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Le
Cromleck de Rennes-les-Bains (4ème partie) - La langue Kabyle, la langue primitive, les cycles |
Dans
le Neimhed du Nord : vas y voir
Un
abbé contemporain d'Henri Boudet, l'abbé Foure (1839-1910),
qui fit ses études au séminaire de Rennes puis devint recteur
de Maxent et ensuite de Langouet fut atteint d'un accident cérébral
: « Je n'entends plus les hommes, mais je saisis le bruit des flots
» se plaisait-il à dire.
Hémiplégique, à la retraite à l'âge de 54 ans il s'installe à Rotheneuf, près de St Malo, où il commence par décorer sa maison de sculptures en bois, maison qu'il baptise haute folie. Ensuite, pendant 16 ans il sculpte et peint plus de 300 rochers autour du tombeau de Saint Budoc.
Saint Budoc, après s'être réfugié en Irlande, revint par Brehat avant de devenir Evêque de Dol. Au milieu de la plaine reconquise sur les marais s'élève la masse rocheuse du Mont-Dol, en breton Menez-Dol, la « montagne table », appelé aussi Mont Saint Michel en Terre.
Pouvons
nous ne pas entendre Dol-men, pour désigner ce rocher-plateau au
milieu duquel se voit un joli petit étang (« stagno quod est
super verticem montis jovis » -l'étang situé au sommet
du Mont- Jupiter) dont nul ne sait d'où vient l'eau qui l'alimente,
et qui n'a jamais été, de mémoire d'homme, vu à
sec ?
Autour du plateau, d'autres fontaines dont la Gode-Bore.
Le Diable est réputé y avoir tenu ses quartiers : « le rocher proche de la chapelle Notre-Dame de l'espérance porte plusieurs excavations dont l'une est dite le ‘pied du diable’ » (M. Deceneux, Le Mont Dol, histoire et légendes, 1988); trois croix pattées y sont gravées, attribuées soit à Saint Michel, soit à Saint Louis, soit à Saint Samson.
Le
culte de Jupiter-Taranis (auquel on sacrifiât des hommes enfermés
dans des cages de bois d'osier que l'on faisait brûler) y fut remplacé
par celui du Dieu iranien Mithra. En 1802, l'ingénieur Aufry découvrit,
dans las ruines du prieuré Saint Michel (dont le culte remplaça
celui de Mithra) deux autels « tauroboliques » sur lesquels
le taureau était égorgé : son sang se répandait
à travers les trous de la dalle dans la cavité où se
tenait le fidèle…
Plusieurs grottes du plateau frappaient aussi l'imagination : cavernes secrètes, mystérieuses cachettes souterraines. Le « pertu du diable », en particulier cachait l'accès à un tunnel qui donnait dans une crypte dérobée, vestige d'un ancien temple.
Le Mont Dol, d'environ 780 m sur 480 m fût tantôt une île, tantôt une montagne dressée au-dessus de la plaine, au fil des fluctuations climatiques, parfois entourée de marais, tandis qu'au 7ème siècle les marées hautes venaient en lécher la base. D'après G. Le Scouezec la plate-forme côté sud porte les vestiges d'un ensemble mégalithique qui forma un cromlech, où la grande déesse, disent les mythes locaux mis à jour, par la bouche, un serpent… guide des morts et maître de la foudre…
Le Mont Dol est situé sur la ligne joignant Nantes (Condivicium, principale cité des Namnetes, La vraie langue Celtique, p. 159-160) à Rennes (cité des Redones, tribu des « pierres savantes », La vraie langue Celtique, p. 165). A distance égale de cette ligne, sur une perpendiculaire, à gauche, Rotheneuf -avec son « lac suisse » et la chapelle Saint Michel des Sablons- près de la presqu'île d'Alet (ou Aleth), à droite l'îlot de Tombelaine, -tomba beleni- et son ancien collège de druidesses, dans la baie du Mont Saint Michel…
Au bord de cette baie Saint Michel, dans laquelle se jettent la Sée, la Sélune et le Couesnon, sommes nous réellement si loin de « L'île des Serpents » de la Dacie ?
Dans la notice de M. H. Brebion, traitant du travail de l'abbé Fouré, »La légende des rochers sculptés, 1984 » nous pouvons lire : « La vue perçante et la finesse de l'ouie étaient dans la tribu (de Rotheneuf, qui donna son nom au lieu) une supériorité qu'elle tenait des eaux séjournant à la basse mer dans les failles, aux pieds des rochers sculptés. L'infime absorption et les ablutions répétées de ces eaux subissant la stratification des sédiments ferreux entourant les rochers sculptés leur communiquaient ces dons… Passant devant Lucifer en prenant l'escalier conduisant au gouffre, côté Nord… En haut, à gauche la grotte des pénitents. »
Du
côté de Boudet
Henri
Boudet, de son côté, nous dit, au sujet de la petite source,
peu abondante, près de la Godf, « On voit encore le sulfate
de peroxyde de fer tout formé, présentant l'aspect d'un sel
blanc, grossièrement cristallisé. » Quelques pages
plus loin ne fait-il pas le lien entre les qualités de l'eau de la
Sals et les mollusques et polypes fossiles que la vallée renferme
« en nombre prodigieux ».
La « tribu » des Rotheneuf issue de corsaires et pêcheurs contrebandiers du littoral breton fut une famille qui « fixa sa base de ralliement, vers le milieu du XVIème siècle sur les dunes et pointes entourant les rochers sculptés et se livra à ses passions préférées : chasse, pêche et contrebande; voulant dominer la mer au large, ils chassaient les pêcheurs contrebandiers étrangers au fief des Rotheneuf… Un siècle durant (ils) dominèrent la côté à grande distance. » (H. Brebion, La légende des rochers sculptés de Rotheneuf, 1984). En un mot, les Rotheneuf furent des pillards, au même titre que les Volkes Tectosages et ceci avec une « signification honorable » (H. Boudet, La vraie langue Celtique, P. 15).
Cette
vision, à la fois effrayante et chevaleresque du concept de pillard
nous est confirmée par M. Brebion : « Tous s'accordèrent
avec la famille des Rotheneuf, franche et chevaleresque dans ses rapports
de voisinage. Ce grand patriarcat était sous l'influence des Rotheneuf
et sous la protection de saint Budoc qu'invoquait Jacques Cartier lors de
ses grandes expéditions. Les moines et chapelains des fameuses gentilhommières
où naquit la chouannerie, surent imprégner à ces hommes
fiers et courageux, l'idéal de l'au-delà, base du foyer…
(phrase à relire plusieurs fois ! c'est nous qui le soulignons).
Le prestige, la crainte, le succès, le courage qu'imposaient les
Rotheneuf… était respecté quand survint la grande tourmente.
La Révolution transforma la France en un immense holocauste, où
périrent les espoirs, les haines, les rancœurs, les traditions
ancestrales et le régime dont les abus provoquèrent les libertés
d'où le peuple tira avantages et désillusions. Les éléments
révolutionnaires semèrent la division dans la tribu. »
Nul doute qu'Henri Boudet eût apprécié cette envolée
de M. Brebion et que ce lieu de Bretagne ne fût pas le seul où
s'acharnèrent les jaloux, les méchants, les paresseux et les
fripons qui existent et ont existé de tout temps : l'abbé
Bigou en sut quelque chose…
Nul doute non plus que le curé de Rennes-les Bains, à l'instar de son collègue Breton (qui soignait ainsi son accident cérébral) a développé cette vue perçante et cette finesse d'ouie que permettent d'obtenir les sels ferreux pour développer l'ensemble de ses analyses sur la Vraie langue Celtique, le Cromleck de Rennes-les-Bains et la langue kabyle sur laquelle nous allons maintenant nous arrêter.
