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Expédition hispanique sur le secteur des deux Rennes 1ère
partie : rappel
des recherches en périphérie de Rennes les Bains |
On se souvient que nos correspondants espagnols finirent par trouver ce que très peu d'aficionados RLCéens purent ne serait-ce que localiser : la pierre de Coumesourde. Pierre sur laquelle tant de sottises furent écrites.
la
Pierre de Coumesourde
Evidemment quelques grincheux de service, particulièrement aigris de n'avoir jamais pu au moins cerner le site et sa pierre gravée, avaient émis qu'il s'agissait d'un canular ou d'un montage photo. Nous avions donc été invités à nous rendre sur les lieux afin d'en vérifier la véracité. Du moins, face aux difficultés de progression dans un milieu naturel peu aisé pour nous, avions-nous délégué notre droit à une personne plus habile et moins empruntée dans ce genre de décor rocheux. Les clichés de cette expédition seront mis en page dans notre second livre sur Rennes-le-Château. A cette occasion nos amis espagnols pour faire bonne mesure conduisaient notre envoyé vers les autres 'curiosités' minérales éparpillées dans ce secteur et oubliées depuis le début du 18ème siècle ... date identique (mois et année) plusieurs fois maladroitement répétée ainsi que quelques caractères intraduisibles...
L'affaire du ruisseau de Couleurs et la cloche Ste Marie Madeleine
Un
peu trop souvent la piste espagnole reste méprisée à
l'image des éléments situés dans la région de
Gérone et remis en valeur par P. Chaplin dans ses travaux. Pourtant,
on ajoutera encore que ce sont de mêmes ressortissants qui s'illustrèrent
dans l'affaire de la pierre
du ruisseau de Couleurs qui là encore s'est déroulée
dans une étrange indifférence de la part des 'je sais tout'
de l'énigme des deux Rennes... comme si surtout personne ne tenait
à dire, tout en crevant d'envie, qu'il n'avait pu voir ce qu'il y
avait sous cette roche qui avait pu provoquer quelques remous, pas seulement
dans les eaux du ruisseau de Couleurs, mais dans d'autres eaux bien plus
troubles et en odeurs de sainteté ! De plus les autorités
locales ne pouvaient absolument pas ignorer cette opération en raison
des moyens mis en uvre sur le terrain qui ne pouvaient passer inaperçus...
et aussi, comme le sous-entend une certaine rumeur, les termes et conditions
ayant permis une transaction en forme d'échange.
vue du "Ruisseau de Couleurs"
Mais, en la circonstance n'est-il pas de bon ton de dire que "qui n'entend qu'une cloche n'entend qu'un son" ? Et comme à ce propos on entend à présent un son bien clair quand sonne la cloche de la paroisse de RLC on peut se demander quel serait le trajet entre le clocher, le cours (dit aussi trou du diable!!!) du ruisseau de Couleurs et la cloche fêlée déposée dans la cour du presbytère... dans le plus complet désintérêt (à moins bien entendu que ce soit de l'ignorance ?) de nos ténors enroués. Quoiqu'il en soit, il y a là quelque chose qui cloche... surtout quand on ajoute que la cloche avait Ste Marie-Madeleine pour patronne !
Mais
que là encore tous, et toutes, soient pleinement rassurés
car notre tome deux sur RLC présentera également ces inédits.
A cette occasion, il semble de bon ton de rappeler que plusieurs ecclésiastiques,
et un ordre religieux espagnol fort connu et respecté pour son austère
comportement, trempèrent dans cette affaire conduite à l'emporte-pièce
sans qu'aucun de ceux qui savent tout sur les potins de Rennes puissent,
non seulement en dire plus, mais ne puissent fournir des images de cet événement
qui mit certains dignitaires dans l'embarras. A cet instant ce qu'on peut
en dire est que le spectacle se trouvait autant dans le lit de la rivière
que sous le verso du mégalithe.
Cloche de Rennes le Château
Si nous utilisons ce mot c'est tout simplement parce que c'est bien d'un
mégalithe immergé dont il s'agit et qui prit, dans l'indifférence
générale, le chemin de l'Espagne... et plus particulièrement
chez un des commanditaires (dont l'identité, et surtout la fonction,
est parfaitement connue des autorités françaises concernées!)
de l'opération dans la propriété duquel le bloc rocheux
peut se contempler... si on parvient à y être admis comme appartenant
au cercle des amis intimes du personnage et de son 'cercle'!

