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Société Périllos ©

Le Cromleck de Rennes-les-Bains
(3ème partie) - De la mise en scène kaléidoscopique à l'Hyperborée

 

En neuf grâce au gui

Nous avons terminé notre deuxième partie en recommandant au lecteur d'analyser les propriétés du gui. Pour faciliter ses recherches nous mettons à la disposition de sa perspicacité les quelques renseignements suivants :
« M. P. Lesson a constaté ce fait, que dans toute la Saintonge, le gui pris en infusion était une panacée universelle… Nos paysans saintongeais ne la coupent plus avec une serpe d'or, mais ils la coupent soigneusement avec leur grossière jambette de fer partout où ils le rencontrent. Plus de 2000 ans n'ont pas effacé les vertus que lui accordaient les Gaulois, et tous les jours cette herbe est employée, dans les affections les plus graves, souvent même de préférence au traitement d'un médecin. J'ai vu prescrire le gui dans des cas d'empoisonnement et pour combattre l'hydropisie ainsi que diverses affections chroniques. » (Ere celtique de la Saintonge, p. 78)
« On trouve dans ces fruits… des sels de potasse, de chaux, de magnésie et de l'oxyde de fer… L'extrait de gui paralyserait les nerfs moteurs et sensitifs. On l'a ordonné contre les affections convulsives, contre l'épilepsie, l'hystérie, l'asthme convulsif, le hoquet, la coqueluche, la goutte, les fièvres intermittentes, on l'administre en décoction (30 à 60 grammes par litre d'eau) en poudre (4 à 12 grammes en pilules) extrait aqueux ou vitreux (1 à 8 grammes en pilules ou potions. » (Leçons de clinique thérapeutiques, docteur Dujardin Beaumetz, 1886)
« Le point de départ de nos expériences a été l'extrait aqueux de plantes sèches et fraîches… en solution de Na cl à 7 pour 1000, renfermant, par centimètre cube, les principes actifs de 0,20 g de viscum album. » (Comptes rendus Académie des Sciences, 1907)
« La toxicité du gui varie suivant son hôte. Par rapport au gui de sapin et de pommier, le gui de peuplier est beaucoup plus toxique. » (Revue générale des sciences, Société de biologie, séance du 27 mars 1920).

Lisons ici Henri Boudet au sujet de « L'art de guérir chez les druides » (La vraie langue Celtique, chap VII, VI) : « Les eaux thermales ont pour principes minéralisateurs l'oxyde de fer, des carbonates de chaux, de magnésie… Sans doute bien d'autres infirmités humaines (que la guérison des rhumatismes) peuvent disparaître sous l'influence de ces eaux salutaires. »
Signalons enfin Rudolph Steiner et son idée d'utiliser le gui contre les tumeurs cancéreuses à partir des analogies entre cette plante et son mode de développement : le gui, comme le cancer, se nourrit de la vie, se développe, et porte ses fruits sur un être qui meurt. Le gui de chêne est plus spécifique pour les hommes et celui du pommier pour les femmes… ô Eve !

Pour Milieu, Médiane, Midi…

Canseliet

Refermons cette parenthèse, et avant d'entamer une lecture complète de l'ouvrage, écoutons ces paroles de M. Canseliet dans sa préface à la première édition des Demeures philosophales de Fulcanelli : « sa méthode… consiste à décrire par le menu toutes les opérations de l'œuvre, après les avoir partagées en plusieurs fragments. Il prend ainsi chacune des phases du travail en commence l'explication dans un chapitre, l'interrompt pour la poursuivre dans un autre et pour la terminer en un dernier endroit. Ce morcellement, qui transforme le Magistère en jeu de patience philosophique, ne saurait effrayer l'investigateur instruit, mais il décourage très vite le profane, incapable de se diriger dans ce labyrinthe d'un autre genre. »

Nous avons montré, dans les pages précédentes, quelques aspects philosophaux du livre d'Henri Boudet, qui, a maintes reprises cite Emile Lefranc et son « Histoire de France ». Le lecteur sera t'il étonné ici, si nous lui précisons que M. Lefranc a été un des précepteurs du Comte de Chambord, dont nous avons déjà, par ailleurs, évoqué les liens avec Fulcanelli. Il n'apparaît donc pas incohérent que les méthodes d'exposition de nos deux auteurs présentent de fortes similitudes dans la technique employée, qui provient sans doute de la « même » initiation…

De ce labyrinthe, qui en une seule vision prend l'aspect d'une image cohérente bien que kaléidoscopique, de ce kaléidoscope, donc, nous allons essayer de définir quelques miroirs.

