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Société Périllos ©

Journée du 1er mai 2008

 

Première partie : Quelques curiosités durbannaises

Comme nous l’avions prévu, cette activité, devenue traditionnelle à cette date, s’est déroulée dans d’excellentes conditions.
Tout d’abord, les conditions météorologiques nous ont été particulièrement favorables et c’est sous un agréable soleil, toutefois pas caniculaire, que nous avons pu nous réunir.
Le programme étant assez ‘serré’ en raison de l’impératif horaire de l’après-midi, deux éléments ont été supprimés de notre randonnée. Il s’agit de la visite de l’église de St Jean de Barrou, détenant une superbe ancienne statue de la vierge… enceinte, et du périple à la chapelle wisigothe Ste Ruphine, près de Durban. Mais ce n’est que partie remise à la prochaine rencontre devant avoir lieu sur le secteur de Cascastel et ses environs miniers.

C’est vers 9h que nous nous sommes rassemblés devant la mairie de Durban pour ensuite nous diriger dans le village pour voir un couvercle de sarcophage mérovingien qui prendra son importance un peu plus loin dans notre activité de ce jour.

Une église et deux tableaux remarquables

Le second point de notre périple durbannais, l’église Saint Just-Saint Pasteur de Durban, retenait notre attention. Il s’agit d’un bel édifice, anciennement chapelle du château avant d’être ouvert au culte paroissial. A l’intérieur, derrière le maître-autel, se trouve une grande peinture, en forme de piéta, représentant le Christ mort, descendu de la croix, couché sur les genoux de Marie. Sur la scène de cette piéta, un personnage, au second plan, présente les clous tandis qu’un autre (un ange) se trouve près de la colonne où fut flagellé Jésus. Au sol, les instruments de la passion sont rassemblés de manière éparse près de trois dès ayant permis aux soldats romains de ‘jouer’ le manteau du Christ. On note également que le seul autre personnage humain de ce tableau, avec le corps du Christ et Marie, est Madeleine pleurant sur les jambes du mort. L’ensemble fait indéniablement songer au tableau du ‘Christ au lièvre’ dans l’église de Rennes-les-Bains.
Le second tableau que nous avons observé est un ex-voto représentant Saint Julien et sainte Basilisse, tous deux particulièrement vénérés dans les Corbières, à la suite d'une épidémie de peste survenue au XVIIe siècle. Aux pieds des deux personnages, plusieurs autres plus petits, couverts de pustules, viennent implorer leur guérison. Nous savons que les abbés Gélis et Boudet, si chers à notre affaire, ainsi que Bérenger Saunière, durent voir ce sanctuaire tel qu’il se présente aujourd’hui.

Roc Cumbach, multiplication des pains et St Hippolyte

En sortant de l’église, nous ne manquons pas de regarder, face à nous, le ‘roc Cumbach’, au pied duquel Saunière se rendait après ses repas chez deux riches familles du village. C’est de ce rocher qu’on peut distinguer le ‘Mont des Oliviers’ surplombant le territoire de Périllos.
Au moment de rejoindre nos véhicules, nous observons, au chaînage d’angle du pignon ouest de l’église, trois pierres très anciennes représentant naïvement deux pains ronds et un poisson commémorant le miracle de la multiplication des pains par Jésus.
L’arrêt suivant se fait près d’une petite chapelle jouxtant le cimetière communal. Il s’agit de la chapelle Saint-Hippolyte, datée XIVe / XVe siècle. Cependant, elle apparaît dans un terrier du château du IXe siècle, sous la forme d’un oratoire à propos duquel il est écrit qu’il se trouve sur le caveau seigneurial… ce qui est pour le moins curieux vu qu’une distance de deux ou trois cents mètres le sépare du château castral. Cette disposition hors l’enceinte fortifiée se retrouve cependant, à Périllos et à Aguilar.
Nous quittons donc Durban sans avoir visité les vestiges de la chapelle wisigothe Ste Ruffine, en raison du manque de temps pour le faire. Nous y reviendrons ultérieurement car nous disposons sur ce site d’importants éléments peu usités. C’est un peu plus loin, en pleine nature, que nos pas se dirigent vers plusieurs tombes wisigothes découvertes lors d’un défonçage de terrain viticole… Le couvercle de sarcophage vu à Durban correspond à l’une d’entre elles. Le système de formation de la tombe est intact et nous permet de comprendre comment elle était préparée et son orientation particulière. D’autres vestiges existant dans ce secteur, nous ne le divulguerons pas pour les préserver des prédateurs habituels.

