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Société Périllos ©

Emma Calvé - la Castafiore
(1ère partie) - Un rossignol peut en cacher un autre

 

"Les preuves ne sont que des palliatifs pour esprit paresseux… assurément c'est la raison pour laquelle ceux-là qui exigent les preuves sont souvent incapables d'en accepter la vérité, même si elles sont indéniablement démontrées. Une preuve doit se trouver par soi-même; si elle est donnée par d'autres, elle est toujours critiquée"… (Le grand secret du sphinx de Guizeh, Guy GRUAIS, Guy MOUNY).
C'est pour cela que notre petit texte suivant a été construit dans un esprit d'indication de pistes à développer par chacun, et non comme une sorte d'enseignement que l'être "social individuel" refuserait jusqu'à l'éthique même.

Remi Georges (R - G) nous a indiqué, dans "Les 7 boules de cristal", dont nous avons fait les quelques petites analyses non exhaustives nécessaires à la démonstration, qu'il connaissait la véritable identité de FULCANELLI. Celui-ci, qui passa en Notre Dame de Marceille de Limoux, connaissait parfaitement la région frontalière des Pyrénées, ses sentiers, ses grottes-caches, ainsi que les curés et prêtres qui officiaient dans cette zone de transports clandestins pendant la 3ème guerre Carliste… Raymond ROUSSEL, dont la famille parisienne était proche de FULCANELLI, dans son livre Locus Solus nous montre M. CANTEREL -Le Nectar- exposant à un cercle d'amis différentes merveilles dans son parc -dont un "maillage métallique" de RUOLZ, proche des structures de Fullerenes. Ce qui importe ici c'est, que, lors de la première écriture de l'ouvrage, le héros s'appelait BOUDET, et non CANTEREL….

Nous ne développerons pas l'enseignement maçonnique et mystique, que l'auteur, royaliste légitimiste convaincu, a essaimé dans ses ouvrages : d'autres l'ont fait, qui d'ailleurs nous ont cité dans un de leurs ouvrages, et nous ne saurions apporter quelques plus à leurs travaux. Laissons donc M. BERGAMOTTE, la foudre en boule et sa villa aux murs et tapis verts, loge de St André à la "chambre du milieu", ainsi que le précise M.Portevin, hermétiquement close… Le modèle de ce bâtiment, fut un QG de la SS dans cette ville : un hasard ?


Cette villa, construite en 1902, d'une superficie de 350 m² avec une surface au sol de 100 m², sur un terrain de 10,10 ares, équipée de 6 chambres et 3 salles de bains est située avenue Delleur à Boitsfort, dans la banlieue de Bruxelles. A titre indicatif, pour les amateurs d'Hergé, elle est en vente au prix de 695 000 €.

Nous n'allons pas pour autant abandonner HERGÉ, ami de M. LANDY, qui fit partie de l'équipe de lancement du journal Tintin, et proche entre autre du Sâr PELADAN. Descendant d'une famille cathare, ce dernier était membre de l'ACADEMIE DE L'ARCADIE (A.A. ?), fondateur de l'Ordre de la Rose Croix du Temple et du Graal, la "Rose Croix Catholique". Le Sâr PELADAN, dans les salons de la Duchesse de POMAR, rencontrait, parmi les habitués, une Cantatrice soprano: EMMA CALVE.

Les colonnes de la SP ont suffisamment parlé du Sâr pour qu'il ne soit pas utile, dans le cadre d'aujourd'hui, de rajouter un quelconque développement. Par contre il ne sera pas superflu de nous arrêter quelques instants sur la Duchesse de POMAR, soit Lady CAITHNESS, qui après un premier veuvage, épousa en secondes noces, le 6 mars 1872 Lord BARROGIL, James SINCLAIR, 14 ème duc de CAITHNESS.

C'est dans son château des Highlands, face aux îles Orcades, qu'elle assiste aux premières apparitions de Marie STUART, dont l'esprit lui demande de "se consacrer corps et âme au progrès spirituel de l'humanité" (« A midnight to Holyrood »).

A nouveau veuve en 1881, Lady CAITHNESS s'établit en France, au 124 av. de Wagram, qu'elle nomme "HOLYROOD" , ainsi qu'à Nice, au palais Tiranty. En 1879, le PAPE LEON XIII l'avait faite duchesse de POMAR.

