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Société Périllos ©

Explications curieuses de quelques extraits
du livre de l’abbé Boudet :
« La Vraie Langue Celtique et
le Cromleck de Rennes-les-Bains »
(2ième partie) - Les étangs, les poissons

 

La Mort et une tombe

Nous avons vu précédemment que le sujet principal du livre de l’abbé Boudet tourne autour de la mort et plus particulièrement d’une certaine tombe et qu’il nous faut bien connaître la campagne pour espérer s’approcher d’elle et acquérir ainsi la gloire. Cette fois ci nous allons essayer de déchiffrer l’endroit où peut se situer cette tombe. Celle-ci est appelée par Boudet : ‘Trésor’ ou ‘Or’; il nous faut donc partir du principe que lorsque l’abbé s’intéresse aux richesses naturelles du sol, ou parle d’un trésor, c’est de la Tombe qu’il entend nous entretenir à mots couverts. Ainsi partons à la recherche du Trésor ou plus exactement de ce qu’il peut y avoir de ‘Précieux’ à trouver.
Dans l’article consacré à la Mort et au Suaire, nous disions qu’il ne fallait pas penser uniquement au territoire de Rennes en ce qui concerne notre recherche, mais regarder peut-être un peu plus loin. Nous allons, maintenant que nous sommes plus familiarisés avec la démarche intellectuelle de l’abbé Boudet, voir d’autres paysages que ceux de la vallée de la Sals.
Hormis le territoire compris dans le « Cromlech » de Rennes-les-Bains, Boudet cite bien sûr d’autres lieux géographiques et notamment certains avec plus d’insistance que d’autres ; les Pyrénées font partie de ces derniers. Partons donc à la recherche du « Trésor ».

Cherchez le trésor

Gardons présent à l’esprit que nous cherchons un trésor. Mais pas forcément un trésor matériel, et c’est peut être là, où on nous parle le plus d’or, qu’il est question de richesse autres que des espèces sonnantes et trébuchantes.
Venons-en au fait : page 147, un signal nous invite à lire le passage avec grande attention : « ouch signifie or, enchâssure d’une pierre précieuse ». Faux, archi faux : ‘Ouch’ est une interjection anglaise signifiant ‘Aïe’ ! Voilà le signal ; donc, fidèles à notre méthode, nous allons décortiquer le passage, pour essayer d’en extraire la « Substantifique Moelle ». Ce signal est placé dans un passage assez long sur la ville d’Auch et la tribu des Auscitains. Malgré sa longueur il mérite d’être retranscrit en entier :
« Nous avons déjà dit qu’Auch avait emprunté son nom aux Auscii et était leur ville principale. En cherchant à donner à Auch une prononciation celtique, on est forcé de dire Aouch et c’est probablement l’appellation véritable de cette ville s’écrivant en anglo-saxon Ouch, et se prononçant Aoutch.
Ouch signifie collier d’or, enchâssure d’une pierre précieuse, et Auscii désigne les ouvriers habiles, appliqués au travail des métaux précieux et fabriquant ces magnifiques colliers d’or dont les guerriers ornaient leur poitrine dans les grands jours de joie qui, pour eux, étaient les jours de combat – ouch (aoutch), collier d’or, - hew (hiou) tailler-.
Les Auscii pouvaient aisément se rendre habiles dans les ouvrages d’or ; ce métal était presque à fleur de terre dans leur région et divers historiens prétendent que les avides marchands grecs et phéniciens, revenant dans leur pays, donnaient pour lest à leurs vaisseaux l’or recueilli dans les Pyrénées. »

L’or !

