Plan du site | Recherche | Forums | Publications | Actualités

Société Périllos ©

Gemina Cristia

1ère partie : Approche globale de l'élément

 

La découverte d'Isaac ben Jacob

Il y a peu temps, notre 'archiviste' universitaire nous rapportait des remarques trouvées au gré de documentations consultées sur des objets d'art médiévaux à propos de religion. Il s'agissait d'une chose s'appelant 'Gemina Cristia' ou encore ‘Geminae Cristae'... Cette information retint son attention qui une fois transmise jusqu'à nous, fit autant d'effet sur notre curiosité. Quelques jours après un contact s'établissait avec William Quenoy sur ce sujet que nous décidions d'aborder et tenter de développer.

C'est là que nous avons appris qu'Isaac ben Jacob (un pseudo connu de nos colonnes et ensuite du milieu RLCéen) avait, il y a sans doute de nombreux mois, entrepris d'aborder le thème et le prospecter. Avant de commencer, à notre tour, cette recherche nous devons lui rendre hommage d'avoir été le tout premier à s'aventurer, sans biscuits, sur ce chemin qui, s'il n'est pas vraiment difficile n'est, en tous cas, pas si facile qu'il en a l'air tant il est vaste et peu connu. Isaac fut 'sabré' par les quelques jaloux habitués du lancé de couteaux dans le dos et le pousser dans les escalier glissants. Cependant, il nous faut dire avant de poursuivre résolument, que ces gens s'accaparèrent, sans scrupule ni vergogne, le thème déjà bien avancé.

Depuis notre entrée dans le jeu, ça et là commencent à poindre des rumeurs sur le sujet... on nous a même suggéré de faire très attention car, forcément, quelques dangers guettent l'inconscient tentant sa chance. On raconte aussi que la recherche serait récupérée par quelques ressortissants anglais qui, renseignements pris, n'existent que dans l'esprit tourmenté des inventeurs de sardines bouchant le port de Marseille ou la bouche d'Irem pour en taire les murmures... La tache d'huile s'étendrait encore en Suisse et à présent en France au sein de l'équipe (bonjour les charognards à visage de sphinx!) même qui mit Isaac KO au dernier round pour coup fatal sous la ceinture !)

Nous attendons, avec amusement, les menaces qui tardent à arriver. La tourmente se serait-elle apaisée ? Nous allons le savoir dès après la publication de ce premier volet sur ce fameux élément répondant au beau nom de geminae cristia, puisque ce serait à partir de notre premier volet sur le sujet que les hostilités devraient commencer.

La Gemina et l'affaire de RLC-Périllos

Avant d'entreprendre cette démarche, on se met à la place du lecteur se demandant ce que ce sujet peut bien faire sur nos colonnes, réservées avant tout à RLC, Périllos et annexes. Il est donc utile de préciser que si notre attention est retenue, c'est en raison du fait qu'on prétend cet objet en étroite liaison avec Rennes-le-Château, en s'appuyant essentiellement sur des signes qui auraient été inscrits dans le décor de l'église à cette intention. En ce cas, puisqu'il s'agit d'un sigle peint on peut penser que Saunière, ayant fait réenduire et décorer tout l'intérieur de son église du sol au plafond, en ordonne en toute conscience le tracé et l'emplacement, ceci revenant à admettre qu'il en eut été au courant. Le principe est à retenir car, nous allons le vérifier, l'objet fut longtemps entre les mains religieuses des plus hautes aux plus basses. Il est donc tout à fait plausible que l'abbé Saunière ait eu quelques informations générales (une revue religieuse diocésaine par exemple) et en ait tiré profit par principe ou... esprit de globalité de l'objet en protection de son église. Certes, il reste l'hypothèse qu'il apprit l'élément et les rumeurs l'entourant, puis veuille savoir s'il est vrai qu'il se soit trouvé caché ponctuellement quelque part dans, ou sous, son église. Si tel fut le cas alors, oui, le prêtre voulut en savoir plus, et peut-être exploiter le fait. En ce qui nous concerne il est clair que n'importe quel prêtre pouvait connaître l'objet et en comprendre une partie de ses origines et son itinéraire depuis son arrivée en France. De fait nous avons là quelque chose de très ecclésiastiquement ordinaire. Cependant, où l'affaire peut se compliquer c'est au moment d'affirmer que RLC servit d'écrin et Saunière d'intermédiaire. Et là, c'est une autre histoire à laquelle nous ne demanderions pas mieux de croire encore que, pour l'instant, rien ne le permette vraiment.

