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La
pierre de Coumesourde (3ème partie) - Autopsie d’une inscription « de Coume – Sourde » |
Où
l’on voit une dalle en cacher une autre
Plusieurs
choses entrent en compte depuis ce résultat.
Tout d’abord, les informations données ne correspondent pas
à l’approche d’un site se trouvant près du hameau
de Coume Sourde ni à celui du petit ru de ce nom. Le ‘gisement’
se trouverait ailleurs, expliquant ainsi l’échec des recherches
engagées depuis des années. Si le lieu, pour l’instant,
reste confidentiel, la remise à jour nous a été transmise
et expliquerait bien des choses dans cette affaire.
Ensuite, on comprend que l’élément est toujours en place
et ne correspond pas totalement aux descriptions admises jusqu’ici,
et moins encore aux dires de certains chercheurs s’étant aventurés
un peu vite dans l’affaire sans même s’être rendus
sur le terrain. Par exemple, la présence de l’inscription signifie
en toute logique qu’elle n’a pas été enlevée
et, de fait, ne peut se trouver nulle part chez ‘on ne sait qui’…
Mais surtout, on comprend que l’appellation ‘dalle’ fut
utilisée de manière ambiguë, soit pour compliquer la
recherche et décourager les chercheurs, soit simplement pour en rendre
l’accès impossible en cas de trop grande curiosité.
L’explication est simple car le support de cette remise à jour
n’est pas une dalle, au sens ‘amovible’ du terme, mais
une partie quasiment plane sur une roche native incluse dans une très
petite barre rocheuse. Le terme ‘dalle’ désigne ici la
surface à peu près plate naturellement, et en léger
rejet, sur laquelle ont été gravés des signes et un
tracé de lignes. La fausse mention de localisation, doublée
de celle d’une dalle ‘fantôme’, remplit à
merveille sa mission jusqu’à la récente redécouverte
du sujet.
Maintenant que nous disposons du relevé, nous savons que le texte
et les lignes ne correspondent pas vraiment aux diverses présentations
proposées par divers auteurs sur le sujet, comme on peut le voir
sur le cliché ci-dessous.
Actuellement, les commanditaires travaillent sur le décryptage de
cet ensemble nettement moins explicite que ses prédécesseurs…
du moins pour l’instant.
Cependant, nous sommes bien obligés de considérer que quasiment
toutes les versions proposées, du moins certaines, s’en approchaient
tout de même. Ce constat permet de supposer qu’il y eut assez
de fuites pour que certains auteurs s’enorgueillissent de détenir
la véritable reconstitution… sans pour autant l’avoir
vraiment. La question intéressante serait de savoir d’où
ils purent tirer ces détails incomplets et différents à
chaque fois. Si cette ‘ large distribution’ fut orchestrée
par ‘on ne sait qui’, elle le fut sans doute pour désorienter
et interdire la découverte… Mais ces éléments
restent hélas pour nous sans réponse.
Les
éléments primitifs
A
ce stade de notre dossier, nous tenons à apporter une précision
notable. Dans notre texte, le manque d’indications permettant de localiser
le ‘gisement’ est volontaire et exigé par nos informateurs.
En échange de cette localisation et de quelques images, nous nous
sommes engagés à ne pas donner la situation de ce vestige
qui traversa son temps sans encombre ni usure vraiment irrémédiable.
Nous savons bien qu’à parution des données dont nous
disposons (‘GPS’ par exemple), le contenu de la gravure sera
partiellement ou totalement saccagé.
En échange, nous sommes autorisés à remettre les coordonnées
de situation à qui de droit, afin que cette autorité compétente
prenne ou non la décision d’en révéler les détails.
Quant à nous, il est déjà convenu que nous en fassions,
pour notre usage, réaliser un moulage… qui cette fois ne risquera
pas de nous être soustrait. Une fois la certification conforme à
l’original dûment faite, cette copie légalement authentifiée
sera exposée publiquement. Cette copie permettra, en cas de dégradation
de l’original, de prouver, sans contestation possible, la teneur primitive
du message lancé dans le temps à destination de qui de droit…
Le
lieu interdit
Ceci
dit, nous allons tenter maintenant d’en savoir un peu plus sur cette
énigmatique inscription. Visiblement, l’emplacement n’a
jamais été révélé ni découvert.