Sans quitter la table des matières, qui fait partie du texte, puisque le mot fin la suit, nous pouvons observer que les cinq premiers chapitres ont leur titre écrit en larges majuscules, alors que les trois autres chapitres sont titrés en majuscules étroites.
D'autre part le chapitre V porte le même intitulé que le chapitre I : l'ensemble constitué par ces chapitre se referme donc sur lui-même, en un cercle.
En page 225, il nous est précisé au sujet du cromleck de Rennes-les-Bains : « Ses montagnes couronnées de roches, forment un immense cromleck, de seize ou dix huit kilomètres de pourtour. »
En page 241 il nous sera parlé de la découverte « d'une meule de quinze à seize centimètres de rayon », curieuse meule « non sillonnée dans sa surface », remplacée plus tard par de fortes meules pour manège à cheval, et dont la mesure manque de précision…

Arrivés à ce stade, que savons-nous ?
• Le cromleck n'en est pas un, qui est constitué de montagnes couronnées de roches : il n'est plus question de pierres plantées debout, autour d'une pierre levée plus grande; il n'en a d'ailleurs jamais été question : ici, la géographie est sacrée, à la fois de Nature et Mythique.
• Les cinq premiers chapitres, avons nous dit, se referment sur eux comme un cercle, en un groupe comportant 186 pages, tandis que les trois autres en comptent 120
• Le cromleck a un pourtour de 16 à 18 km et la meule trouvés dans celui-ci a -un petit cercle dans le grand, une pierre centrale ?- 15 à 16 cm de rayon
• Si les initiales en lettres rouges de la légende de la carte représentent bien la position verticale du méridien de Paris, le méridien 600, celui-ci devrait border la carte à gauche et non à droite comme représenté.
En effet Rennes-les-Bains est à 2° 31' 916" de longitude est, alors que le méridien de Greenwich est à 2° 20' 14" à l'Ouest de Paris.

Alors le chercheur doit retourner la carte -ou la regarder dans un miroir- et le cromleck n'apparaît bien que comme une imitation de l'objet imité.

MMDC, exprimé en     méridien 600
Soit en                       MDC

Mais alors, qu'est devenu le 2 ème M ? M.M. Messieurs, non, cela ne convient pas ! D peut soit exprimer 500, en latin, soit 5 000 : 600 ou 5 100, à ce stade cela ne nous change rien. Par contre, deux M, l'un pour méridien, et l'autre ?

La règle ou la roue ?

Alors oui, le méridien 0 peut devenir l'axe d'une transposition homothétique, d'une fonction d'injection dont les rapports de transposition axiale dépendront des différences entre les écarts, entre les cotes notées sur la carte et celles d'état major de la région au 1/50000ème -publiées en 1871-.

Mais attention : Daniel Dugès, après avoir signalé son interprétation des lettres MMDC, nous précise que Rennes-les-Bains est à 1 500 du méridien 600, du méridien de Paris. Or avons nous dit,Rennes-les-Bains est à 2° 31' 916" de longitude est alors que le méridien de Greenwich est à 2° 20' 14" à l'Ouest de paris. La différence est de 11' 77", qui, sil elle correspond à 1500 m nous donne alors une terre avec une circonférence de 2 638 km à la latitude de Rennes-les-Bains !

Nous nous bornerons à signaler cet écueil -imputable sans doute au système de référence choisi- au lecteur, la recherche de la solution de cette énigme ne participant pas de l'objet de notre réflexion sur le livre d'Henri Boudet.
La méthode d'Heron d'Alexandrie et de Vitruve, dont nous avons parlé en 2ème partie et qui utilise une roue de char comme odomètre pour mesurer la distance parcourue permettrait-elle d'éviter cet écueil ? C'est alors que cette curieuse meule trouvée au-dessous de la Borde-Neuve de 15 à 16 cm de rayon -soit d'une circonférence d'environ 1 m- pourrait trouver son utilité : alors la distance mesurée, et donc transcrite sur la carte entre deux points doit tenir compte d'une éventuelle « élévation » entre ces deux points. La transcription est alors simple qui donne le sinus de l'angle; Une fois celui-ci connu on pourra utiliser, au choix les propriétés du cosinus ou de la tangente, et obtenir l'aude au mètre.

