Plan du site | Recherche | Forums | Publications | Actualités
Périllos
et le 4ème élément : le feu ! |
Principes
d’inflammation
En
ces périodes d’été il est un fléau que
toutes les communes redoutent avec un maximum d’appréhension
: le feu !
Si cet élément est certes parfois fascinant, et indispensable
à notre civilisation, son usage ne peut s’entendre que parfaitement
maîtrisé et soigneusement réglementé. Le phénomène
de combustion, le plus souvent, nécessite trois éléments
: un combustible, de l’oxygène et de la chaleur, bien qu’en
chimie on arrive, selon les circonstances, à modifier la donne de
cette formule très simple.
Nous n’épiloguerons pas sur les nécessités, pour
l’Homme, de la combustion, ni ses innombrables usages. Nous nous tournerons
vers les méfaits et catastrophes que peut engendrer un départ
de feu en pleine nature et ses conséquences toujours dramatiques
au moins sur le plan du système du monde végétal…
lui aussi indispensable à la vie sur notre planète.
Il y a souvent plusieurs facteurs à l’origine d’un départ
de foyer en plain air.
Tout d’abord, il y a l’incendie naturel. Il est souvent lié
à une négligence et un manque d’entretien en ce qui
concerne les taillis, sous bois, fourrés mal entretenus. En ce cas,
un éclat de verre, la canicule, un vent violent suffisent à
engendrer le phénomène… sans oublier la foudre contre
laquelle il est quasiment impossible de lutter.
Au
pays de la folie incendiaire
Ensuite,
il y a le feu occasionné par l’Homme, en raison d’un
manque d’attention ou de précautions élémentaires.
Il y a bien entendu les feux de nettoyages locaux ou d’écobuages
(étroitement encadrés par diverses lois). Ensuite, fréquemment,
on trouve le mégot (ou l’allumette) jeté encore incandescent
par la fenêtre d’un véhicule ou par un promeneur…
Et idem pour un feu allumé au départ pour de la nourriture
en promenade, par exemple, et mal éteint. Pour ce dernier, il n’y
a pas d’excuse puisqu’à certaines dates ce genre de chose
est formellement interdit par décret local ou départemental.
Dans ces cas, et tant d’autres (par exemple : jet ou abandon de récipients
de verre qui une fois à terre peuvent jouer le rôle de loupe
de mise à feu…) il y a là un délit d’incendie
sans intention de vouloir le déclencher… L’inconscience,
l’imprudence, si elles sont une explication, n’en sont pas une
excuse, loin s’en faut !
Enfin, il y a le plus grave : l’incendie volontaire ! Il peut être
l’œuvre d’un pyromane, c’est à dire une personne
qui se trouve sous une impulsion mentale incontrôlable et qui, de
fait, passe de manière irraisonnée à l’acte d’allumer
un feu sans en mesurer la portée. Même s’il s’agit
là d’un cas de psychiatrie, le délit est reconnu et
passible de lourdes condamnations. Et puis il y a aussi, et surtout, le
pyromane entièrement conscient de son acte et qui va enflammer un
secteur pour une multitude de raisons toutes aussi inexcusables les unes
que les autres. Ici les sanctions sont sans appel et des plus sévères…
et bien méritées !
Ainsi, chaque année, essentiellement l’été, la
nature de notre pays paie un lourd tribut au feu et ses conséquences
dévastatrices. Ces constats, hélas, se doublent tragiquement
de la mort de sapeurs-pompiers qui périssent héroïquement
en luttant contre ce désastre au risque de leur vie !
L’enfer
de Périllos… la Mourtre ?
Depuis
des années, le secteur d’Opoul et de Périllos était
épargné, exception faite de quelques départs de feu
maîtrisés et sans graves conséquences pour la nature
et l’environnement de ce pays.
Cette année, il n’en est rien car au contraire, plusieurs fois,
le feu a pris dans cette région roussillonnaise qui nous est particulièrement
chère.
Tout d’abord, ce sont de petits incendies en périphérie
du village d’Opoul et en direction de Rivesaltes. Bien qu’un
feu soit toujours conséquent, ces derniers furent de faible amplitude
et les pompiers de Rivesaltes en vinrent à bout rapidement.
Malheureusement, ce n’était que le début d’une
série nettement plus importante. En effet, il y eut ensuite deux
autres incendies, plus violents, situés, cette fois, dans le secteur
proche de Périllos.