En effet, dans le cas contraire, nous en aurions eu des rumeurs car les
potentiels découvreurs se seraient fait une prétentieuse gloriole
que de le faire savoir ouvertement. Forcément, également,
des relevés nous seraient parvenus au fil d’ouvrages ne se
privant plus de l’effet d’annonce et de scoop. Cependant, rien
de tel ne nous parvint… sauf un premier relevé, celui réputé
d’Ernest Cros et qui, nous le voyons, n’est pas conforme dans
les détails de la réalité. Les autres croquis suivront,
au fil des auteurs et des ans, comme nous les avons vus dans nos précédents
chapitres… tout autant non-conformes.
Une fois de plus, nous pouvons être étonnés, à
juste titre, que ces éléments aient tout de même quelques
ressemblances alors que rien ne le permet naturellement. Ensuite, il est
évident que personne n’a jamais découvert l’endroit
car aucune trace de détérioration ne se voit maintenant. L’endroit
abritant cet élément, donc bien choisi, est d’autant
plus sûr que le nom même de la gravure, celui de Coume Sourde,
est faux ! Cette ultime précaution montre son efficacité et
les hordes de chercheurs se ruant à la chasse au vestige rentreront
chaque fois un peu plus penaudes…
Le
curieux savoir d’Ernest
Ernest Cros a-t-il effectivement trouvé l’endroit et son message
? Il est possible que la réponse soit oui… Cependant, si son
relevé est le plus proche de la réalité, il faudrait
admettre qu’il en aurait masqué les véritables détails.
En ce cas, on pourrait se demander ce qui aurait conduit cet honnête
scientifique à masquer sa découverte… sinon qu’il
aurait pu avoir l’information depuis l’Espagne tout en respectant
lui aussi une sorte de pacte de discrétion ou de… désinformation
! Les relations de Cros avec certains milieux auraient fort bien pu servir
d’intermédiaires, certes… mais pas expliquer les raisons
de cet arrangement mystérieux. A moins, bien entendu, qu’Ernest
Cros ait été utilisé, consciemment, à une sorte
de reconnaissance et ait confirmé que tout était en place
et en état de transmettre son contenu. Si ceci est une possible hypothèse,
il serait sans doute difficile de la nier !
Seule une certaine fraternité espagnole pourra envoyer, peut-être
pour la seconde fois, deux spécialistes, avec des coordonnées
suffisantes pour qu’en moins d’un an ils finissent par retrouver
la gravure en question, fixe et non en forme de dalle, là où
tous ont échoué.
Si l’inscription est maintenant bien localisée, il nous reste
toutefois l’énigme de son origine et surtout le but auquel
elle était destinée.
Début
d’hypothèse pour une gravure oubliée
L’hypothèse
connue, voulant que ce soit le marquis Paul-Vincent de Fleury qui soit l’auteur
de ce codage au XVIIIe siècle, est considérée comme
acceptable, encore que certains points en restent flous, comme nous l’avons
vu précédemment. De plus, il faut bien admettre que notre
choix se réduit à sa plus simple expression étant donné
que cette dernière est la seule proposée officiellement.
Cependant, si nous considérons cette possibilité, la qualité
des signes débouche sur plusieurs remarques. La première montre
l’évidence d’un tracé qui n’est pas celui
d’un professionnel de la sculpture ou du travail de la pierre. En
regardant de plus près les clichés disponibles, on remarque
que la surface recevant le message a été grossièrement
délimitée par un vague rectangle en creux utilisant le relief
naturel au plus juste. Ensuite, une série de coups de ciseaux parallèles,
ondulants, serrés et maladroits, montre, en plusieurs endroits de
la surface, qu’à aucun moment l’auteur n’a cherché
à recroiser son travail pour obtenir une surface plane et acceptable.
De plus, on ne distingue aucune trace de boucharde qui aurait normalement
dû être l’apanage d’une finition professionnelle
même rudimentaire. Quant aux lettres, peut-être chiffres ou
signes tant certaines sont quasiment incompréhensibles, aucun alignement
ne les justifie, pas plus qu’on ne trouve une constante dans la hauteur,
les intervalles ou le style des caractères.
Gentils
petits bergers et profanes
Tant de maladresses pourraient être l’œuvre d’un
‘petit berger’ (les bergers ont souvent le dos large pour porter
des incohérences dangereusement explicables). Le problème
est que la morphologie de l’endroit est plutôt inappropriée
à la garde d’un troupeau… et que l’alphabétisation
des ‘petits bergers’ du XVIIIe siècle ne les prédispose
pas vraiment à savoir écrire ou lire correctement.
Après la théorie du désœuvrement des joyeux petits
pâtres, il nous reste naturellement la conduite d’une personne
justifiant une volonté de ne pas indiquer l’endroit du rébus
et encore moins son contenu. Par la même occasion s’effondre
la piste d’une borne limitrophe de propriétés, dont
la fonction est précisément de marquer plusieurs enclaves
de manière claire et précise.