Que tirer de tout cela ? En vérité, beaucoup d’indications sous ce verbiage truffé d’anomalies.
Nous l’avons vu, ‘Ouch’ ne signifie pas Or métal, mais Aïe ; autant dire en clair : faites attention à ce passage, on va vous parler d’Or, mais pas de celui du vulgaire qui compose en général les trésors, mais d’un tout autre trésor qui vaut tout l’or du monde.
Autre anomalie: les grecs et les phéniciens n’ont pas établi leurs comptoirs marchands dans le Gers, mais sur la côte Méditerranéenne. Ils avaient sans doute beaucoup de mal à lester leur vaisseau pour naviguer sur le Gers, la Baïse ou le Save, par contre cette technique du lest était en effet couramment utilisée pour franchir les « graus », fort nombreux aux étangs de la côte qui va de Narbonne, dans l’Aude, à Canet, dans les Pyrénées Orientales.
Faisons à ce propos une parenthèse concernant la navigation dans l’Antiquité. Les vaisseaux utilisés étaient pour l’essentiel des barques à fond plat, très peu quillées ; il fallait donc, pour éviter le roulis et le tangage, lester le fond du vaisseau avec des matériaux lourds: souvent du sable. Mais un problème se posait pour pénétrer dans les étangs qui bordent le lido audois et catalan; les étangs communiquent avec la mer par des passages étroits et peu profonds appelés « graus ». Les navires risquaient l’échouage dans ces eaux peu profondes; il fallait donc délester le navire pour, en l’allégeant, lui permettre de franchir le grau. A la longue, le grau s‘ensable et une corvée de contrainte est mise en place pour désensabler la passe, rendant le passage de nouveau possible. Voilà la technique du lest! Comment s’imaginer alors que les navires aient été lestés avec de l’or qui devait finir par dessus bord pour franchir la passe.
Pour résumer ce long passage :
- Auch ne se rapporte pas à un trésor vulgaire.
- Les marchands Grecs et Phéniciens ne se sont pas implantés dans le Gers, mais plutôt sur la côte Méditerranéenne.
- Le lest utilisé par ces marchands ne pouvait pas être de l’or, mais du sable, car la technique employée, nous l’avons vu, consistait à jeter le lest à la mer pour franchir les graus.
Enfin, il n’y a aucune raison pour que des Grecs ou des Phéniciens aient navigué sur les rivières gersoises, qui plus est avec du lest.

Le point zéro

Concluons ce passage : l’abbé Boudet nous invite à penser que le trésor à chercher n’est pas fait d’or (comme nous en avons l’habitude maintenant), ensuite qu’il faut se rapprocher des Pyrénées pour le trouver, puisque c’est là où l’or affleure, et, surtout que la solution passe par les endroits où le lest utilisé par les navigateurs est rejeté à la mer, c’est à dire lorsque le navire entre dans les étangs. Nous ne voulons pas à dessein être plus précis, considérant que c’est déjà une très importante information, touchant presque à la divulgation, que nous venons de faire ; en effet, les graus ne sont pas si nombreux qui bordent le littoral, ni les étangs susceptibles d’avoir connu une activité commerciale dans un lointain passé, pour ne pas arriver à situer avec suffisamment de précision l’endroit désigné par le curé de Rennes-les-Bains.
Toutefois, pour les lecteurs qui ne sont pas, comme nous, habitués à la géographie des départements côtiers que sont l’Aude et les Pyrénées Orientales, nous signalerons que Leucate vient du grec Leucos signifiant blanc, et était un comptoir important ; de même nous mentionnerons le nom de la Salanque, plus au Sud, appelé d’abord par les romains Salutae, le Salut.

L’étang de Bages

Précisons aussi que les graus les plus importants de cette région sont d’une part le « Grau de Vieille Nouvelle » qui fait communiquer la mer et l’étang de Bages-Sigean et, d’autre part, le « Grau de Leucate » qui met en communication la mer et l’étang de Leucate-Barcarès. Ces passages étaient d’une importance capitale pour les romains qui débarquaient leurs marchandises à La Nautique, sur l’étang de Bages, et qui, une fois celles-ci transbordées sur des barques, allaient approvisionner le marché de Narbonne, alors appelée Narbo Martius.
Cette digression n’a pour but que de rappeler, si besoin était, que Narbonne, au début de l’ère chrétienne, était une ville d’une importance considérable, et surtout afin de ne pas perdre de vue que les rivages languedociens étaient parfaitement connus et hautement civilisés, et que les communications depuis ces ports étaient aisées grâce à la voie Domitienne.