Fontaine des Amours
...un troisième siège du Diable et des mines à la 'Font des Amours' ?
Au
demeurant, ce sont encore ces mêmes chercheurs qui retrouvèrent
un troisième siège en pierre, du type 'siège du diable'
près de la source du cercle... dont nous avions mis en ligne les
images.
Ce troisième spécimen de siège, pas si diabolique qu'on
pourrait le craindre, se situe dans le périmètre de la Fontaine
des Amours. Ce groupe de chercheurs espagnols a tout d'abord commencé
son travail sur le terrain, en ignorant tout de ce prétendu 'fauteuil',
par un repérage des fameuses cavités soupçonnées
d'avoir été les antiques emplacements de 'fourneaux' d'extraction
de minerai. Or, il semble très vite que cette hypothèse ne
puisse coller à la réalité minière du secteur,
même appliquée à l'époque romaine. Tout d'abord,
le nombre, trop avancé, de sept grottes utilisées pour un
raffinage est des plus extravagants quand on peut tout au plus penser que
deux points de ce genre suffisent pour une extraction conséquente.
Ceci, en raison de la nature du sous-sol, ne peut être le cas de
l'environnement
de la Font des Amours...
autre fauteuil du diable
Au demeurant, on trouve quelques remarques sur ces sujet et lieux dans les
notes du docteur Paul Courrent. Il souligne qu'en effet il lui a été
fait mention d'exploitations très anciennes à cet emplacement
mais qu'à part deux ou trois gisements de jayet, dans ce proche secteur,
il pense n'avoir rien retrouvé d'autre de métallique. Courrent,
avec prudence, avance qu'il ne pourrait géologiquement être
question d'extraction minière en émettant la réserve
que rien ne prouve formellement que les exploitations reconnues, ou du moins
citées de loin en loin, n'aient eu que le jais comme attente.
A tout ceci, nos chercheurs ajoutent que s'il y avait eu du raffinage, ou
lavage, de métaux justifié par la présence de la rivière,
de nombreuses traces ou vestiges en témoigneraient ainsi que des
traces d'archivages, d'autorisations ou enregistrement de concessions comme
c'est la coutume et le droit.
Sept grottes ou une seule ?
En
l'absence de ces derniers on ne peut, donc, que difficilement adhérer
à cette théorie de sept grottes abritant les ruines de fourneaux
de fonte.
entrée d'une mine près la Font des Amours
Cependant,
comme souvent il ne peut y avoir de fumée sans feu il était
très possible que cette prétendue observation, également
arrivée aux oreilles de Courrent, ait eu un fondement. La curiosité
de nos investigateurs s'est alors déployée sur le terrain,
et c'est à près de deux cent mètres de la Fontaine
des Amours qu'ils finirent par retrouver l'entrée d'une cavité
ayant échappée à la perspicacité de tous, et
toutes, comme c'est devenu une habitude en matière de remise à
jour sur ce secteur du Razès.
L'exploration sommaire du lieu montre tout simplement que l'orifice d'accès
s'est obstrué naturellement et se
serait trouvé ensuite caché par une végétation
ayant vite repris ses droits... sur un endroit où de toutes manière
personne ne met jamais les pieds ! De fait, il semblerait que la cavité
ait bien été remaniée afin qu'un humain puisse s'y
déplacer debout. Ensuite, ce qui reste d'une sorte de sédentarité
humaine montre qu'il y ait bel et bien eu des traces de feu pourtant bien
trop conséquentes pour que la raison en soit la cuisson d'aliments
ou une source ponctuelle de chauffage ou d'éclairage. Actuellement,
des analyses portant sur des scories et divers tessons très épais
sont en cours et pourraient apporter des éléments notoires
sur cette occupation apparemment bien plus ancienne que contemporaines.
Si ces vestiges montrent qu'il y ait eu une exploitation certaine du lieu,
dont la proximité de la fontaine soit un atout peut-être déterminant
à ce moment, il est en échange bien présomptueux de
pouvoir affirmer qu'il s'agisse d'un lieu souterrain où ait été
pratiqué un travail d'affinement de minerai local.
Alchimie et siège de pierre ?