Dans sa décision de fonder un culte dédié à la Reine d'Ecosse dans sa patrie d'adoption, elle multiplie les séances spirites devant un portrait en pied de la reine. S'y expriment entre autres, Charles RICHET, élève de CHARCOT, Camille FLAMARION, Léon DENIS ou Annie BESANT, future présidente de la Société Théosophique .En 1882,lady Caithness deviendra la présidente de la Société Théosophique d'Orient et d'Occident.

Pour la Duchesse de POMAR, Marie STUART côtoie une série d'esprits supérieurs dans "le cercle du Christ", dont le but est de créer un centre de puissance pour permettre l'incarnation d'esprits avancés qui deviendraient les précurseurs d'un ORDRE NOUVEAU. Au fil du temps, Marie STUART apparaît comme un Christ féminin et Lady CAITHNESS s'identifie de plus en plus à elle.

Puis la fin du XIXème siècle marque le déclin des médiums prophétesses : elle décède le 2 novembre 1895 à Paris, avant d'être inhumée en Ecosse à Holyrood.

En ce qui nous concerne aujourd'hui nous retiendrons les quelques faits suivants: Marie STUART, Léon XIII et Holyrood, palais d'Ecosse qui fut une étape pour Charles X et Henri V après leur départ de France en 1830, ainsi que pour ceux qui viendraient plus tard rejoindre leurs rois en exil. Holyrood, dont le cadran solaire est l'ultime demeure philosophale analysée par Fulcanelli.

Le Sar PELADAN rencontrait, disions nous, parmi les habitués des salons de la Duchesse de POMAR, Emma CALVÉ, qui, au théâtre de la Monnaie à Bruxelles, fit, en 1881, ses premiers débuts célèbres dans le rôle de MARGUERITE de FAUST, l’opéra ésotérique français du franc-maçon Gounod.
Marguerite... Faust … La Castafiore ?

Cette diva apparaît dans divers ouvrages de RG, qui lui en a consacré un tout particulièrement : "Les bijoux de la Castafiore".

Nous livrera- t' -il quelques clés, comme le fit "Les 7 boules de cristal" ?

EMMA CALVÉ. Le mot Calve, initialement Calvet comme chacun sait, est de la même racine que Chauveau, chauvin, chauvet….. calvo, avec la signification de chauve -et qui a donné le mot calvitie-.

La CANTATRICE CHAUVE, pièce "pataphysique" d'Eugène IONESCO, fut présentée pour la première fois au Théâtre des Noctambules le 11 mai 1950. Une cantatrice qui allait bien puisqu'elle "se coiffe toujours de la même façon…". Devons nous en conclure qu'elle portait une PERRUQUE? Ou bien, autre possibilité, effectuait-elle un travail à l’insu de nombreuses personnes, soit,comme le dit l’expression populaire... en perruque ?

Cette pièce est fondée sur des jeux de mots, des propos saugrenus, voire incohérents, en ANGLAIS, qui, de notre point de vue n'auraient pas déplu à l'Abbé BOUDET: construction d'un univers où les solutions n'existent que par le langage et semblent inimaginables (telles la notion de rond- carré) nous plongeant dans le cercle spiralé d'un univers que nous devons finir par voir à la place de celui que l'on conceptualise comme le nôtre - un cromlech ? - .

Un dernier point concernant IONESCO : il débute en 1928 comme poète dans la revue "BILLETS DE PERROQUET". Ce n'est peut-être que du hasard si nous pouvons relier PERRUQUE, ANGLAIS et PERROQUET; mais parfois le hasard peut ne pas être inutile…


Bianca Castafiore, littéralement Blanche Chaste Fleur est "née" en 1938 : alors noire et blanche elle fut coloriée en 1947 avec l'aide d'Edgar JACOBS, ancien baryton… Elle maîtrise parfaitement le rôle de Marguerite dans Faust de Gounod, ex-séminariste : femme séduite et abandonnée, tuant le fruit de ses amours coupables, condamnée à mort pour infanticide, manipulée par le diable…. Elle domine donc la ballade du Roi de Thulé (Acte III, scène 6) et les duos d'amour avec Faust dans la scène du jardin.

Notre Chaste Fleur qui effectue des tournées triomphales outre-atlantique a, selon Mireille MOONS, pour compositeurs de prédilection : PUCCINI, VERDI, ROSSINI et pour rôle Cio- Cio- San dans Madame Butterfly de PUCCINI, Nietta dans la Gazza Ladra -LA PIE VOLEUSE-, Violetta et Amina dans la Traviata de ROSSINI.

