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Les
champs morphiques dans l’affaire de Rennes-le-Château |
Le
secret
Les
différentes informations qui sont communiquées ici ont pour
objectif de mettre en exergue que le territoire de l’Aude est un territoire,
de par sa position géographique, historique, mais aussi symbolique,
qui renfermerait, détiendrait, séquestrerait un secret, voire
plusieurs, dont l’origine et l’époque nous sont inconnues.
Il n’est pas possible de présenter ici tous les éléments
constituant le ‘fond’ de ce constat tant ils sont nombreux.
Seuls les moins connus, pour l’instant, prennent place ici.
Après de nombreuses recherches, il semblerait que plusieurs dépôts
se situent sur le territoire de l’Aude… ceux-ci, évidemment,
n’étant pas forcément tous en étroit rapport
avec « LE SECRET ». Pour notre étude, nous prendrons
comme socle de travail : les recherches de Rupert Sheldrake, biologiste
et physicien (théorie des champs morphogénétiques)
; le « transport de la mémoire des événements
par la forme » de Carl Gustav Jung (théorie des archétypes) ;
« la transmission des informations par les symboles » et les
différentes découvertes en physique Quantique… Nous
nous en tiendrons à quelques références essentielles
car la liste générale est bien trop longue.
Nous pouvons, par déduction analogique, conclure qu’un «SECRET
UNIQUE» s’est transporté (ou a été transporté)
et mis à l’abri dans l’Aude. Ce savoir s’est transmis,
de manière inconsciente, à travers le temps et l’histoire,
par l’intermédiaire de plusieurs individus, volontaires ou
non, et quelques faits historiques. Certains des personnages de cette histoire
étaient au courant et d’autres pas. Le but de ce bref exposé
n’est pas de convaincre, ni d’orienter l’affaire de RLC
sur un plan scientifique. Seules les sciences citées précédemment
peuvent apporter un éclairage rationnel sur l’origine de ses
mystères, leur disparité, ainsi que leur pérennité…
Mais certainement pas son identité, ni son origine.
Champ
magnétique et chronologie
Nous
avons de l’Histoire une vision toute scolaire. L’historien sait,
sans doute, que les chevaliers de Saint Jean de Jérusalem choisirent
pour emblème la croix blanche à huit pointes qui représente
le symbole officiel des huit béatitudes désirables. Cependant,
ce qu’il ne sait pas, c’est que cette formule initiatique traduit
la direction centripète des forces… Il en va ainsi de nombreux
exemples qui pourraient être cités ici.
Plus que jamais, la science du temps s’est imposée. Plus que
jamais, les grands du siècle ont tenu compte des données chrono-cosmographiques,
comme le faisaient les prêtres d’Israel, de Karnak, d’Égypte,
ou de Teotihuacan. Des chercheurs ont bien observé que le tracé
du plan de l’écliptique est parallèle à la zone
de civilisation, et que le déplacement vers l’ouest du plan
vernal correspond à la marche vers l’ouest de la civilisation.
En échange, et très curieusement, personne ne tient compte
de la déclinaison magnétique.
On sait que le globe terrestre baigne dans un champ invisible de forces
magnétiques. Une aiguille aimantée, librement suspendue, prend
la direction du nord. On reconnaît cependant que la boussole n’indique
presque jamais le nord vrai, le méridien magnétique ne se
confondant pas avec le méridien géographique du lieu. On appelle
« déclinaison » l’angle existant entre ces deux
méridiens. Par ailleurs, l’angle que détermine l’aiguille
aimantée avec le plan horizontal indique l’inclinaison. De
ces observations, l’astronome peut déduire la variation séculaire
de la déclinaison magnétique.
En 1541, une première observation faite à Paris révèle
une déclinaison de 7 degrés 30’ E. La progression vers
l’est se vérifie jusqu’en 1581, la déclinaison
atteignant l’angle limite de 11 degrés 30’. A partir
de cette date, la déclinaison magnétique rétrograde.
On observe qu’en 1666, le méridien magnétique coïncide
avec le méridien géographique de Paris. Passant ensuite à
l’ouest du nord vrai, la déclinaison atteint progressivement
l’angle limite de 22°30’ en 1815. Depuis 1815, la déclinaison
se réduit et l’aiguille aimantée revient vers le nord
vrai.
