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La
réunion commence à 10h, au presbytère d’Opoul,
en présence d’une quarantaine de participants. M. Freddy Deschaux-Baume,
membre de notre société, prend la parole et nous souhaite
la bienvenue sur sa commune, au nom de la municipalité.
Arques,
M. Lawrence, Déodat Roché, et la découverte de statuettes
égyptiennes sur un site funéraire
André Douzet nous parle de la commune d’Arques et fait un bref
rappel des curiosités dans l’église du village et des
aspects remarquables du donjon situé hors les murs du bourg.
Bien entendu, il était nécessaire de présenter l’affaire
du fameux tombeau ‘des bergers d’Arcadie’. On peut voir,
d’après le plan cadastral d’Arques, qu’en réalité,
la dénomination « tombeau d’Arques » est impropre,
ce dernier n’étant pas sur cette commune… à moins
qu’il y ait eu un motif de l’appeler ainsi. Il est en fait situé
aux Pontils.
On fera des découvertes intéressantes dans l’église,
lors de travaux de terrassements concernant les alentours du bâtiment
et de la chaussée:
- Un récipient templier dans une tombe.
- De très anciens documents, dont un manuscrit en rouleau avec une
spécificité rare et une intéressante généalogie
du Christ.
- On notera également une statue triptyque (Anne portant Marie qui,
à son tour, porte l’enfant Jésus) ressemblant étrangement
à celle de Béatrix de Roussillon… dans le Pilat !
- Un moule à hosties.
- Mais surtout, nous retenons un curieux grand tableau de la sainte Famille,
avec une étrange vieille femme agenouillée (Sainte Anne, pour
les historiens) qui tend une petite poire à l’enfant Jésus.
Des feuilles attachées à la queue prouvent que ce sont des
poires connues sous le nom de ‘poires Marie Madeleine’…
- Déodat Roché s’intéressait aux cultes solaires,
qu’il pensait liés aux rites cathares en des lieux bien précis
de cette région.
- Le tombeau « d’Arques » a des spécificités
égyptiennes .
- La découverte du récipient templier d’Arques nous
rappelle que l’église de Serres est d’origine templière,
tout comme Montsaunès, sujet abordé à la fin de la
réunion. On trouve dans cette église des Saints inconnus sous
forme de personnages, accentués par une dualité noir-blanc,
et qui vont par deux dans ces fresques murales. Curieuse peinture au plafond
: croix double, celle de droite se superposant à celle de gauche
qui est censée représenter celle du Christ.
Nous revenons à
ce fameux M. Lawrence qui s’illustre avec l’affaire du ‘tombeau
d’Arques’. Qui était-il ? Lawrence d’Arabie ? Non,
bien que la chose ait pu être possible. Il avait un comportement étrange.
Il vivait en noctambule, criait souvent des mots dans une langue incompréhensible,
fournissait sa propre électricité. Astronome, géomètre,
auteur de plans de phares, il recevait souvent la visite de gens qui «
psalmodiaient » avec lui, la nuit…
Le tableau de Nicolas Poussin, « les Bergers d’Arcadie »,
présente une ressemblance très nette avec le tombeau des Pontils
(qui n’existait pas du temps de Poussin). Ce ne peut donc qu’être
‘monsieur Lawrence’ qui donne à ce tombeau cette ressemblance.
C’est ici que nous découvrons un rite égyptien : quand
la mère et la femme de Lawrence décèdent, il fait pratiquer
sur elles le rite d’embaumement (ou le pratique lui-même). Il
les inhume dans le tombeau des Pontils, momifiées, ainsi que tous
les chats de la maison.
Ces chats momifiés nous rappellent ceux de Jean Cocteau, ainsi qu’André
Malraux, qui sera mis au Panthéon avec une statuette de chat égyptienne.
Le tombeau sera violé de multiples fois par des chercheurs indélicats,
à tel point que le propriétaire actuel finira par le supprimer.
