Plan du site | Recherche | Forums | Publications | Actualités

Société Périllos ©

La Franc-Maçonnerie dans l’affaire de Rennes-le-Château et de Bérenger Saunière

 

Aborder le thème de la Franc-Maçonnerie dans l’histoire de l’affaire de Bérenger Saunière et de Rennes-le-Château pourrait être une entreprise délicate. En effet on pourrait se demander ce que viendrait faire cette ‘société discrète’ dans une énigme aussi trouble. Nous n’aurons pas la prétention d’apporter des réponses directes ou précises à cette remarque. En échange il serait tout aussi maladroit de nier que cette fraternité est totalement absente dans cette fresque humaine... avant tout autre qualificatif. Et puis si la recherche de la perfectibilité est de mise au sein de ce mouvement philosophique, elle devrait mériter de prendre donc toute sa place sur les colonnes de cette recherche. Quant à la tolérance qui devrait entourer la construction de tout édifice humain... nous tenterons de croire résolument en son existence faute d’en avoir la certitude absolue. Indéniablement plusieurs frères maçons se distinguent dans notre énigme à l’image d’autres évidences. Nous citerons donc les plus connus et les plus certains.

François de Chefdebien

Alfred Saunière

C’est en 1780 que le marquis François de Chefdebien, membre notoire du Directoire Ecossais de Septimanie, fonde la ‘Société des Philadelphes’ avec son père le vicomte de Chefdebien d’Aigrefeuille. Il est l’auteur, en 1779, d’une ‘Histoire de la maçonnerie’. Cette obédience maçonnique se serait-elle distinguée par son attrait avoué pour les sciences secrètes? Le marquis de Chefdebien représentait l’occitanie au convent maçonnique de Wilhelmsbad. On retiendra que l’abbé Alfred Saunière, frère de Bérenger, fut percepteur dans la famille des Chefdebien. Il aurait été sèchement renvoyé de ce poste pour avoir, selon Gérard de Sède, détournés, relevés ou étudiés des documents ou archives de famille du fameux rite écossais des Philadelphes de Narbonne... rite maçonnique chrétien régionalement constitué au XVIIIe siècle. François Chefdebien évoque , lors du Convent de Wilhelmsbad l’existence de ‘Supérieurs Inconnus Templiers’ ayant charge de superviser le destin de la maçonnerie. N’oublions pas , également, qu’il était soupçonné d’avoir hébergé sur son domaine une ‘fraternité’ du nom de ‘Enfants de Sion’... ce qu’un peu trop d’auteurs semblent ignorer ou négliger hâtivement. Tout comme manque cruellement au ‘archives de Rennes-le-Château’ l’épisode d’un échange documentaire entre F. Chefdebien et… l’abbé Bigou. Dans ce document nous pouvons remarquer, et souligner, l’étrange image esquissée d’une sorte de madone dont on peut se demander la place dans un propos sur la F.M. et d’un rite ‘philadelphe’ ?

Marconnis de Nègre

Jacques-Etienne Marconnis de Nègre est initié en 1833 au rite maçonnique de Misraïm institué à Vienne. Expulsé par deux fois du rite Misraïm (d’abord à Paris sous le nom de Marconnis, ensuite à Lyon sous celui de ‘Nègre’), il fonde le 28 mai 1815 à Montauban une obédience sous le rite de Memphis, la ‘Loge des disciples de Memphis du Caire’. Celle-ci devenue la Loge Mère du rite de Memphis en France aura pour Vénérable Maître Samuel Monis. Le 21 janvier 1816, Marconnis est élu Grand Hiérophante du rite. Ce rite ayant pour base les Mystères Egyptiens, le 23 mars 1838 (veille de l’équinoxe) le fils de Marconnis de Nègre institut à Paris une loge du nom de ‘Loge Osiris’, et à Bruxelles, le 21 mai de la même année, ‘La Loge de la Bienfaisance’. Le rite de Memphis sera interdit par décision de police, du 15 juin 1841 au 5 mars 1848 et de 1850 à 1853.
Le 24 juin 1908 a lieu la fusion entre les rites de Memphis et de Misraïm. A cette date nous retrouvons Gérard Encausse de Lyon (Papus!) Au titre de Grand Maître et Charles Détré de Lyon (Teder) au grade d’adjoint. Nous retrouverons Jean Bricaud dans ce mouvement, qui reçoit la charte de constitution du ‘Souverain Sanctuaire de Memphis-Misraïm”. Pour la forme nous ajoutons que plusieurs fois se déroulèrent des réunions majeures de ce rite dans l’Aude à... Arques!
Enfin, pour revenir à Marconnis de Nègre nous ajouterons qu’ll serait de la même branche familiale que la ‘Dame d’Ables’(Marquise d’Hautpoul dont la dalle funéraire est une des pièces majeures dans l’affaire de Rennes-le-Château), et de celle des ‘Nègre’ du Clat... Le Clat, où Saunière sera curé (1882-1885) après l’avoir été à Alet-les-Bains...