Qu'habilement
l'abeille vient bourdonner
La Libye des anciens est le pays actuellement occupé par les Berbères -Libyens et Numides dont le curé de Rennes-les-Bains parle de la page 86 à 90 groupe dont le milieu se trouve à la page 88, nombres que nous avons déjà rencontrés en traitant de 1886 et des 186 pages du premier groupe de chapitres.
Quant aux Berbères, « Les kabYles des montagnes algériennes (traversées par le méridien de Paris, c'est nous qui précisons) méritent plutôt le nom de Berbers » (La vraie langue celtique, page 99). Henri Boudet consacre plus de huit pages exclusivement à leur langue, « au centre » de notre premier groupe de lecture de 5 chapitres (page 98 à 105). A leur sujet l'auteur nous parle de manière quelque peu incongrue des abeilles.
En première approche, celle correspondant au niveau de l'univers sensible, nous devons nous souvenir que la génération spontanée était admise par Avicenne au XIème siècle, et par des savants célèbres il n'y a pas si longtemps -depuis il a été scientifiquement démontré qu'elle n'existait pas… en plaçant les matériaux dans des conditions aseptisées où, de toute façons, aucune vie ne pourrait résister, donc, à fortiori, apparaître ou muter-.
« Pendant des millénaires les hommes ont cru -faut il être bête !- … que les abeille naissaient de la chair en putréfaction et les traités de magie arabe ont construit sur ces données un étonnant bestiaire… la chair de bœuf se change en abeilles et en frelons (allusion à la fable d'Aristée, inventée par Virgile) » (R. Charroux, histoire inconnue des hommes).
Dans cette fable Virgile (Géorgiques, Liv. IV) semble prétendre que les abeilles naissent du sang corrompu d'un taureau égorgé.
Herin de Cuvillers nous précise (Archives du magnétisme animal, 1822) qu'Aristée cest Aristeus, Aristos, Aristeia, soit le prince, le premier, la principauté…, tandis qu'Eurydice, qu'il veut séduire est Eurus, bon, parfait, associé à Dikeon, Diki, justice, équité. Eurydice est piquée au pied par un serpent... et « l'explication » continue, avec les significations de Syrène, Clémence et de Prothée (protheo, je prévois, je prédis)… les taureaux ne sont que les « agens du pouvoir » que le souverain doit punir etc. Voilà comment la raison tient la lumière sous le boisseau, avec l'outil imparable de « l'allégorie ».
L'abbé Delille (Notes sur le 10ème livre des géorgiques, Paris 1811) est plus pragmatique, précisant les conditions opératives du prodige : il faut un lieu propre à l'opération, que le taureau n'eût que deux ans; il faut qu'après l'avoir criblé de coups la peau ne soit pas entamée. Et de préciser « Remarquez que ce merveilleux secret venait d'Egypte ».
Les abeilles, nous dit Henri Boudet « troublaient par leurs piqûres cuisantes la tranquillité de leur marche (des voyageurs) ». Une question nous vient à l'esprit, que nous laisserons pour l'instant en suspens : ces voyageurs ne seraient-il pas les morts ?
Ouvrières
de la ruche bourdonnante les abeilles symbolisent la pérennité
de l'espèce; prise individuellement, animatrice de l'univers entre
ciel et terre, elle symbolise le principe vital, l'âme, que celle-ci
soit descendue aux enfers -Démeter- ou qu'elle sorte juste du corps,
généralement grâce aux ruptures de liens occasionnées
par la putréfaction…
Quant aux piqûres, elles s'expliquent alors par une caractéristique
de notre corps vital (le Ka) : il possède des millions de pointes.
Ces pointes pénètrent dans les centres creux des atomes physiques
-nos cromlechs- (qui sont, nous dit la science moderne, composés
de 99,99 % de vide) et les imprègnent de force vitale, ce qui les
fait vibrer -bourdonner- beaucoup plus rapidement que ceux des minéraux
qui ne sont pas activés et animés de cette façon.
Il
peut arriver que le corps vital se retire partiellement, d'une main, par
exemple, quand notre bras garde une mauvaise position, et qu'il s'engourdit.
Quand le bras revient à sa position normale, où la circulation
sanguine n'est plus entravée, la main éthérique reprend
sa place et ces pointes provoquent cette sensation assez désagréable
de picotements.
« Or ce fruit, auquel le péricarpe épineux a fait donner le nom vulgaire de hérisson, est une figuration assez exacte de la pierre philosophale. » (Fulcanelli)
Alors, nous comprenons pourquoi Jésus fût couronné d'épines et que les mots « métamorphose » et « cohésion de l'âme » sont synonymes.
En tout état de cause ces piqûres d'abeilles, l'Egypte, le Taureau ne peuvent -sur le plan du monde organisé humain et de l'univers sensible- que nous rappeler les jeux actiaques, qui furent créés à Rome pour fêter la victoire d'actium sur les Egyptiens.
Lors de l'ouverture des jeux l'on offrait un bœuf en sacrifice aux abeilles : ce bœuf était jeune (moins de deux ans ?) et devait servir, sans effusion de sang, de réceptacle pour un essaim d'abeilles.
Lors nous passons de notre premier niveau de compréhension (l'univers sensible) au deuxième, le monde des formes, le monde physique avec ses localisations. La résolution -soit le passage d'un plan donné à un autre- nous est donnée par la double signification du mot apis, soit abeille pour les Romains et bœuf pour les Egyptiens.
En
effet, l'allusion d'Henri Boudet aux abeilles se situe, nous l'avons vu,
au centre (P. 102) d'un chapitre (P. 98 à 105) qui lui-même
est au centre de notre groupe de lecture de 5 chapitres. Du fait du caractère
central de cette allusion, nous ne pouvons éviter l'analogie «
dolménique » entre le centre d'un cromleck et l'axe du monde,
l'essieu du monde -est cieux du monde-, d'un pôle.
Alors viennent tout naturellement les sonorités qui nous mènent
à travers ce bourdonnement de l'essaim (qui dicte le Coran à
Mahomet sous le « nom » de Gabriel) de axial à axiaux
et atciens -autre dénomination de ces jeux-.
Nous avons donc ici une confirmation qu'après le guY et son Y, le langage kabYle est l'autre centre d'intérêt de l'ouvrage. Pourtant nous restons insatisfait de cette compréhension -dans le cadre de la structure de l'ouvrage-, qui ne remplit que deux niveaux de compréhension : en effet, pourquoi ces insectes, ainsi que le signale H. Boudet troubleraient la tranquillité de voyageurs qui passeraient « près de leur demeure » (au singulier dans le texte !) alors qu'elles se propagent, dit-il quelques lignes auparavant en liberté dans le creux des troncs d'arbres ou les fentes des rochers ?. Ne seraient-ce pas plutôt le fait des guêpes d'essaimer « au hasard » ?
En grec meroph, le guêpier est la base, nous dit M. Paniagua (ouvrage cité) par jeu de mot du mythe de merope qui indique que les terres des enfers étaient une région mortuaire « mangeuse d'abeille » car les prêtres étaient des abeilles… le grand prêtre de la Diane Ephésienne portait le nom d'Essen (faut il entendre essaim) « roi des abeilles », tandis que Melissa, « abeille » était l'appellation mystique pour désigner les prêtresses et même quelquefois les âmes purifiées des initiés aux mystères.