A l'époque d'RG, la cavatine de Faust: "Salut, demeure chaste et pure" était aussi célèbre que plus tard l'intro de Salut les Copains sur la radio Europe 1; le théatre royal de Bruxelles produisit plus de trente Marguerite, le Faust restant dans le monde l’air le plus joué après Carmen.

Dans la version du Sceptre d'Ottokar de 1947, JACOBS transforme fondamentalement le Rossignol Milanais : robe à traîne, corsage lacé, fausses manches à crevés, un attifet posé au-dessus de la chevelure nattée -une PERRUQUE ?-. Depuis, elle a chanté dans le monde entier, y compris pour le Maharadjah indien de Gopal, qui lui a offert une énorme émeraude, pierre luciférienne qui, est mer aude….Clin d’œil… En effet, Bianca aime les bijoux, comme toutes les grandes divas…

Mais il est temps, maintenant, d'aller à la rencontre du "Rossignol Aveyronnais", ainsi qu'était surnommée Emma CALVE, Rose Emma CALVE.

Rose-Emma, "Rose aimée"… "Blanche chaste fleur" ?

- En 1881 elle effectue ses débuts pour le théâtre de la Monnaie à Bruxelles dans le rôle de MARGUERITE du Faust de GOUNOD.
- En 1883, à Paris, elle joue BIANCA dans "Aben Hamet" de Théodore DUBOIS.
- En 1895, après quelques succès au théâtre Italien de Nice (Les pécheurs de Perles, Hamlet, Faust) le public lui fait un accueil triomphal à la SCALA DE MILAN.
- En 1890, de retour à Paris, elle s'impose dans des rôles de paysanne et de GITANE qu'elle s'applique à jouer avec le plus de sincérité possible.


Dans son livre "Sous tous les ciels j'ai chanté" elle note :

Paris -Soirée chez le Comte PRIMOLI. Réunion choisie. La Comtesse de NOAILLES nous a déclamé une de ses merveilleuses poésies…. J'ai chanté les "CHANSONS DE MIARKA"… Mme de NOAILLES, en me félicitant…

MIARKA, la petite bohémienne,est le premier personnage à apparaître (en page 2 ) dans l'album "Les bijoux de la Castafiore".
- En 1892, elle fait revivre CARMEN. Pour assurer son rôle, elle était partie en Espagne, ou Lola l'initia à toutes les subtilités du flamenco… c'est un triomphe. Rose Aimée amènera ses rôles dans le monde entier : Angleterre, Amérique, Indes, Japon, Australie, etc …
- En 1894 elle chante lors de la création de la NAVARAISE, (Musique de MASSENET, paroles de Jules CLARETIE) : l'histoire se passe en Espagne, lors de la GUERRE CARLISTE de 1874…
- En 1897, elle créé SAPHO, encore de MASSENET, etc…
- En 1899, une déception amoureuse lui fait quitter Paris pour Venise où elle cherche consolation auprès de Eleonora DUSE : pour une raison (impérieuse ?) elle cacha toujours l'identité de son amant.
- En 1894, elle rencontra, à Chicago, le Swami Vivekananda (1863-1902) qui deviendra un de ses amis les plus chers-le maharadjah de Gopal ?-
- En 1907, elle fait un premier adieu à la scène et de 1910 à 1912 voyage en Extrême Orient : Ceylan, Saïgon, Hong-Kong, Shangaï, l'Inde, où elle effectue un pèlerinage au Monastère de Belhur, où vivait et mourut Vivekananda. Elle est dès lors plongée dans la théosophie orientale et s'intéresse beaucoup au spiritisme et aux doctrines « réincarnationistes ».
Elle poursuivra sa carrière, par intermittence, jusqu'en 1926 avant d'ouvrir une école de chant dans son château de Cabrières, acquis en 1894, un véritable château fort ("CASTEL FORTE" ?), avant de s'éteindre en 1942 à Millau.

Pour nous l'affaire est claire : Blanche Chaste Fleurie est un portrait d'artiste de Rose Aimée, que l'on voit sur de nombreuses photos couverte de bijoux.

Quelques points complémentaires viennent renforce cette conviction, lesquels se retrouvent sur l'illustration suivantes.


LE MARIAGE ANNONCÉ

Dans "Les bijoux" la presse annonce le mariage très proche du Rossignol Milanais avec un "vieux loup de mer", le Capitaine Haddock. Deux journaux sortent en même temps : Paris Flash et TEMPO.