Les Frères Maçons Hautpoul

Le château des Hautpouls à Rennes-le-Château

Concernant les Hautpoul et la Franc-Maçonnerie nous apporterons également quelques détails. Selon Gérard de Sède plusieurs frères Hautpoul étaient affiliés à des loges du rite écossais: François-Pierre, Eugène, Armand, Théobald et Charles. De ce constat l’auteur émet cette théorie: Ces hommes pouvaient être inhumés avec des documents maçonniques de première importance. Ce n’est qu’une hypothèse... Pourtant il est certain qu’on a déjà rencontré le cas de frères maçons ayant eut la volonté d’être ensevelis avec des ornements et documents pour le moins intéressants... derniers souhaits sacrés qui furent respectés entièrement. Si l’on admet que l’abbé Alfred Saunière, frère de Bérenger, ait dérobé ou cherché dans les archives des Chefdebien un acte documentaire relatif à une certaine maçonnerie secrète disposant d’éléments majeurs sur l’histoire de Rennes-le-Château... pourquoi Bérenger Saunière, en concertation avec son frère et d’autres personnes impliquées dans l’affaire, n’aurait-il pas eu une information confirmant l’existence de documents clés enfouis dans un tombeau des Hautpoul? Si oui, il serait passé à l’acte de violer une sépulture afin d’en récupérer le contenu et en tirer salaire ou bénéfice! Certes l’hypothèse est osée... Mais il faut toutefois bien admettre que de nombreux éléments, tout aussi osés, dans l’énigme de Rennes-le-Château sont étroitement liés à la famille des Hautpoul, leur château et leurs tombeaux...

De plus il faut bien admettre qu’il est vrai que plusieurs de leurs hommes eurent des relations avec la maçonnerie ( avec la Loge de La Sagesse, à Toulouse) à une époque où celle-ci, il faut bien l’avouer, n’était guère en odeur de sainteté au sein de l’église. Ils passèrent outre cette difficulté pour des raisons jamais clairement établies surtout concernant leurs affiliations fraternelles à Lyon dont on ne sait que peu de chose à part la certitude de leurs appartenances ‘trois points’! Sur le sujet, Michel Lamy souligne que déjà en 1778 à Lyon Alexandre Lenoir fonde ‘le Grade de Chevalier Bienfaisant de la cité Sainte du Rite Ecossais’. Il est parent des Hautpoul, de l’époque, par Olivier d’Hautpoul fils d’Angélique Lenoir! Plus tard François d’Hautpoul sera Vénérable Maître de la Loge Carbonari de Limoux... Lenoir aurait été sur la liste émise par la République de Venise de ceux qu’il fallait poursuivre et arrêter avec la plus grande sévérité pour le savoir, dangereux à l’Eglise, qu’ils véhiculaient (Mgr Amand Joseph Faba de la Société de St Augustin à Grenoble 1888).
Enfin sur ce registre notons encore qu’en 1834 existe la loge de La Sagesse. Elle est formée essentiellement d’aristocrates légitimistes fidèle au comte de Chambord, Henry V, exilé en Autriche. Sur les colonnes de cette vénérable loge on retrouverait effectivement Eugène, Charles et Théobald d’Hautpoul. C’est aussi un Hautpoul qui est précepteur des enfants de Chambord en Autriche... Par le plus pur des hasards la comtesse de Chambord fait à Bérenger Saunière, relégué à Narbonne, un don substantiel qui lui permet, pour le commun d’entamer les travaux les plus urgents dans son église,... et peut-être pour d’autre de servir d’écran afin de récupérer des éléments cachés dans cette même église.