«
Les celtiques de la Scythie ont conservé, dans leurs pratiques funéraires
un reflet de la terreur qu'inspirait l'affreuse terre du tartare, (et) un
respect profond pour les abeilles. La terre est un ‘rucher’.
» (Elisee Reclus Geographie universelle, T.V, p. 741)
Continuons : AlcYone, l'une des deux Atlantides aimée de Neptune était mère de HYriens, nom dans lequel on trouve Yrien pour Yron « ruche ». Herodote, de son côté, nous dit que les Atlantes observaient la règle de ne se nourrir que de miel, de lait et de fromage en s'abstenant de manger rien qui soit en vie, « ce qui n'est que la base de la croyance aryenne en la pérennité transformiste de l'âme. »
Ce troisième niveau de compréhension du phénomène de l'apparition des abeilles dans le texte, qui vient compléter les deux premiers en une vision globale -ces trois dimensions de l'esprit ne correspondent elles pas, analogiquement, à nos trois dimensions spatiales ?- qui nous confirme qu'ici se trouve bien l'objet de la corrélation établie par l'auteur entre le guY et les KabYles, à travers l'Y de l'androgYne, que nous avons analysé en deuxième partie.
De
la Gode au Styx
Relisons quelques lignes de Boudet : « Le gui… était-il simplement aux yeux des druides le symbole de l'immortalité de l'âme et de la vie future… On l'employait en infusion dans l'eau, infusion, sans doute, fortement prolongée… le gui doit absolument croître sur un chêne… la liqueur gluante obtenue on faisait longuement macérer le gui dans l'eau. »
Nul
doute, ainsi que nous l'avons vu dans notre livraison précédente,
que cette eau provienne d'une de ces sources dont les eaux étaient
à l'origine des Bains de Rennes, et que « les druides savaient
fort bien appliquer à une maladie particulière un remède
particulier, en opposant le gui à la fièvre intermittente,
et les bains à d'autres maladies tout aussi redoutables.
La fièvre intermittente est l'ancien nom du paludisme, la fièvre
des marais…. L'haum moor… l'aum mort…
L'appellation de la Reine,…, pourrait bien faire supposer que c'était
la source la plus estimée, la vraie fontaine des redons, -Rennes
ou Reine-… un remède si efficace, si propre à leur donner
une vigueur nouvelle…
Une des sources ferrugineuses froides du Cromleck… sous le nom de
la madeleine… fontaine de la gode… très ferrugineuse…
A quelques mètres de cette fontaine… coule une seconde…
saturée de sulfate de peroxyde de fer… présentant l'aspect
d'un sel blanc grossièrement cristallisé.
…Gode (to gaod, animer),… usage de cette eau pour… animer
l'économie toute entière….
Ici il ne s'agit plus d'une maladie particulière, mais d'un état
général !…
… la fontaine de Marceille…. Image de la Sainte Vierge (dont
AUM est le monogramme) … sculptée dans un bois noir, indique
sa provenance orientale…
Notre Dame du Cros… au-dessus de la magnifique fontaine… on
avait marqué une croix… »
Cette fontaine de Marceille, qui soigne les yeux et permet donc alors de voir « A peu de distance, vers le haut de la rampe (la voie sacrée) bordée d'arbres verts conduisant au sanctuaire, une fontaine laisse tomber goutte à goutte son eau limpide. » (Henri Boudet, Notre Dame de Marceille)
Et ici, de nouveau, nous croyons vivre le même rêve que lorsque nous étions en Dacie, à la cîme de l'O? ornée d'une tête humaine : Herodote (Erato, 47) parlant du styx, dont les anciens ne connaissaient pas la situation avec certitude, nous précise « Un mince filet d'eau tombant goutte à goutte d'un rocher dans un vallon près de Nonacris, en Arcadie, est le fameux fleuve. »
Est-il besoin de rappeler que le souverain des enfers, Aides, tirait son nom de Adeç, avec la signification de « qui rend invisible » -comme il est tentant alors de dire qu'on n'y voit goutte !-
L'orientale « Notre Dame » de Marceille, qui nous rappelle la Bonne Mère de Marseille -le mélange des deux nous donnant « Bonne Dame »- nom que les armiers, tel Arnaud Gelis donnaient à l'âme des morts, n'est-elle pas alors cette déesse lunaire des Hyperboréens de la Thrace -qui sont pour M. Bergman à la fois des Cimmériens et des Celtes-. C'est Artémis, assimilée par les Grecs à la Diane d'Ephèse, déesse lunaire et Tellurique que l'on rencontre dans toute l'Asie Mineure, comme dans la Vénus syrienne ou Cybèle.
Eau
claire de la lune, au clair de la rune
C'est Athénée, la déesse mère des Grecs et des Egyptiens, adorée bien après la disparition de l'Atlantide, chez les Celtes, sous le nom d' Ana, mère des Dieux, dont le culte, sous forme populaire, se perpétua dans celui des vierges noires. Les Atlantes, le rameau des hyperboréens qui descendit du nord par le « méridien atlantique » (à 30° ouest) semblent avoir développé principalement l'agriculture, la chimie alchimique et l'architecture. Ils étaient, comme les Gaulois, gouvernés par la lune, et l'emploi de ses rayons obscurs -noirs - était la base de leur magie.
«
Les Gaulois se croient issus de Dite, c'est pourquoi ils comptent le temps
non par le nombre de jours, mais par le ‘nombre de nuits’. »
(César, Guerre des Gaules)
« Peut-être le fond de la croyance druidique, du temps de César
était-il déjà fort voilé, incompris même;
Mais ce qu'il y a de certain, c'est que nos pères, en comptant par
nuits ne se croyaient pas fils du soleil, et que le dite, ou teute celtique,
titius latin, n'est que le tita sanscrit, oriental, la lune, le vieux grec
tito…
L'auteur de « L'histoire de la religion des Gaulois », Dom Martin
a prouvé que le culte lunaire était répandu dans toute
la Gaule. » (Armand de Vertus, Les temps sacrés des celtes)
Athena n'est d'ailleurs pas un nom propre, mais un qualificatif archaïque, qui porte la signification de « tisserand par le feu » -du sanscrit tan « étendre la trame » et du dravidien ti « feu ». -Cambriel, « drapier » à Limoux était alchimiste, dont un synonyme est « philosophe par le feu »-.
En ce sens, c'est aussi l'Antinea de Pierre Benoit. Ainsi que l'expose Louis Rinn dans « les origines berbères » qui traite de la langue primitive kabyle, on l'écrivait :
NTN,
soit - ou I pour N
et + pour T
c'est-à-dire
I
- + -
I
C'est ce signe que l'on trouvera dans les grottes ou sur des menhirs. Et cet auteur de préciser que si l'on écrit N Atinea, au lieu d'Antinea, cet N préfixe signifie agent de…. ou prêtresse de Atine, formé de Enn. qui désigne le Dieu des eaux Touranien (oaNNes) et le T qui indique le féminin : c'est donc aussi la déesse des eaux, le neptune féminin, et aNTiNea est sa prêtresse…. « La ?inerve antique est une déesse dont l'origine remonte aux plus anciennes civilisations : des vases néolithiques reproduisent ses attributs; la Minerve patronne des troyens, se trouve sculptée sur des monuments mégalithiques » (M. Gattefossé, La vérité sur l'Atlantide).
