chroniques, la grotte de l’Etoile… Il n’est alors plus qu’un fugitif.
La légende veut que cette grotte soit dans la partie la plus sauvage des gorges du VIAUR. Si nous n’avons aucun moyen de valider cette information, nous pouvons par contre constater que le SIGNE DE L’ETOILE est 43, et que ‘l’aimé de DIEU’ sur TERRE est le « 6 x 2 = 12 »… Toujours nos chiffres 1, 2, 3, 4….
Quant à la grotte de VIAUR, n’est-elle pas l’expression imagée de :
VIAUR      HORS VIE (AUR-VIE), ou OR VIE, LUMIERE VIE
GROTTE   J’AI AIR OTE (G – R – O – T) ?

Le nom de cette grotte sert donc à exprimer le concept de la mort et à faire ressentir un tout dans le cadre d’un récit parlé transmis oralement de génération en génération. Même si l’histoire évolue, si les éléments se déforment, les noms propres restent fixes pour illustrer l’origine du thème -N’est-ce pas là ce que H. BOUDET nous dira plus tard ?-.
L’AVEN marqué de notre carré a donc vraisemblablement servi -ou plutôt encore une fois reservi- entre 1429 et 1430. Il en est ainsi, du moins tel que nous avons compris l’ensemble des messages étroitement enserrés dans ce petit carré.
Encore une double précision : les dernières, comme un ultime reflet aperçu en se retournant. Il s’agit du double chevron, parfois triangulé, qui est ‘alchimiquement’ un des signes de la LUNE :

Quant au carré, il indique la Pierre.
Ces deux figures nous donnent alors la forme complète du ‘carré magique’ du château de Salveterra.




La pierre sous l'orbe lunaire

LA PIERRE DE LUNE … autrement dit : PEDRO DE LUNA

Quant à notre carré, près de l’AVEN du castel, nous avons vu que le total de chaque ligne ou celui de chaque colonne est 10. Ce 10 peut également s’écrire simplement ‘IO’. L’alliance des deux (AVEN + IO) nous donne alors AVENIO. Ce nom -issu du nom latin d'Avignon- correspond à celui de l’église bis… dite aussi « Eglise de l’Ombre » et toujours habilitée à élire un nouveau pape, ainsi que nous le précise le Dictionnaire des Sociétés Secrètes en Occident.

Dans le cas d’un cataclysme dévastateur de Rome, nous précise encore cet ouvrage, l’actuel pape-bis, ses douze cardinaux, leur vingtaine de prélats et d’évêques révèleraient leur existence à la chrétienté…. Depuis la naissance de l’église-bis, dix-huit pontifes ont été à sa tête, dont le premier fut Benoît XIV…
Mais, au fond, tout ceci n’est-il pas qu’un amalgame dont le symbole graphique est :

Amalgame placé par le 231, le nombre de la Cabale, dans le 4 du carré, CAR (la Caballe) Y EST, CARRIER.

Hasard et amalgame

Est-ce un hasard si en feuilletant, tandis que nous écrivions ce texte, « l’alchimie expliquée par son langage » (Léon Gineste, page 52), nous lûmes :

« AMALGAME », illustré du graphisme suivant,

et complété par cette définition : « De l’arabe AL-GAMA’A, qui donna l’amalgama, lequel terme est devenu en 1441 (c’est nous qui soulignons) en OCCITAN : AMALGUAMA ».
« Ce terme est synonyme de FUSION, précise encore Léon Gineste, qu’il ne faut pas confondre avec la fonte d’un métal à haute température ». Et comme en écho, nous trouvons dans le Grand Dictionnaire Universel du XIXe siècle cette confirmation :
Amalgame du grec AMA ensemble et GAMEIN marier, joindre…
Alliage du mercure avec d’autres métaux…..
Réunion de personnes de nature, d’espèces différentes…

Pedro de Luna

Tout texte dont le but est l’enseignement, quelle que soit sa forme, doit se présenter à nous sous un triple aspect : corps, âme, esprit, nous offrant ainsi trois sens : un sens historique, un sens mythique, un sens mystique.