Pour le savant, la détermination de la variation séculaire
de la déclinaison magnétique constitue une opération
d’un seul bloc. Il résulte pourtant des observations ci-dessus
mentionnées :
- Que la limite E de la déclinaison magnétique se situe autour
du 11e degré.
- Que la limite W se situe autour du 22e degré.
- Que la déclinaison totale est de l’ordre de 33°.
- Que la déclinaison est devenue occidentale à partir de 1666.
- Que la déclinaison occidentale (de 1666 à 1815) est le double
de la déclinaison orientale.
Si l’on examine la période comprise entre les observations
de 1541 et de 1581, c'est-à-dire la phase la plus orientale de la
déclinaison, on remarque qu’elle coïncide d’abord
avec des événements importants concernant les contacts Occident-Orient,
dans le sens WE : La Palestine devient turque, les portugais atteignent
Canton ; c’est aussi l’époque de la grande flambée
occultiste.
Dans la rétrogradation de la déclinaison magnétique
qui va de 1581 à 1666, on assiste au contraire à un mouvement
historique inverse, dans le sens EW : Le traité de Westphalie rattache
les juifs d’Alsace à la France… tandis qu’en Angleterre,
les juifs reviennent sous Cromwell ; l’occultisme est représenté
par valentin Andrea et Knorr Rosenroth.
Or, en 1666, le méridien magnétique coïncide exactement
avec le méridien géographique de Paris. C’est le règne
du ‘roi Soleil’. La déclinaison occidentale approchera
du 22° et, en 1815, ce sera Waterloo.
Dans son roman hermétique « Les Noces Chimiques », paru
en 1661, le Rose-croix Valentin Andreae conte l’aventure du légendaire
Rosencreutz, qui trouve le chemin du Palais Royal grâce à l’aiguille
magnétique.
L’étrange
évêque cathare Pierre Poulain
En
ce qui concerne l’affaire de Rennes-le-Château qui nous préoccupe,
la première trace historique mentionnant un trésor date de
1258 et plus précisément du jour de noël 1258. Cette
mention se trouve dans les archives de l’Inquisition et concerne un
évêque cathare : PIERRE POULAIN.
Pierre Poulain est cité comme la personne qui aurait dissimulé
un trésor dans un bois, près de la Bézole… et
plusieurs hérétiques notoires s’activèrent à
rechercher ce précieux dépôt.
Pierre Poulain est le dernier évêque connu pour le Carcassès.
Il entretient des liens étroits avec la famille d’Hautpoul
Félines, dans le secteur de la montagne noire.
Petite digression, il est certain, d’après les études
faites par les historiens, que PIERRE POULAIN a organisé son départ,
pour aller à la Bézole. En échange, il n’est
fait état nulle part du fait que le trésor ait été
retrouvé par les autres hérétiques. Le plus étonnant
est que toute cette histoire disparaît des sources documentaires concernant
le Carcassès et l’évêque cathare PIERRE POULAIN.
Il ne sera jamais plus question de lui ni de son trésor, dans aucune
archive civile… Après Noël 1258, il disparaît sans
laisser la moindre trace. Les historiens qui tentèrent de reconstituer
cette affaire et d’en savoir plus… sans succès…
appellent cette énigme le « MYSTERE PIERRE POULAIN ».
La deuxième mention historique concernant un trésor dans l’Aude
est citée dans « la Muse historique » de J. Loret (1650
à 1665). On y lit curieusement que l’évêque Nicolas
Pavillon s’est trouvé mêlé à un procès
concernant de l’or en grande quantité découvert dans
sa contrée ...
A ces constats, il faut ajouter que JEAN DE DOAT, président de la
chambre des comptes de Navarre, est à l’origine de la copie
de 258 volumes de très nombreux documents sur l’histoire des
provinces du sud-ouest de la France et principalement du Languedoc. L’essentiel
de ces documents concerne le Moyen- Age. Les recherches de DOAT commencèrent
en 1663 et finirent en 1669. Ces travaux de recherches furent curieusement
commandés par Colbert, et les dépenses occasionnées
s’élevèrent à plus de 50.000 livres. Colbert
décida de mettre fin à la mission documentaire de manière
brutale et sans aucune explication… après plus de sept ans
d’un travail titanesque.