Petit
lexique géographique
En
« Tamachèque », langue kabyle primitive, le lexique de
M. R.M. Gattefosse, nous fait quelques propositions dont nous ne pouvons
nous empêcher d'en transcrire ici quelques unes :
Siberie : Première forme d'iberie, S, indicatif de provenance. Qui
vient d'Iberie.
Iberie : Etat des Ber, ou Iber, les émigrés.
Berg, Burg, Briga : En celte vient de Abergen. En berbère, tente
ou chose de l'émigrant. Bordj en arabe, même signification.
A donné de nombreux dérivés, noms de villes, comme
Burdi-gala, campement des galles, Bordeaux.
Lebou, Libia, Levi, Lybie : De Ell : peuple ou possession, Abou : emigrant
ou partage.
Massilia :de Mas : les maîtres et Sila : forêt. Sila vient de
ila : feuilles. Sila fut une colonie romaine-berbère, au sud de Constantine.
Mopinas : Ville de la vallée du Rhône. De M : amas, R : ancien,
N : saillie, S : chaos. Ces lettres donnent exactement la description du
rocher escarpé sur lequel existait une cité néolithique
ou plus ancienne.
Pyrenées : De Birs : montagne, de Enn, ou forteresse de En. En :
verbe, esprit, souffle, cause primordiale dormant à la surface des
eaux, se manifestant par le tonnerre. Unifier, faire un, monter à
cheval, réunir, attacher, tuer, nager, voir, être vu.
Enissa : Campement, a fait des noms de ville; Nice vient de Enissa : passer
la nuit.
Asie : De As : soleil, et Ie : brillant. Pays du brillant soleil.
Ronno : Conseil en celtique, se traduit par « ce qui engendre l'esprit
».
Arras, Sarras : Villes sur le Rhône, tirant leur nom d'Aores, lieu
sacré, ou de Ar : montagne, As : sacré, redoutable.
Enfin,
une dernière, pour les philosophes par le feu:
Sideros : de S : Moyen, D : angle, (soufflet); R : ouvrir, S : mouvement
: ce qui s'obtient au moyen d'un soufflet.
Et
une pour les « Daliniens », que nous prenons, malgré
les apparences, in extenso avec l'aura de mystère qu'elle dégage
:
Europe
: Semble faire allusion à la destruction de la lune
A l'instar d'Henri Boudet il est venu maintenant le temps de nos pencher sur la langue kabyle. Nous n'en parlerons pas comme l'auteur de « La vraie langue celtique » en a parlé lui-même, mais de là où il nous a entraîné à aller en chercher une compréhension. Celle-ci ne peut être exclusive, puisque nous nous situerons sur le plan métaphysique et symbolique où nous avons été, comme aiguillonnés, que celui-ci soit physique ou philosophal : le symbole est le seul moyen d'inclure, en un seul élément, une série d'idée, de points de vue simultanés et superposés -miroir kaléïdoscopique- dépassant l'univers des possibles du commentaire qui ne peut être que linéaire.
Une
nouvelle lecture pour la vieille cérémonie
Parmi les idéogrammes graphiques de l'alphabet primitif de la langue berbère, écrite avec 10 caractères seulement -la langue correspondant à cet alphabet primitif étant celle des collèges sacrés- nous trouvons, entre autre, les suivants- (L. Rinn, Les origines Berbères).

Le
tamachèck (tchèque ?), cette langue des berbères très
primitive que les Romains ont essayé de faire disparaître -et,
d'après de nombreux linguistes, d'origine nordique- « semble
une des plus anciennes de l'humanité… Il s'écrit indifféremment
de droite à gauche ou de gauche à droite, de bas en haut ou
vice-versa et même en zigzag. C'est souvent un rebus plus qu'une langue
littéraire… » (M. Gattefossé, La vérité
sur l'Atlantide).
Le domaine du Tamacheck fût très étendu car on en trouve
des traces dans tous les pays méditerranéens, soit par racines
dont la seule étymologie n'est possible que dans cette langue, soit
et surtout dans les noms de lieux et les noms de chefs, de hères
fabuleux ou mythiques, alors que les analyses dans les autres langues (et
surtout dans les langues indo-européennes) ne donnent rien de cohérent.
« Cela s'explique, puisque ces mots sont de l'âge de la pierre
polie ou du bronze, tandis que les langues modernes sont de l'âge,
très récent, du fer » (M. Gattefossé, La langue
Tamachèque).
Un déplacement devant la tombe d'Henri Boudet va maintenant redevenir utile. A l'instar de la carte qui accompagne son livre et qu'il faut inverser, nous allons -mentalement- utiliser la même méthode. Alors la tombe devient.

Ces cinq idéogrammes ont les sens génériques suivants :
KA
Activité, mouvement, s'éveiller
ER La lune, germe originel, surgir en déchirant,
nouveau né
EN Esprit, souffle, création, réunion,
verbe, fils se différenciant soi-même
IEFF Splendeur, éclat, s'enfler, s'épanouir, rapidité
TA Etoile, Monde étoilé, Espaces inter-sidéraux,
ether, intelligence, jeunesse
Arriver à être,
Source
Dans
la famille des dérivés de E N se trouvent côte à
côte Oanes, le dieu des eaux, Neptune et Aouana, la Venus tamachèque,
dont sont dérivés de nombreux noms de ville comme Vienne et
Avignon.
De même, dans la famille des mots dérivés de la lettre
TA, nous trouvons aussi bien Taia, l'étoile polaire que Atreya -le
premier des hommes qui, par révélation, créa la médecine-vocable
dérivé de Attria, qui signifie drogue en berbère…
Arrivés
à ce point nous ne pouvons plus avoir de doutes : parmi ses nombreux
messages H. Boudet nous a transmis celui d'une technique hypnotique de sortie
du double, de ce double qui « concrétisé » est
à l'origine de la « résurrection ». Nous avons
la matière, et la manière qui facilite les premières
sorties, ainsi que l'un des constituants du pain de vie.
KRNF S'éveiller,
nouveau né qui surgit, fils; splendeur, épanouissement, rapidité
T Source, Ether
L'art ne consiste t'il pas à extraire ce gaz éthérique -ionisé au départ- et à lui donner une vie planétaire indifférenciée dans une cohésion plus forte (grâce aux émanations de la Colombe lorsqu'elle déborde) afin, qu'à l'instar de la caballe, il répande la vie universelle dans le réceptacle idoine à sa nature ?
KA La
lumière, le double (s'éveiller en tamachèque)
BALEI Je répands, je sors bruquement
KRN c'est aussi la CouRoNne du vainqueur, qui sera posée au-dessus de son CrâNe, son Golgotha… Les amoureux de Grasset d'Orcet y retrouveront avec plaisir KreNe, GraNe, GaRaNus… mais nous nous éloignons…
Ainsi
sommes nous passé d'une lecture de la tombe en « français
» qui nous a mené au GuY, et à l'androgYne, puis de
celui-ci au KabYle qui nous ramené sur la même tombe devenue
fourneau du double.