Est-ce ce troisième sens que nous indiquerait maintenant ce petit carré, peut-être gravé là par et pour une Noce Chymique dont il serait le Gnomon, tant du lieu que des personnages concernés par cette messe ? Une troisième signification, une profondeur qui ne s’ouvre qu’après la compréhension des autres dimensions comprises dans le corps et l’âme, exprimés à travers les sens historiques et mystiques…

L'Amalgame de Salveterre met en SAUTOIR 1 et 4, ce qui se lit en français : C'EST ETRE CIEL ET EVE… Ici est le miracle, ici est le mystère…

« L’Eglise n’est pas à Constance ! Elle est ici !... Ici est l’Arche de Noé… Ici nous serons sauvés » écrit Pedro de Luna en 1417.
Passants visuels, ne faisons pas l’AMALGAME entre l’église latine du siècle et l’Eglise Egypto-chrétienne, car nos deux premières approches, à travers le temps (l’histoire) et l’espace (le mythe) ont fait évoluer notre façon de penser ce petit carré… A nous de nous laisser embarquer pour Cythère car ici est une PORTE et, si nous sommes passés par Notre-Dame de Marceille, nous devons alors voir au centre du CARRE CRUCIFORME…

Souvenons-nous le donjon de Chinon et ses gravures. En bas, sur la Pierre à gauche du CŒUR RAYONNANT, apparaît le signe en traits croisés placé sur les deux carrés héraldiques et sur l’écu que le chevalier porte au bras. Dans le langage héraldique, il forme ce qu’on appelle un « gironné de huit ».
Instinctivement, depuis cette expression ‘blasonnée’, dans l’instant même, un « court » circuit s’impose sous la forme de cette déclinaison GIRONNE, GIRONE, GERONE.
Pedro de Luna était très proche des Khaballistes Juifs -dont le groupe de Gérone- célèbres dans toute l’Europe. Les descendants des Nahmanides continuèrent à faire ces cérémonies dont certains aspects « collatéraux » de l’ouverture consécutive vers une autre dimension étaient l’apparition de la « DAME A LA COUPE ».

Pour Patrice Chaplin, le ‘petit-fils’ de l’abbé Saunière participa aux célébrations qui causèrent celle du 4 février 1976, vue par plus de cent personnes. Une statue perpétue le souvenir de cet évènement, comme celle de la Salette, dont Mg FAVA, évêque de Grenoble, réfuta longtemps le caractère divin et marial. Il fut retrouvé mort en 1899, tué parce qu’ « il ne croyait pas aux miracles » (Eglise de Montréal)… Cela fut-il le cas de l’abbé Gélis en 1897 ? Si ce meurtre est resté inexpliqué (sans doute pas pour tous !), il nous reste cependant le petit texte retrouvé, près du cadavre, sur un petit ‘cahier de feuilles à cigarettes’ de la marque ‘Le Tsar’ et ainsi rédigé :

Ce texte énigmatique donne l’anagramme « NAVAVI ANGELI » signifiant: « j’ai fait l’œuvre des anges » ou « j’ai obéi avec zèle aux anges »
Observons, à ce propos, que ce système circularisant de ‘coupage-collage’ d’une devise latine peut s’appliquer, avec le même intérêt, à celle très célèbre inscrite sur le tombeau de la scène des ‘Bergers d’Arcadie’ de Nicolas Poussin :

Dans ce cas, cette nouvelle phrase devient « IN ARCA DIAE GOET » : « dans le Tombeau la Magie de Cérès »… la Noce Chymique…

Pour Louis Charbonneau-Lassay, le « Gironné de Huit » constituait une de deux variantes de la Croix symbolique et monogrammatique dite « decussate », le monogramme découpé en X. « Mon éminent maître en archéologie mérovingienne, le R.P. Camille de la Croix S.J. l’expliquait ainsi : un X, initiale du mot Xristos, posé sur une croix grecque, aux quatre bras égaux + » … (L. Charboneau-Lassay, ‘Le Cœur Rayonnant du Donjon de Chinon, attribué aux Templiers’)
Pour nous, qui n’appartenons à aucune école archéologique, théologique, épigraphique, chimique, hermétique -et beaucoup y verront ici un Hic !- le « GIRONNÉ DE HUIT » peut également s’entendre, car c’est aussi une question d’oreilles, « NÉ GIRON DE HUIT » ou enfin « HUIT NÉ Du GIRON ». Ce HUIT, que chimiquement nous transcrirons 8, est né dans le Giron de la Vierge qui par nature le contient ; lui est consubstantiel ainsi que l'indique l’opération 5 + 3 = 8. Et cette naissance a lieu dans les ténèbres, d'où le mystère : HUIT NÉ, NUIT.
Mais… cette vierge n’est-elle pas celle dont parle Polycarpe de la Rivière, en citant Photin : «… cette Madeleine était vierge et l’on se souvient du Tombeau de cette dernière ; alors dit-on, en raison de son absolue Virginité et de sa parfaite pureté, elle apparut à tous comme un PUR CRISTAL… »
Voici la figure en question illustrant notre propos que tous reconnaîtront parfaitement :

Le « petit » carré en-dessous du Giron en a chu, en est sorti dans la disposition naturelle de la naissance ; en d’autres termes, auparavant, il était caché, invisible, au sein du gironné de huit, de la nuit du giron, gitorné avant l'opération manuelle cachée sous le mariage du Soleil et de la Lune…

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Zephyrin