On ne meurt que deux fois

En utilisant la vision de la roue en lieu et place de l'échelle, celle-ci devient inutile dont la disparition nous indique le passage du monde de l'univers sensible raisonnable au monde aimable des lois célestes et des formes où chaque lieu présente une facette différente :

En toute cohérence, alors, MMDC apparaît avec une nouvelle signification,

MM D C M deux D C , soit

Aime deux décès, Mets deux décès -deux corps dans le même lieu (anglé) et qui est donc à DéCouvrir, car s'il n'y a pas de dolmen sur la carte d'Edmond Boudet, ils apparaissent sur certaines autres….- et pour cela il faut une bonne vue. Si nous favorisons l'ouie en lieu et place de la vue -sens développés par l'ingestion de sédiments ferreux (nous y reviendrons ultérieurement)- alors nous entendrons mes deux décès : « au bout d'un certain temps, l'homme, ou l'être, ou l'esprit, ou la vie spirituelle se sépare de son âme pour rentrer dans son universalité… ce qui fait que l'homme meurt deux fois, c'est-à-dire change deux fois de forme; mais l'homme, ou esprit, vit éternellement. D'après mon récit tu ne peux maintenant douter de l'immortalité de l'ame (ou enveloppe glorieuse) » (Hermès dévoilé, Cyliani, 1832)

L'écriture macrocosmique

La notion de cercle de seize à dix huit kilomètres de pourtour peut, de même, mais aussi en « même temps », s'interpréter comme une zone indéterminée dans l'espace entre les deux cercles -dans laquelle, par analogie, se meut le zodiaque vis à vis de l'œil terrien (12 stations entre les deux cercles, 12 chevaliers Templiers à Monsalvat) et dans lequel l'auteur nous fera rentrer par le Nord.
Dieu tressait les lettres en couronne…

« Les races émigrantes de l'Ouest ne nous ont pas seulement transmis la forme de nos crânes, les principaux mots de nos langues… mais ils nous ont légué leurs rites religieux, leurs premiers emblèmes, c'est à dire une espèce d'écriture, moitié naturelle, moitié de convention, servant à exprimer les temps sacrés -il est arrivé même ceci, que tel ou tel coin par exemple, fort peu connu de la celtique, a souvent conservé certaines pratiques du culte primordial oriental. » (Le zodiaque gaulois, M. Armand de Vertus)

Par coin, nous faut-il entendre angle ?

En termes de simple lecture, soit de prise de connaissance linéraire, modalité tant nécessaire physiquement qu'obligatoire métaphysiquement -en termes d'échelle-, le premier groupe de 5 chapitres correspondrait à un cercle de 18 km, et le deuxième (soit 3 chapitres restants) au cercle intérieur de 16 km : ainsi se détermine il deux groupes de lecture, selon le schéma du pentagramme et celui du triangle -la quinité et le ternaire-.

« Est-ce qu'un nombre quelconque aurait jamais pu devenir sacré aux yeux de la raison humaine et surtout sacré pendant la longue suite des siècles et tant de générations successives, si ce nombre n'avait tiré ce caractère de quelconque type physique aux influences mystérieuses, inexpliquées mais incontestables » (Le temps sacré des celtes, Armand de Vertus).

Pour illustrer, en quelque sorte, notre pensée, nous ajoutons, à celle de la Trinité illustrant la première partie de notre exposé deux lithos de Séjourné Rivière traitant de la quinité gauloise et de la quinité universelle : dans cette dernière, c'est peut-être avec surprise que le lecteur pourra apercevoir le sceau des éditions Belisanne, qui rééditèrent La vraie langue celtique, publiée en 1886, alors que notre premier groupe de chapitres -à lire en second ainsi que l'appel sur le Guy nous l'a enseigné- comporte 186 pages.