Et
in arcadia ego
In arca diae goet
Dans le cerceuil la magie de Céres
Alors nous pouvons lire :
Kabyle, Ka habile, Ka Habille, Ka Bille…
Parfois peu de mots suffisent… Mais notons encore, en Sumérien cette fois-ci :
Ka sortie,
chacal, bouche
Bil brûler, griller,
Pousse, rejet (plante)
Dans
l'ancien empire Egyptien Anubis à la tête de chacal présidait
la cérémonie de l'embaumement, l'ouverture de la bouche, ainsi
qu'il l'avait fait sur Osiris…
Le vocable BIL indique donc une voie mixant la sèche et l'humide
qui peuvent se complémentariser : des cendres du brûlé
-du sel, du cel- le mort peut revivre…. Technique différente
de celle de l'androgyne -bien qu'on y retrouve le rejet végétal
aperçu sur la planche du Splendor Solis, mais plus proche de celle
-cella : urne- que l'on trouve au centre des cromlechs -des Celtes-.
Tous
les chemins mènent à Rome, ame or, ame hors
Arrivés
à ce stade il peut être utile de préciser que la voie
« végétale » ici signalée par H. Boudet
n'est pas exclusive d'autre méthode. Dans l'approche du Carré
de Salvaterra nous avons signalé une « voie du pauvre »
suivie par les derviches bektashi ainsi que quelques loges maçonniques
turques et exposée par M. Sebottendorf. Mais, « le carré
du mécanicien divin est un cercle pour nous » (O' Donnelly,
Trad. Authentique des hiéroglyphes de l'Obélisque de Louqsor,
1851), et H. Boudet nous parle en cercles, en cromleck.
Pour les amateurs de voie « minérale », l'Hydroxine de
Magnésium -magnésium présent dans les sources du Cercle
et du Pont (analyse de 1839, citée par H. Boudet, qui précise
que la Madeleine et la Gode doivent avoir une composition très proche)-
ne sera pas à dédaigner en phase préparatoire…
Le lecteur trouvera en outre dans divers ouvrages occultiste la composition
de cachets hypnotiques produisant un état somnambulique profond :
mais faciliter n'est pas suppléer…
Un
texte Indien, le Yogasutra (III-4), après avoir énuméré
les exploits que l'homme est en mesure de prétendre pouvoir accomplir
précisant que ces pouvoirs étaient obtenus par l'ascèse,
« mais (que) si les Dieux ont ce privilège dès leur
naissance, les Titans et même les hommes ordinaires sont susceptibles
de les acquérir grâce aux plantes » : la sphère
du génie terrestre n'est pas la seule qui soit disponible à
l'Etre humain…
En tout état de cause est-il utile de préciser que la technique de ces « voies internes » ne doivent pas être confondues avec celle des « voies externes » alchimiques, même si elles ne sont pas exclusives. En ce sens, l'expression magique du Cromleck de Rennes-les-Bains n'exclue pas l'existence de cromlecks magiques. Combien nombreux sont ceux qui affirment qu'il n'y a pas de cromleck autour de Rennes-les-Bains ! Pour ceux-ci les quelques lignes suivantes extraites de « La montagne d'Espiaup », de MM Piette et Sacaze : « les cromlechs sont des cercles de pierres brutes, presque toujours placées de champ, au centre desquels on trouve ordinairement, à une profondeur de 15 à 65 centimètres, une cella faite de dalles schisteuses… contenant de la cendre et des ossements calcinés. Leur diamètre varie de 55 centimètres à 10 mètres cinquante. Tantôt les pierres dont ils sont formés se touchent, tantôt elles sont séparées par de grands intervalles irréguliers et le cercle est à peine trace. Nous en avons vu qui n'étaient indiqués que par trois ou quatre blocs négligemment plantés… Les cella… sont de véritables dolmens en miniature, construits sous terre… les pierres des cromlechs atteignent exceptionnellement les dimensions de 75 centimètres : elles sont ordinairement beaucoup plus petites. » Il est aisé alors de comprendre l'intérêt d'une bonne vue…
Dans
« Des vestiges de la civilisation Gauloise » (1876) M. Piette
précise : « près des défunts, les parents avaient
coutume de déposer un quartier d'animal… Le porc était
la nourriture qu'on mettait le plus souvent près du mort. »
Ici M. Piette nous rappelle fortement M. de Vertus, mais encore plus lorsqu'il
écrit : « il faut remarquer également un ornement dont
la forme rappelle celle de la fleur de lis, qui ne fut pas rare à
l'époque gauloise. »
C'est la « croyance » en une âme séparable, conjointe à la peur du retour des morts, et leurs âmes -d'abord fantomatiques- qui impliqua la disparition des traces du mort par le feu, rendant le retour complet impossible, d'où la fourniture de provisions pour le voyage… L'inquisition ne fit que reprendre une partie du procédé. En cheminement inverse il fut parfois trouvé de la poudre philosophale dans des tombeaux : la technique d'Henri Boudet est à la fois plus magique et plus chrétienne. Mais les gnostiques ne reprochaient-ils pas au christianisme de n'avoir que repris et travesti les rites et les techniques précédentes, « plus vieilles que le monde »…
L'arbre
coronal de la connaissance
Le tamachèque, l'une des plus anciennes langues préhistoriques est « agglutinatif et polysynthétique », comme le basque au sujet duquel le Comte de Charencey pouvait dire : « A l'époque où la langue basque s'est formée, le peuple qui la parlait ne connaissait pas encore l'industrie métallique… A une époque encore fort reculée, mais postérieure à leur établissement sur les rives de l'Atlantique, les Basques ont bien pu se trouver en contact avec les races chémitiques du Nord de l'Afrique… la ressemblance, si manifeste, de génie grammatical entre l'Eukanu et certains dialectes du nouveau monde. » (Etude sur l'origine des basques, Bulletin Société de géographie, 1869).
De même la langue primitive kabyle présente, avec les langues « hyperboréennes » (finnois, ouralo-altaïques ainsi qu'avec le turc et le hongrois qui ont la même origine) une parenté de mécanisme et de sonorité qui troubla le professeur Masquaray : « Je ne sais, dit-il, quel retour vers le Nord, qu'elle souvenance des régions froides et lointaines éveillait en moi cette musique naturelle, si étrangère au pays où elle se produisait. »
Le tamachèque est écrit au départ -nous l'avons vu- avec 10 caractères, qui portent le nom de Tifinars, et sont un système complet d'expression fondé sur une représentation méthodique du cosmos.
Tout d'abord la différenciation du chaos (soit le plan métaphysique de la Génèse), en une triade qui regroupe ces dessins que l'on aperçoit sur certains monuments mégalithiques : le menhir I, le dolmen ? et les deux colonnes de la « porte du soleil »..… puis du temple, II (les Gaulois nommaient leur Mercure Thot ou Theutates, à rapprocher du theoç des grecs, du Deus des latins, ainsi que du Thou ou Theom hébreu, avec la signification abîme ou chaos.
Ensuite la création de la matière (le ciel, la terre, soit le plan astronomique), en une triade qui regroupe les dessins classiques et universaux du soleil, de la lune et de l'étoile, symbole de vérité et de jeunesse.
Enfin la vie sur terre, (le plan biologique), en une triade regroupant les trois modalités d'expression ancienne des forces : fécondante, principe mâle, fécondé, principe femelle; et principe créé, issu de leur coaction.
A ces trois plans succèdera une dixième catégorie, l'humanité, représentée par les deux doigts.
Il sera suffisant ici de noter que la représentation en triade est la formalisation logique de l'existence de l'énergie sous trois formes : positive, négative et neutre.
