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Explications curieuses de quelques extraits du livre de l’abbé Boudet : « La Vraie Langue Celtique et le Cromleck de Rennes les Bains » (1ère partie) - La Mort, le Sépulcre |
Voici
quelques façons d’interpréter H. Boudet à partir
de son livre « La Vraie langue Celtique et le Cromlech de Rennes
les Bains ».
Dans un précédent article nous faisions remarquer que l’abbé
se sert de techniques relativement simples pour transmettre un message de
la plus haute importance, ces techniques sont essentiellement l’assonance,
le jeu de mot en utilisant des ‘à peu près’, des
mots (le plus souvent monosyllabiques) qui sont placés comme des
signaux. Nous allons maintenant lever une partie du voile en expliquant
quelques passages de « La Vraie Langue Celtique et le Cromleck de
Rennes les Bains ».
D’abord il faut garder toujours présent en mémoire ce
que Boudet cherche à nous dire « C’est ainsi que le cromleck
de Rennes les Bains se trouve intimement lié à la résurrection…
» voilà la fin de l’avant propos de son ouvrage, or c’est
dans un avant propos qu’un auteur nous donne le fil conducteur de
ce qui va suivre. C’est cette idée que nous allons suivre pour
les développements suivants.
Nous pouvons donc admettre que c’est de résurrection dont l’abbé
va nous entretenir et de ce qui y est associé, à savoir la
mort et donc aussi une tombe. Il est certain que « l’affaire
de Rennes » ne manque pas de tombes : tombe d’Arques, tombe
de la Marquise de Blanchefort, tombes effacées du cimetière
de Rennes le Château par Saunière, double tombe du marquis
de Fleury à Rennes les Bains, tombe de l’abbé Gélis
à Coustaussa ornée de roses. Mais Boudet veut nous faire penser
à une autre tombe, qui elle, est liée à la résurrection,
or dans l’histoire, la Résurrection ne peut s’appliquer
qu’à Jésus ou Lazare. Lorsque H Boudet écrit
son deuxième ouvrage, destiné à l’édition
imprimée, il l’intitule « Lazare Veni Foras »,
titre évocateur « Lazare, Sors », comment ne pas
penser qu’une fois de plus l’abbé est obnubilé
par la résurrection, or, ce qu’il y a de particulièrement
étonnant, c’est que cet ouvrage ne parle pas de Lazare mais
de Marie Madeleine, et, surtout de son rapport d’amour privilégié
avec Jésus. Nous pourrions faire beaucoup plus long sur cet ouvrage
mystérieux, rare au point que certains n’hésitent pas
à le qualifier d’inexistant, que nous possédons pourtant
depuis de nombreuses années, et, dont la lecture ne s’est éclairée
qu’après avoir trouvé la manière de lire «
La Vraie Langue Celtique ». Comme nous venons de l’écrire,
l’analyse de ce livre, nous parlons du Lazare, fera l’objet
d’un autre article. Pour l’heure, revenons à notre lecture
de « La Vraie Langue Celtique… ».
Première
explication : ‘Il faut bien connaître la campagne pour accéder
à la connaissance d’une grande richesse’.
Pour
trouver ce que l’on cherche, encore faut-il avoir une parfaite connaissance
du terrain, c’est évident (utilisation de To Eye : avoir l’œil
sur…et en même temps lire phonétiquement « Aïe
», interjection signifiant la douleur, mais aussi ‘faire attention’).
Faisant suite à un passage sur la langue Basque (page 126) l’abbé
nous dit comment accéder à la gloire. Bien entendu tout le
monde sait ce que c’est que la gloire, mais le mot peut prêter
à une autre interprétation ; en effet la gloire se rapporte
aussi au « corps de gloire ». Ce corps qui pourrait être
celui de Jésus après sa résurrection. Revenons à
ce qu’écrit Boudet : nous terminerons cette série (les
noms basques) déjà assez longue par une expression prouvant
que de tous temps, la grande instruction et la doctrine élevée
ont conduit les hommes à la « gloire, loria, -lore doctrine,
instruction , - to eye (aï), avoir l’œil sur. Qu’est-ce
qui nous a fait arrêter sur ce passage ? C’est le AÏ, avoir
l’œil sur, il y a là quelque chose à voir. En effet
si l’on cherche les différents sens de Lore, on trouve également
: légende, en plus de savoir, mais aussi ce terme signifie : connaissance
intime de la campagne. Cela signifie qu’il faut avoir une excellente
connaissance de la campagne pour accéder à la connaissance,
ou, si on préfère à la Gloire.
Ce passage peut aussi être interprété différemment.