La tradition d'un quelconque obscur grand uvre alchimique, tenté à cet endroit, aurait finalement été perçue par quelques chercheurs, comme le prétend un site sur le sujet des deux Rennes, en raison des sept grottes identifiant les sept planètes, métaux ou étapes du magistère... Admettons toutefois qu'il y a quand même un long pas à franchir pour parvenir à ce fantasme depuis une seule cavité. Encore qu'il soit prudent en effet, à ce stade, de ne pas trop préjuger hâtivement de rien tant que d'autres explorations ne soient réaliser aux alentours du site de la Fontaine des Amours (selon l'orthographe utilisée par le docteur Paul Courrent). C'est donc au cours de ces investigations de surface que nos explorateurs hispaniques, s'ils ne trouvèrent pas tout d'abord d'autres cavités ou entrées de mines, finirent par se trouver face à un troisième siège taillé dans la pierre native enfoui dans la terre et dont seulement la partie haute et bombée de l'arrière émergeait d'un large monticule naturelle de terre et de végétaux. C'est cette portion bien arrondie munie d'une encoche profonde qui attire leur attention au moment de leur recherche. Si ce siège est moins haut que son frère de la Source du Cercle il n'en reste pas moins imposant par sa forme et la qualité de sa finition.
Certes les grincheux de services s'apprêtent peut-être à douter de cette découverte. A cette possible tentative de levée de bouclier nous dirons que le second fauteuil proche du premier (celui de la source du cercle) est heureusement connu, hormis de nous, par plusieurs de nos détracteurs... Ces derniers, curieusement au demeurant, ne se mirent pas trop en frais pour signaler cette 'curiosité' qui commence à avoir plusieurs frères similaires dans ce secteur de Rennes-les-Bains et dans le Pilat... Cette remarque nous permet de poursuivre plus avant les recherches, en la matière, sur cette portion du pays de Razès sans nous soucier plus avant du traditionnel 'qu'en dira-t-on' si cher aux aigris ou ténors RLCéens impuissants à trouver d'autres pistes que celles sans arrêt " resuivies ", épuisées et surtout bien vides de résultats. A ceci nous ajoutons que s'il est bien de contester il semble tout simplement évident que les nouveaux arrivés sur le si vaste sujet restent frileusement sur les acquis de leurs prédécesseurs sans se soucier d'autre chose que critiquer, nier, sans surtout chercher de nouveaux éléments sur le terrain.
Les
romantiques secrets de la Font des Amours
Il
reste que ces éléments, cavités et mégalithes
posent quand même différentes questions sur les époques
auxquelles ils furent édifiés, utilisés, à quelle
fin ou usages précis. Ne doutons pas que nos correspondants espagnols
nous apportent de nouvelles informations comme ils l'ont déjà
fait auparavant pour la pierre de Coumesourde (sur les colonnes du site
SP) par exemple.
Nous pouvons cependant émettre plusieurs hypothèses sur la
grotte de la Font des Amours. En effet il est possible que tout simplement
il se soit agi d'un refuge souterrain très ancien utilisé
par l'homme depuis des temps immémoriaux en cas de danger (guerre,
épidémie, ravages...). Tout comme on peut aussi penser à
un ermite ou pourquoi pas... UNE ermite.
Ensuite
il y a ces restes d'une sorte de grand foyer aménagé, qui
posent d'autres questions dont les ébauches de réponses ne
tarderont pas à nous parvenir après les analyses faites.
Quant à cette fontaine il est quand même curieux que personne
ne se soit interrogé sur les origines de son nom, fort romantique
au demeurant. Certes on nous dit bien qu'il proviendrait du fait que si
deux personnes s'y baignent en même temps, elles en ressortent profondément
éprises l'une de l'autre de manière irrémédiable
(ce qui pour nous est pour le moins improbable). Si la légende est
émouvante, rien ne dit à quand elle remonte, qui en est à
l'origine, et s'il s'agit d'une tradition religieuse ou païenne ? Si
certains ténors RLCéens nous expliquent que l'abbé
Saunière et Marie Dénarnaud y venaient graver leurs sentiments
et noms, ils oublient, peut-être avec raison, de supposer que ces
graffitis soient peut-être des canulars mis ici pour créditer
certaines rumeurs sentimentales n'apportant rien de déterminant dans
les énigmes du Razès.