«
Ces signes correspondent à ces catégories de significations
telles qu'en les associant on obtient des ensembles formant de véritables
définitions : les souhaits de Platon et celui de Leibnitz sont réalisés
et le nom obtenu est le nom véritable. » (MM. Gattefossé,
Les Tifinars)
Nous pouvons dire aussi, sans hésiter, que le souhait d'Henri Boudet est aussi réalisé.
Ceux de nos lecteurs qui voudraient entrer d'avantage dans les significations les plus courants de chaque symbole -et dont l'exposé dépasserait le cadre de cet article- pourront consulter l'ouvrage de L. Rinn « Les origines berbères (1889) », « La grammaire de Tamachèque » de M. A. Hanoteau ainsi que, pour passer de la nominologie à l'usage la « Grammaire, Dialogues et Dictionnaire Touareg (1908 - T.1, Dictionnaire Français-Touareg) » ou, de M. Dallet le « Dictionnaire Kabyle-Français (Selaf, 1982) ».
Nous nous bornerons ici à éclairer quelques aspects hermétiques de la couronne des Tifinars, ce que ne signifie pas que nous en néglieons les autres : la Kabbale, la mythologie indoue, les runes scandinaves et les mancies.
Lorsque Thot écrivit son traité « Sympathie universelle des énergies » il dut suivre, pour ses travaux, le schéma de la Couronne, vers lequel toute réelle réflexion revient. Action, réaction, équilibre, personne ne peut -quelque soit le domaine- échapper à cette réalité, et, c'est par l'orgueil de vouloir s'en libérer que la « sagesse moderne » est en défaut depuis quelques siècles.
Henri Boudet n'a pu y échapper, qui pour traiter de l'interdépendance des forces terrestres, cosmiques et humaines à travers un miroir géographique spécifique et spécifié a du plier les chapitres de son livre à la loi Reine et Couronnée.
L'hermétisme et la Couronne ont la même origine !
Les
triades
Les
trois termes de la première triade sont EL, EM, EN, trois personnes
divines mais en même temps trois éléments primordiaux,
dont le nom est resté attaché à la chose :
EL l'air
EM la terre
EN l'eau
La résolution -soit le passage d'une triade d'un plan donné, au plan inférieur par un quatrième terme faisant partie de la seconde triade- de cette première triade est TA, le feu, le quatrième élément prométhéen.
Alors, EL, EM, EN, TA - ELEMENTA; Il ne s'agit pas là d'une étymologie fortuite ou discutable –« selon l'usage »- mais d'un exemple typique de nominologie, et de conservation à travers des millénaires, des expressions primitives qui se retrouveront quelques siècles plus tard dans la langue Sumérienne… Citons par exemple EM la déesse mère, la nourrice ou TA poli, brillant (Petit lexique du Sumérien, L.J. Bord, 2003)
Le feu, quatrième élément, est à la fois vérité, beauté et ensemble des choses réelles. « La cause produit le monde visible, la lumière et la vérité » (Platon, République VII). Le feu est la résolution sur le plan plus concret des trois éléments divins. Comme moyen hermétique, il est l'origine de la « distillation », tirant de toute substance un air, une eau et une terre, soit, nominologiquement, de tout nom une signification sur les trois plans de l'univers : ici est la voie, cette voie si longtemps perdue, que nous indique l'abbé Boudet de Rennes-les-Bains après en avoir reçu l'initiation…
Les lettres de la seconde triade, l'étendue cosmique, sont
ES,
ET, ER, ESTHER
ETHER, l'étendue d'Aristote, le milieu énergétique,
support des sympathies hermétiques, milieu de la volonté,
intermédiaire entre initiative et réalité
Projection céleste de la cause, l'éther est l'astrologie en puissance : le sceau de Salomon est fait de deux trigrames opposés -énergie et matière, ciel et terre- bases de la magie…
La troisième triade sera le support biologique de cette magie dont Plotin (4° Enn IV 26) disait : « La magie est fondée sur l'harmonie universelle, elle agit au moyen de forces qui sont liées les unes aux autres par sympathie ». Cette magie peut être théurgie ou goetie, magie blanche ou magie noire, elle peut renforcer ou utiliser les énergies favorables aussi bien qu'obnubiler les forces défavorables. Mais elle peut aussi s'efforcer de créer des forces nocives; Atlantis ne dut-elle pas sa perte au conflit entre les deux magies ?
La
résolution de la seconde triade est F, IEFF, la LUMIERE.
« La lumière jaillit du mystère de l'éther »
dit le Sephar Jésireth, c'est aussi la première manifestation
: « Que la lumière soit » fut la première parole
lumière, justice de l'équilibre de deux énergies complémentaires.
Hermétiquement,
la troisième triade est celle des énergies utilisables sur
terre :
K
action, B multiplication, avec pour résultat F, l'éclair
-l'énergie K, poussée à la tension B, produit une étincelle
F, (capable de tuer aussi bien que de procréer ?)-
« le verbe de Dieu a ébranlé l'univers et, tandis qu'il se mettait en mouvement, la lumière s'irradia et parurent les forces infinies de la vie. » (Thot, Hermès)
L'on pourrait multiplier ainsi les rapprochements entre les textes hermétiques et la couronne : nos pères spirituels ont puisé dans un fonds de connaissance provenant d'une « ronde » antérieure. « On retrouve, en effet, des allusions à la conception coronale du monde dans toute la littérature ésotérique, en s'apercevant toutefois que plus les auteurs se rapprochent de notre époque, moins ces allusions sont assurées, plus elles sont marquées d'un grossier anthropomorphisme ou signées d'une ignorance de plus en plus profonde. » (R.M. Gattefossé, L'hermétisme dans la couronne)
Cette tradition s'est transmise, plus ou moins déformée, mais les principes restant les mêmes : la première triade est la voûte céleste dans Hésiode, mais au moment de la différenciation du chaos. L'eau est le milieu vivant engendré, principe de la nature, chez Thalès de Milet; C'est l'humide nécessaire d'Aristote. L'océan, père de toutes les choses qui naissent (I'lliade), l'Ogenos phénicien sont aussi la voûte céleste, dans l'acceptation des eaux supérieures.
Le monde naît de ce ciel avec lequel il se confond de toute part à l'horizon : eaux supérieures, images de la productivité infinie
Illustrons notre démonstration de cette universalité de la Couronne Kabyle. Dans le monde celtique tel que le présente l'usage, il est clair de voir que les triades bardiques sont un exemple de transmission plus ou moins déformée de la tradition.

Après
l'Atlantide ?
«
L'Afrique du Nord se fractura le long d'une ligne passant par les chotts
tunisiens, les fosses de Fayoum et de Rayan en Egypte, la partie fracturée
bascula vers la méditerranée; les sources, abondantes jusque
là, qui alimentaient la région occupée par le Sahara,
tarirent et le sol, autrefois fertile fut transformé en désert.
» (Ph. Négris, La question de l'Atlantide)
On
peut supposer que c'est à ce moment là (vers - 20000) que
le Nil, qui coulait vers l'Atlantique par le Tchad changea de direction
et coula, dès lors, vers la méditerranée à la
suite de la formation d'un seuil à la hauteur de la quatrième
cataracte.
Une immigration s'organisa, des exodes eurent lieu vers l'Orient; Ces exodes
ensuite s'inversèrent d'Orient en Occident, depuis l'époque
du bronze, surtout à l'époque du fer, jusqu'à nos jours.
Une
notion de physique- géographique doit ici être précisée
pour la bonne compréhension de la suite : la vitesse de déplacement
du pôle est très réduite à l'extrémité
de la courbe précessionnelle, alors que, dans les périodes
moyennes, il se déplace à la vitesse de 200 m par an environ.