On ira plus loin encore car la même rumeur fait entrer en scène Ramon de Périllos revenant, au XIVe siècle, de son pèlerinage au Puits St Patrick au XIVe siècle. On nous raconte, à voix basse (forcément, car dans certains cas le ridicule peut nuire gravement à la santé mentale!!!), qu'il aurait fait un premier détour pour récupérer l'objet et ensuite le conduire à... la chartreuse de Ste-Croix en Jarez!!!! On est là dans le délire le plus profond car nulle part dans le passé de Ste-Croix, et des Périllos, se trouve le moindre indice d'une telle sottise. On peut même dire qu'aucun des Périllos ne mit les pieds dans la région lyonnaise, le Pilat et jamais à Ste Croix avec ou sans Geminae !

Nous nous résumons donc, dans cette histoire, à la dernière possibilité encore tangible qui reste celle de l'église de RLC, bien qu'il soit encore indispensable d'en comprendre le pourquoi et surtout le 'pour qui', ce qui sera une autre histoire.

Survol rapide de ce qu'est la gemina cristae selon les historiens

Mais au fait... qu'est-ce qu'on appelle "geminae crista" et qu'elle purent être ses vraies origines et tribulations au fil des temps ? Cet objet eut-il tant de valeur et pouvoirs qu'on le lui attribue, aurait-il pu prendre une place prépondérante dans l'énigme du Razès et du Roussillon et si oui laquelle ? C' est ce que nous allons à présent tenter de cerner dans cette première partie d'un travail dont la totalité sera bien plus conséquente.

Les résultats qu'offrent les moteurs de recherches actuels, GOOGLE notamment, sont à la fois prolixes, généraux, laconiques mais révélateurs. Nous voyons que ce nom fut attribué de diverses manières à différentes époques et par divers témoins historiques ou religieux. Quand à nous, en attendant l'étude de documents destinés à un nombre plus restreint de chercheurs, nous allons reprendre pour commencer et ouvrir ce dossier quelques commentaires sur le sujet.

Suger

Nous entamons ce survol par Suger (1080-1151), qui fut l'homme de confiance du roi Louis VI puis de Louis VII, au point d'être le gérant de la France lors de son départ à la seconde croisade. Ensuite devenu abbé de St Denis il transforme l'abbatiale datant de Carloman et Charlemagne, en une basilique où se trouvent les tombeaux des rois de France à commencer par Dagobert 1er et plus ancien encore celui de la reine Arégonde (décédée vers la fin du VIe siècle) épouse de Clotaire 1er. Il dote l'édifice de ce qu'il estime les plus belles œuvres anciennes en matière d'œuvre d'art. C'est là qu'apparaît 'L'aigle de Suger'. Il s'agit d'une amphore antique en porphyre, dont il dit ignorer la provenance... mais l'ignore t-il vraiment ? Toujours est-il qu'il lui ajoute un socle, deux ailes déployées de part et d'autres ainsi qu'une tête d'aigle fermant l'ouverture du vase. L'ensemble offre la forme d'un aigle aux ailes ouvertes. une inscription orne le col de l'assemblage "cette pierre méritait d'être sertie dans l'or et les pierres précieuses. Elle était de marbre mais elle est plus précieuse que le marbre".

 

L'objet (conservé au Louvre sous le n°d'inventaire MR 422) servira à la liturgie de la messe bien qu'il ne semble pas présenter de rapport bien précis avec un aspect purement religieux en dehors d'une possible ressemblance avec l'aigle de St Jean l'Evangéliste. Si le côté valeur archéologique de l'objet est indéniable, il ne peut en tous cas s'agir de ce qui nous intéresse présentement, puisqu'à ce jour ce dernier reste introuvable... même s'il apparaît au centre d'une sorte de queste frénétique de la part de prétendus chercheurs de trésors anglais, américains et français.

 

 

 

 

 

En termes et traductions

Il est sans doute temps d'écouter également quelques rappels sur le sens possible de ces deux mots.

Le terme 'crista', féminin signifierait aigrette, crête, sommité, huppe ou encore panache en ce qui concerne un casque ancien, voire représenter un casque.