La rivière salée

Dans le chapitre VIII intitulé « La rivière salée et les mollusques fossiles » (page 280), l’abbé Boudet va nous donner une indication supplémentaire. Le début de ce passage fait la comparaison entre les guérisons de la fontaine miraculeuse de Notre-Dame-de-Marceille et les guérisons obtenues naturellement, grâce aux eaux des fontaines présentes dans le cromlech de Rennes-les-Bains. De là, l’auteur passe aux auteurs qui ont écrit à propos des fontaines salées. Il cite Catel qui, dans ses Mémoires, se demande si la source en question, dont parlent les auteurs latins Strabon et Mela, ne serait pas celle de Leucate, d’où proviendraient en grandes quantités de grosses anguilles.
Catel précise en outre : « Je ne pense pas pourtant qu’en cet endroit on trouve dans les champs en fouillant la terre, des poissons que les anciens nomment pisces fossiles… » Boudet explique alors que l’hésitation de Catel est bien légitime, puisque, dit-il, « ce n’est point à la fontaine de Salses, voisine de l’étang de Leucate que se doit appliquer l’observation des anciens géographes mais à la Sals, rivière salée qui traverse le cromlech de Rennes-les-Bains. La vallée de la Sals renferme en effet des mollusques et des polypiers fossiles en nombre prodigieux…la région des pisces est bien la rivière de Sals courant dans le cromleck qui entoure de ses mén[h]irs et dolmens les eaux thermales et minérales de Rennes-les-Bains ».
Or, dans l’introduction, n’oublions pas que l’abbé Boudet nous dit que le Cromlech est « intimement lié à la résurrection ».
Ce qui est important de constater est que, à défaut de nous « faire avaler des couleuvres », l’abbé nous propose « d’avaler des anguilles » ; l’astuce consiste cette fois ci à transposer un lieu à la place d’un autre ; à savoir, sous des affirmations toutes réelles, c’est d’une autre réalité dont il veut nous parler.
Analysons le passage : d’après les auteurs latins, il existe une fontaine salée près de Leucate. D’après Catel, elle pourrait être riche en grosses anguilles, mais pas en poissons fossiles, comme le laissent entendre les auteurs anciens. Boudet infirme ces dires en transposant la fontaine à la place de la rivière audoise appelée la Sals. Et s’il prêchait le Faux pour avoir le Vrai ?...

Où il est question d’un vieux poisson… sacré

Pour un curé ce serait un comble, mais il nous a habitués à pire ! Il existe non pas une mais deux sources salées non loin de Leucate, à Salses plus précisément, la Font Dama et la Font Estramar. Qu’est-ce qu’un pisce fossile, sinon un très vieux poisson ? Alors, mettons les pièces dans l’ordre : le poisson a été, dès le premier siècle, un symbole reconnu des chrétiens ; en effet, le nom grec du Poisson était composé des initiales des mots de la confession Iesous Christos Theou Uios Sôtir (IChTUS) Jésus Christ, Fils de Dieu, Sauveur, il y a là de quoi faire penser à un « vieux poisson » ! Quelle sorte de poisson aurait pu sortir de la fontaine de Leucate, qui en fait est à Salses ? Nous laisserons au lecteur le soin de se faire une opinion. Un peu plus haut dans cet article, nous avons souligné l’importance de la navigation dans l’Antiquité et de son habitude d’utiliser les étangs. Il n’est pas inutile de rappeler qu’au début de notre ère la région de Salses abritait un port appelé Portus Aurélianus dans l’anse de Paurel. Ajoutons à cela ce que nous avons dit quelques lignes plus haut : la Sals pourrait être la parèdre de Salses (son image si on préfère), elle coule à travers le Cromlech et celui-ci est intimement lié à la Résurrection. Nous en avons assez dit sur ce chapitre.

Conserver les traditions et les mots

Dans un autre passage, l’abbé nous précise l’importance capitale du Languedoc dans la sauvegarde de la tradition, qui va jusqu’à conserver la langue primitive d’Adam.
Pour preuve, Boudet va démontrer que même le Latin dérive en fait du Celte Gaulois ; les exemples donnés sont les suivants, page 212 : « to add : ajouter en latin addere ; to know, connaître, en latin cognoscere, connaître ; to endue, revêtir, en latin induere, revêtir ; able, capable en latin habilis, qui a de la capacité pour quelque chose ; to joke, plaisanter, en latin, jocari, plaisanter ».
Remarquons que ces mots n’ont, bien sûr, pas été choisis au hasard. Le premier, à savoir ‘ajouter’, est là pour servir de signal ; il signifie « nous allons ajouter autre chose à ce qui a été déjà dit précédemment » ; cela aura trait à la CONNAISSANCE de quelque chose qui EST CACHE (puisque revêtu, donc dissimulé) ; pour le comprendre, encore faudra-t-il ETRE CAPABLE de SAVOIR JOUER AVEC LES MOTS. Voyons donc ce qui suit cette affirmation ; c’est le chapitre consacré à :

Le roi Bébrix et Pyrène – Hercule – Les Sardanes – Caucolibéris – Illiberis – Les Sordes ; c’est le titre du chapitre qui suit la précédente mise en garde.