Le premier s’est produit dans la nuit du 27 au 28 juillet.
Le feu se serait déclaré vers 4h du matin pour les uns, plus
tôt dans la nuit pour d’autres. Quoi qu’il en soit, il
se trouvait dans une zone très proche des secteurs désignés
sur la maquette de l’abbé Saunière, et les archives
du notaire Courtade… ce qui a éveillé toute notre attention.
Il semble, d’après certains échos, que le foyer ait
commencé naturellement à peu de distance du lieu dit la Mourtre
et qu’une personne, propriétaire d’un terrain sur ce
secteur, se soit trouvé là, par hasard, pour signaler le début
d’incendie et appeler les secours… En la circonstance, c’est
vraiment à la fois une chance inouïe et un hasard extraordinaire.
Pour d’autres, les circonstances seraient dues simplement (si l’on
peut dire) à la suite d’un impact de foudre qui se serait porté
près de cet endroit. De là, le feu aurait couvé et
peu après se serait déclaré et répandu assez
rapidement aux alentours… et aurait été aperçu
par le témoin un peu plus tard.
Les soldats du feu se sont rendus rapidement sur place et la lutte s’est
engagée sur un terrain difficile. Un témoin nous faisait état
d’une vingtaine de véhicules de pompiers engagés dans
ce combat. Cependant, au lever du jour, les divers moyens aériens,
du type ‘bombardier d’eau’, purent intervenir sur le sinistre
avec l’efficacité qu’on leur connaît.
Mirages…
et morbide curiosité
C’est
à ce moment que s’est produit un fait dont peu de médias
ont rendu compte. Au moment où les avions intervenaient pour larguer
des quantités d’eau sur les flammes, deux chasseurs, apparemment
des ‘Mirages’ de la couverture aérienne de France, se
sont présentés dans cet espace aérien. Ceux qui les
ont vus ont tout d’abord pensé au hasard d’un passage
de routine dans cette zone aérienne. Mais tout à coup, les
deux ‘chasseurs’ ont réalisé plusieurs ‘piqués’
sur le théâtre du feu, malgré la fumée et surtout
la gène qu’ils pouvaient occasionner aux ‘bombardiers
d’eau’ lourdement chargés et dont les manœuvres
ne sont pas toujours très faciles en la circonstance. Les témoins
ont même pu voir ces deux avions de chasse évoluer à
très grande vitesse entre les appareils de la protection civile en
pleine action. Sans doute un exercice de routine ?… demanderons-nous
simplement… A moins que nous puissions supposer, de la part de la
couverture aérienne militaire, un petit détour du strict plan
de vol pour assouvir un moment de curiosité? Restons sérieux…
Il est facile d’imaginer que ces appareils rapides et souvent armés
sont tenus à un plan de vol des plus surveillés et que la
moindre incartade doit être gravement motivée et encore permise
par l’autorité voulue. Nous avons eu l’occasion de demander
à un commandant d’une brigade de sapeurs-pompiers de la région
si ce genre de spectacle était courant ou même occasionnel.
Il nous été répondu que dans toute sa carrière,
pourtant longue et dangereuse, il n’avait jamais vu une chose pareille.
Alors ? que venait faire ces deux appareils qui réalisèrent
des piqués sur le site en feu ? Que pouvaient-ils faire d’autre
que… de prendre des clichés aériens, voire un film,
de cet incendie ? Mais est-ce une habitude de la défense aérienne
que de ‘couvrir’ en images une intervention de ce genre, au
risque de gêner considérablement les autres avions de la Protection
Civile ? Selon les avis reçus, la réponse est un non catégorique
!
Alors que pouvaient chercher à photographier ces deux chasseurs arrivés
sur site à point nommé ? Quelle mission leur a-t-elle été
ponctuellement attribuée ici, et surtout… l’ont-ils menée
à bien ?
…
et de deux !
Nous
pourrions penser que tout ceci était le fruit d’une cascade
de hasards et qu’il en était terminé avec les incendies
catastrophiques sur cette région désertique. Hélas,
non, car c’est dans la seconde moitié de l’après-midi
du 10 et la nuit du 11 août que le plus dur est arrivé en la
matière.