Visiblement, ce travail, à l’évidence celui d’un
profane en gravure sur pierre, se justifie si l’auteur, pour des raisons
d’extrême confidentialité par exemple, ne tient pas à
faire appel à un professionnel en la matière. Ajoutons, à
ce stade de notre hypothèse, que l’intéressé
pouvait encore s’éviter bien des tracas et difficultés
en dessinant son rébus sur un papier et en l’incluant dans
un livre, ou autre cache moins compliquée d’accès…
dans la doublure de couverture d’une bible, comme nous le voyons pour
Ste Croix-en-Jarez.
Maladresse
et point de vue
Il
reste alors que nous serions en face d’un message réservé
à un usage des plus restreints se concevant nulle part ailleurs que
là où il a été retrouvé. Ceci obligerait,
de fait, un support solide et non amovible… comme pourrait l’être
une dalle pouvant se déplacer (de dessous un chêne vert jusqu’à
une faille naturelle), se voler, voire se perdre en supprimant irrémédiablement
toute chance de remise à jour. On peut aussi argumenter qu’une
obscure cavité, en nombre dans ce secteur, serait l’idéal
pour y cacher un message… ce qui pourtant ne fut pas le cas car le
choix s’est porté en faveur d’une discrète disposition
en extérieur. Ajoutons que si cet emplacement est d’un accès
pour le moins peu aisé, alors qu’il en existe toutefois de
mieux dissimulés, c’est sans doute en raison du fait que, de
là, l’observateur averti peut obtenir le bénéfice
d’une information importante malgré le risque d’une découverte
fortuite. Ces derniers constats attestent, sans doute, que le message chiffré
est destiné à l’initié -l’héritier-
désigné et sachant où le trouver, le décrypter,
avec en plus l’usage d’une indispensable visée depuis
ce point… de vue !
En fin de compte, tout semble indiquer que l’auteur de ce travail
maladroit ait totalement négligé la présentation de
son travail au seul bénéfice de la discrétion et de
l’emplacement pour ce qu’on peut voir depuis celui-ci.
Ce point établi, sans trop pouvoir le contester, il reste quasiment
impossible de concevoir qui est à l’origine de ce système
de cryptage et de visée en ligne directe. Si ce fut de Fleury, et
pourquoi pas, rien ne l’affirme vraiment. Et, même en ce cas,
rien ne prouve qu’il fut l’auteur et non un simple relai se
voyant imposé l’ensemble de cet élément…
peu avant son départ pour l’exil espagnol. Cependant, depuis
ces mêmes constats, un secret à transmettre et l’incapacité
évidente de l’aristocrate aux travaux pratiques le montrent
capable de s’être soumis, bon gré mal gré, à
l’exercice difficile et malhabile de la gravure en plein air. Son
rang et son origine lui imposent ensuite le silence absolu sur ce ‘devoir
de mémoire’… qui de toute manière sera absolu
puisqu’aucun des exilés vers l’Espagne ne reviendra sur
le pays de Razès. Sur ce point, on peut dire que la mission est accomplie
au-delà de toute espérance !
Le
difficile jeu des mots et des signes
Sur
l’origine de ce cryptage et son usage, nous pouvons admettre que nous
ne savons rien ou si peu de choses. Une fois encore, les sources dont dispose
ce groupe catalan restent les seules en compétitions et nous seraient
des plus utiles si nous pouvions y accéder… ce qui, hélas,
n’est pas le cas pour l’instant.
De manière plus tangible, nous disposons à présent
de la forme des lettres qui aurait pu nous donner d’autres informations.
Or, s’il est possible d’en affirmer quelques unes de manière
certaine, d’autres en échange ne sont pas assez nettement gravées
pour en tirer une certitude de lecture. Le caractère n’offre
pas non plus de style propre permettant de dater précisément
le tracé ou de le rendre cohérent, du moins à son premier
degré visuel.