Analysons ce passage comme nous y invite Boudet, en ne perdant pas de vue qu’il faudra plaisanter. Dans l’ordre, nous y apprenons que les Pyrénées sont rattachées à la Montagne Noire et aux Cévennes par le chaînon des Albères « hall (hâull), habitations,- bear (bér), un ours ». « Le peuple Ibère prend une forme précise dans le roi Bébrix, le courageux enfant qui osait affronter l’Hercule gaulois » ; -babe (bébe), un petit enfant, un bambin, -risk, péril, hasard.
Tout cela pour nous amener enfin à l’essentiel. Après ce combat, les deux peuples, Ibère et Celte, fusionnèrent ; pour preuve, le nom de Pyrénées, qui vient de -pyre (païre) bûcher funéraire, - to rain (ren) réprimer, témoignant des efforts des anciens Celtes pour empêcher les Ibères de brûler leurs morts. Il faut voir comment Boudet invente une histoire pareille, simplement pour dire que, dans cette région, si les morts ne sont pas incinérés, c’est donc qu’ils sont ENTERRES.

La fin d’Hercule… Pour une tunique ?

Premièrement, to rain ne signifie pas réprimer mais pleuvoir ; or, s’il pleut, la pluie éteint le bûcher bien évidemment ; deuxièmement, au mépris de l’histoire légendaire écrite autour d’Hercule, l’abbé commet une erreur trop lourde pour ne pas être délibérée à seule fin de nous mettre en alerte.
Cette erreur, la voici : à la page 214, relevons le passage suivant dans « la Vraie Langue Celtique…». «Il est hors de doute qu’Hercule a existé seulement dans les mythes grecs et latins ; cependant, il est utile de le remarquer, ce héros fameux prend une réelle consistance et revêt le caractère de la vérité dès qu’il personnifie la nation celtique et la migration de ce peuple vers les contrées occidentales». Donc, il n’y a pas de doute possible, Hercule personnifie la nation celtique.
Alors, comment s’expliquer que les Celtes, d’après Boudet, s’opposent à la crémation pratiquée par les Ibères, alors que leur symbole, leur Héros, finit sur un bûcher pour se soustraire aux tourments de la tunique offerte par Déjanire, après qu’elle l’eut trempée dans le sang du centaure Nessus. Voici comment finit Hercule d’après la légende : « Quand Déjanire, fille d'Oeneus, femme d'Hercule, vit qu'on lui avait amené Iole, jeune prisonnière d'une extraordinaire beauté, elle craignit que cette dernière ne la dépouillât de son mariage. C'est pourquoi, se souvenant du conseil de Nessus, elle envoya, pour porter à Hercule le vêtement imprégné du sang du centaure, un esclave nommé Lichas. Alors un petit morceau qui avait glissé sur le sol, et que le soleil frappa, commença à brûler.
A cette vue, Déjanire comprit qu'il en était autrement que ce qu'avait dit Nessus, et envoya quelqu'un rappeler celui à qui elle avait donné le vêtement. Mais Hercule l'avait déjà enfilé et il commença aussitôt à prendre feu ; et comme Hercule s'était jeté dans un fleuve pour éteindre la brûlure, une plus grande flamme encore sortait; et comme il voulait l'arracher, les entrailles venaient avec. Alors Hercule prit Lichas, qui lui avait apporté le vêtement, le fit tournoyer et le projeta dans la mer ; et à l'endroit où il tomba, un rocher se forma, que l'on appelle Lichas. Alors on dit que Philoctète, fils de Poéas, dressa sur le mont Oeta un bûcher pour Hercule, et que celui-ci accéda, en y montant, à l'immortalité. En échange de ce service, Hercule donna à Philoctète ses arcs et ses flèches. Quant à Déjanire, devant le drame d'Hercule, elle se donna elle-même la mort. »

