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Société Périllos ©

Exposition : De l’affaire de Rennes-le-Château à l’énigme de Périllos

 

Pour inaugurer cette nouvelle année, notre S.P. expose à TAUTAVEL !!!
La municipalité a bien voulu accepter nos activités sur sa commune. Non seulement maintenant notre siège social s’y trouve officiellement mais nos relations avec l’autorité du village sont des plus cordiales. Après avoir rencontré plusieurs fois la personne responsable de la médiathèque de Tautavel, et avec l’accord de monsieur le Maire, nous avons pu installer notre exposition dans ses locaux. Ces derniers n’étant pas très grands, notre présentation s’est adaptée au volume disponible. Et puis, pouvions-nous espérer mieux que la compagnie des livres pour cette première ? C’est donc un ensemble de 4 panneaux et une vitrine qui inaugurent une série que nous espérons importante.
L’exposition a pour thème :
De l’affaire de Rennes-le-Château à l’énigme de Périllos. Nous donnons ce résumé pour ceux et celles qui ne pourraient venir visiter notre expo.

A la fin du 19ème siècle, un prêtre est nommé dans la paroisse de Rennes… dont l’église menace ruine, tout comme le presbytère et le cimetière. Après certaines vicissitudes, l’abbé François Bérenger Saunière, issu d’une famille modeste, dispose très vite d’une trésorerie suffisante pour entamer les premiers travaux qui déboucheront sur une des plus curieuses énigmes de notre époque. La rénovation du sanctuaire aurait permis de retrouver d’étranges manuscrits dans un pilier ‘wisigoth’, un balustre soutenant la chaire, tandis que sous une dalle appelée ‘des chevaliers’ est mise à jour une quantité de monnaies très anciennes… Est-ce là tout le trésor qui aurait rendu, entre 1891 et 1917, l’abbé Saunière riche inexplicablement de plus d’un milliard de francs? Sans mépriser ces découvertes, elles sont loin de correspondre à une véritable fortune fortuite. On dit que les écrits cachés dans cette église romane de Rennes auraient contenu plus un secret redoutable qu’une carte au trésor.
De fait, seuls des prêtres seront les acteurs principaux de cette étrange saga qui se joue aux confins du Razès et de l’antique Roussillon. A ceux-ci s’ajoute la dernière représentante de la famille d’Hautpoul. Nous sommes à la veille des convulsions qui secoueront la France… La dame de Négri d’Ables, mourante, confesse à l’abbé Bigou un secret que ce dernier tentera de transposer sur deux dalles funéraires, un registre paroissial et son carnet de confession personnel qu’il laissera en Espagne où il trouve refuge en tant que prêtre réfractaire à la Convention.
Sa fuite, nous le savons, le conduit clandestinement par Durban en Corbières jusqu’à la paroisse oubliée de Périllos en Roussillon. Il séjourne quelques jours chez son collègue catalan, puis il franchit la frontière… Qu’est venu vérifier à Durban et Périllos cet homme pourchassé par les commissaires de la Révolution ? Seul son carnet, que nous avons retrouvé, en fait mention. Il faut attendre la fin du 19ème siècle pour suivre à nouveau trois autres prêtres : François Boudet, Antoine Gélis et Béranger Saunière. Curieusement, ils iront tous trois à Durban y conduire des recherches à la cure… et ensuite vers le village oublié de Périllos, au-dessus d’Opoul ! Qu’y cherchaient-ils, eux aussi, après avoir étudié les codages laissés par l’abbé Bigou ?