A ce sujet, si on se base sur les traductions proposées depuis les
mots latins des représentations hasardeuses de la « dalle de
Coumesourde », il n’y a guère de chances que les ‘signes
ou lettres’ de la véritable gravure soient aussi généreux
en sens d’interprétation au premier degré. Certes, nous
le verrons, on trouve un « PARVA» et un « PPACVM »
se rapprochant de « PRACUM » pour le second. Celui-ci disposant
d’une seconde lettre « P », dont la barre diagonale
de droite peut être devenue imperceptible, peut avoir voulu dire effectivement
« PRACUM ». Quant au « PARVA », on l’obtient
si on utilise la lettre ‘V’ située au-dessus du mot entre
le ‘R’ et ‘A’… mais ceci est notre libre interprétation
et n’offre aucune garantie de réalité. En effet, dans
ce cas, « PARA » peut avoir sa propre signification et le ‘V’
qui le surmonte en avoir une autre qui lui est propre, avec en plus la difficulté
que ce ‘V’ soit la 22ème lettre de notre alphabet ou
le 5 en chiffre romain. Ceci nous offre d’un seul coup trois solutions
de lecture : «PARA », « PARVA », « PAR5A »
-si l’on admet une seule ligne de lecture…
Si l’on utilise la superposition, on obtient deux autres solutions:
V
PARA
Ou encore :
5
PARA
Tout ceci nous donne cinq solutions, sans compter celles que nous n’avons pas imaginées, et sur seulement un mot ou groupe. On peut imaginer que, de ces résultats, les significations peuvent être très différentes les unes des autres… sans garantie que nous disposions de la bonne. Si, en plus, l’interprétation s’inclut dans une suite cohérente depuis les autres groupes, le problème se complique à chaque fois que s’ajoute un nouvel ensemble de signes ou lettres. Bien entendu, nous aurons vite remarqué que la superposition d’une lettre, semblant oubliée dans un mot, nous rappelle dangereusement les similaires incohérences retrouvées sur la stèle funéraire de la Dame d’Hautpoul, dans le cimetière de Rennes. Si cette dernière inscription est celle de la volonté de l’abbé Bigou, nous n’oublierons pas qu’il entrerait également dans l’origine de la pierre de Coume Sourde ! Ces possibles analogies, si rien ne les relie ou authentifie, peuvent orienter vers une piste de recherche non négligeable car, de plus, l’événement peut coïncider sur les dates ou au moins l’époque de ‘pré-exil’ de certains personnages du Razès liés à l’affaire de Périllos…
L’exemple
de « MEDIO »
Les
tracés rectilignes montrent également de sérieuses
divergences. On se souvient que le motif géométrique essentiel,
donné dans les différents relevés, met les auteurs
d’accord sur le fait qu’il s’agisse d’une forme
globalement triangulaire dont la pointe est en bas. Contre toute attente,
cet élément sur la ‘pierre’ ne se finit pas, car
il manque toute la moitié basse du segment de droite depuis sa moitié
haute. C’est d’ailleurs au ‘creux’ de cette ligne
brisée que se niche le mot « MEDIO » qu’on retrouve
aussi dans les relevés d’autres auteurs. La seule différence
réside dans le ‘O’ final qui, dans l’inscription
de la pierre, n’est pas filiforme mais dans un ovale entièrement
vide de centre ! Cette suppression de centre « d’O » doit
avoir une importance puisqu’on la retrouve sur les deux seuls ‘O’
de l’ensemble de signes. Cette suggestion signifie-t-elle l’ensemble
d’un lieu pris dans une forme définie… ou l’absence
d’un centre qui englobe et absorbe entièrement son périmètre
? Bien malin qui peut le dire…
Quant aux croix, elles seraient au nombre de deux, une tout en bas et l’autre
au centre ‘brisé’ de la ligne horizontale. L’ennui,
ici, réside dans le fait que cette croix sur la ‘pierre’
ne montre que trois branches car il lui manque visiblement celle du haut.
Ces branches s’achèvent par des ‘v’ lui donnant
la forme dite ‘pattée’. Le mot se trouvant au-dessus
de cette croix à trois branches est « MEDIO »…
dont le ‘O’ est un creux ovale et non pas un ‘O’
filiforme. Peut-être cette anomalie de tracé indique-t-elle
la différence entre la lettre ‘o’ et le chiffre zéro
? Pourquoi pas ? Si nous revenons à « MEDIO », il se
trouve que les deux jambes inclinées du ‘M’ forment la
‘patte’ de la branche supérieure de la croix qui ainsi
se forme complètement. Une fois encore, le sens d’un mot peut
en cacher un, ou plusieurs, autres car si le ‘M’ de ce mot est
composé d’un petit ‘v’ en son centre, le mot se
lit non plus « MEDIO » mais « I v I DIO »…
ou encore « 1 5 1 DIO », si l’on considère que
« IvI » sont des chiffres romains. En ce cas, cet assemblage
de chiffres ne correspondrait surtout pas à 151 qui s’écrirait
‘CLI’, mais tout au plus à « 1-6 » ou encore
« 4-1 »… et en ce cas, nous disposerions de «1-6
DIO » ou enfin « 4-1 DIO ». De plus, étant
par ce ‘v’ (5 ?) relié à une croix ancienne, le
sens de l’ensemble ‘M’ pourrait prendre un sens hermétique
encore différent. Vaste programme que la fragmentation logique de
ce nouveau rébus qui cette fois n’est plus lié à
un imaginaire incertain. Et il en va ainsi sur tous les groupes de signes
et lettres de l’intérieur de cet ensemble qui sous son aspect
anarchique et malhabile pourrait bien cacher un cryptage bien plus précis
que nous le supposions.