La ‘belle Tombe’

La suite du texte nous confirme que nous sommes dans la bonne voie. En effet, l’abbé nous parle maintenant de Caulioure, ou plus précisément de Caucolibéris « – to cock relever, redresser, hall (hâull) maison, salle, -to eye (aï) voir, - to burry (beri) enterrer – puisque les habitants de cette contrée ont élevé des tombelles pour ensevelir les morts ». On remarque l’expression to eye : il y a quelque chose à voir, ce quelque chose, c’est le fait d’élever des tombes et ces dernières ne sont pas n’importe comment ; ce sont des tombelles, autant dire des TOMBES BELLES. Comme si cela ne suffisait pas, nous poursuivons avec Illibéris. L’abbé Boudet précise : « si on tient compte des deux l, ce nom se rattacherait à Caucolibéris, car il signifierait alors une éminence construite sur une sépulture – hill, éminence, to eye (aï) voir, - to bury (béri) enterrer ». Mais Boudet donne une deuxième manière d’interpréter Illibéris, ce serait alors -highly (haï,) ambitieusement - to bury (beri) enterrer ; il se trouve que highly n’a pas le sens d’ambitieux, mais celui de haut placé, d’important, auquel cas Illiberis devient l’endroit d’une sépulture importante ou contenant quelqu’un d’important.

Pour résumer ce passage : la région des Pyrénées est un endroit qui, si l’on s’y risque avec la simplicité d’un jeune enfant, peut nous faire découvrir une tombe belle (pouvant abriter quelque chose ou quelqu’un important) ; en effet, c’est une région où les morts n’étaient pas incinérés.

Les Sardans

Pour terminer cette étude, concernant plus précisément le pays catalan, nous ferons remarquer la manière dont Boudet explique l’origine du nom du peuple des Sardans. Sardan pour petit poisson, et dit-il par ailleurs, les gens accouraient en foule à Ruscino (ancien nom de Perpignan ou du moins de la ville romaine établie non loin de l’actuelle capitale de la Catalogne Française; en effet, la première agglomération se situait à Château Roussillon). En effet, écrit Boudet : to rush (reuch) venir en foule- sean (sin) grand filet de pêche, seine ; or, to rush signifie se précipiter ; quand à sean il est inconnu dans le Harrap’s, un filet se nommant « net » en anglais.
Ne voudrait-on pas plutôt nous faire penser à une pêche miraculeuse ou à un pêcheur d’homme vers qui les populations se précipitent, telles les sardines dans le filet ? Sans compter que la prononciation phonétique de sean : sin, peut être SAINT, alors, un Saint pêcheur auprès de qui les foules viennent en masse ? C’est suffisamment clair pour ne pas avoir à en dire plus et passer de l’explication « charitable » à la divulgation pure et simple, comme se plaisait à dire Eugène Canseliet.

Eugène Canseliet

D’étranges erreurs typographiques

Et pour donner plus de poids à ces interprétations, s’il le faut encore, il n’est pas anodin de préciser que la table des matières de « La Vraie Langue Celtique… » contient deux erreurs de typographie, dont l’une porte sur Caucolibéris, qui est orthographié Gaucolibéris. Il se peut que nous ayons à y revenir. En effet, comment un homme aussi méticuleux que l’abbé a pu laisser passer cette erreur, si erreur il y a , à moins que ce soit pour mettre la lettre « G » en avant, cette lettre revêtant une signification particulière, tant dans le domaine de la « Maçonnerie », où elle s’inscrit dans le triangle comme étant l’initiale du Grand Géomètre, que dans le domaine de l’ésotérisme alchimique ; l’alchimie, de laquelle Fulcanelli disait qu’elle peut être considérée comme l’initiale du nom vulgaire de la « Matière Première ».

Nous conclurons ainsi : si la lumière et la Vérité doivent sortir du Cromlech de Rennes-les-Bains, il ne faut pas limiter l’interprétation du livre de Boudet à la seule vallée de la Sals. Dans un prochain article, nous étudierons ce que Boudet appelle la « Pierre de Trou », et ces corollaires au sujet de l’homme mort et de la philosophie Pythagoricienne, dont se prévalent de nombreuses « Sociétés Esotériques ».

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Alain Pito