En effet si on utilise les jeux de mots, les assonances pour être
plus précis, on ne manquera pas de faire un rapprochement entre «
lore » et « l’or ». Qui dit or dit trésor,
sauf dans ce cas où l’or doit être assimilé à
une ‘’richesse’’, à un dépôt
précieux, et que peut-il y avoir de plus précieux que le tombeau
de Jésus pour un chrétien ? Pour en terminer avec ce passage,
voilà comment Boudet utilise :
- un signal phonétique : AÏ
- une assonance : « Lore »
- une mise en garde : « avoir l’œil sur »
Deuxième
explication : Quel est donc l’occupant de cette tombe ?
Pour
continuer dans cette voie et compléter notre information, allons
à la page 127 ; ici l’abbé Boudet va nous donner la
nature du dépôt caché dans la campagne.
Nous sommes dans le chapitre des Cantabres, ceux qui parlent une langue
pour l’extérieur : « to cant » : parler un certain
jargon ; abroad (abraud) à l’extérieur. Autant dire
un langage chiffré. Dans ce passage, nous apprenons que cette peuplade
ibère s’établit dans les Pyrénées en souvenir
de sa patrie précédente : le Caucase. « Ce choix avait
bien sa raison ; car en changeant de pays, ils n’entendaient point
changer de manière de vivre. Placés dans la région
pyrénéenne qui était pour eux, comme un point central…
» Est-ce à dire que la région citée doit être
considérée comme le point central du monde, je le pense. Et
pourquoi ? à cause du dépôt qu’elle conserve.
Bien évidemment la migration Ibère a eu lieu bien avant les
événements de la Passion, mais il ne faut pas perdre de vue
que Boudet ne fait pas œuvre d’historien mais se sert des événements
pour jalonner la piste qu’il veut nous faire suivre.
Pour bien décrypter le message, nous devons recopier tout le passage
en respectant sa ponctuation : «Une seule chose était indispensable,
lorsque, rencontrant une caverne, propre à servir d’abri temporaire,
ils désiraient préparer, à un ardent foyer, le repas
nécessaire ; c’était le silex, dont le nom basque est
suarria, c’est à dire, un trait de lumière ou étincelle
courant ça et là par l’effet du choc de deux objets
dont l’un, le silex, est penché de côté, et l’autre,
acier ou fer est brandi, -to sway (soué), faire pencher de côté,
brandir, - to hare, courir ça et là, - ray, ré, trait
de lumière ».
Ce passage est un des points forts du livre « La Vraie Langue Celtique
» en matière de cryptage utilisé par l’abbé
Boudet. Nous y trouvons en effet les techniques les plus diverses utilisées
en la matière. Prenons-les dans l’ordre.
D’abord, ce qui fait que le lecteur sent qu’il y a quelque chose
d’important à cet endroit du livre est l’anomalie suivante
: Boudet nous explique par un mot, issu de la langue BASQUE, un passage
de son livre situé dans un chapitre consacré aux Ibères
et plus particulièrement aux cantabres.
En effet, la langue Basque est analysée à la page 113, chapitre
III, comme sous titre de la famille de Japhet, et les Cantabres sont étudiés
au chapitre IV page 126. Alors pourquoi cette erreur, sinon pour attirer
l’attention du lecteur, puisque nous sommes chez ceux qui parlent
une langue pour l’extérieur.
A première lecture, un texte assez banal, des Ibères en quête
d’un abri pour y préparer un repas, quoi de plus normal, et
notons le grand intérêt qu’y gagne la langue celtique…
Pourtant, replacé dans son contexte, ce passage nous explique que
ces Ibères se contentaient de peu, qu’ils avaient une santé
de fer, un courage à toute épreuve, tout cela pour nous dire
qu’il n’y avait qu’une SEULE chose indispensable. A savoir
une caverne pouvant servir d’abri temporaire ; ce détail nous
ramène à la crucifixion ; en effet, les corps était
mis dans une grotte taillée dans le roc, autant dire une caverne.
Et dans le cas qui nous occupe, Jésus n’est resté au
tombeau que trois jours, la caverne prêtée par Joseph d’Arimathie
était donc bien un abri temporaire. Pour bien insister sur l’occupant
de cette caverne temporaire, Boudet nous précise un détail
qui enlève tout doute quant à l’interprétation
de ce passage, à propos d’une caractéristique de son
occupant.
Première remarque ou première anomalie : to hare : courir
ça et là ; or, dans le Harrap’s, il n’existe pas
de to hare mais hare qui signifie « lièvre » et on sait
que le lièvre désigne le trésor, la chose à
convoiter dans la langue des oiseaux ; il s’agit donc d’un trésor,
la suite va le prouver.