Le microcosme, des lettres et des frises

En fin de chapitre VII, soit le chapitre au central du deuxième groupe nous avons trouvé Guy avec son Y. En fin du chapitre III, soit le chapitre central du premier groupe nous trouvons de même un Y, celui de Kabyle : au centre de chaque cercle, un point précis; les druides d'une part, les berbères de l'autre, chez qui nous dit Henri Boudet les traditions tiennent une grande place, « trait de ressemblance avec la famille celtique » et dont la langue est une « dérivation parfaite du langage qui a précédé Babel ».

Toujours en notre table des matières nous pouvons lire, dans le chapitre VII, Cromleck de Rennes-les-bains,, le mot « menhirs » écrit ménirs, soit sans H, lettre avec laquelle notre curé semble fâché.
« Initiale d'Hermès, elle va désigner, par analogie phonétique, le sel extrait du chêne Kermes. Sel qui hache la matière et achève l'œuvre. C'est le H qui est à l'origine de la cabale phonétique, ou langue de cheval ou encore langue du sel. Enfourcher la cabale, c'est être à cheval (H-val) sur la selle (sel). La cabale est la langue du sel ou langue celtique. » (L. Gineste, L'alchimie expliquée par son langage)
Et le même auteur continue : « Placer ce (même) trait aux extrémités supérieures des barres verticales (TT) c'est enlever la partie supérieure du compost… Cet idéogramme correspond à la lettre hébraïque HE, correspondant au nombre cinq, soit le cinquième feu, représentant un dolmen ou œuvre de pierre. Pierres de plusieurs tonnes… Parvenu à ce stade l'adepte est capable de pratiquer la voie sacerdotale. »

Stupéfaction

Est-il alors étonnant que sur la carte d'Edmond Boudet qui accompagne le livre, le signe TT représente un dolmen, nous dit la légende, et qu'il n'y ait aucun dolmen sur la carte, comme il manque le H au mot menhir.
Le dolmen, avec ses deux pierres dressées recouvertes d'une dalle transversale est l'intermédiaire entre le menhir, qui consiste en une pierre dressée et les deux colonnes de la Porte du Soleil dans les alignements ou dans les cercles mégalithiques, colonnes qui devinrent les deux colonnes du temple : il est à la fois matrice et porte…

Remontant les pages depuis la table des matières le lecteur ne pourra manquer d'apercevoir, puis de remarquer, et ensuite de voir son esprit analyser les frises qui viennent en tête des différents chapitres, qu'après observation il verra de cinq types, correspondant aux chapitres ainsi que suit :

Type 1 Avant propos, cha. I et IV
Type 2 Observations préliminaires, table des matières
Type 3 Chap. II, V, VII
Type 4 Chap. III, VI
Type 5 Chap. VIII

L'ensemble de ces différentes caractéristiques reliant les chapitres entre eux nous permet maintenant d'élaborer une hypothèse de structure de l'ouvrage, de proposer une clé du livre considéré comme le microcosme.

Devons nous être étonnés de trouver ici la structure de l'arbre des Séfirot ?.En première approche rappelons que la kaballe permettait de pénétrer le sens des mystères divins cachés. La grande époque de la kaballe fut le XIIIème siècle avec les écoles provençales et espagnoles, et particulièrement le cenacle de gerone, en Catalogne. Or nous savons les liens qui unissait l'abbé Saunière, le curé de Rennes-le-Château avec un groupe de kaballistes à Gérone qui travaillait -et jusqu'à peu de temps- sur l'introduction de l'élément féminin et sa consécutive matérialisation…
Nous verrons ultérieurement que cette construction, cet arbre découle d'une construction plus primitive occidentale, établie par les collèges sacrés.