Pline cite ce mot pour la crête d'un coq (crista galli) ou une touffe de feuilles (crista foliorum).

Ensuite à propos de crista, nous avons en sumérien le proche terme de Gir-ista signifiant pot à éclair de lumière. Ceci devient cohérent avec la citation de l'Enéide faite par Williams Quenoy : "et ses armes rendent un son effrayant....son casque,des aigrettes de couleur sang...son bouclier lance des étincelles".

Quant au terme 'gemina' il proviendrait du latin geminae, ou geminas à l'accusatif, et signifierait 'jumelles'. On trouve le mot Geminae suivi de 'columbae' en ce qui concerne la voussure d'une ouverture occultée de l'église de Villesalem. On voit ici une série de mains refermées sur des bouquets de branches feuillues qui se suivent naturellement. A première vue, si on n’a pas l'explication architecturale compétente, on a la sensation d'un élément répété et pourvu d'ailes déployées, comme sur un casque antique en l'occurrence.

Peutinger

Konrad Peutinger (milieu 16e siècle) reproduit une cartographie, appelée 'carte des étapes castorius', visiblement romaine de l'empire avec ses dessertes de cités. C'est sur ce tracé très ancien qu'entre Luc-en-Diois et le col du Montgenèvre, se lit par deux fois le terme 'geminae' qui, là, montre des étapes romaines jumelles ou parallèles. Une seconde explication serait que cet itinéraire était celui suivi par la VIIe légion portant le nom de Gemina pour rejoindre sa garnison à Léon en Espagne ou encore pour aller directement de Bordeaux à... Jérusalem.

A propos de double, donc de jumelles, on retrouve cette caractéristique en Dalmatie vers Manastirine. A cet endroit se trouve la nécropole paléochrétienne de Marussinac. C'est là, dans le nouveau centre chrétien de Salona, que se trouvent deux basiliques jumelles au point d'être qualifiées de 'géminae'.

Virgile

Virgile (vers 70) aussi apporte son lot pour notre affaire dans son Enéide ou il exprime à la fois 'geninae' et 'cristae' séparée pour un peu plus loin les unir en un géninae cristae. Il est question ici d'Anchise présentant à son fils Enée les rois de Rome formant sa descendance avec en tête Romulus, fils de Mars. On y comprend ce personnage coiffé de son attribut étant l'aigrette double dressée sur son casque... qui ne sont ni plus ni moins que l'emblème lui venant de son père Mars. De fait coiffé ainsi Romulus apparaît comme le fils d'un dieu avant de devenir dieu lui-même. La tradition prendra le pas avec une série de monnaies romaines frappées d'une face masculine (gens axia) ou féminine (Roma), portant un casque orné d'ailes (symbolisées par une simple plume) de part et d'autre. Une superbe pièce montrant le visage de la déesse Roma la dessine avec cette fois des ailes complètes prenant naissance à hauteur des oreilles et montant aussi haut de le cimier. Ajoutons que ces ailes étaient un signe honorifique accordé, en forme de récompense distinctive, aux plus valeureux légionnaires.

Virgile est le premier à faire mention de plusieurs Cristae. Il rapporte l'événement par lequel la divinité exprime le choix qu'elle fait pour celui qui reçoit le pouvoir de diriger. Il est question, au sommet de la tête de l'élu, d'une aigrette de flamme montant et retombant de part et d'autre de ses tempes sans provoquer la moindre brûlure. La Crista dorée devient l'attribut de souveraineté que les monarques gaulois portent sur le casque princier en or.(X,V.270-271) et (Enéide VI,V.39 779-780).

Anne Lombard-Jourdan

Il nous faut, aussi, faire encore une petite place aux très anciennes traditions gauloises avec un aspect solaire à ne pas négliger sous la houlette de madame Anne Lombard-Jourdan (chercheur au CNRS). Elle nous explique que, nous citons : " la fleur de lys des rois de France n'est autre que l'héritière d'un ancien symbole solaire, qu'elle décrit comme 'composé d'une croix à branches égales, dont le bras supérieur se divisait pour retomber à droite et à gauche sous forme d'une double courbe (GEMINA CRISTA), il évoquait le soleil à son lever, au moment où il croît". Cette fleur de lys, armes héraldique des rois de France, dériverait d'un symbole gaulois du nom de Crista qui est un substantif du latin classique. Celle-ci représente un oméga à l'envers illustrant le soleil coupé en deux parties égales (nuit et jour). Nous verrons plus loin qu'elle forme également la ceinture d'un dieu gaulois du nom de Dispater, le père des dieux (statue trouvée à Visp et conservée au musée de Genève).