- Nous évoquerons maintenant Déodat Roché, maire d’Arques,
qui présentait cette particularité, à chacune de ses
élections, d’être élu même par l’opposition…
Ce personnage fonda la ‘Société du Souvenir et des Etudes
cathares’ dont Lucienne Julien fut la secrétaire.
La stèle qui est aux pieds de Montségur fut dressée
par Déodat Roché et la ‘Société du Souvenir
et des Etudes cathares’. Tout est solaire à Montségur
: le calendrier, le culte, le vaisseau qui accompagne le voyage du soleil.
Il y a deux autres châteaux solaires dans ce secteur : Quéribus
et la Tour Régine, l’un des châteaux de Lastours.
Une découverte
à Arques
Nous
arrivons maintenant à la découverte de statuettes égyptiennes
près d’Arques. En 1940, la commune manque si cruellement d’eau,
à cause de la canicule, qu’un gros propriétaire de ce
territoire fait appel aux « fontainiers ». Se souviennent-ils
d’anciennes fontaines intarissables à proximité ? Oui,
dans la montagne, un trou mène à un lac souterrain ! L’endroit,
devenu dangereux, avait été comblé. Une fois le lieu
situé, il faut le dégager afin de permettre aux sapeurs pompiers
la mise en place de puissantes pompes. Comme il faut les monter avec un
chenillard , on cherche de jeunes hommes costauds, à la société
de gymnastique d’Espéraza et de Limoux. Ils débroussaillent
pendant un jour et une nuit à la hache. Le chenillard peut passer,
on pompe… l’eau arrive ! Elle coule en bas ! Les jeunes remontent
peu de temps après pour constater l’ampleur de leur travail
et découvrent que le chenillard a écrasé, saccagé,
un site funéraire. Il y a là des tombes organisées
pour un culte des morts. Les jeunes y découvrent des statuettes égyptiennes,
dont une représentant Sekhmet, au fond d’une tombe celto-ligure
! Que fait-elle là ? Il y en avait plusieurs, mais les jeunes se
les sont partagées comme des trophées et les ont emmenées.
On n’en a plus qu’une seule aujourd’hui. Il y avait aussi
des plats, des bols et des pièces ou jetons en bronze… (Sekhmet
serait la déesse du culte des morts, mais aussi de la fertilité)
Le repas de midi est pris en commun au restaurant de Salses : le Café de la Loge ! A ce propos, nous avions une vingtaine de repas retenus… et ce sont 37 personnes qui demandèrent à le partager en convivialité avec nous ! Nous prévoirons à mieux nous organiser en ce domaine la prochaine fois…
Les
grottes des Pyrénées – Val de Sos – et leurs trésors
égyptiens
Reprise
des activités vers 14h. Dans les Pyrénées, en Ariège,
nous passerons des grottes de Montréal de Sos (près de Vicdessos)
au site de Montségur, et diverses grottes, dont la majeure partie
reste totalement inconnue de nos jours. Nous serons au cœur de la recherche
sur le Catharisme, dans les années 30, conduite par des personnages
tels que messieurs Gadal, Roché et Otto Rahn. Le plus connu de ces
chercheurs, l’abbé Glory, fut un archéologue qui fit
d’importantes découvertes lors d’explorations spéléologiques
dans certaines grottes oubliées de ce secteur du Sabarthez. Ces ‘pionniers’
ont retrouvé des statuettes égyptiennes dans des grottes sanctuaires
à l’usage de sites funéraires… décorées
d’une écriture égyptienne très ancienne.
La vallée de Sos présente quelques points bien singuliers
:
- Tout d’abord, la commanderie de Capoulet-Junac. On parle là
de « templistes » et non de templiers. C’est une commanderie…
qui ne défend rien ! Le dernier Grand Maître à s’y
rendre fut Ramon de Périllos y Roccaful. Un dolmen à peinture
(avec 3 runes) lui fait face, de l’autre côté de la vallée.
