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Société Périllos ©

Un étrange texte signé du marquis de Cherisey
(1ère partie) - Le document

 

Un autre écrit ‘secret’ oublié ?

Aurait-on retrouvé un écrit oublié du marquis de Cherisey qui s’illustrait au début de l’affaire de Rennes-le-Château ? Le personnage, très coloré, se trouve plus particulièrement présent dans certains documents où apparaît le Prieuré de Sion, surgi alors à l’improviste dans le déroulement de la saga de Gérard de Sède. Le sujet ici n’est pas celui de s’attacher à réaliser une biographie de Philippe de Cherisey dont on retrouve de nombreux éléments au long des excellents travaux de Jean-Luc Chaumeil. Ce dernier, au demeurant, est sans doute l’un des chercheurs français qui s’en est approché au plus près.
Nous retiendrons, quant à nous, un document dont on nous a donné connaissance il y a déjà de nombreuses semaines, sous le sceau de la confidentialité. Nous avons eu l’autorisation de mettre en ligne, sur nos colonnes, l’intégralité de ce texte des plus étonnants… certes, avec une dizaine de jours de retard en raison de nos propres travaux.

C’est donc avec plaisir que nos lecteurs et visiteurs peuvent maintenant prendre connaissance de ce document quasiment jamais cité.
Prochainement, nous proposerons à la suite de ce document une analyse de son contenu. Cependant, il est prudent, selon la personne qui nous en a donné copie, de préciser que nous ne pouvons que supposer la paternité réelle de Cherisey pour ce texte et non la certifier absolument. Les documents, dans l’affaire de Rennes-le-Château, sont parfois trompeurs en ce qui concerne leur véritable auteur… On admettra tout de même, pour le cas présent, un solide faisceau de convergences pour qu’il en soit ainsi.

Nous soulignons toutefois, dans un premier temps, quelques détails méritant l’attention. Ces derniers nous replongent directement dans les fameux ‘textes secrets’ du Prieuré de Sion déposés à la Bibliothèque Nationale. On y retrouve les ‘amorces’ à connotation de sous-entendus permettant de suggérer une suite dans une série de fascicules dont il est toujours difficile de se procurer la totalité… pour ne pas dire impossible.

Par exemple, nous serions, selon les indications de ce que nous considérons comme la première de couverture (jusqu’à nouvel ordre), en présence du numéro 123 d’une longue série. Ensuite, dessous, on peut lire « Absolu 107 »… sans que rien ne nous permette de définir à quoi correspond cet « absolu » et encore moins le nombre 107… Quant à la troisième ligne « (vulg. Septembre-octobre 1979) » elle exprime une date ou un calendrier qui se comprend ‘vulgaire’ par rapport à un autre, peut-être, plus sacré, ésotérique ou adapté à une ‘société’ telle celle de la Franc-Maçonnerie. Cette dernière, en effet, se plait à user d’un calendrier, différent de notre habituel, selon un procédé que n’importe qui peut comprendre… une sorte de secret de Polichinelle voulant exprimer un départ de chronologie voulu plus lié à la grande Tradition… On trouve aussi une datation ‘vulgaire’ dans d’autres sociétés dites ‘secrètes’, s’annonçant d’une mission divine ou supérieure et qui, ayant raté leur envol, laisse des jalons nimbés d’une aura plus ou moins mystérieuse. Il y aurait alors la suggestion pour cette ‘revue’ d’une datation ‘vulgaire’ dans le sens de ‘vulgarisation’ : mise à la connaissance de tous profanes… laissant deviner trop facilement que derrière ces feuillets se tient une organisation ‘sacrée’, ésotérique ou occulte.
En bas de cette ‘couverture’ -méritant ce nom à plus d’un titre- l’adresse, où le lecteur peut contracter un abonnement, est séparée du sommaire par un système astucieux (à une époque où l’informatique n’est pas ‘vulgarisée’) de ‘tirets’ espacés sur deux lignes présentant un… damier.

Enfin, nous soulignons le titre de ce fascicule « A A R E V U E ». Certes, le terme de ‘revue’ est plausible. Pourtant, il se double de deux ‘A’ qui pourraient bien nous renvoyer, discrètement, à regarder du côté des fameuses ‘AA’. On remarque aussi en bas, dans l’intitulé d’adresse, que les majuscules ne sont plus de mise et nous donne « AaRevue » suivi de l’adresse. On peut en conclure que le titre se scinde en deux groupes : « Aa » et « Revue », puisqu’on trouve deux majuscules, dans un même prétendu mot, pouvant justifier la coupure. Ce système d’inversion s’avère des plus chers dans l’énigme de Rennes-le-Château, et par cette ‘séparation’ nous pourrions être invités à comprendre que ce cahier est une « revue Aa »… Nous reviendrions par ce raccourci aux fameuses sociétés AA, Aa, A.A. A.a., A.A et Aa, toutes si présentes dans un volet ‘Angelé’ (et surtout pas ‘angélique’), jusque là mal interprété par ceux qui pensèrent en percer facilement le symbole et l’hermétisme… Enfin, si on regarde rapidement la ligne de signes sur le titre principal (en haut de page), nous lisons une suite continue, et à nouveau sans coupure de HAHAHAHAHAHAHA…… Faut-il interprètrer ceci comme un rire moqueur ou une nouvelle tentative de nous donner une information sur non plus AA mais HA pouvant, par exemple, donner ‘Haute Angelée’ comme l’indique Moreau de Waldan dans ses travaux sur le ‘gryphon’ ? et pourquoi pas ?
Il est donc probable que la lecture et le dépouillement de ce texte réservent sans doute de nombreuses nouvelles surprises, comme nous en avons déjà repéré plusieurs depuis le jour où ce document nous a été remis. Ceci fera l’objet d’un travail ultérieur.
Ajoutons enfin que le format des feuilles mécanographiées est l’ancien ‘commercial’ 21x27 et qu’à part l’intéressant ‘double chevron’ de la dernière feuille, des 25 (y compris la couverture) du texte, il n’y a pas d’illustration. Nous pensons nous procurer la reproduction de la couverture ‘cartonnée’ qui recouvrait l’ensemble des textes de ce fascicule et la produire prochainement. A notre connaissance, il n’y a pas de dépôt légal de ce document, ni sous le nom du marquis de Cherisey ni sous celui de « AAREVUE ».

André Douzet

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