Si d'amour et de couple il est question rien ne donne un point de départ
dans le temps à cette histoire sauf qu'en alchimie, parfois, on trouve
effectivement un couple quasiment siamois composé d'un roi et d'une
reine, l'un noir comme la nuit et l'autre resplendissante comme le jour
encore que l'homme y soit montrer solaire et la femme lunaire... comme il
se doit traditionnellement. Ensuite, il reste le mot amour qui peut s'en
tenir à celui courtois des troubadours médiévaux...
ou encore précisément de ceux épris d'un l'amour pour
la nature minérale qui en ce cas nous offre un vaste domaine d'inspiration
et aspiration ancré très fortement dans la chimie ancienne.
Toujours est-il, quoi qu'il en soit, que nous disposons bien ici de filons
de jais noir comme le charbon dont il est une des dérives les plus
dures. On le dit chassant les démons et pouvant attester de la virginité
d'une jouvencelle... ce qui pour l'amour peut être des plus ambigus,
alors qu'en matière de démon on en trouve un superbe à
l'entrée de l'église de Saunière... tout cela est assez
étonnant admettons-le bien. S'il est vrai que les pèlerins
de Compostelle trouvaient ce minéral à leur arrivée,
sous formes de souvenirs religieux, faut-il alors supposer un pèlerinage
ici ou un obscur détour pour une dévotion depuis l'amour pouvant-être,
pourquoi pas, celui divin ou du sauveur et sa disciple la plus... amoureuse
? En ce cas, la présence d'une grotte ermitage ou se fondrait un
étrange mélange approcherait l'androgynat hermétique,
sacré et profond. L'ennui reste pourtant qu'après bien des
recherches, nos amis espagnols ne trouvent rien de ce nom Amours dans les
anciens cadastres ou relevés cartographiques de ce secteur de RLB
antérieur à la Révolution.
L'issue des travaux en cours de ce groupe de chercheurs, aussi discrets qu'efficaces et sans bruit tapageur de vantardise, peut nous apporter sans doute certaines réponses à nos questions qui sont aussi les leurs. Il semble qu'ils puissent cependant affirmer qu'il y eut depuis la fin de l'Antiquité un lien entre les sites de cette fontaine, cavités, fauteuil et mégalithes et l'ensemble concernant la source du Cercle de ses mégalithes ainsi que celui de la Madeleine. Dans une prochaine dernière partie, en étroite collaboration avec nos correspondants hispaniques, nous développerons plus en détails cette relation entre ces deux sites des plus insolites. Ce nouveau développement jamais approché à ce jour, nous ouvrira forcément des axes de recherches inédits, à ce jour, dans l'affaire des deux Rennes et de celle de l'abbé Saunière, curé de RLC.
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Seconde partie: Exploration souterraine à l'altitude '-20 mètres' sous Rennes-le-Château |
Un répertoire souterrain qui commence sur les citernes
Ce
second volet des travaux de prospection se situe, cette fois, sur le secteur
de Rennes-le-Château se déroule précisément sous
le plateau même du village.
Tout a commencé par un recensement autour du village, à moins d'un km de sa périphérie de distance, des cavités, avens, galeries naturelles ou faites par l'homme peu importe depuis combien de temps. Les quelques exemples que nous pourrions citer, en la matière, seraient simplement d'abord les citernes qui alimentent encore le village et qui ont fait couler un peu d'encre. Ici nous sommes devant des galeries naturelles ayant été agrandies pour contenir le plus d'eau possible. Cet ensemble est estimé à des temps très anciens et remanié à l'époque wisigothe sans plus de grand changement, donc quasiment en l'état d'aujourd'hui. On peut lire sur ce sujet notre travail sur le site à la rubrique 'citernes'... Et quoique puissent en penser nos détracteurs nous sommes parmi les rares personnes a avoir pu descendre officiellement dans ces cavités et avoir pu aller jusqu'au bout avec l'autorisation exceptionnelle de monsieur Luillier maire en son temps. En effet on peut aller au delà du château en direction de l'église et du domaine. On ajoute que le puits disposé dans le château est sec et ne montrait pas de signes d'eau ni même d'un minimum d'humidité. Ce puits situé à très peu de distance de l'arrivée d'eau des citernes, on a là une énigme hydro-géologique amusante à notre époque et sans doute être une vraie aubaine à ces époque où il était préférable de prévoir de quoi se cacher en cas de problème guerrier ou autre. On peut penser, comme le suppose nos amis espagnoles qu'en cas de grave ennui il se pouvait qu'une conduite forcée puisse s'ouvrir depuis la citerne et... inonder le second boyau qui de fait devenait impraticable à un poursuivant. Cependant s'il est nécessaire d'ajouter que rien en peut créditer cette hypothèse il faut aussi dire que rien non plus ne peut l'infirmer!