Henri - Charles - Etienne Dujardin-Beaumetz (1852 - 1913)

D’abord artiste dans un art ne pouvant le nourrir, il aborde rapidement une carrière politique nettement plus ‘alimentaire’. En effet il devient membre du Conseil Général à Limoux, puis député de l’Aude de 1889 à 1912, enfin il sera nommé temporairement sous-secrétaire d’Etat aux Beaux-Arts. L’homme est un inconditionnel du parti ‘Radical’ et franc-maçon notoire. Bien que du même âge que lui tout semble le séparer de Saunière, politique, idéal philosophique, courant de pensée... Pourtant les deux hommes auront un lien d’estime depuis que l’abbé est nommé à Alet, en 1879, et qui se maintiendra jusqu’à la mort de ce dernier. Mais pour que cette relation soit si solide, de quoi pouvait donc bien s’entretenir deux hommes que tout devaient opposer? Certes Dujardin-beaumetz par sa formation artistique peut avoir eu avec Saunière des entretiens sur l’art, l’histoire et l’archéologie. Mais, également, n’était-il pas en mesure, par ses connaissances ‘maçonniques’, d’apporter des éléments nettement plus ‘symboliques’ ou ‘hermétique’ à propos d’un certain passé, aux apparences historiques, de Rennes-le-Château? Car à ce stade nous retiendrons que les premières découvertes de Saunières dans son église date précisément de l’année ou Dujardin-Beaumetz, alors affilié à la ‘Très Révérante Loge La Clémente Amitié’, entre dans l’atelier bien plus discret des‘ Frères Unis’.

Jules Doinel

Jules Doinel est un des personnages les plus flous de tous ceux qui, maçonniques, évoluèrent dans le périmètre ‘fraternel’ de l’abbé Saunière. Doinel est avant tout archiviste aux services départementaux de l’Aude après l’avoir été également dans le Loiret. On le retrouve assez souvent en visite à Rennes-le-Château, près de Saunière, mais toujours au second plan.

Jules Doinel

Si l’abbé avait eu besoin, pour certains détails des décors de son église, d’être conseillé en symbolismes hermétiques, Doinel était le plus désigné pour ce genre de chose. En effet, à la fois maçon et gnostique, il est, en 1889, fondateur sous le nom de ‘Valentin II’, d’une ‘fraternité’ gnostique à la limite entre spiritualité et rites obscurs: ‘La Gnose Ecclésiastique’. L’homme est probablement, par sa fonction d’archiviste à Orléans, à propos de plusieurs éléments concernant le prieuré de Saint-Samson... Ce même prieuré qui aurait pu servir de lieu de secours au Prieuré de Sion (de Godefroy de Bouillon) après la Palestine. Que pouvait savoir Doinel sur ce fameux Ordre de Sion... Le seul élément, en la matière, est un fascicule de 12 pages qui sous le titre ‘ L’Ordre de Sion - Les Tombes - 1er cahier ' explique la translation de ‘tombes’ que l’on déplace dans un but jamais très clair... Le terme ‘1er cahier’ laisse sous-entendre que d’autres parutions suivent. pour notre part nous ne disposons que du 1er cahier et il est à retenir que le titre fait mention non pas d’un ‘Prieuré de Sion’ mais d’un ‘Ordre de Sion’ ce qui, à notre avis n’est pas du tout la même chose. Certains détails laissent penser qu’il fut en relation épistolaire avec l’abbé Boudet.
Doinel vertement rappelé à l’ordre par l’évêque d’Orléans, se mit à écrire sous le pseudo Jean Kotska particulièrement anti-maçonniques... pour finalement retourner à ses premières affirmations. C’est d’ailleurs de cette dernière ‘saison’ que date le fameux cahier ‘L’Ordre de Sion - Les Tombes - 1er cahier’... dont nous proposerons ultérieurement une reproduction.