Ici commence à se montrer la face symbolique du message de l'abbé Boudet. Il est clair, à ce stade, que les « décodeurs » de carte seront équipollents vis à vis de la lecture du texte, et inversement par ceux du Verbe. Mais ne boudons pas notre plaisir…

Sanglier, sang - lie et homogénéité géographique

Une autre modalité, peut-être en apparence seulement, d'approche nous sera indiquée par la quête des polaires hyperboréens. Ecoutons tout d'abord H. Boudet : « La Gaule a été le point central de l'établissement définitif de la famille celtique dans les contrées occidentales de l'Europe… Une forte émigration alla rejoindre, sur les bords du Danube, les tribus gauloises… s'abattirent comme un ouragan dans la Macédoine, l'Epire et la Thrace… le Danube qu'ils tenaient jusqu'au delà de son confluent avec la Save, par les Carpates. »

La chasse au sanglier du chapitre VIII -rappelons nous ici qu'il peut être aussi Soissonnais- permet à H. Boudet de réintroduire Hercule, qui avait déjà vécu ses amours avec la nymphe Pyrennée, comme ancêtre commun des gaulois et des galates de l'embouchure du Danube, fleuve qui ainsi est rattaché aux Pyrénées.

Une fois que les Tectosages eurent traversé le Rhin, il se produisit une deuxième scission qui mena un groupe en la sombre et épaisse forêt d'Hercynie. Lors du retour de certains Volks Tectosages depuis la Galatie en Gaule, ceux-ci pillèrent le trésor de delphes -l'un des trois zodiaques grecs-, trésor qui, alors qu'ils se dirigeaient vers Toulouse fut jeté dans un marais. Le vase de soissons (le Soissonnais fut, une des zones d'études archéologiques de M. Armand de Vertus) faisait-il partie de ce trésor, que la troupe s'était partagé après la traversée, en sens inverse, du Rhin, un groupe se dirigeant vers le Nord et l'autre descendant le long du Rhône ?

Est-il anodin ici de rappeler qu' Henri Boudet dépensa plus de 15 millions de francs au cours de sa vie. Tout comme Saunière, il s'était entouré d'objets rares et précieux… dans un marais en se dirigeant vers Toulouse… Ceci est sans doute plus l'objet de la carte dont l'inversion et l'orientation (M comme midi) sont capitales avant de la redessiner selon une transposition par rapport à l'axe méridien dans des rapports donnés soit par des indications du texte et les erreurs chiffrées sur la carte -Jules Vernes a utilisé la même méthode dans son livre « Clovis d'Ardentor »- où, près d'Oran nous pouvons observer un « curieux » delta…

L’objet de l’étude

Mais ceci n'est pas l'objet premier de notre étude de La vraie langue celtique, quoique l'esprit et l'âme ne peuvent s'exprimer, sur terre, hors de la sphère matérielle… (la troisième triade). Pour l'instant suivons H. Boudet : « le peuple qui avait envoyé des colonies au-delà du Rhin, autour de la forêt Hercynie, sur les bords du Danube, et jusqu'en Asie. » (La vraie langue celtique, I, II)

Des différents articles de la Revue Etudes Traditionnelles parus en 1936-1937, du roumain Vasile Levinecu, qui travaillait à l'ambassade de Roumanie à Paris et écrivant sous le pseudonyme de Geticus (articles en partie réédités récemment par les Editions Pardès sous le titre « La dacie hyperboréenne », nous pouvons lire : « La Dacie… le plateau de Transylvanie, encerclé par les chaînes des Carpates et les Monts de l'ouest, les plus sauvages et impénétrables de l'Europe. (Nous nous posons la question : y à t'il des sangliers)… (Le Danube) se jette dans la mer Noire par un delta à trois bras… Juste en face du delta il y a la petite « Ile des serpents »; Dans l'antiquité elle s'appelait Leuké, Blanche… le Temple d'Apollon de l'île… est d'un genre…. d'architecture cyclopéenne. »

Cette île de 662 m sur 440 m était peuplée d'énormes couleuvres, qui à l'époque, étaient sacrée…

La vipère Echidna, tant épouvantable qu'infernale, née dans le Tartare était, comme Orcus, « une mangeuse de cadavre ». Les thérapeutes de Pan, qu'ils soient Erichtonies, Erichton, Erechthée, étaient moiti hommes moitié serpents, ce qui spécifie leur qualité de prêtres : le serpent, en effet, était le symbole le plus direct du sacerdoce et Les prêtres « servaient les divinités fatidiques des anciens jours, dans les antres dolmeniques… et dans les cavernes sacrées. Cet empire… ayant pour centre la Scythie où les sorciers, selon Strabon, abondaient, et où on trouve encore de nos jours, les tribus nomades des tziganes… le Sud de la Russie, la Roumanie, la Hongrie… l'empire des rois Atlantes comprenait… à l'Ouest tous les territoires jusqu'à la Tyrrhénie à travers cette vallée de l'Ilster (actuellement le danube) qui a été la grande et unique voie d'invasion de tous les primitifs orientaux vers l'occident » (M. Paniagua, Géographie mythique).