Les
secrets de Colbert
Il
faut également savoir un autre élément des plus insolites.
Le 3 février 1663, sont réunis Perrault, l’érudit
Jean Chapelain, le théologien Amable de Bourzeis et l’abbé
Jacques Cassagne (écrivain et prédicateur). Ils sont convoqués
en grand secret par Colbert les informant de leur nomination d’office
à un conseil restreint chargé de sélectionner les inscriptions
et devises inscrites sur les monuments royaux ainsi que les emblèmes
ou légendes ornant les tapisseries et les médailles. Cet intérêt
subit pour ce genre de sujet, tout aussi fascinant soit-il, ne paraît
pas nécessiter une réunion secrète ou des nominations
imposées d’office à de tels personnages… à
moins qu’il n’y ait eu des impératifs soigneusement ‘occultés’
?
Nous pouvons nous rendre compte que la déclinaison magnétique
concernant l’époque de ces événements correspond
à l’émergence historique d’un trésor important
dans l’Aude.
En 1815, date à laquelle la déclinaison occidentale approche
du 22°, force est de constater qu’un trésor refait son
apparition à cette époque… et se referme à la
mort de H. Boudet.
Conclusion
provisoire
Si cette théorie s’avère juste, il s’agit maintenant de vérifier la déclinaison magnétique de 1258 et sa position. Si les nombres sont tout aussi parlants que ceux évoqués plus haut (11°, 22°, 33°), nous aurions une preuve évidente que cette déclinaison s’oriente en annonçant le prélude d’un grand événement historique.
Des
chiffres et des nombres comme repères
L’abbé
H. Boudet, dans son livre « la Vraie Langue Celtique et le cromlech
de Rennes-les-Bains » (1886) fait état, page 268, de l’observatoire
de Paris (méridienne de Cassini). Il affirme que « En prenant
pour point de départ les caves de l’observatoire de Paris,
qui sont à 28 mètres au-dessous du sol, et où le thermomètre
marque constamment + 11 degrés centigrades, on trouve en moyenne
un degré de plus de chaleur pour chaque trente mètres de profondeur
etc… ». Si nous prenons les nombres 11 (degrés centigrades)
et 30 (mètres de profondeur), par le jeu des valeurs numériques,
ils nous donnent ceci : 30 + 11 (soit 1+1 = 2) = 32. A ce nombre nous ajoutons
la croix (+ 11 degrés) qui symbolise dieu, donc le 1… ce qui
nous donne 32 +1= 33.
Cependant, il nous manque le 28 de « 28 mètres au-dessous du
sol », également cité peu avant.
Une phrase plus loin, H. Boudet écrit : « Le point de profondeur
extrême du siphon serait à peu près à douze cent
trente mètres » (1230). Puisqu’il est question de termes
de profondeur, nous allons les ajouter : 1230 (douze cent trente mètres)
+ 28 (mètres au-dessous du sol) = 1258… ce qui nous donne la
date correspondant au trésor de l’évêque PIERRE
POULAIN, cité plus haut !
Tous
ces nombres donnent 11, 33, et… 22, puisque 33-11=22. A ces derniers
nous ajoutons également le 30 des ‘trente mètres de
profondeur’. Tout cela, n’en doutons pas un instant, n’est
bien sûr qu’un simple hasard mathématique que nous pensons
utile de souligner à toutes fins utiles!
A l’issue de ce rapide parcours, nous pouvons nous demander si H.
Boudet n’aurait pas été victime du champ morphique du
biologiste Rupert Sheldrake (théorie du transport de l’information
par un champ, dit champ morphique) !?
Bibliographie sommaire
-
Julien Roche : « Une église Cathare, l'évêché
du Carcassès. 1167 au début du XIVe siècle. »
Aux éditions L' HYDRE.
- Michel Roquebert : « Les cathares 1244-1329 ».
- Jean Christian Petitfils : « LouisXIV ».
- A-D. Grad : « Le temps des kabbalistes » Editions La Baconnière.
William
Quenoy