Ernest Cros

On ne sait de quel ‘Cros’ Bérenger Saunière fait mention dans son carnet personnel lorsqu’il écrit , le 29 septembre 1891: “Vu curé de Névian. Chez Gélis. Chez Carrière. Vu Cros et secret.” Il existe deux ‘Cros’. L’un est le vicaire général de l’évêché de Carcassonne, et l’autre, sans doute apparenté à Charles Cros, est Franc-Maçon. Evidemment ce texte laconique prend une tout autre signification s’il s’agit de l’un ou l’autre de ces personnages. Sur un site Internet bien connu un texte met en doute l’appartenance d’Ernest Cros à la maçonnerie. C’est vouloir oublier quelques détails précis. Celui qui nous intéresse, né en 1842 à Fabrezan (Aude), est professeur à Limoux, habitué des milieu occultistes, et son nom figurait en bonne place sur les listes de francs-maçons constituées par le gouvernement de Vichy... La position de Vichy est radicalement anti-maçonnique et ne fait pas dans le canular en la matière, et si Ernest Cros est sur de telles listes c’est tous simplement la réalité. Ajoutons que la provenance de ces ‘listes’ est, hélas, le fruit des pillages et saccages des loges et leurs archives. Il est donc difficile de contester une évidence qui provient de la maçonnerie elle même. Même au risque de déplaire à certains qui voudraient bien que la F.M. ne soit pas partie prenante dans l’énigme de Rennes-le-Château. Comme Doinel, Ernest Cros, restera toujours un ami fidèle de Bérenger Saunière. Cette amitié si fidèle entre deux maçons et un abbé peut soulever une interrogation. Comment ces personnages, en principe totalement opposés par de si différents points de vues philosophiques, politiques, religieux et sociaux pouvaient entretenir des liens aussi étroits ? Certes... l’amitié fait des miracles et renverse heureusement d’importants différents. Nous ne douterons pas de cette éventualité idéale un seul instant. Cependant à cette vision parfaite de la cohabitation fraternelle, nous pourrions ajouter qu’à ‘l’agréable tolérance’ pouvait fort bien s’ajouter un ‘utile’ de recherche commune, d’intérêt partagé, ou de but convergeant.
Mais pour en revenir à Ernest Cros... n’est-ce pas lui qui aurait donné un relevé de la fameuse ‘dalle de Coumesourde’ découverte vers 1928 dissimulée entre des rochers sur les flancs montagneux de Coumesourde près de rennes-les-Bains? Cette dalle qui, pour Gérard de Sède, aurait été gravée sur demande d’un marquis de Fleury ? Ce peut-il être ce non moins fameux de Fleury qui nous intriguait déjà pour avoir eu deux tombes différentes dans le même cimetière de rennes-les-Bains où il est écrit qu’il ‘serait passé en faisant le bien’... et dont certains auteurs pensent que cet intriguant jumelage funéraire pourrait être l’oeuvre de l’abbé Boudet! Si une telle succession de faits s’avérait exacte, elle rassemblerait d’un coup cinq ou six éléments jusque là difficile à regrouper en une seule logique dans l’affaire de Rennes-le-Château: les abbés Boudet et Saunière, Ernest Cros, le comte de Fleury, la dalle de Coumesourde et la Franc-Maçonnerie...

Messieurs les ‘TCF’ V. Jordy et D. Roché

Déodat Roché et Lucienne Julien

Le nom de Jordy peut paraître anodin dans les liens possibles entre la F.M. et l’abbé Saunière. Pourtant quel chercheur sur le sujet ne connaît pas, au moins de rumeur, les cartes postales éditées par Bérenger saunière? La collection complète représenterait plusieurs dizaines de clichés différents toutefois tous centrés sur l’église, le domaine et les alentours immédiats de Rennes-le-Château. Le nombre de ces originaux varie souvent d’un auteur à l’autre. Pour exemple, et puisque nous sommes dans la rubrique franc-maçonnerie, nous retiendrons la version d’un ensemble de 33 modèles pour la série complète... Quelle aubaine que ce nombre 33 égale à celui des ‘grades’ maçonniques habituels! Pour notre part nous pensons que cette quantité est très exagérée. Cependant une collection de 33 vues ne pourrait évidemment qu’entrer une ‘touche’ maçonnique dans cette affaire. Touche qui pourrait bien être un signature effectivement d’origine en trois points fraternelle. Ces trois point se déclineraient par deux fois:
- Une première fois sous la forme d’un trio sur lesquels nous reviendrons ensuite: Bérenger Saunière, Déodat Roché et V. Jordy.
- Une seconde fois dans la famille Roché dont nous retiendrons trois personnages ayant à un moment ou à un autre approché l’affaire d’assez près.