Ásdis R. Magnusdottir

Comme à tout seigneur tout honneur, nous ne pouvons pas négliger un aspect mérovingien et royal dans cette affaire, par le biais de "la voix du cor - la relique de Roncevau" de Ásdis R. Magnusdottir. L'auteur nous explique que les Francs formaient leur chevelure de telle sorte qu'elle forme des cornes ou volutes sur les côtés. Elle fait sienne les travaux d'A. Lombard-Jourdain (citée au dessus et décédée il y a un an) pour expliquer, dans son hypothèse, que les mérovingiens ne se coupaient pas les cheveux, symbole de force et de noblesse pour eux. Elle ajoute que ceux-ci les assemblaient en une double cristae dont "les deux mèches ramenées sur la poitrine et sous le menton à l'emplacement de la barbe" constituaient le signe distinctif des princes 'criniti' (chevelus) et cristati. Ce dernier mot signifie précisément 'à l'aigrette' ou 'à la crête'. Cette scientifique ajoute que cette crista en forme de croissant est une symbolique de la lune mais aussi de l'astre solaire croissant et décroissant au cours de la journée. La crista serait le symbole du soleil présent à côté du maillet, représentant l'éclair et l'orage, sur une représentation du dieu Sucellus affirmant ainsi leur croyance dans l'association des deux symboles attribués à ce même dieu dit 'au maillet'.

Concordances et focales

Ce survol, loin de se vouloir exhaustif, de ce choix d'opinions d'auteurs sur la question, nous amène à considérer que la représentation de cet élément 'gemina crista' rassemble quelques similitudes reconnues dans ces extraits de textes et chroniques.

Par exemple, nous pouvons retenir une forme générale de cimier équipé généralement de deux ailes latérales... que nous dirons accommodées à la sauce gauloise traditionnellement montrée dans nos livres d'Histoire des études primaires. Cette décoration se trouve chez Suger, avec le vase agrémenté d'une paire d'ailes, auquel il faut bien admettre que s'ajoutent des pattes et une tête d'aigle... des ailes comme dans toutes les références présentées ci-dessus. Si cela reste très classique et relativement rationnel, on peut se demander quel peut-être l'intérêt d'un tel objet, ou œuvre d'art religieuse, pour des ténors en ésotérisme et énigmes RLCéennes. Pour répondre à cette question nous dirons que la suite, depuis les pays de la profonde Espagne, se montrera nettement plus prolixe mais sans doute également plus coriace et plus... énigmatique.

En attendant on peut, de toute évidence, dire que cette sorte de trophée sut attiser, au fil des siècles, de nombreuses convoitises princières pour des raisons sans doute autres que la seule valeur monétaire de prime abord. Et c'est sans doute pour des raisons toutes symboliques, voire ésotériques, forcément liées à un événement religieux pas encore bien établi ou même supposé. Il est vrai qu'à sa valeur de récompense pour la bravoure des antiques guerriers s'ajoute une distinction d'abord princière puis enfin carrément magique. Cette dernière est imaginée provenir d'un don divin désignant un chef par le privilège du feu sacré, puisqu'on décrit cette coiffure à la fois tonitruante, grondante, générant des éclairs du feu et des brumes... ne pouvant qu'être d'origine surnaturelle ou céleste.

Coiffures, cimiers et chevelures divinisantes

Dans un second temps on adapte la coiffure à un cimier puis à la chevelure tout aussi génératrice de force et divinité, comme ce fut le cas pour Samson. Pour rester dans une dimension biblique nous ajouterons qu'il en est tout autant pour Marie Madeleine. Effectivement, cette dernière passe le plus clair de son temps à essuyer les pieds de Jésus avec sa superbe chevelure, au demeurant d'un roux flamboyant. Bien que cette fois nous passons du masculin résolu au féminin conditionnel et conditionné, il faut bien admettre que cette fameuse définition de géminae crista nous cantonne dans le divin, le surnaturel, le magique et le domaine du couvre chef et des chevelures de feu...