- En remontant vers l’est, nous trouvons le mégalithe, dit
‘palet de Sem’, avec Orus qui lui fait face sur le versant opposé.
- Enfin, nous arrivons à Montréal de Sos, auquel 3 pyramides
font pendant, de l’autre côté de la vallée.
Nous suivrons ici ce qui a peut-être été le périple
du Graal des Cathares. Mais que peut bien être celui-ci ? Nous montrons,
pour information, la photo « d’un » graal réputé,
taillé dans une gigantesque émeraude… Sur demande de
Napoléon, une expertise sera faite et on s’apercevra qu’il
s’agit, en réalité, d’un très beau verre,
d’un vert profond. Emeraude ? N’oublions pas que pour certains
le Graal est l’émeraude tombée du front de Lucifer,
l’archange déchu…
Nous ne sommes pas bien éloignés de Montségur. Les
trois cathares qui se sont échappés avec leur « trésor
» l’auraient-ils emmené dans quelques galeries souterraines
de la vallée de Sos ? Ils pouvaient avoir une vision de ce que ensuite,
serait devenu le Graal : Connaissance ? Savoir ?
Auprès des restes du château de Montréal se trouve la
grotte du graal où l’on voit encore d’étranges
peintures partiellement recouvertes de calcaire.
Nous avons également dans la région le souvenir d’Otto
Rahn. Auteur, entre autres, de « La cour de Lucifer » et «
Croisade contre le Graal », ce chercheur, fasciné par l’histoire
médiévale française, fut enrôlé par les
nazis… pour retrouver le Graal ? Il explora le Sabarthez et le Val
de Sos. C’est un chercheur qui est allé loin, très loin…
trop loin ? Il sera retrouvé « suicidé »…
Le livre de l’abbé Glory est l’un des plus précis
sur cette région en la matière.
Pour terminer ce chapitre, nous signalerons qu’il aurait pu être
possible d’explorer un important réseau souterrain sous Montségur,
mais que les autorités ont fait combler l’aven qui pouvait
y conduire…
De
manière aussi inattendue que sympathique, nous avons eu sur ce sujet
l’intervention d’un participant, M. Robert Pradines, originaire
de la région de Montréal de Sos et ancien étudiant
des Beaux Arts de Toulouse. Ce chercheur de 77 ans est né au village
« d’Engral ». Pardon pour l’orthographe de ce lieu,
ainsi que celle des autres lieux, aux noms évocateurs, de sa région
: « Pic d’Engral, étang d’Artats, col du Grail,
trou du Graal ou de la Grazal… ». La société
Périllos envisage de profiter de ses connaissances pour une prochaine
sortie (estivale sans doute) dans sa région. Il nous a présenté
un travail exceptionnel de recherche sur sa région natale. Ses constats
pertinents et ses connaissances en histoire locale furent du plus haut intérêt.
Nous nous pencherons également sur les armoiries du Sabarthez, déjà
étudiées par Gérard de Sède dans son livre «
Le Secret des Cathares » (J’ai lu n°A316 – L’aventure
mystérieuse, page 159). Elles représentent une coupe (le Graal
?) surmontée de deux ailes blanches au centre d’un soleil.
Elles sont encadrées de deux ours qui servent de tenants, surmontées
d’une devise latine « I anirem » et soulignées
de cette autre : « Sabarthez custos summorum » , qui peut se
traduire ainsi : « Sabarthez, au sommet nous irons ».
A 15h45, André Douzet terminera ce survol. Il nous parlera du livre
de l’abbé Glory : « A la découverte des hommes
préhistoriques », ainsi que d’une mystérieuse
statuette remontée d’une grotte. Antonin Gadal et Déodat
Roché l’ont su, Otto Rahn peut-être aussi. Cette statuette
provient d’une grotte où l’on pouvait voir, sur une paroi,
des signes datant de l’Egypte primitive ! Elle a été
récupérée, à l’époque, grâce
à Déodat Roché et Lucienne Julien. Elle est aujourd’hui
entre les mains d’un membre de la Société Périllos.