Une galerie vers l'église primitive du village
Ensuite on dispose de détails concernant l'incident du tracto-pelle
uvrant au moment des travaux de la nouvelle
mairie, lors des travaux de terrassements et des réseaux d'E.U. et
E.V. Cette fois il s'agit de la mise à jour fortuite d'une galerie
bien maçonnée, à peu de profondeur, puisque c'est en
manuvrant le godet d'un engin de chantier que la découverte
eut lieu. Cependant, cette fois, personne n'assistait à ce chantier
en dehors des manuvres. C'est en s'enfonçant d'un coup, dans
un vide inattendu lors du creusement de la tranchée, que l'engin
dut stopper son terrassement. Face à cet incident deux ouvriers de
chantier descendent constater la profondeur et, de fait, racontent qu'ils
sont dans une galerie façonnée par l'homme. D'après
leur description on comprend que cette dernière semble se diriger
droit vers l'ancienne église primitive de St Pierre aux liens, et
s'en retourner vers l'entrée unique et actuelle du village. Un boyau
secondaire se branche sur cette galerie, près de l'effondrement,
et remonte en s'enfonçant vers l'église actuelle qui, rappelons-le
n'est jamais que la chapelle castrale jusqu'au 14e siècle et se trouve
à cette époque sous le vocable de la Vierge Marie et surtout
pas sous celui de Ste Madeleine ! Le trou occasionné par la fouille
du passage de l'égout est, sur l'heure, colmatée avec du béton
et l'affaire fut classée comme close et sans intérêt.
Au demeurant quel ténor, parmi les 'je sais tout' en fait mention
? Si nous n'avions pas recherché alors du côté de l'entreprise
de travaux publics nous n'aurions jamais pu en savoir davantage... et encore
moins disposer de quelques retirages argentiques des cliché faits
par le chef de chantier afin de préserver son entreprise en cas de
problème d'un affaissement conséquent à cette cavité.
On peut comprendre que le travail de construction de cette galerie est minutieux
et soigneusement fait. Il ne saurait s'agir d'un écoulement, ou d'un
passage sanitaire, ou d'un boyau naturel sommairement aménagé,
puisqu'au contraire les ouvriers affirment que la galerie est alors, à
cette intersection, constituée de grosse dalles de pierres rougeâtres
dégrossie, bien ajustées horizontales et verticales à
la façon du souterrain de N.D. de Marceilles...
... et le gouffre sous l'église de St Pierre aux liens
Une
inscription possible
Et puis ce n'est pas encore tout, car il faut ajouter cet aven placé sous la fameuse église primitive et qui fut fatal aux mercenaires catalans, venus de Castille, lancés à l'assaut par Henri de Trastamare en 1362 (voir notre chapitre La seconde église de Rennes). Les mercenaires furent happés par une trappe dans ce sanctuaire s'ouvrant et les précipitant dans un gouffre sans fond. Sans fond cet aven l'est, puisque A. Captier affirmait qu'il y avait un orifice dans le local -ou les restes d'un vieux pressoir cachent plus mal que bien (puisque nous l'avons vu) une ouverture béante. Antoine ajoutait alors qu'il avait toujours vu étant enfant les abitants de Rennes jeter leurs déchets sans jamais avoir pu combler ce puits naturel... Et nous pourrions ajouter quelques autres réseaux, courts ou longs, profonds ou non, circulant sous le village lui-même... Saunière n'a pas été prétendu vu entrer dans son église et ressortir dans le cimetière... ou l'inverse ? N'y a t-il pas une galerie (dont nous avons montré un cliché) reliant la cave du presbytère au sous-sol de l'église ? Ceci est si évident que nous n'avions pas eu besoin de longs calculs, sommes toutes sans la moindre preuve, pour en démontrer la véracité... que nous pouvons prouver avec deux détails sur places mais auxquels personne ne fait jamais attention, comme à l'accoutumé.