Seconde étape : Embres et Castelmaure ou l’ombre du docteur Courrent

La seconde grande étape de notre matinée se trouve à Embres et Castemaure. Le but de ce détour nous conduit vers la maison du docteur P. Courrent, qui s’illustra dans l’historique de Rennes-les-Bains. Il choisit ensuite de se retirer dans ce village où sa notoriété le poussa au poste de maire. Nous nous sommes rendus sur son étrange sépulture ; il s’agit d’un tombeau cossu dont la partie verticale représente un personnage féminin penché sévèrement sur un médaillon ovale en bronze représentant précisément le docteur Courrent… dont curieusement le nom ne figure pas parmi ceux gravés sur la stèle.
Rappelons que les documents manuscrits de sa main, retrouvés à Durban, sont la généalogie complète des seigneurs du lieu et de leurs branches annexes ainsi que celle ayant récupéré les terres, titres et droits seigneuriaux de Périllos. C’est encore dans ce village d’Embres que nous trouvons un membre de la famille de l’auteur du fameux rapport Cholet qui défraie toujours la chronique ancienne de Rennes-le-Château. Mais évidemment, il reste encore quelques ténors attardés pour dire qu’il n’y a aucun lien entre l’affaire de Rennes, l’abbé Saunière et le canton de Durban. Il est vrai que le fait qu’on trouve ici les traces des abbés Saunière, Gélis, Boudet, Bigou, ainsi que de messieurs Cholet et Courrent… n’est guère suffisant pour les ténors fantoches. Ces prétendus spécialistes sont de ceux illustrant parfaitement la sentence populaire affirmant qu’il n’y a pas plus sourd que celui ne voulant pas entendre.

Repas de midi à l’ombre du château de Castelmaure… et de St Félix

L’heure du repas de midi approchant à grands pas, c’est à l’ombre de la chapelle St Félix que nous avons installé notre halte. Moment très convivial partagé entre tous et dans la bonne humeur qui nous est dorénavant coutumière.
Cette chapelle, fermée en raison de régulières dégradations, mérite que nous revenions pour la visiter plus en détails. Cependant, de l’extérieur, on peut en admirer des détails architecturaux du plus pur style roman. Il s’agit d’un sanctuaire s’inscrivant dans une ligne rejoignant la chapelle Notre-Dame de l’Olive et une autre sur la commune de Fraïsse, et ce détail a peut-être son importance quand on sait que nous sommes sur le versant opposé à celui des anciens territoires de Périllos. C’est sur ce secteur que nous avons situé et retrouvé des fours à verre et quelques mines romaines de fer, cuivre et plomb… ainsi que des vestiges romains et cavités qui feront l’objet de nos prochaines études et activités communes sur le terrain.

Troisième étape : Les rendez-vous de ‘Chronodrome’

Il était temps de rejoindre le point de rencontre du rendez-vous avec le futur qui, comme chaque 1er mai, se déroule au pied du plateau de Salveterra, tout près de Périllos, sous l’initiative de Pascal Guillaume.
Bien avant le début de l’expérience ‘Chronodrome’, un groupe important de participants et sympathisants s’est déjà installé confortablement sur place. Pour une fois, on s’en félicite, les médias relayèrent avec importance l’information à l’usage de ceux, et celles, pouvant être intéressés par ce projet de contact avec le futur grâce au satellite Kéo.
Notre groupe SP se complète alors avec l’arrivée attendue de Jean-luc (fidèle chef pizzaïolo) accompagné d’Hélène, puis Régor, Roger et sa compagne, notre trésorière Janine Moner et notre sympathique ami Jean-Louis d’Opoul. C’est donc sous un soleil éclatant que vers 15h l’expérience annuelle commence, cette fois devant une foule conséquente. Nous avions apporté notre ‘machine à remonter le temps’ qui fut déposée, à toutes fins utiles, près des instruments de mesures et autres détecteurs sophistiqués capables de mesurer les moindres variations et indices scientifiques : analyseur spectrographique rdo, détecteur d’anomalie magnétique, faisceau laser, gravimètre, chronomètres et balise hertzienne d’émission en graphie d’un message répété, cet ensemble étant important en faveur de l’expérience ‘Chronodrome’.
La durée d’une heure étant dépassé, nous avons attendu impatiemment le résultat de cette ‘cuvée’ 2008. Hélas, les résultats semblent à première vue décevants. Cependant, il faut attendre encore un peu pour avoir le résultat définitif des analyses complètes des mesures prises au cours de ce temps consacré… au voyage dans le temps.
Une fois encore, nous tenons à féliciter Pascal Guillaume pour son initiative remarquable à propos de ce projet. Nous ne le répèterons jamais assez, mais pour nous, ce moment convivial et de bonne humeur est une leçon d’optimisme, persuadés que nous sommes que notre civilisation parviendra à ne pas tomber dans ses propres pièges de destruction. C’est pourquoi la Société Périllos, chaque année, sera présente à ce rendez-vous qui, nous l’avons vu cette fois, attire de plus en plus de visiteurs et d’encouragements. Si nous étions très nombreux à venir soutenir cette initiative, nous ne pouvons que déplorer l’absence de monsieur le maire d’Opoul ou du moindre représentant de cette municipalité qui jusqu’à l’an dernier manifestait sa présence, même très brève, lors de ce moment pouvant à chaque fois devenir un jalon scientifique mémorable. Il est bien évident que cette remarque n’engage que nous seuls, tout comme nous ne doutons pas un instant, qu’en cas de succès, la mairie saurait se placer au premier plan… afin ‘de n’en perdre pas une miette’ !
A la suite de cette manifestation, nous considérons terminée la journée d’activité de la Société Périllos. Nous étions une vingtaine à avoir répondu ‘présents’ à cette activité pour laquelle certains de nos adhérents sont venus de très loin (Pierre et Martine, Iris et Pierre-Thomas) pour ces moments aussi sociétaires que conviviaux.
C’est au ‘Tic-Tac’ de Barcarès que ceux qui le désiraient ont pu prendre un repas du soir toujours aussi apprécié.
On en sait plus sur l’expérience ‘CHRONODROME’ en visitant avec profit le site Chronodrome.