- En 1906, LE TEMPS annonçait le mariage d'Emma CALVÉ avec Mr. HIGGINS, après une croisière à bord d'un superbe yacht.

- En 1907, la même presse annonçait « que ce mariage a donné lieu aux racontars les plus fantaisistes… Melle Emma CALVÉ n'a jamais vu, ni connu le Mr. HIGGINS qui est mis en avant dans le journal. Elle a d'ailleurs adressé au Herald une note rectificative qui coupe court aux commentaires ».  

Durant la tournée marathon de la diva en 1905, HIGGINS a suivi la cantatrice de ville en ville, assistant à chaque représentation et noyant sa loge sous un déluge de "roses rouges". Celles-ci sont-elles des "crimson glory" comme celles que le Professeur Tournesol -presque sourd alors que HIGGINS était presque aveugle- offre à Bianca Castafiore : heureux hasard ?

Dans "Les bijoux", Bianca déclare au capitaine Haddock, que les journaux l'ont « déjà fiancée successivement au maharadjah de Gopal, au baron de Halmaszout, au colonel Sponz, au marquis de Gorgonzola "  … sous entendu qu'il ne faut pas en faire tout un fromage ? Nous reviendrons ultérieurement sur le mariage annoncé avec le maharadjah de Gopal, territoire proche de l’Himalaya….

LES AMOURS SAPHIQUES

Nous avons vu qu'en 1897, Emma CALVÉ crée Sapho, écrit pour elle par MASSENET.

Rose Aimée était, malgré un court mariage, portée sur le saphisme. En dehors d'Eléonora DUZE elle fût une grande amie de Nathalie CLIFFORD BARNEY; celle-ci, née en 1876 et morte à Paris en 1972 fut ouvertement lesbienne et essaya de recréer une école de femmes -poètes comme celle que Sapho avait tenue à Mytilène. Elle est connue pour ses nombreuses conquêtes amoureuses, Renée VIVIEN, Liane de POUGIES, Romaine BRACKS, Colette, Henriette ROGGERS,… Emma CALVÉ…, etc …

En 1909 elle s'était installée dans un pavillon "le Temple de l'Amitié", cité par M. Eugène CANSELIET au 20 rue JACOB (tiens, tiens…). Dans son salon on pouvait rencontrer, entre autre, durant ses "Vendredi" : RODIN, VALERY, Anatole France (ami de FULCANELLI), COCTEAU, GIDE, Oscar MILOSZ, CLAUDEL, Pierre LOUYS, Isadora DUNCAN, MATA HARI et… Emma CALVÉ…etc….


Emma EAMES (1865-1952), qui avec Melba eût le même professeur de chant (Mathilde MARCHESI) qu'Emma CALVÉ, fût aussi une grande amie de celle-ci dont Jean CONTRUCCI nous dit qu'elle était surnommé "Le ROSSIGNOL de LESBOS" et qu’elle "invita" à plusieurs reprises Mata Hari, amie d'un moment de Nathalie, à "venir danser" chez elle.

L'AIR DES BIJOUX

Dans l'œuvre d'HERGÉ, Blanche Chaste Fleurie reste tellement éloignée des hommes que certains auteurs l'ont interprété comme étant un castrat. Est-ce un hasard si Emma rencontra le dernier des castrats, Domenico Mustafa, qui lui apprit cette "quatrième voix" qui s'effectue bouche fermée.
Dans l' "AIR DES BIJOUX" on entend cette dernière technique , nous dit Jean CONTRUCCI, "lorsque arrivée sur la dernière note, un Si Majeur, Emma passa toute à coup de la voix de poitrine à un falsetto quasi désincarné. L'effet est déconcertant…"

UN PERROQUET (partie 1) :

Bianca Castafiore offre un Perroquet au capitaine Haddock.