C'est peut-être là le début d'un timide 'pourquoi' dans cette énigmatique élément dont on retrouve des similitudes avec les divinités Agni, Apollon, Shiva, les guerriers celtes nordiques ou écossais. Mais ce n'est pas tout puisqu'il serait question que Judas l'Iscariote ait été roux, ce qui sans doute n'a rien à voir avec le fait que les roux et rousses, à l'époque médiévale, soit considérés comme néfastes pour ne pas dire plus puisque parfois on tuait les nouveaux-nés roux à leur naissance... ce qui nous ferait dire avec un léger sourire... "sale temps pour les Madeleines de service à cette époque"! Pourtant en Égypte le roux et le feu, adapté à un personnage, sont le signe d'appartenance au dieu Seth, tout comme Ramsès II seul pharaon à chevelure rousse se disait descendre de ce dieu par Sethi I son père.

La suite semblerait infantile si elle n'engendrait pas la réflexion puisque souvent les héros de B.D. sont roux ou châtain très clair comme Gilles Jourdan, Spirou, l'Epervier Bleu, Timour, Obélix, Tintin et tant d'autre chiens Bill ou personnages des 'Compagnon du Crépuscule', avec Mariette la troisième fille initiée... Nous gardons pour la bonne bouche Mortimer (on a échappé de peu à... Mortemer et son passé ésotérique !), Jacques Legall (courant après des trésors et des templiers, comme par hasard) et Lefranc (lui aussi en chasse du symbole et du mal) en raison de leur rousseur et de leur patronyme judicieusement choisi pour leur étymologie... sur laquelle il est inutile d'insister plus symboliquement ici.

A ceci on ajoute, pour finir, que les roux sont surnommés 'Bleus' (comme la robe de la Vierge ou comme la couleur de la France), sans la moindre raison apparente (!!!???). Pendant ce temps certains seigneurs wisigoths, mérovingiens ou des Roussillon (ayant l'ours pour totem) nous sont montrés nantis d'une chevelure abondante et rousse, synonyme de leur divine descendance royale... Faut-il en rire ou bien considérer ces informations comme utiles à alimenter notre dossier ? Nous laissons le lecteur juge de notre avancée en la matière si on considère que le roux peut également illustrer le... feu de Dieu et de l'esprit sensé résider dans la tête, donc dans le chef.

Où on trouve des indices de Crista oubliés ou inconnus

Eglise Ste Madeleine de Rennes-le-Château

Puisque nous sommes venus à ce sujet par RLC nous commencerons part ce site pour en signaler de possibles particularités. Précisons que, pour ce premier éléments présentée, l'intervention de l'abbé Bérenger Saunière est envisagée de manière indiscutable. En effet c'est lui qui est à l'origine des réfections de l'église et surtout de la nouvelle décoration et de son agencement en matière de symboles religieux disposés dans le sanctuaire. Il y a tout d'abord une crista inscrite sur le haut du fronton de séparation du choeur de manière si ostensible qu'on peut la penser en forme de balise de reconnaissance à l'attention de qui de droit. Cet élément, dorénavant bien connu des intéressés par ce sujet, n'a pour nous que valeur de rappel et non de nouveauté. En échange, ce qui est moins couru dans le genre, sont deux autres représentations de ce symbole sur une pièce archéologique cependant bien connue. Il s'agit du pilier réputé avoir été celui (ou un des deux) de soutènement de la table du maître autel de la chapelle castrale avant qu'elle ne devienne l'église paroissiale au 14e siècle. Ce pilier, au demeurant souvent appelé 'wisigoth' fut enlevé par Saunière et transformé,  retourné sur lui-même, en socle de base de la statue de la Vierge posée à l'extérieur de l'église. On le voir aujourd'hui en visitant le musée installé dans le presbytère? C'est sur cet élément que nous retrouvons un signe, pouvant quasiment correspondre à notre sujet, correspondant dans l'esprit religieux des gravures d'alors à l'oméga opposé à l'alpha de l'autre coté de la croix représentée sur la face principale. Le plus curieux est que si on considère le pilier à l'endroit on ne voit rien... qu'un oméga tout ce qu'il y a de plus religieusement conventionnel. A présent tournons-nous vers l'usage qu'en fit Saunière en l'utilisant comme nous le voyons en face du jardin et portant la statue de la Vierge.