Pour nous, les rosaces des cathédrales sont une représentation
de la courbe de déplacement des pôles depuis le Moustérien…
Dans « L'ésotérisme de Dante » René Guénon
affirme que ces circonstances étaient encore parfaitement connues
au Moyen Age.
Avant les migration dont nous venons de parler, et en conséquence de ces déplacements polaires il est crédible d'envisager plusieurs mouvements et déplacements « circulaires » de civilisations successives et distinctes : « Une septentrionale, Hyperboréenne qui essaima vers le Sud dans toutes les directions entre - 80 000 (Glaciation Wurm III) et - 45 000, (Adam homme tertiaire, Bulletin Société Préhist. Franç. Mars 1919). Nous avons vu précédemment les principaux axes de cette migration, dont le méridien de Paris se trouve être la bissectrice. Une seconde migration, dite Atlantidienne, se dirigea vers l'Afrique pendant près de 200 siècles avant, sons de nouvelles contraintes climatiques et géologiques, d'émigrer vers l'Orient. Enfin une troisième, issue de l'Orient… »
Venant de l'Orient : « Les noms de lieux celtiques répandus
depuis la contrée sise au Nord des bouches du Danube et sur la rive
gauche de ce fleuve jusque vers ses sources et la frontière de Gaule,
nous tracent comme l'itinéraire suivi par les Celtes pour pénétrer
dans notre pays…
Les Gètes semblant conséquemment avoir été une
population Thrace-scythique… dans leur marche graduelle vers l'occident,
quelques unes des populations celtiques s'étaient écartées
de la grande route, c'est-à-dire la vallée du Danuble…
Les gètes nous apparaissent comme l'arrière garde de l'armée
d'invasion dont les celtes constituaient le corps principal.
Etablis incontestablement sur les Bouches du Danube, déjà
au VIIème siècle avant notre ère… on rencontre
en effet dans cette région des noms de localités celtes presque
au contact des noms daces, c'est-à-dire gètes. »
Mais auparavant étaient allés vers l'Orient : Les caractères des poteries Egyptiennes de la 1ère à la 12ème dynastie portent des caractères runes et non des hiéroglyphes; « les ancêtres de Touaregs paraissent bien avoir été les ancêtres des Egyptiens et des Hébreux, ou, du moins, leurs professeurs. » (RM Gattefossé, Les Tinifars dans la caballe) « l'écriture hiéroglyphique Egyptienne ne peut plus être considérée comme une des plus anciennes écritures méditerranéennes… c'est une écriture historique et relativement récente. » (Ed. Naville, L'écriture Egyptienne)
Le Tamachèque, langue néolithique, est autrement antique : il a laissé des traces dans les régions situées en Tigre et Euphrate, en Arabie et ailleurs. « L'analogie des écritures des tablettes hindoues, mexicaines et Glozélienne s'inscrivent fort bien dans l'hypothèse d'individus Atlantéens s'étant dispersés dans le monde. » (R. Charroux)
«
La connaissance hébraïque, notamment dans les livres qui constituent
la Cabbalah ou tradition reflète souvent l'esprit de la couronne;
Certains passages ont été transcrits en Andalousie. Or l'Andalousie
passe pour avoir été une colonie Atlante, qui devint ensuite
-fief Maure, donc berbère, et on peut la soupçonner d'être
restée longtemps dépositaire de la sagesse des temps lointains….
Les Marocains eux-mêmes, devenus alchimistes et hermétistes,
agissent en héritiers indirects du savoir antique. » (RM. Gattefossé,
Les Tifinars dans la caballe)
Les Séphiroth présentent un symbolisme déformé et moins clair que les Tifinars fortement imprégnés d'arts manciques et ayant perdu de vue la nominologie primitive. Les Séphiroth n'ont aucune valeur alphabétique, aucun symbole ne les représente, et l'on dispose cependant leurs noms en couronne…
L'initiation n'était autre chose que la révélation, à des individus choisis, de ces mystères.
Les
cycles
Sur
le plan matériel et physique de la traçabilité hématologique
Platon accorde aux Atlantes un sang différent -bleu ? pommes bleues
d'Appolonius de Tyane ?-
Chez les Egyptiens Ammon et Shou étaient des Dieux bleus, puis apparut
Thot pigmenté de vert et de bleu pâle, et enfin, plus tard,
Osiris, le Dieu aux chairs vertes.
La teinte bleue peut provenir d'un manque d'oxygène dans le sang
: phénomène que l'on observe chez certaines peuplades d'Indiens
sur les hauts plateaux des Andes…
-D'autres possibilités techniques existent, le cuivre, métal
de Vénus, remplaçant le fer des hématies…-
La
notion de sang bleu est lié au littoral atlantique.
Les Pictes de l'Ecosse antique avaient coutume de se teindre la peau en
bleu.
La notion de sang bleu que l'on emploie à propos de la noblesse provient
de la péninsule ibérique, et au sud d'Agadir, aux environs
de Goulémine se trouvent les tribus des « hommes bleus ».
«
Dans la période de l'âge d'or, l'homme rénové
ignore toute religion… Sur le plan spirituel, l'âge d'or est
personnifié par l'Évangéliste saint Luc, (l'évangile
de la lumière), (qui) a pour attribut le taureau, ou bœuf aile…
Ce temps heureux et béni est désigné sous le nom de
Paradis terrestre… On a voulu rechercher sur quelle portion géographique
du globe, Dieu avait placé cet Eden… nous ne nous arrêterons
pas aux différentes thèses visant à prouver que l'espace
de refuge (sauve-terre ?) habité par nos ancêtres, se trouvait
localisé en une contrée bien définie… pour la
raison que, lors de chaque révolution cyclique il n'existe qu'une
mince ceinture qui soit respectée et qui reste habitable sur les
parties terrestres.
Pour nous, qui n'avons jamais retenu les arguments du rationalisme, nous
estimons que le déluge moïsiaque est incontestable et réel…
il eût la même importance, la même étendue, les
mêmes répercussions que toutes les inondations qui le précédèrent…
C'est l'interprétation schématisée des déluges
successifs dont Moïse avait la connaissance…
L'histoire
rapporte que les Gaulois, interrogés de ce qui était capable
de leur inspirer le plus de terreur, avaient coutume de répondre
: ‘nous ne craignons qu'une chose, c'est que le ciel nous tombe sur
la tête’.