L’énigme de Périllos

Pour comprendre cet étrange mystère, il nous faudra parcourir la contrée de Périllos et plus précisément le cœur de son passé et de celui de ses seigneurs. On y trouve d’étranges événements qui feront d’eux des conseillers que se partageront papes et rois… Ils seront aussi, pour l’un d’entre eux grand Maître de l’Ordre de Malte, possesseurs de nombreux territoires et leur compagnie recherchée par les grands de toutes époques. Un ira poursuivre une étrange quête jusqu’en Irlande, au Puits St Patrick… et en reviendra en confiant à son chroniqueur que « maintenant il sait sur son territoire… l’accès à l’autre monde » (document du 14e S. déposé à la BN de Barcelone). De quel accès et de quel autre monde peut-il s’agir raisonnablement? L’histoire semble s’arrêter au moment du rattachement du Roussillon à la France. Cependant, un maillon important et indiscutable nous reste de cette époque. Il s’agit du registre d’un notaire royal, Courtade, consignant que sur ces terres existe un lopin enclavé sur lequel il est interdit de pénétrer, qui n’appartient pas aux Périllos et dont cependant ils sont les gardiens… Est-ce ce minuscule morceau de terres interdites qui assurait la suprématie et la puissance des Périllos face aux plus grands… même les papes ? C’est très probable puisque Courtade ajoute, laconiquement, à la fin de son recensement régional, que sur cette enclave se trouve… un tombeau royal et sacré !
Le temps s‘écoule et les Périllos quittent le Roussillon maintenant aux mains de l’ennemi héréditaire, la France. Il nous faut attendre le décès de la dame d’Hautpoul… la fuite de l’abbé Bigou… pour arriver aux trois derniers prêtres, Boudet, Gélis et Saunière. L’un sera traité d’historien fou… le second mourra dans d’épouvantables conditions… quant à Saunière, il semble être le seul à avoir pu arriver probablement à la solution de l’énigme. Il sera riche, immensément riche, sans que personne, ni évêché ni historiens, ne puisse expliquer d’où provient une telle fortune. L’abbé Saunière mourra le 17 janvier 1917, sans n’avoir rien dévoilé de son savoir… Il laisse cependant une sorte de testament en forme de moulage géographique.
Sur cette étrange maquette, plusieurs noms rappellent des lieux religieux en Palestine. Mais le plus étrange est que cet objet, peu décoratif, est un plan soigneusement inversé d’un secteur précis des anciens territoires de Périllos ! Il est maintenant quasiment certain que l’immense fortune de Saunière provienne soit de ce qu’il put découvrir sur les sites soigneusement nommés… soit de son silence ou de la description de ce qu’il venait de découvrir. Ce savoir déplacera d’autres grands du monde, du 17 au 20ème siècle, comme les familles de Chambord, Chefdebien, de Habsbourg, de Cassini et tant d’autres qui laissèrent leurs noms au long de cette incroyable galerie.
C’est ce cheminement que nous avons pu minutieusement reconstituer après plus de quarante années de recherches incessantes… aboutissant au seuil de la solution de cette fascinante énigme enfouie au plus profond des terres de Périllos.
Nous proposons une petite exposition composée de plusieurs panneaux textes explicatifs agrémentés des résultats et découvertes depuis nos enquêtes :
- La maquette de Saunière (accompagnée du courrier de commande à la fonderie).
- Les cartes de Cassini de ce secteur avec deux incohérences inexpliquées.
- Le fameux registre du notaire Courtade (17e siècle), avec sa compilation ‘terrière’.
- Un document manuscrit retrouvé à Opoul, frappé d’un sceau à 4 fleurs de lys en losange dans de la cire brune.
- Quelques uns des objets retrouvés sur sites (monnaies, arme, fer de lance romain, cratère de bronze, une statuette, etc…)
- Photographies prises au cours de nos travaux sur sites et en archives.
- Les panneaux textes sont agrémentés de vues photographiques couleurs et d’une iconographie conséquente.

Programme des activités

- Une causerie, avec projection, résumant notre sujet, aura lieu le samedi 10 février, à 20h30, au premier étage du foyer (porte à côté de celle de la bibliothèque).

- Une autre manifestation se déroulera le samedi 17 février, toujours à 20h30, à la salle des fêtes. Il s’agira de la projection du documentaire n° 2 de Tellus Film. Un débat suivra cette présentation.

- Les locaux de la médiathèque, où se trouve notre exposition, sont au premier étage du foyer et sont ouverts du lundi au vendredi, uniquement de 17h à 19h15.

Dans certaines conditions, et sous réserves de nous en faire la demande un peu à l’avance, il est possible exceptionnellement de s’y rendre à d’autres horaires.