D’abord le docteur Rocher qui propose à Bérenger Saunière, non seulement ses soins éclairés mais surtout des certificats médicaux de complaisance à l’abbé devant justifier un état de santé défaillant pour ne pas se présenter devant les attaques de Mgr de Beauséjour pour trafic de messes.
Ensuite le notaire maître Roché qui sera le conseiller de Saunière dans plusieurs de ses démarches administratives.
Enfin Déodat Roché qui était le premier magistrat d’Arques. Notons que pour des besoins éthiques ces trois personnages issus d’une seule et même famille sont tous liés par un ‘devoir de réserve’ ou secret professionnel.

Et... quant trois personnes usant du secret professionnel se rencontrent, de quoi peuvent elles parler sinon de... secrets? Restons en présence de Déodat Roché. Maire d’Arques et fasciné de catharisme, il est en fonction au moment ou arrive un certain Monsieur Laurence au hameau des Pontilles et plus précisément sur les terres sur lesquelles se situe le fameux ‘tombeau des Pontilles’ plus connu sous les noms de ‘tombeau des Bergers d’ Arcadie’ ou ‘tombeau de Poussin’.
Déodat Roché ne pouvait pas ignorer ce qui se passait sur ce domaine ni les visites insolites qui s’y déroulaient (Dossier Rennes-le-Château N°2 Arques, ouverture sur un secret). Monsieur le maire en amateur (au sens étymologique du mot!) averti ‘savait’ l’église de sa commune et les détails qui y étaient déposés... tout autant pour plusieurs autres sites alentours d’Arques dont le château, le menhir, une carrière aux pierres abandonnées parsemées d’étranges signes et quelques cavités peu connues des spéléologues...
Déodat Roché fut non seulement le premier magistrat administratif de sa commune mais aussi magistrat en tant que président de tribunal à Castelnaudary, Limoux et Carcassonne. On retiendra surtout de ce formidable personnage une passion dévorante pour l’Histoire du Languedoc essentiellement porté sur l’épisode de la croisade contre les ‘Albigeois’... La rumeur assurera qu’il fut membre d’une secte obscur et même ‘Pape des Cathares’, ce qui est une stupidité majuscule! Sa queste de vérité et de savoir le conduisait tout naturellement à adhérer au courant maçonnique.
Nous savons que Déodat s’est intéressé à l’affaire de Rennes-le-Château en compagnie de Lucienne Julien. Tous deux reçurent de nombreuses fois Daniel Bettex (affaire Bugarach) et Georges Cagger (mieux connu sous le pseudonyme de Pumaz) auteur d’un travail de décryptage concernant la dalle funéraire de la ‘Dame d’Hautpoul’ (publié partiellement dans ‘Les Sociétés secrètes au Rendez-vous de l’Apocalypse', de Jean Robin) et d’autres annexes remarquables sur le sujet. Son appartenance au martinisme et au Grand Orient devaient lui coûter d’être démis de ses fonctions de magistrat par le régime de Vichy sous ce prétexte grotesque: “s’occupe d’histoire des religions et de spiritisme”! En vérité Déodat Roché était devenu un personnage encombrant et ‘désobéissant’ pour un milieu qui prenait son essor dans plusieurs domaines très proches d’une certaine Histoire de ce pays! Mais surtout, en ce qui nous concerne particulièrement ici, nous retiendrons qu’il connaissait fraternellement le Vénérable Maître de la R.L. “Les Vrais Amis Réunis”, un certain V. Jordy photographe de son état, spécialisé dans le cliché destiné à l’édition de cartes postales... Celui-là même qui s’occupa de la série de l’abbé Saunière! Peut-on raisonnablement supposer que D. Roché , ses deux parents proches des ‘affaires de Saunière’, et V. Jordy n’ai jamais abordé un sujet tel que celui que nous développons aujourd’hui... alors que tous à un degré divers avaient un pôle d’intérêt convergeant dans cette énigme?

André Douzet