Enfin, il reste à noter un dernier groupe de gravures qui se situent
à l’extérieur gauche du rectangle contenant les tracés.
On pourrait y lire (sous réserve d’une bonne transposition)
:
LVA
0 F
Pour
la troisième fois, la lettre ‘O’, ou chiffre zéro,
est marquée par la différence d’un tracé serti
ou évidé.
Ce groupe est formellement tenu à l’extérieur du tracé
et pourrait représenter une information, certes utile, mais extérieure
à l’ensemble tenu dans le périmètre rectangulaire…
sans que nous puissions à ce stade de nos observations pouvoir en
comprendre plus…
Un
relevé précis après nettoyage
A
toutes fins utiles, nous donnons un relevé aussi précis que
nous le pouvons de la totalité des inscriptions de cette ‘pierre’
de Coume Sourde. Ce relevé a été rendu possible par
le fait que nous ayons à notre disposition les clichés de
la pierre pris une fois celle-ci entièrement nettoyée.
En effet, l’ensemble tel qu’il fut retrouvé était
enfoui au 2/3 et dissimulé par une farouche végétation.
De plus, une fois le ‘périmètre’ entièrement
dégagé, à l’exception des végétaux
conservés pour en protéger l’intégrité
des regards indiscrets, tous les signes n’étaient pas visibles
et évidents. Les inscriptions étaient remplies de terre ou
de sédiments et l’ensemble était couvert de lichens
tenaces et d’une coulée blanchâtre de calcite superficielle
qui en recouvrait une large partie. Les vues, que nous sommes autorisés
à présenter ici, montrent un ensemble lisible du fait que
les tracés, forcément en creux, ont été emplis
d’une fine poudre de charbon de bois afin d’en permettre une
lecture acceptable. Cette méthode permet de faire apparaître
les gravures peu profondes sans altérer le ‘socle’ car
le produit naturel s’efface au moindre lavage à l’eau
ou sous la première pluie, sans rien endommager. Ceci explique la
netteté et le noir soulignant par exemple les tracés rectilignes
et les inscriptions extérieures à gauche de l’ensemble.
Nous présenterons prochainement d’autres vues montrant le site
à l’arrivée des deux ‘redécouvreurs’
ainsi que l’état des gravures avant nettoyage et travail de
conservation sommaire, engagés après la découverte.
Ajoutons que depuis plusieurs mois, plus personne n’est revenu sur
place afin que la végétation reprenne tous ses droits. Cette
mesure préventive est en place afin d’éviter que quiconque
ne puisse tenter de suivre les traces de passage laissées dans les
épais taillis du lieu. C’est également à cet
effet que nous nous étions engagés à ne pas entrer
ce présent travail sur nos colonnes avant ces précautions
de sécurité élémentaires et bien compréhensibles.
Dès que nous aurons la réponse de l’autorité
compétente en ce qui concerne cette remise à jour, et une
fois réalisée une copie par moulage, nous nous ferons un devoir
d’en faire état à la suite de ce chapitre… tout
en espérant que les chercheurs, qui se rueront évidemment
à la recherche de ce lieu, ne le saccagent pas ou ne l’endommagent
pas irrémédiablement, comme il est de coutume sur le secteur
des deux Rennes…
Reconstitution des gravures, proposée par un des auteurs précédents :
SAE
SIS
IN + MEDIO
LINEA
UBI
M SECAT
LINEA
PARVA
P.S.
PRAECUM
+
Tracé repris depuis la pierre existente.
?
A 515
IV
MEDIO
+ VPES
LNIA
I IA M SAT
LVA I
I
0 F
I
I NA
v
PARA
PPACVM
O51 +
André
Douzet
Nous remercions le groupe de recherches Catalan espagnol pour sa confiance,
et tout particulièrement messieurs José Donorgues, Roderic
Caruana et le père Luis Manderra.
NB: Toutes les photos ainsi que le croquis de la 'pierre de Coume Sourde' sont interdites de reproduction et proprité des auteurs.