La recherche commence autours du plateau de RLC
C'est depuis ce fourmillement de détails vérifiables, en ajoutant
ceux qu'elle finit par découvrir en archives et en
prospectant sur place (et en hiver) que l'équipe d'investigation
hispanique à pu d'abord dresser un plan des réseaux connus
et une coupe des profondeurs et en tirer des conclusions la conduisant à
un secteur particulier au long des flancs du village. C'est là qu'après
de longs jours ils finirent par trouver plusieurs orifices et en entreprendre
les explorations en collaboration avec l'un des nôtres rompu à
la spéléologie.
Certaines de ces ouvertures sont difficiles à entreprendre et, à
l'évidence, montrent qu'elles ne furent jamais parcourues, sauf pour
certaines, par de petits rongeurs ou animaux et encore sur de courtes distances.
Pour d'autres il en est, visiblement, tout autrement. En effet certaines
de ces entrées montrent des signes d'agrandissement dont, hélas,
il est impossible de donner une date, encore qu'il faille songer au minimum
au Moyen-Âge, voire plus loin dans le temps. Quoiqu'il en soit il
est logique que depuis son installation sur ce secteur et surtout sur le
plateau l'homme en a forcément exploré les anfractuosités
et ce pour plusieurs raisons: curiosité, prévision, abri secondaire,
cachette de matériel (il y aurait même eu des traces d'occupation
ponctuelle par le maquis local qui, du bout des lèvres, confirme
cependant le fait), etc...
Ce qui, en vérité, intrigue nos correspondants reste les possibles
relations de ces circulations souterraines et les occupations du plateau
de manière intensive lors des époques mérovingiennes
et wisigothes, à savoir aux moments de certaines étapes clés
de l'énigme de Renne.
Le
monde souterrain sous le sanctuaire de Saunière
C'est lors de ces expéditions périphériques qu'ils trouvent plusieurs amorces d'ouvertures. Celles, difficiles et encombrées sont mises en attente car elle présente peu de chance d'avoir été utilisée en raison de leur profil potentiellement dangereux. Il y a ensuite les emplacements connus ou déjà fouillés officiellement ou non. Il reste enfin deux départs inconnus pouvant correspondre à l'usage espéré. C'est donc avec la plus grande discrétion que l'équipe espagnole envoie ses membres un par un sur le site pour ne pas attirer l'attention d'un possible involontaire observateur. Une fois l'équipe au complet c'est le dégagement sommaire qui commence de manière astucieuse. En effet, lors du début de progression les gravas produits ne sont jamais rejetés à l'extérieur afin de ne pas laisser de traces trop visibles depuis les chemins ou points de vue... mais mis sur le côté et retenus par un procédé si simple et astucieux que ces prospecteurs ne souhaitent pas qu'il soit divulgué au tout venant. L'avance si elle en est plus lente est plus sécurisé et peut ainsi se faire en plusieurs fois sans crainte d'un repérage éventuel. Ce seront des jours et des jours de travaux, dans ces conditions, qui seront nécessaires pour suivre une galerie naturelle dans laquelle, de loin en loin, des traces évidentes d'aménagement encouragent nos amis. Puis c'est l'instant où le boyau ne nécessite plus de déblaiement et permet une progression quasiment naturelle.
A partir de là, l'avance dans ce réseau devient possible et
le travail va consister à mesurer d'abord le temps (difficile à
estimer dans ce milieu sans repère solaire), la longueur du trajet
parcouru (boite de déroulement métrique), des stéthoscopes
médicaux afin d'écouter si un bruit de circulation d'eau se
fait entendre à peu de distance), les orientations suivies (boussole
et un compas de rectification) et surtout les déclivités franchies
(altimètre de profondeur et profondimètre) et d'un grisoumètre
pour détecter ce genre de gaz pouvant être fatal avec des lampes
au carbure. A ceci, il convient d'ajouter une carte d'E.M. du plateau convenablement
agrandie avec une gélatine (pour une transparence parfaite) du cadastre
réduit à la même échelle et un calque superposant
le tout afin de recevoir le tracé des avance et de situer les points
de niveaux afin d'établir un profil en long au plus juste
.