Cette fois, les flammes ravagèrent 250 hectares de garrigue, et nécessiteront
près de 200 pompiers appuyés par 2 avions ‘trackers’
(largueurs d’eau et de produit retardateur de feu) pour en venir à
bout dans une zone montagneuse quasiment impraticable. Ce foyer n’est
pas loin du village d’Opoul et l’on pouvait craindre un début
de procédure d’évacuation. Cependant, la tramontane
ayant perdu de sa force, il n’y avait plus de danger immédiat
pour les premières habitations, et seule une route départementale
fut interdite par les services de la Gendarmerie Nationale.
Nous
pourrions dire qu’il n’y a plus rien à brûler en
aval de Périllos sur tout un secteur et que maintenant les choses
pourraient se calmer. C’est en tous cas notre souhait le plus cher
en raison de l’intérêt profond que nous ressentons pour
le pays de Périllos.
A ce propos, nous pouvons, à présent, aborder un aspect secondaire
de ces catastrophes pour le milieu végétal et l’environnement
naturel des lieux. En effet, nos réflexions ne peuvent qu’arriver
loin derrière le constat de dévastation et ses conséquences.
Cependant, il faut bien en arriver à un constat, aussi gênant
soit-il.
En
actes de feu
A
propos de nos recherches depuis le relief de la maquette transposé
sur la réalité topographique du terrain, nous avions toujours
refusé d’indiquer clairement les points désignés
et localisés par nos soins. Ce refus était accompagné
d’une crainte dont nous n’avions jamais fait mystère
à différentes personnes et autorités régionales.
Cette crainte était la suivante. Ces lieux reposent au milieu d’épais
et inextricables fourrés d’épineux infranchissables…
sauf à grands efforts. Si la progression était indiscutablement
difficile dans un tel milieu végétal hostile, nous craignions
cependant qu’un incendie ravage cette protection naturelle et inespérée…
et nous ne nous en étions jamais cachés !
Ce hasard, qui par deux fois frappe, en événements de feu,
si près des buts supposés (et de plus en plus recherchés,
même et surtout par ceux qui s’en défendent !) nous laisse
un tout petit peu perplexes… Notre propos, nous le précisons
immédiatement ici, ne sera jamais de soupçonner un acte criminel
dans le but de laisser un secteur vide de toutes végétations
à des fins de pillage. Nous n’apportons là qu’un
seul constat que chacun peut apprécier comme il l’entend et
sous sa seule responsabilité.
Feu
à volonté !... sur la maquette
En
effet, le premier feu se déclare assez près de ce que nous
appellerons les ‘sites maquette’… sans toutefois y être
parvenu en raison du vent qui a tourné, heureusement, à ce
moment. Et ce pourrait être tout. Pourtant, regardons le second foyer
qui dévaste des hectares dans une autre direction, celle de la route
d’Opoul vers la route de St Jean de Barrou et Treilles… Nous
sommes loin des lieux de la maquette et rien ne pourrait nous gêner
vraiment dans nos travaux. Cependant, à mieux y réfléchir,
ce sont plusieurs autres sites que nous avions repérés qui
se trouvent maintenant dans une zone où plus rien ne les protège
des vues dévastatrices des pillards. Cette fois, le hasard fait mal
les choses… Car à ce stade, nous dirons encore et toujours
qu’il s’agit d’un hasard, sauf si les enquêtes qui
suivent un incendie apportent des éléments nouveaux.
Cependant, si les défenses naturelles d’une farouche végétation
étaient pour nous un élément rassurant, nous ne sommes
pas trop inquiets, car il faut plus qu’une zone dévastée
pour retrouver en quelques jours ce que nous avons mis des années
à situer sur le terrain. De plus, avancer en secteur calciné
met le ‘chercheur’ bien en vue et peut éveiller la vigilance
des services compétents et des habitants locaux… Ceci devrait
suffire à calmer l’ardeur des amateurs, et pillards, de découvertes
faciles !
Hasard
et… volonté
Certes,
nous l’avons vu au début de notre petit texte, il s’agit
d’éléments dévastateurs mais tout à fait
naturels et hélas d’un commun affligeant, sans le moindre mystère.
Pourtant, si l’on observe les derniers événements qui
se sont déroulés ces derniers mois -nous allons y revenir
en détails les jours prochains- on peut imaginer qu’il se ‘passe
quelque chose’ d’exceptionnel sur différents plans concernant
cette affaire. Il s’agit de faits concernant des personnages, des
éléments, des situations qui évoluent de manière
pour le moins intrigante… tous convergent vers le but de nos travaux.
Quelque chose s’accélère de manière considérable
et inattendue. Des coups de freins brutaux, insolites, qui pourraient laisser
supposer que tout est terminé et notre recherche stoppée net.