En 1902 la vie fastueuse de l'abbé SAUNIERE commença : entretien d' animaux rares dans le parc de la villa Bethanie, singes, PERROQUETS, canards prétendus nourris aux biscuits à la cuillère, etc…

Emma CALVÉ, qui avait elle-même des cages à oiseaux, est sensée, selon de nombreux auteurs, avoir maintes fois rendu visite à l'Abbé…

LES GITANS

Est-ce un hasard si au début des "Bijoux", puis à plusieurs reprises, le Capitaine Haddock (nom du CAPITAINE DU TITANIC avant sa livraison à la Transatlantique White Star Line…) et Tintin prêtent une forte attention aux gitans qui stationnent sur une pâture du château,au bord d’une rivière? Ceci est, nous le verrons, une des indications du réel château qui servit de modèle à Moulinsart, et qui nous emmènera, dans une autre prochaine livraison, sur la PISTE DES LOUPS…

Dans "Sous tous les ciels j'ai chanté" Emma nous raconte :

"Carvalho me propose (en 1881) de jouer Carmen… Le rôle me passionne… et je me propose d'aller en Espagne… voir vivre les gitans, apprendre leurs danses… Je prend des leçons (à Grenade) avec Lola, la petite gitane qui danse à la perfection… et elle ondule, en faisant serpenter ses bras au-dessus de sa tête avec une grâce exquise…"


LES BIJOUX

Comme de nombreuses divas, Emma CALVÉ était fascinée par les bijoux.

Londres 1905 :
La Reine Alexandra, petite fille de la Reine d'Angleterre Victoria, elle-même mère de l'Impératrice d'Allemagne vient passer la soirée chez Lady de GREY, et désire entendre la diva.
Emma est fascinée par "son merveilleux collier de grosses EMERAUDES et diamants".

Madhura 1910 :

Au cours d'une grande tournée (Port Saïd, Ceylan, Australie, Inde, Chine, Japon, Etats-Unis, qui n'est pas sans rappeler le départ de Moulinsart de la Diva qui doit chanter à la Scala avant une tournée aux Etats-Unis) après une représentation à Madhuraï, une bayadère, "la plus jeune et la plus belle", vend à Emma CALVÉ ses bracelets entrelacés d'émaux verts et rouges (comme les deux pierres de la couverture de l'album de RG…).

D'autres exemples :

Lorsqu' Emma CALVÉ découvre le trésor des Atrides à Athènes, ce sont, dit-elle dans ses mémoires, les bijoux qui attirent plus particulièrement son attention.

Lors de son passage en Australie, elle précise particulièrement qu'à Brisbane elle fait l'achat de nombre d'opales.

Et enfin :

Le 4 février 1911 Emma CALVÉ épouse Galileo GASPARINI dans l'Etat de New Jersey, au cours de leur périple américain. Le mariage tiendra, de ruptures en retrouvailles une dizaine d'années, la Diva, âgée d'une cinquantaine d'années, tentant de ne pas créer l'irrémédiable avec son mari, flambeur et coureur de jupons qui espérait, avec elle, avoir trouvé le nécessaire sous la main. Jusqu'au jour où "l'indélicat Galileo, son trop jeune mari, était allé négocier l'un ou l'autre de ses bijoux" (J. CONTRUCCI).

Ainsi que le montre Mireille MOONS, dans "Bianca Castafiore, la Diva du vingtième siècle", la facture des robes, des chaussures ainsi que des bijoux de Bianca est de l'époque de HERGÉ -les croquis sont plus facilement réalisables-, mais la trame de l'histoire semble toute autre. Dans l'album HERGÉ dessine des bijoux qui ont tout l'air "d'être en toc" : les bijoux, la Castafiore, -Emma ?- dont le collier nous dit Hergé est un bijou de fantaisie, n'en aurait-elle que l'air ?…

Et cet air, lentement, s'obscurcit comme on le voit sur l'illustration suivante:


Certains chercheurs prétendent que les moyens financiers d'Emma CALVÉ correspondraient avec certaines périodes clefs pour SAUNIERE (Sté Perillos, Emma CALVÉ).

Ne serait-ce alors que pour l'intrigue et le scénario, que pour ce "cinéma" dont les prises de vues forment l'argument de la couverture , que RG nous met en pleine lumière -par l'intermédiaire de Seraphin LAMPION- que les BIJOUX NE SONT PAS ASSURÉS ?-. Tintin, l'index sur la bouche fait-il seulement signe de ne pas faire de bruit -"silence on tourne" (les tables ?) ou est-ce le TACERE de Zoroastre ? Les bijoux de qui ?De la Castafiore . Mais au fait pourquoi ce nom ? chut …..

En anglant le nom de la Diva, méthode que les Sept boules de cristal nous ont montré qu'elle était utilisée par RG, et selon H. BOUDET et GRASSET D'ORCET -royaliste légitimiste lui aussi- nous pouvons écrire :
CASTAFIORE

CAST ASSISTANCE, DISPOSITION, arrangement

A FEE HONORAIRES, droits, RETRIBUTION

ORE Minerai,

On ne peut mieux dire...