Le début de cette randonnée sous RLC permet de constater que,
sur près de trois cent mètres de distance parcourue,
de loin en loin apparaissent des traces sombres et fumeuses faites à
l'évidence par des torches ou bougies tenues au dessus des têtes...
Sur les cent premiers mètres quelques signes légèrement
gravés montrent que nos amis ne sont pas les premiers dans ce secteur
des ténèbres... il y aurait même de vagues creux artificielles
ayant pu servir à poser quelque chose de faibles dimensions. C'est
grâce à tout ceci que l'exploration s'est prolongée
et se prolongera encore plus tard après un temps d'arrêt prévu...
en raison de la saison où il commence à y avoir du monde à
RLC et, de fait, des curieux se promenant un peu de partout.
Le trajet parcouru s'est en effet déroulé sous l'église
de Saunière à quelques huit mètres près au nord-est.
A ce niveau la profondeur de la galerie naturelle se situe aux alentours
approximatifs de moins 21,50 mètres sous le sanctuaire, et rien d'anormal
ne se présente à nos explorateur à ce point précis.
Le milieu souterrain est celui que l'on rencontre, de manière banale,
dans tous les sites souterrains des environs de RLC comme au sein de l'environnement
des citernes wisigothes du village. A cet emplacement nos amis ne rencontrent
aucune manifestation de la main de l'homme...
Deux observations, cependant, sont à retenir. La première
est qu'à ce niveau il se produit des suintements d'eau naturelle
encore que sa température soit plus élevée qu'elle
ne le devrait, et ça de plus de 4°! La seconde observation concerne
de légers courants d'air (bougies allumées régulièrement
à cet effet) signifiant qu'il peut y avoir des fissures donnant sur
d'autres réseaux en communication avec l'extérieur... ou des
cavités proches de la surface. De ce point d'observation il est vrai
que toutes les hypothèses même les plus audacieuses deviennent
possibles... mais non prouvables à ce stade de l'investigation. Les
cavités, et circulations, situées depuis le presbytère
sous l'église paroissiale, visiblement, ne disposent pas de système
de communication avec le réseau découvert par les espagnols.
Cela étant dit rien ne prouve que ces cryptes ne soient pas reliées
à un autre système de galerie naturelle ne communiquant pas
avec ce réseau là. Toutefois, ajoutons que ce serait bien
improbable car il faudrait alors admettre un imbroglio de galeries tel qu'on
serait plus dans un fromage de gruyère que dans des avens et galeries
naturelles sous ce plateau...
L'exploration
se prolongera jusqu'où pourront raisonnablement circuler nos correspondants.
La prochaine série d'essais qu'ils feront sera d'utiliser un colorant,
agréé en spéléologie, pour essayer de savoir
où se dirigent les suintements et rigoles naturelles. Ensuite ils
feront usage de fumigènes dans les endroits où un appel d'air
se fait ressentir. Le plus cocasse serait que la couleur apparaisse dans
les citernes du village... tout comme il serait curieux que la fumée
des fumigènes ressortent en fumerolles dans le dallage de l'église
ou du presbytère... là les solutions seraient vite analysées
et mises en place dans les énigmes souterraines de RLC... mais pour
l'instant ce ne sont que suppositions aussi amusantes que gratuites.
Evidemment, nous entrerons ici à la suite de cette progression, surtout
si elle parvient à hauteur de l'église primitive de St Pierre
aux liens, des images supplémentaires dès que nos amis nous
les fournirons avec l'aval légal de rigueur.
Avant de conclure ce bref intermède il faut ajouter que, les sites concernant ces découvertes, leurs localisations ne seront pas données avant que nous ne finissions leurs exploitations photos et que soit dressé un répertoire des éléments archéologiques les illustrant... ceci afin de ne pas donner de vilaines idées à nos contestataires et prédateurs de services n'attendant que ceci pour s'approprier ou vandaliser ces découvertes qui, au demeurant, n'appartiennent surtout pas à la Société Périllos !
Société Périllos et "ANILLA"
Merci à Jean Brunelin pour l'utilisation de ses images
Nous remercions le groupe, de spéléologues et chercheurs,
ANILLA pour les informations qu'ils veulent bien nous laisser partager avec
eux. Les images de la partie 'prospection sous RLC' sont interdites à
la reproduction sans l'autorisation de leurs propriétaires.
Galerie Photos