Vipère, vie perd ou vie père ?

A l'instar d'Henri Boudet, citons à notre tour Duclos : « Les druides avaient beaucoup de foi à la vertu des œufs de serpents, qu'ils ramassaient avec des cérémonies mystérieuses; et ils portaient pour armoiries dans leurs enseignes, d'azur à la couchée de serpens d'argent, surmonté d'un gui de chêne, garni de ses glands de sinople. Les habitants d'Autun, qui se prétendent descendre des druides, portant dans les armes, de gueules à trois serpens, enlacés d'argent qui se mordent la queue, au chef d'azur chargé de deux têtes de lions arrachés d'or. » (Œuvres complètes de Duclos, T1, Mémoire sur les Druides)

Avant de reprendre votre lecture de M. Levinecu, encore cette précision de M. Paniagua, qui rajoute, si nécessaire, un éclairage sur « l'Ile des Serpents » et son temple : « Ces Celtiques étaient presque tous prêtres d'Apollon, auquel ils avaient consacré une enceinte de pierres dressées, probablement semblables à celle que les Celtes d'Armorique dressèrent dans les landes de leur habitat occidental.
Une dernière remarque : le lecteur pourra vérifier, à l'ouest de la carte de l'embouchure du Danube, la présence de la ville de Tuleea…
Nous ne sommes pas au bout de nos surprises. En dehors de ces deux groupes de trois rochers chacun qui sont au centre du plateau, il y a encore beaucoup d'autres groupes sur la circonférence, mais trop détériorés par le temps pour qu'on puisse se rendre compte de leur forme. Ce plateau, avec ses rochers semble avoir été un immense temple stellaire… les groupes de la circonférence du plateau symbolisent aussi des constellations, sans qu'on puisse préciser lesquelles…
Près de la cime de l'OM (la plus sainte des montagnes de Roumanie) il y a un énorme rocher d'une trentaine de mètres de hauteur, qui a une saisissante ressemblance avec une tête humaine. »

Ici ne croit-on pas rêver ? Lisons H. Boudet : « Alors, à l'arête du Cap de l'Homme, sur le haut d'un menir, en face du temple païen … fut sculptée une belle tête du sauveur regardant la vallée… »

La croix terrestre

Mais continuons quelques instants la lecture de M. Lovinecu : « Au sommet même de l'OM (à 2 550 m) il y a un Omphalos gigantesque de dix mètres de hauteur, et vingt de largeur c'est le Geticus Polus, nommé par le peuple l'essieu du monde, le nombril de la terre… En outre, le mont OM est traversé par une grotte immense…
L'itinéraire de la migration hyperboréenne et du Centre suprême. Cette migration venant du nord a rencontré le Danube, là où il fait un angle de 90°. Elle a poursuivi son cour inférieur et est entrée en Dacie par les « Portes de fer »… La migration hyperboréenne fut verticale jusqu'au point où elle rencontre le 45ème parallèle, la moitié de la distance entre le pôle et l'opérateur. Là, elle se divisera en branches horizontales. Une partie de la migration poursuivit la verticale jusqu'en grece. Quant à la branche occidentale, son itinéraire nous est indiqué par le symbolisme géographique, par le bon sens aussi : le cours supérieur du Danube. Et la croix fut ainsi parachevée. Les Celtes se mêlèrent avec des éléments étrangers, notamment Altantéens. La tradition celtique est donc beaucoup moins pure que la tradition dacique. »

Ici une remarque s'impose : si l'on prolonge la verticale pole-baltique-dacie elle traverse la Thrace, archipel grec, l'Egypte, l'Ethiopie, pays de Karsh -sur le 30ème parallèle le Yucatan et le Tibet (Lhassa) sont à 180° l'un de l'autre, et plus exactement -en latitude par rapport au méridien de Greenwich,

YUCATAN    88° 50' ouest     peu different de 90
LHASSA      91° 10' est         peu different de 90
GUIZEH       31° 10' est         peu different de 30

En première approximation, les méridiens de Greenwich ou de Paris sont donc à 90° du point de vue angulaire du cercle terrestre passant par Lhassa et le Yucatan.