Nous ne voyons rien d'impossible, à ce que l'Atlantide ait pu tenir
une place importante parmi les régions habitées jusqu'à
atteindre ce haut degré que Dieu paraît avoir fixé comme
terme au progrès humain : ‘tu n'iras pas plus loin’…
limite au-delà de laquelle l'irruption soudaine d'un fléau
imprévu…
Nous pensons en effet que Platon s'est fait le propagateur de vérités fort anciennes, et que, conséquemment, ses livres renferment tout un ensemble, un corps de connaissances cachées… l'Atlantide dû subir le sort commun et la catastrophe… identique à celle qui ensevelit, quarante huit siècles plus tard, sous une profonde nappe d'eau, l'Egypte, le Sahara… (avant de) bénéficier d'un relèvement des fonds sous-marins. » (Fulcanelli, Les demeures philosophales, T.II)
Si
nous avons cité ces quelques lignes de l'Adepte du début du
XXème siècle, c'est qu'entre 1872 et 1876 il sillonna le pays
Basque, la Catalogne et le Roussillon, lors de la 3ème guerre Carliste
-ainsi que nous l'avons évoqué dans notre texte sur Salveterra-;
les curés intégristes et légitimistes de ces régions
apportèrent naturellement leur aide aux combattants Carlistes…
Henri Boudet était l'un d'eux. Quant à l'adepte il venait
de passer, pendant plusieurs années, de longs mois vers la frontière
de l'Empire Austro-Hongrois et la Transylvanie, alors sous domination ottomane…
Pour nous diriger vers la fin de notre analyse de La vraie langue celtique et le Cromleck de Rennes-les-Bains, et comme en ultime illustration de ce texte de l'abbé Boudet ainsi que de celui de Fulcanelli nous signalerons l'étude de M. Gaston Georgel « Les rythmes dans l'histoire » : depuis quatre mille ans environ les capitales des nations directrices se succèdent le long du cercle parfait ayant pour centre un point dans la Nouvelle Zemble, et pour rayon, la distance de ce point à Paris. La civilisation s'est déplacée d'Est en Ouest depuis la Chaldée jusqu'en Grèce, à Rome et à Paris.
«
On peut se demander si les migrations successives des foyers de civilisations
ne sont pas réglées,… par des lois mathématiques.
Les foyers de civilisation se sont déplacés de l'Est vers
L'Ouest, par exemple d'Our et Chaldée et Athènes à
Paris. Ces trois villes se trouvent sur le même arc de cercle et les
distances Our Athènes et Athènes Paris sont sensiblement égales
de même que leurs apogées successives sont séparées
par le même laps de temps de 21 siècles et demi environ. Ceci
nous conduit à supposer que le déplacement du point vernal
parcourant les signes du zodiaque en vingt et un siècles et demi
régit en même temps les civilisations, leurs déplacements
successifs à la surface du globe. »
On s'aperçoit que le cercle décrit par la courbe des civilisations passe par d'autres villes renommées qui furent capitales en leur temps, comme Lugdunum entre Rome et Paris, et que leurs distances fragmentaires sont proportionnelles à la durée pendant laquelle elles jouirent de leur métropolité. Lyon, capitale des Gaules, fut la dernière ville jouissant de la culture romaine à la chute de Rome et avant l'élévation de Lutèce au rang de capitale intellectuelle « du monde civilisé ».
Puis l'histoire se dirige vers Londres, où l'on parle… anglais…, la boucle est bouclée, monsieur Boudet !
Une
splendide signification religieuse
C'est dans la longue liste de l'ensemble des ouvrages qui traitent de « géographie mythique », liée aux études des religions astronomiques, des monuments cyclopéens, et des langues agglutinatives primitives -où la question de l'Atlantide est en elle-même tout un programme d'investigation- et qui s'allongera encore avant qu'une conclusion définitive puisse être adoptée que nous pouvons inclure le livre de Henri Boudet.
L'abbé Saunière, avec l'esprit d'indépendance qui le caractérisa, dira plus tard : c'est aussi ma quête. N'est-ce pas cette indépendance qui l'amena à inverser diverses données : ne dit-on pas que les adolescents cherchent à faire le contraire de ce que font (ou firent) leurs parents, mais généralement cadré sur le même modèle, la même grille culturelle, soit plutôt l'envers que le contraire….
«
Il n'a existé, il n'existe, il n'existera jamais qu'une seule vraie
religion, celle du verbe. » (Traduction archéométrique,
Chauvet 1916)
Pour, à l'instar de Henri Boudet, conclure « en boucle » nous n'avons pas résisté au plaisir de partager avec le lecteur quelques lignes de M. A. de Vertus, avec qui nous avions entamé notre périple. A ce sujet, il peut être intéressant de signaler que M. Alfred Maury, directeur des archives nationales à Paris, était membre de la Société historique et archéologique de Château-Thierry dont A. de Vertus fut le président. Maury est connu pour ses nombreux livres sur Le sommeil et les rêves, Le somnambulisme, La magie et l'astrologie, L'histoire des religions, Les forêts de France (vues sous l'angle anthropologique), etc.
« Etude de quelques noms de lieux » (Annales de la Société historique et archéologique de Château-Thierry 1871) : « Le principal vocabulaire d'une ancienne langue abolie, a dit Desbrosses, c'est la table géographique des noms de lieux. Il est certain, en effet, qu'il n'y a pas un nom de lieu... qui n'ait sa signification dans la langue du pays. »
«
La recherche des noms de lieux n'est pas seulement un amusement philologique,
mais une question de haute philosophie. Quelques mots, identiques, imprimés,
pour ainsi dire, sur le sol, sur toute la circonférence de notre
planète, nous montreront qu'une race unique au langage unique, a
fait le tour du globe, à des époques que nous ne pouvons préciser,
mais qui n'en démontrent pas moins un fait certain..
Les Humboldt ont constaté des tumuli, des objets dits celtiques en
Amérique et sur toute la surface du globe, ce sont des faits matériels
indiscutables. »
« Le temps sacré des Celtes » (1874) : « En émigrant de l'Equateur vers les pôles, la race aryenne a importé non seulement ses types crâniens, son langage, mais encore ses croyances comme ses rites. »
Du culte de la croix avant Jésus-Christ, d'après quelques monuments du bord de la Marne comparés aux monuments de l'Orient (1873) : « Les galli, prêtres de la lune, étaient obligés d'offrir leur sang par incision ou fustigation, chaque mois à la lune, pour le salut du peuple; ce sacrifice se faisant au calvaire… c'est un sacrifice au galow (galow est encore en anglais la croix, la potence des criminels) que représente cette planche VII d'après les plus vieilles médailles de note localité… A la Pâque, assemblée générale de l'équinoxe de printemps, … on immolait, comme nous l'avons vu, une victime humaine au Galba… Les prêtres nus tournaient en rond en sautant d'un pied sur l'autre (la phase des Hébreux) autour des pierres sacrées du kromlech, cercle de la croix, sur laquelle expirait la victime sanglante. » Sur la plan de l’univers sensible, ne retrouvons nous pas la technique des turbines des nos centrales électriques ? Ici, dans le monde des lois célestes et des formes c’est le « bobinage » qui est soumis a un mouvement alternatif en plus du rotatif, et non l’âne en fer doux, l’aimant…
Et
enfin, cet extrait des anales de la Société historique et
archéologique de Château-Thierry, (1866) à propos d'une
meule trouvée lors de la construction du chemin de fer de Paris à
Strasbourg en 1847, « Du type particulier de meule légère
et facile à manier… Cette meule est ce qu'on appelait la mouvante.
Elle se plaçait sur une autre meule appelée la gisante, de
forme convexement conique… La mouvante était concavement évidée
pour s'adapter sur la gisante. »
La meule en fonte de fer -fons, fontis : la fontaine, la source- dont parle Henri Boudet en page 241, trouvée lors de la construction du chemin de Rennes-les-Bains à Sougraignes « est légèrement concave ». C'est donc la mouvante. Mais où est passée la gisante ? Sous l’eau « nouvante » d’une source ferrugineuse qui la cacherait aux regards indiscrets ?
Pour y répondre, une autre lecture, du Cromleck celle-là, de ce cromleck d'Henri Boudet possédant une « splendide signification religieuse » et de la carte de son frère doit être entreprise, sur le plan de l'univers sensible, pour laquelle nous espérons que certaines de nos réflexions seront de quelque utilité au chercheur.
Zephyrin
Le 13 mai 2008