L'abbé souligne un détail sur cet élément, qui est l'ajout de 'MISSION 1891' sous le motif wisigoth de la croix et son entourage (on trouve le même à Narbonne et St Polycvarpe). Le retournement de ce décor, ici, transforme l'oméga en une crista de toute beauté !!! Nous posons froidement la question suivante: pourquoi ne pas envisager que Saunière, mis à propos d'un fait dont nous ignorons la source et le 'quoi', pose le pilier dans le bon sens de lecture correspondant, même au risque de se faire critiquer ou douter de sa stabilité mentale de cette... inversion? En ce cas non seulement la Crista se voit de l'extérieur et peut annoncer autre chose de visible à l'intérieur mais cette fois encore ce détail nous montre un abbé Saunière bien au courant d'un fait qu'il se charge de transmettre ou simplement lancer en forme de bouteille à la mer... Peut-être, et après tout pourquoi pas, l'explication de cette inversion inattendue du pilier par ce prêtre réside dans ce seul usage de laisser voir une crista en toute innoncence mais bien visible par tous.

Chapelle de la Madeleine à Pezens

Ceci étant dit, pour cette première partie et sortir du sentier battu (très peu il faut bien le dire), nous voulons apporter à présent plusieurs petits éléments plus habituellement admis dans le genre.

Tout d'abord c'est lors de visites de la Société Périllos sur des sites 'madeléniens' que, sans le savoir, nous étions passés tout près d'une pierre sculptée dont le sujet pourrait bien s'apparenter à ce que nous intéresse présentement. Un bref retour en arrière dans nos archives photos, et nous voici effectivement devant une des fameuses représentations de gémina crista. Pour tout dire c'est dans le maigre lapidaire, passant généralement inaperçu, laissé pour compte dans la chapelle Ste Madeleine de Pezens (Aude) que se trouve cette pièce. Si l'information est à retenir, il est également nécessaire de tenter de comprendre s'il peut y avoir un lien de cause à effet dans le fait que cette pierre, et sa gravure, se soit trouvées dans la chapelle romane de cette maladrerie sous le vocable de la Madeleine. Certes, si la réponse s'avérait positive elle apporterait de l'eau à notre moulin à plus d'un titre dans les chronologie et conséquences de nos travaux. Pourtant, dans un premier temps nous resterons sur une prudente réserve et versons cet élément et ce lieu dans ce dossier pour simple information.

Notre-Dame du Cros

Tout comme nous versons une seconde pièce du même genre dans le même dossier, mais cette fois dans le cadre d'une recherche sur l'ancien ermitage de Notre-Dame du Cros. Là encore, c'est lors d'une récente expédition 'photos', loin du sujet présent, que sur le mur fronton rajouté lors des dernières grandes transformations des murs de ce sanctuaire, nous apparaît une première croix incluse dans un 'Ave Maria' d'apparence innocente.

Pourtant, à mieux y regarder, on retrouve dans son principe le tracé d'une grande double cristae inscrite dans un médaillon à double tracé. Cette fois le symbole n'est pas discrètement peint à l'intérieur du sanctuaire, mais bien d'une manière ostensible sur la façade du fronton ouest face aux visiteurs et arrivants sur le site. En regardant de plus près, on à la surprise de constater que la lettre 'M' (maria), entrelacée au 'A' (ave), se trouve décorée de la barre de ce A qui lui donne un double aspect bien distinct de Cristae, cette fois montré sans la moindre ambiguïté.

 

Ensuite le regard, s'habituant à cette curiosité nouvellement démasquée, poursuit sa course vers le haut et découvre à la pointe de la sommité du fronton une seconde Cristae, cette fois montrée sous la forme d'une sculpture semblant là encore des plus anodines. Pourtant... oui pourtant, nous observons que cette fois il n'y a plus de 'A' mais seulement un 'M' pouvant symboliser la majuscule du prénom Marie. Pourtant nous ajoutons que celui-ci est si rarement présenté sous cette forme qu'il retient obligatoirement le regard du chercheur en la matière. Et, là, il y a de quoi être un peu plus étonné dans cette matière, car le 'M' est orné, encore une fois, de ce rajout pris pour la barre du 'A' (ave) dans le tracé d'en dessous. Ce n'est pas encore tout, car le centre de ce 'M' devient par la même occasion la verticale d'une croix le surmontant pour s'achever en fin de branches trilobées et... inscrite avec un cercle identique à celui de la croix celte ! Comme nos explications peuvent sembler 'tirées par les cheveux' (même roux) le lecteur à tout loisir de regarder et vérifier nos dires sur l'illustration jointe.

