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Société Périllos ©

Gravures en sous-sol

 

Lors de notre semaine de travail d’août nous étions naturellement sur Périllos. Nous pouvions constater que de nouveaux travaux importants avaient été consacrés à la remise en état d’anciennes rues du village abandonné.

Une rue nouvelle de Périllos avec un puits à son départ

Ces travaux permettent à présent de circuler aisément dans la partie sud des habitations ruinées… Promenade insolite au long de ruelles rénovées de frais encadrées de pans de murs disloqués enfouis sous les ronciers et fourrés. On reste chaque fois interloqués du constat qu’un village encore bien vivant il y a une soixantaine d’années, se soit totalement effondré en aussi peu de temps. S’il est agréable de visiter tranquillement les lieux, parfois ombragés de figuiers, il est par contre vivement déconseillé de s’aventurer dans les vestiges d’habitations menaçant de s’écrouler sur l’explorateur imprudent. De plus pratiquement toutes les parcelles construites (bien que ruinées) sont encore des propriétés privées. Ainsi au fil des travaux de réaménagement un puits a été dégagé près d’une rue, ainsi qu’une date gravée à l’angle d’une bâtisse.

Des locaux souterrains

Secteur de l'entrée aux caves

C’est en essayant de répertorier l’ensemble nord des vestiges que notre attention fut attirée par quelques détails insolites. A bien regarder, dans le secteur où se trouvait la plaque métallique avec les premières inscriptions (P-X), plusieurs éléments d’architecture méritaient d’être retenus: contreforts, arc de décharge, passage avec un pavage convexe, reste de four, etc. Les détails de construction indiquaient forcément un emplacement en sous-sol protégé par-dessus des risques d’éboulement (arc de décharge).

Dans les éboulis et sous le niveau zéro des murailles s’ouvre une faille dangereuse donnant accès après quelques mètres à une sorte de première salle basse donnant sur deux directions. La première ouvrant sur une arcade basse en briques arrive très vite sur un effondrement infranchissable. La seconde permet d’avancer vers un couloir bas en pierres. C’est dans cette portion de passage que se situent plusieurs gravures à l’endroit d’une ouverture de faible hauteur donnant sur une autre salle éclairée par la fissure d’un ancien glissement de terrain à l’extérieur (invisible au milieu des ronces). La dernière salle soigneusement dallée au sol doit se trouver à moins de trois mètres sous le sol naturel. Dans cette pièce au niveau du dallage débouche le départ d’un passage partiellement écroulé. Ce local pas très haut est extrêmement dangereux en raison de son plafond menaçant de s’écrouler à chaque instant. Dans ces conditions il était inconscient d’aller plus loin sans courir un grave danger.

Au bas du mur une ouverture comblée

Visiblement, les appareillages de fondations sont de différentes époques. Les plus anciens parements sont d’une facture soignée inattendue pour un tel endroit. Il est évident que la dernière salle, d’où part l’amorce de galerie partiellement comblée, est la plus ancienne partie de cet ensemble par la qualité des pierres de murailles. Les autres parties des différents vestibules sont d’une qualité moindre en matière de maçonnerie.
Pas de trace d’humidité ni d’entrées sur l’extérieur même dissimulées. Plus étonnant : il ne semble pas y avoir d’amorce d’une aération quelconque en hauteur. Les locaux souterrains sont vides de toutes empreintes de pas, déchets, vestiges ou débris.
L’endroit est délabré, menaçant de s’écrouler, mais entièrement vide de la moindre trace humaine. (Voir le plan d’ensemble sommaire des lieux)

Plan sommaire des salles souterraines (reproduction interdite)

Des signes gravés

Revenons à présent aux signes gravés sur une partie de paroi, située à droite, près du tableau de passage, de l’entrée du dernier local. Notons tout de suite que sur l’ensemble des cavités de l’endroit nous n’avons retrouvé qu’un seul groupe de signes.

Des gravures près de l'entrée

Concernant ce dernier il semblerait que le même motif soit représenté invariablement à chaque fois selon des assemblages pourtant différents en nombre mais non sur leur principe.
Le tracé est ainsi composé : une droite d’environ une vingtaine de centimètres terminée, à une extrémité, par une boucle quasiment refermée en forme de cœur légèrement aplati.
D’un trait ferme et soigné, la profondeur de la gravure et de près de 5 mm. Ce travail semble avoir été fait avec maîtrise et assurance. Par exemple la ligne droite pourrait avoir été tracée à l’aide d’une règle… ou le motif gravé avec une sorte de grille du type ‘Normographe’.
Ce dessin est chaque fois identique, à une exception près, où la boucle se trouve à ses deux bouts.
Enfin, tous ces signes regroupés sont gravés dans l’enduit de liaison de l’appareil d’empierrement primitif du couloir.

Le motif est présenté par un groupe de quatre et deux autres groupes de deux, dont un inachevé (voir croquis ‘Relevé des gravures’). On note trois petits ‘bombages’ creux circulaires et réguliers d’un centimètre de diamètre (voir relevé des gravures).

Nous n’avons pour l’instant aucune hypothèse sur ce que peut représenter un tel ensemble de gravures. On peut, peut-être, exclure toute idée de représentation cruciforme. Toutes informations en la matière nous seront utiles… merci d’avance ?