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Société Périllos ©

1er mai 2007 à Périllos

 

Comme chaque année, la Société Périllos s’est réunie pour célébrer la journée du 1er mai…
Si la bonne humeur et la convivialité sont au rendez-vous, les mauvaises conditions météorologiques s’invitent également, sans pouvoir cependant empêcher les membres de notre société de répondre présents pour cette activité.
Le matin, nous nous rassemblons au pied du château de Salveterre avant de nous diriger vers la première étape de notre programme : la grotte de La Caune.
Laissant les véhicules près du refuge avec sa table de ciment, nous montons lentement jusqu’au site. En cours de route, notre ami Luky nous donne notre premier cours de géologie sur la constitution des plateaux calcaires du secteur et la formation des reliefs et le travail tectonique dans la masse tendre qui sert de socle à cette région.
L’arrivée à cette merveille de la nature est chaque fois chargée de respect et d’admiration pour nous. Cette fois, nous avons pu nous pencher plus longuement sur les gravures rupestres de la cavité. A cette occasion, nous en avons retrouvé trois autres, non répertoriées, que nous inscrivons sur notre liste concernant le site. Le moulage par empreinte, de ces témoins de la présence de nos lointains ancêtres, sera organisé cet été lors d’une activité spécifique de la S.P. Comme d’habitude, nous rendons visite à la formation naturelle en calcite représentant une forme anthropomorphe qui témoigne du travail étonnant de la nature. Nos nouveaux adhérents apprécient cette concrétion à sa juste valeur. Ici, nous ne pouvons qu’essayer d’imaginer l’impact que pouvait avoir cette curiosité naturelle sur nos ancêtres se rendant, craintifs et superstitieux, dans cette cavité pour se trouver face à cette manifestation qui ne pouvait être prise pour autre chose qu’une divinité bienveillante et magique… Cette ‘magie’ agit toujours sur les Etres que nous sommes et nous laisse chaque fois un peu plus émerveillés. Les dégradations se poursuivant, dans l’impunité complète, nous ne situons plus cette concrétion, dans nos présentations sur le Net, afin de la préserver de la malveillance de quelques individus dont le crétinisme n’est plus à démontrer.

Une petite visite aux alentours immédiats de la grotte nous permet de situer d’autres orifices sur lesquels nous ne manquerons pas de faire une prochaine investigation. Nous avions prévu de visiter le site où s’est déroulée la tragédie des spéléologues espagnols… Hélas, étant restés plus longtemps que prévu à La Caune et ses alentours, nous ne disposions plus d’assez de temps pour nous rendre sur ce site.
C’est donc dans les ruines du village abandonné de Périllos que nous avons terminé notre matinée par une petite visite. Rien de bien nouveau parmi les vestiges effondrés et aucun débroussaillage récent n’ayant eu lieu… nous n’avons pu, comme à l’habitude, redécouvrir quelques objets du passé laissés pour compte par les manoeuvres exécutant ce travail de nettoyage sans la moindre attention pour ces éventuelles découvertes. Nos pas nous ont conduits, ensuite, vers les restes du donjon et le nostalgique petit cimetière. L’état d’abandon s’amplifie de manière pitoyable dans ce lieu où d’autres croix de fonte ont été une fois de plus ‘chahutées’. Ce jour là, dans les ruines, il n’y avait pas d’autres visiteurs, sans doute découragés par les lourds nuages qui s’amoncelaient un peu plus.
Notre ami Lucky et sa compagne, moniteurs de spéléologie et secouristes, nous donnèrent un second cours cette fois pour nous expliquer les différents systèmes et appareillages de progression en sous-sol. Il est évident que ce genre de matériel exige une maîtrise et une connaissance parfaite si on veut exercer cette discipline en toute sécurité et au mieux possible. Nos prochaines ‘expéditions’, sans doute, comporteront une ‘initiation’ à cet exercice délicat permettant une exploration de notre monde souterrain dans les meilleures conditions.
En nous rendant à l’emplacement de notre repas, nous nous arrêtons quelques instants pour saluer Pascal Guillaume et son équipe installant le matériel pour l’expérience ‘Chronodrome’…

En raison de la menace d’un temps pluvieux, notre repas, prévu pour avoir lieu en plein air, se reporte dans le secteur de la Belle Oriole où il se déroule très convivialement. Chacun ayant apporté son casse-croûte en grande quantité, ce sont toutes les victuailles qui en fin de compte se trouvent mises en commun et partagées… la S.P. offrant l’apéritif le dessert.
A 14h30, nous commençons à nous diriger vers le parking au pied du château d’Opoul où doit se dérouler l’expérience ‘Chronodrome’.

C’est donc pour 15h que le groupe de notre S.P. se trouve sur le parking… en même temps que les première gouttes de pluie qui bientôt feront place à un temps particulièrement désagréable et pour le moins humide nous obligeant à nous réunir sous plusieurs parapluies. En réalité, ce qui aurait pu être une gêne s’est tout à coup transformé en une grande convivialité en raison du fait que tous cherchaient à s’abriter, connaissant ou non le propriétaire de l’abri précaire contre l’ondée !
L’expérience a duré jusqu’à 16h dans une bonne humeur étonnante et communicative. A ce moment, Pascal est venu satisfaire notre curiosité pour nous informer qu’il n’y avait pas eu de résultat positif, du moins sans une analyse approfondie de cette expérience. Une discussion des plus sympathiques, sur des sujets annexes à ceux de ‘Chronodrome’, s’est engagée sous un déluge d’eau qui malgré ses efforts n’arrivait pas à nous décourager.

Vers 17h, nous nous sommes séparés, toujours sous une pluie battante. Ajoutons un peu d’humour pour dire qu’un de nos membres, à cette occasion, nous a remis la plaque minéralogique de son ancien véhicule avec lequel il était venu l’an dernier à ce rendez-vous… Nous conserverons ‘pieusement’ cette relique qui porte le numéro : 6666 SP 66 !!!!! Nous aurions voulu l’inventer que nous n’y serions pas parvenus !
Le résultat de cette journée du 1er mai 2007 est des plus positifs. Les mauvaises conditions météorologiques ne nous ont pas découragé le moins du monde et certains adhérents sont venus parfois de loin pour être des nôtres. C’est pour nous une marque d’encouragement à poursuivre ce genre de réunion et toutes nos activités. Notre intérêt pour l’ensemble du secteur de nos travaux sur Périllos nous est chaque année un peu plus vif, tout comme notre attention pour l’expérience dirigée par Pascal Guillaume et sa sympathique équipe. A ce propos, nous regrettons une fois de plus l’absence de médias pour faire connaître ce travail opiniâtre et optimiste pour notre humanité. A ceci, nous ajoutons que personne du village d’Opoul, autorité comprise, n’a daigné encourager de sa présence cette expérience hors du commun ! Peut-être n’est-ce pas plus mal en fin de compte…
C’est donc dans une perspective d’espoir et d’encouragement que nous disons à tous : « A l’année prochaine, au premier mai ! ».
Nos lecteurs peuvent consulter les résultats et la teneur de cette expérience 2007 ‘Chonodrome’ sur leur site.

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