La verticale Pôle-Baltique est à 30° à l'est, soit déterminant un angle de 60° avec le méridien passant par Lhassa. A trente degrés à l'ouest, un méridien passe par le Groenland et traverse l'atlantique….

Dans le cadre d'une mesure plus précise, les puristes pourront noter :

Ecart Yucatan      90° - 88° 50'        = 1° 10'
Lhassa                91° 10' - 90°        = 1° 10'
                                            Total = 2° 20',

soit l'écart entre le méridien de Greenwich et celui de Paris…

Pour nous la mesure que nous avons appelée « approximative » est d'une précision suffisante eu égard tant au déplacement du pôle qu'aux écarts de la longitude que l'on peut noter entre l'observatoire de Greenwich et celui de Paris selon les systèmes de référence (ED 50, RF93, NTF). De plus les valeurs ne sont pas applicables avec précision pour plusieurs lieux : ainsi dans le système ED 50 le méridien de Paris a pour longitude 2° 20' 16", mais cette valeur sera légèrement différente à Perpignan….données que ne doivent pas oublier ceux qui voudraient utiliser le méridien de Paris sur la carte d'Edmond Boudet. C'est alors que l'odomètre paraîtra peut-être plus simple et naturel…

Reprenons après cette parenthèse qui ne nous a pas semblée inutile, notre écoute de l'abbé Boudet : « une belle tête du sauveur regardant la vallée… La croix….maintient toujours… les préceptes de la vie donnée au monde par l'éternelle vérité. »

Le méridien Pôle-Baltique-Guizeh, avec en miroir, celui de Paris -l'angle de notre kaléïdoscope est donc de 30°-….
La cime de l'OM, avec, en reflet le cap de l'Homme, chacun avec leur tête sculptée.
Le nombril de la terre en Roumanie, avec en miroir, le cercle du centre.
La migration par le cours supérieur du Danube, puis le Rhône et les Pyrénées, avec, en miroir, celle des Tectosages vers le Rhin puis le Danube.

C'est dans ce jeu de miroirs que se dissimule l'enseignement initiatique du curé de Rennes-les-Bains. C'est seulement sur nos cartes qu'un kilomètre carré est pareil à un autre kilomètre carré; il y a des lignes de forces, des nœuds de puissance, qui se reflètent en différents endroits de la terre. Oui, la carte d'Edmond Boudet est sans échelle, comme la maquette de l'abbé Saunière, comme le seront toutes cartes du ciel; -Armand de Vertus ne parlait-il pas du zodiaque Gaulois ?-. Cette carte représente, pour parodier Lavinius de Moravie, une carte du ciel terrestre, dans lequel est scellé le mystère : la langue primitive est la langue atlantéenne de la civilisation cyclopéenne, de l'adam rouge embaumeur, adorateur de la vierge mère, dont certains de nos prédécesseurs étaient partis avant Henri Boudet à la recherche :

Christian Rosenkreuz, dont on ne sait pratiquement rien, si ce n'est qu'il est allé chercher en Orient le message de Vérité s'est mis en marche de son monastère d'Allemagne pour communiquer avec les Maîtres dont il connaissait l'existence par une ancienne tradition et dont il aurait rencontré les envoyés à Damas.

Au XVIIème siècle, le voyageur Paul Lucas, chargé par Louis XIV de recherches archéologiques en Syrie et en Palestine, rapporte à propos de Nicolas Flamel une conversation qu'il aurait eue à Brousse avec des savants et des philosophes orientaux qui lui auraient confirmé qu'il y aurait, quelque part au Nord de l'inde, un centre d'où partaient et où revenaient les initiés.
C'est pour atteindre l'Agartha qu'Appolonius de Tyane se rend dans l'Inde. Dans le Caucase il rencontre « un arbre semblable au laurier, dont le fruit est contenu dans un calice aussi large que la plus grosse grenade : c'est une pomme de couleur bleue, comme le calice de l'hyacinthe. » (Philostrate, A. de Tyane, sa vie, ses voyages.. trad. A. Chassang).

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Zephyrin