Enfin, après la dernière guerre mondiale, lors d’une
opération de restauration des murs de Montségur qui menaçaient
de s’effondrer, une cache a livré un étui contenant
des feuilles de bois couvertes d’une écriture et de dessins.
Sur les 18 qui existaient à l’origine, il nous en reste 6.
Il y est fait mention d’une prophétie… Hélas,
ce qu’il nous en reste est insuffisant pour tout déchiffrer.
Le
culte des morts en Egypte – par Filip Coppens
Il
reprendra quelques thèmes majeurs de son intervention de novembre
2005, où il soulignait la présence d’un culte lié
à certaines tombes, dont les meilleures illustrations sont celle
du tombeau sacré d’Arles sur Tech et celle d’Arques.
On y trouvera d’étranges similitudes entre les cultes des morts
cathares et égyptiens… ainsi que la présentation d’autres
découvertes égyptiennes, comme à Ménorce, où
une statuette égyptienne est retrouvée dans un temple mégalithique.
Enfin, il illustrera l’hypothèse prouvant que les châteaux
cathares ‘majeurs’ sont des forteresses édifiées
en forme de temples solaires, reprenant les travaux de Fernand Niel.
Le culte des morts est aussi un culte de naissance. En Egypte, la naissance
du monde se déroule au moment où ‘l’île
primordiale’ s’élève de l’eau primordiale.
Sur cette île, sous forme d’une colline conique, Atoum créa
l’univers, en se tournant vers le soleil levant… comme les cathares
semblaient le pratiquer dans certains de leurs cultes. Le phénix
qui renaît de ses cendres sur cette colline primaire nous ramène
au bûcher de Montségur, dont le ‘château-temple’
est également dressé sur une colline conique.
D’où vient cette information ? Les musulmans, installés
en Aragon avant la Reconquista par les rois d’Aragon, auraient-ils
ramené aux cathares des rites égyptiens secrets ? On sait
que les musulmans ont conservé des textes hermétiques, et
c’est dans un de ces textes qu’on peut voir le « Graal
Egyptien » : une coupe, placée sur terre, par Dieu. Pour les
Egyptiens, cette coupe, identifiée dans le ciel par la constellation
du ‘Crater’… aurait été un vase dans laquelle
celui qui boit retrouve le souvenir et la sagesse de ses vies passées…
Ceci, pour les Egyptiens, pourrait être une représentation
du Graal dont la quête est l’axe central de tous les initiés…
car elle est la route de l’ascension.
Montsaunès
Présentation
de quelques images de l’église templière de Montsaunès
(en Comminges), très curieusement ornée d’étranges
représentations, dont la plus insolite semble bien être un
dieu égyptien … Cette église renferme bien d’autres
curiosités iconographiques et autres, sur lesquelles nous ne manquerons
pas de revenir lors d’une activité que nous lui consacrerons
entièrement !
Cette commanderie est la seule église templière de France
qui soit restée intacte dans son architecture. De plus, elle a conservé
toutes ses peintures d’origines templières. Elles étaient
intactes jusqu’à leur restauration : depuis, certaines,
hélas, sont devenues grises et presque invisibles… Une des
peintures représentait une « pesée des âmes
» effectuée… par Anubis ! Anubis dans une église
templière aux pieds des Pyrénées !!
La journée s’est terminée par des questions intéressantes
et rendez-vous fut pris pour l’activité suivante. Nous remercions
vivement la municipalité d’Opoul-Périllos pour son accueil
toujours aussi chaleureux dans les locaux de son admirable presbytère
médiéval.
Merci aussi à ceux et celles qui nous aidèrent sous différentes
formes dans cette activité : Robert Pradines, Odile, Marina, les
services municipaux pour la sono et l’installation du matériel…
et toutes les personnes qui, chaque fois, nous témoignent leur confiance
et leur intense amitié.
André
Douzet
Merci à Maurice pour le compte rendu de cette journée.