 

Le casque ailé, le bleu, le feu qui part en fumée

Puisque de casque ailé symboliquement il est ici question, nous finirons ce premier volet par un retour sur celui, bien connu à présent, garni de deux ailes déployés latéralement de chaque côté. On pourrait redire qu'il s'agit du casque gaulois classique comme un certain Richard Wagner (22 mai 1813 - 13 février 1883) en coiffe ses acteurs et ténors dans ses opéras initiatiques (voir notre Carnet Secret n°12), mais il est ici question d'un autre aspect quasiment inconnu du sujet et bien plus sombrement ésotérique. Pour s'en assurer il est possible de regarder une trame faite de fer, couleurs, feu et fumée vénéneuse pour s'en assurer.

Nous voulons évidemment parler de ce cimier en forme de coiffure antique des héros au combat formé du casque muni de ses protèges-oreilles et des deux ailes déployées de part et d'autre. Ce couvre-chef, à tort sans doute, sera ensuite classiquement attribué aux gaulois et pourquoi pas... aux francs sans que nul historien ne s'inquiète de considérer plus symboliquement cette pièce d'armement protégeant la tête ! Les ailes de l'esprit feront le reste de la puissance de ce cimier autant divin qu'aristocratique, et jusque là on ne peut rien constater de bien méchant.

Certes, mais c'est bien plus tard qu'on le trouve cette fois, en emblème de guerre sur le fanion de la 38ème division allemande SS de grenadiers... Nibelungen (on ne peut faire plus juste !)! La devise de cette division d'élite est « Meine Ehre heißt Treue » (Mon honneur s'appelle fidélité), qui est celle du national-socialiste de la Schutzstaffel (escadron de protection).

On retient, au demeurant, que la division 'Charlemagne' 33ème de grenadiers volontaires a pour armoirie celle offerte à l'empereur Charlemagne lui-même (et qu'il ne porta jamais on ne sait trop pourquoi), c'est à dire un aigle à moitié partageant avec trois fleurs de lys montantes. Si tout cela rappelle de lourds et tragiques souvenirs, c'est certain, nous allons changer de registre et aller un peu plus loin sur un autre poison bien plus répandu et qui est celui distribué par la S.E.I.T.A. Nous voulons parler des fameuses cigarettes 'gauloises' dont le paquet s'orne d'un même casque avec ses ailes déployées latéralement et même muni d'une crête... sur fond bleu et qui, quelle surprise!!!... est une des rares marques (sinon la seule) à porter une devise, pour le moins insolente en matière de dépendance au tabagisme, qui est "Liberté toujours"... On croit rêver! Mais en dehors de ce rêve ne pourrait-il pas s'agir d'un prolongement lancé dans le temps et l'espace d'un message seulement perceptible part ceux, celles, mandatés pour le recevoir de manière on ne peut plus anodine ???... comme ce fut le cas pour une publicité d'un carburant à l'emblème aussi gauloisement présenté il y a des décennies pour une affaire approchant celle du Prieuré de Sion, et de fait celle de RLC.

à suivre

André Douzet

seconde partie: Histoire et témoignages historique et religieux
pour des objets trop convoités pour être anodins

Nous tenons à honorer ici Isaac Ben Jacob pour être le tout premier, et lui conserver toute cette primeur, à avoir découvert cette piste de recherche hors norme. Ensuite nos remerciements vont à William Quenoy qui, nous faisant part sans compter de son savoir en la matière, nous permit d'avancer rapidement et plus sûrement. Aussi toute notre reconnaissance à 'Zéphyrin' fidèle et indispensable documentaliste... ainsi qu'à Juliette Goudin dont la mémoire visuelle et le chaleureux dévouement nous sont de précieux auxiliaires dans cette recherche... et enfin notre archiviste universitaire nous rapportant des éléments historiques difficiles à démanteler dans les deux prochains volets de notre travail.


 


mage 11