Notons
à présent que la suite du passage mentionne deux mots anglais
pour lesquels Boudet donne la lecture phonétique (ce qui n’est
pas forcément toujours le cas) –to sway prononcer soué
et –ray prononcer ré. Mettons maintenant l’un après
l’autre ces deux mots, nous obtenons : souéré, autant
dire SUAIRE.
Faisons un récapitulatif de ce que nous avons trouvé dans
cette partie du livre :
L’auteur nous parle d’un lièvre, ce qui peut inciter
à penser à un trésor, ou bien à l’expression
« lever un lièvre », autant dire mettre au jour quelque
chose d’importance.
L’auteur nous dit que ce qui suit est la seule chose indispensable.
Cette chose est une caverne devant servir d’abri temporaire.
Dans cette caverne nous ferons, ou nous verrons, un ardent foyer.
Et ce lieu sera marqué de l’image du Suaire.
Comment peut-on être plus clair ? Il s’agit là de la
sépulture de Jésus !
Si ces interprétations paraissent trop « tirées par
les cheveux », qu’on veuille bien se rappeler qu’à
Rennes les Bains, dans l’église, il existe un tableau appelé
« Le Christ au lièvre ». Ce tableau montre le Christ
après sa descente de croix, il est dans une caverne, sa main pendante
désigne un plateau posé au sol dans lequel il semble y avoir
une araignée, mais, point essentiel, l’artiste, par un habile
jeu d’ombre, a dessiné sur son genou une tête de lièvre.
Troisième
explication : l’importance de la mort
Toujours en lisant Boudet, nous trouvons page 169 « D’après
Strabon, la ville la plus importante des Redones était Condate. Elle
devait être très fréquentée par la jeunesse studieuse
des Gaules, car on y apprenait par cœur ; les sciences communiquées
par les Druides, - to con, apprendre par cœur, - death (déth)
la mort et ses suites ou bien encore – date (déte) époque.
»
Le message est clair : la ville la plus importante est Rennes, puisque Condate
est le nom latin de Rennes, et, pourquoi l’est-elle ?… tout
simplement parce qu’on y apprend à connaître par cœur
(autant dire à fond) tout ce qui concerne la mort et son époque.
Pour bien insister, l’abbé
confirma ses dires à la page qui suit et qui est consacrée
aux druides. Bien sûr, pour lui, ce mot ne dérive pas du rapport
étroit des druides avec les chênes, et, il se permet même
de critiquer Pline « qui croit que druide vient de drus. Le rameau
de chêne se traduisant en grec par o drïinos clados, cette consonance
a dû certainement le jeter dans une erreur inévitable s’il
ignorait, comme c’est probable, le langage prétendu barbare
des Gaulois. »
Mais alors que signifie druide ? Ce mot ne dérive pas de ‘drouide’
comme l’écrit César mais de ‘Trouides’,
ce qui permet d’en comprendre le sens. « Il se compose du verbe
– to trow (tô), imaginer, penser, croire et d’un autre
verbe to head (hid) prendre garde, faire attention, - trowhead (trôhid).
»
Le signal c’est to head qui, toujours par référence
au Harrap’s, n’a pas le sens ‘prendre garde’, ‘faire
attention’. Le dictionnaire donne huit sens possibles pour ce verbe
sauf celui ci, donc il faut faire attention, il faut prendre garde, on rapproche
alors sa phonétique hid de hidden ce qui est caché, mystérieux…
dès lors, le rôle du druide devient celui qu’il faut
croire sur les choses cachées et « les sciences divines et
humaines » (page 171).
Voilà donc le message de l’abbé :
- Rennes est la ville la plus importante de Gaule.
- Car on y apprend tout ce qui a trait à la Mort et à son
époque.
- Et ce savoir est dispensé par ceux qu’il faut croire sur
les choses cachées à la majorité.
Voilà pour ce début d’étude consacré au décryptage du livre de l’abbé Boudet. Nous avons vu qu’à mots couverts il nous dit que le but de son livre est de nous parler de la mort de Jésus, de la connaissance de la campagne qui est indispensable pour espérer découvrir le lieu de sa sépulture qui est une caverne marquée du signe du suaire.
Dans
un prochain article, nous exposerons comment l’abbé Boudet
parle du caractère humain de Jésus qui a souffert la Passion
et est mort en homme, et de la manière dont Boudet adhère
à des systèmes de pensée gnostique, notamment Pythagoricien.
Nous verrons également que la situation géographique du lieu
de la sépulture n’est pas forcément aux alentours de
Rennes, mais qu’un voyage chez les Sardons pourrait nous ouvrir les
yeux, comme c’est le cas à Notre-Dame-de-Marceille qui guérit
les yeux gâtés…
Alain Pito