A Bruxelles, Paris, Londres, New York, etc… la Diva qui, rappelons-le, connaissait MATA HARI ("soleil" en Malais qui fréquentait énormément l'Espagne et fut fusillée en 1917 pour espionnage au profit de l'Allemagne) pouvait écouler des bijoux tels des pierres à retailler ou "objets" précieux provenant des "diverses sources", moyennant un pourcentage d'honoraires. Les assurer eût été alors une profonde contre-performance… Signaler qu’ils ne le sont pas est offrir une clef : Merci monsieur RG!

Encore quelques points :

Dans Happy Hours, Patricia CHAPLIN, nous précise que "Mme MATHIEU", qui habitait, et gardait, la maison des chanoines à Gérone, était une CHANTEUSE, avec beaucoup d'admirateurs, et qu’elle aurait eu un enfant…

D'autre part, dans City of secrets, où -mais ceci est une autre histoire, ou la suite (?)- nous retrouvons Emma CALVÉ et EAMES, nous apprenons que Mme MATHIEU avait des INVESTISSEMENTS AU CONGO BELGE et à LONDRES, qu'elle allait souvent à BRUXELLES, et faisait faire des transferts de France à la Banco di Roma, etc….

A Paris, Jules PORGES (Prague 1829 - Paris 1921), et son épouse Anna WODIANER (Vienne, Autriche 1854 - Kallwang, Autriche 1937), s'établissent en 1860; il y devient un diamantaire réputé. Entre 1875 et 1880, la Société «  Jules PORGES et Cie » acquiert des concessions, exploite et revend la production de nombreuses mines en Afrique, telles que De berrs, Bultfontein, Dutoitspan, Kimberley.

Quelque temps après les ROTHSCHILD entrent dans le capital de ses affaires. Il sera ici intéressant de noter que Henri de ROTHSCHILD -au même titre d'ailleurs que Jules MASSENET, qui créa SAPHO pour Emma CALVÉ- fût l'amant de MATA HARI.

Cette Société assure de plus, la TAILLE DES DIAMANT à Amsterdam, et créé la "Compagnie Française de diamants du Cap".

En 1892, M. PORGES fait construire, 18 avenue de Montaigne -à deux pas de Ferdinand de LESSEPS- un hôtel inspiré du Château d'Asnières, où le couple donne des fêtes brillantes et solennelles.
Laissons André de FOUQUIERES raconter :

"L'ambassade (d'AUTRICHE-HONGRIE) avait à Paris une véritable annexe officieuse : l'hôtel PORGES, avenue Montaigne… Le Comte de KHEVENHULLER, l'ambassadeur d'Autriche-Hongrie, le Baron de Vaux… le Comte CHEVREAU ,étaient chez eux avenue Montaigne. M. CHEVREAU, descendant du secrétaire de la Reine Christine de Suède,… faisait de fréquents séjours à Lausanne, la "Babel du Gotha"" (« cinquante ans de panache »).

'Ces réunions… étaient joyeusement animées par la présence de l'ambassadeur de la double monarchie, le Comte de KHEVENHULLER… par les jeunes diplomates austro-hongrois… par l'ami ESPAGNOL de la maison le Comte de Casa-Sedano"… (« Mon Paris et ses parisiens »).

Est-il encore utile de préciser que certaines de ces personnes se retrouvaient aux "Vendredis" de Nathalie CLIFFORD BARNEY ?

Maintenant une question se pose, inévitablement : pourquoi HERGÉ qui faisait partie de ces royalistes légitimistes, tenants de la loi salique, ( pour qui Dom CARLOS et Don JAIME étaient les réels héritiers du trône, en place de la branche usurpatrice du Comte de Paris) a -t'il élu (en secret, se crée) Emma CALVÉ parmi les diverses grandes divas "disponibles" ? Emma qui fut, en son temps, aussi célèbre que la CALLAS dans le sien, et "tomba dans l'oubli" dès sa mort, à quatre vingt quatre ans. Pour paraître aussi "jeune" à cet âge, elle portait une PERRUQUE noire...Chut…

A suivre

Zéphyrin

5 novembre 2009
NB. Nous avons toutes raisons d’être conscients des irritations que peuvent éventuellement entraîner certains éléments de ce chapitre. Le cas échéant, la SP saura prendre ses responsabilités et en assumer toutes les conséquences sans se défausser sur ses collaborateurs.
André Douzet


 


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