Prochaines activités de la SP

La prochaine activité aura lieu début juin (date définitive en attente) dans le secteur des sources de Rennes-les-Bains, Sougraigne et du Bézu. Nous envisageons pour la circonstance de monter jusqu’aux ruines du château ‘des Templiers’.
Egalement, une soirée SP est prévue, au cours de laquelle nous projetterons un documentaire relatif aux sujets qui ont pour nous le plus grand intérêt. La date et le lieu étant à convenir, nous pensons cependant qu’elle pourrait avoir lieu fin juin.
Une ‘lettre de la SP’ sera également mise en place à l’intention de tous les adhérent(e)s et plus particulièrement pour ceux, celles, ne disposant pas encore d’Internet.

‘L’Amandier’ et Rennes-le-Château

Nous portons à la connaissance de tous que le ‘Cercle Philosophique l’Amandier’ propose un dîner conférence ayant pour sujet ‘Rennes-le-Château’. A cette occasion, votre serviteur proposera un montage vidéo et les commentaires attenants, ainsi que la présentation de la maquette, documents originaux et objets découverts au cours de recherches et travaux sur site. Cette soirée aura lieu au 39, rue des Rois de Majorque à Perpignan, le vendredi 16 mai à 19h très précises.
Les personnes, adhérentes ou non, intéressées par cette soirée peuvent se renseigner et s’inscrire auprès de Roger Guillaume au 06.73.65.98.78, ainsi qu’à l’adresse e-mail : contact@amandier.cercles.eu

Dégagement d’un carré magique

Le dégagement du carré magique sur le site du plateau de Salveterra a été exécuté par un groupe indépendant de la SP, nous ayant devancé, mais qui a bien voulu nous donner communication des résultats de ses travaux. A l’occasion, un moulage a été réalisé ainsi qu’une série de photographies prises au cours du dégagement. Nous précisons à toutes fins utiles qu’à aucun moment il n’a été question de fouilles, spéculations ou autres dégradations. Une fois les clichés pris et l’empreinte faite à l’aide d’une résine souple, les gravats et blocs de pierre qui en encombraient l’accès ont été soigneusement remis en place… afin qu’aucun dommage ne soit apporté à ce vestige restant ainsi là où il est et aux disposition et initiative des autorités compétentes. Nous allons, depuis l’empreinte, faire un moulage à l’identique qui sera exposé lors de nos prochaines activités.

Calvaires miniers… mission accomplie !

A ceci, nous ajouterons le résultat de nos recherches enfin terminées sur le terrain, concernant ce qu’il reste des calvaires entourant le site minier de Périllos et dont les emplacements sont approximativement donnés sur un ‘terrier’, approuvé alors par la préfecture de l’époque.

Fonderies et industrie ‘périllossienne’

Enfin, nous pouvons annoncer avoir retrouvé d’autres lieux… de fonderies, aux confins du vieux domaine des Périllos. Là encore, une série de clichés sera proposée à nos fidèles adhérents ainsi… qu’aux incrédules de service. Il s’agit cette fois d’appareillages relativement peu dégradés par le temps, et dont l’état permet encore l’identification de l’industrie à laquelle ils étaient voués. Il est possible que quelques surprises de taille nous attendent au fil de ces découvertes toutes récentes. Bien entendu, des comptes-rendus sur ces sujets entreront sur les colonnes du site SP.

A paraître !

Egalement, nous mettons la dernière main à la mise au propre des relevés de l’église St Michel de Périllos, qui sera incluse dans un dossier ‘Périllos’ dont la parution sera annoncée en temps voulu.