Mais ces actions sont aussitôt doublées par une série
de nouveaux événements, tous aussi inattendus, qui nous poussent
littéralement en avant ! Le résultat est très positif
car pour un coup de frein se produisent deux coups d’accélération
! Ces feux, puisqu’il s’agit présentement de ce sujet,
sont-ils seulement d’une origine naturelle sur ce secteur ? Certes,
il n’est pas question de faire allusion au moindre aspect surnaturel
ou occulte en la matière… ni, non plus, de sombrer dans la
paranoïa la plus profonde… comme d’autres le font avec
tant de facilité. Cependant, avant de clore ce chapitre incendie,
nous l’espérons pour longtemps, il ne faut pas perdre de vue
certains aspects que nous classons simplement dans le dossier coïncidences
amusantes… faute de mieux.
Coup
de foudre pour Périllos !
D’abord,
nous revenons rapidement sur le radar du Montoulié, ou Mont des Oliviers…
Ce radar météo nous était présenté comme
un gardien vigilent en matière de puissantes perturbations météorologiques.
Nous apprenons, sur le net, qu’il se double, comme ses 17 petits frères,
d’une détection incendie remarquable. Oui… sans doute…
mais cet ‘homme orchestre de la détection catastrophique’
est alimenté par une ligne électrique qui arrive du même
lieu que celle de Périllos et du ‘Cortal Lalane’…
Or, ces deux derniers sites sont privés d’électricité
en raison précisément du feu ayant dévasté la
ligne électrique… en poteaux de bois ! Il faut donc admettre
que le sinistre coupe toute énergie capable d’alimenter le
moyen de le détecter !!! On croit rêver devant tant d’ingéniosité
de certains spécialistes en la matière! Nous sommes rassurés,
cependant, car deux groupes électrogènes alimentent le ‘Cortal
Lanane’ et le village de Périllos… où il n’y
a plus personne !
Ensuite, il est question de la foudre ayant mis le feu, à retardement,
très près de la Mourtre… A mieux regarder l’intérieur
de l’église St Michel de Périllos, nous y voyons une
Sainte Barbe, patronne précisément des actes de foudre et…
de feu ! Ne dit-on pas que les bergers l’imploraient pour que soient
épargnés leurs troupeaux de moutons ? Des moutons… comme
celui aux pieds de St Jean le Baptiste, statufié lui aussi dans cette
même église de Périllos, qui nous montre les nuées
de son doigt levé… Quant à St Michel, n’est-il
pas dit qu’il dispose des foudres célestes afin de mieux terrasser
l’infâme bête ? Et si nous avions assisté en quelques
jours à la répétition d’événements
autrefois… plus habituels mais inexplicables… présidant
à des événements à venir… ou venus ? Certains
pourraient prendre, sur un plan ‘supérieur’, ces ‘cataclysmes’
comme une forme d’avertissement, ou un reflet, pour ceux qui voudraient,
en quelques sortes, «enflammer» une certaine situation. La leçon
à retenir serait, en ce cas, que « le vent tourne souvent »
de manière à détourner un acte malveillant de son but
inavouable… pour le renvoyer d’où il vient ou qu’il
se perde dans une action stérile et sans autre effet que celui d’une
violence gratuite se retournant dans une autre direction. Car à bien
y réfléchir, le village endormi de Périllos, malgré
quelques efforts désespérés pour en faire une vitrine
touristique, est jusqu’à ce jour épargné de toutes
foudres… célestes ou malveillantes.
L’Enfer
est-il vraiment pavé de bonnes intentions ?
Aujourd’hui,
le touriste, précisément, qui veut se rendre dans ce sanctuaire
est tenu de traverser des zones entières où la nature est
de noir parée… ce noir est-il celui du deuil, de l’anarchie
des corsaires ou du terreau matriciel président aux renaissances
? Est-il peut-être, également, celui du monde d’en bas,
des morts et des nécropoles oubliées, royales ou sacrées…
sues et protégées par les seigneurs de Périllos et
de puissants notables religieux ? Qui peut le dire ou… le nier, au
moment de nous souvenir que le code postal de cette commune est bien le
66600 ?... La Bête en ce cas serait-elle en mesure de se transmuer
en feux infernaux qui pourraient brûler les ailes de ceux qui prétendraient
faire main basse sans respect ou honneur? Pourquoi pas…
André Douzet