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Société Périllos ©

Le jardin ‘inspiré’
(1ère partie) - Saunière, le divin jardinier sacerdotal

 

Un jardin secret…

La ville de Lyon serait prétendue être celle des origines de la Société Angélique, en raison du fait que cette dernière avait ses locaux ‘accrochés’ sur les pentes de la colline de Fourvière qui aurait fonctionné en tant que ‘colline inspirée’ où la fraternité eut son jardin sacré, appelé ‘l’Angélique’. On dit que ce jardin était situé sur la propriété de Nicolas de Langes, ‘grand maître’ de l’organisation en question. Cette qualification doit être employée avec soin car ce mouvement a toutes les apparences d’un regroupement de plusieurs individus et non la structure d’une société secrète hiérarchique comme la franc-maçonnerie le deviendra dans les siècles suivants. En réalité, il semble bien que l’emplacement, choisi au flanc de la colline de Fourvière, n’ait été qu’une sorte de vitrine vide permettant de dissimuler, efficacement, le véritable siège principal. Ce piège de toute évidence a parfaitement fonctionné au détriment de plusieurs auteurs n’ayant pas poussé plus loin leurs recherches. Le véritable ‘centre spirituel’, dont les activités étaient ainsi soustraites à la curiosité, se situait en réalité au sommet d’une autre hauteur qui est celle de la rue Sœur Bouvier, au-dessus du quartier de St Irénée, et à la limite de Sainte Foy lès Lyon. Nous avons démontré qu’en réalité les sommets de Lyon ne furent qu’un secteur géographique, dans lequel s’est éveillée cette société pour la région Rhône Alpes… En outre, il suffit de reprendre les quelques indices écrits par, et pour, les ‘sociétaires’ pour en vérifier le fondement.
Pour la société angélique, les jardins étaient importants pour un certain nombre de raisons. D’abord, le jardin d’Éden est une référence à ‘un premier temps’, avant le péché originel… une sorte d’existence idyllique et éternelle. Ensuite, les jardins, pendant des siècles, sont présentés comme des enclos, fermés par une clôture sacrée, dans lesquels des expériences d’accouplement de l’humanité sont croisées avec la ‘culture’, l’élaboration dirions-nous, de certaines éléments sacrés prudemment oubliés. Ces derniers pourraient s’envisager depuis des qualités magiques et hallucinogènes permettant la réalisation de ces ‘mutations’ hors normes... Naturellement, nous retiendrons également plusieurs autres connotations ouvrant sur des notions de jardin autorisant l’image de l’intérieur spirituel de l’individu… tout autant qu’il représente symboliquement un périmètre plus vaste où se ‘cultive’, et se prépare, l’avènement d’un ou plusieurs temps futurs pour l’Homme. Enfin, nous dirons que cet espace en forme de jardin fermé offre, dans certaines circonstances, un ciel, ou asile, inviolable, situé en dehors des réalités de la vie quotidienne. C’est ce symbolisme d’un autre lieu fermé de l’intérieur et inaccessible au profane que nous trouvons sur les hauteurs de Lyon, où un jardin est suggéré en cours de pente (ascension) des flancs de la colline de Fourvière… alors que le vrai se trouve au sommet et dans un lieu parfaitement symbolique. Notons pour celui de la Rue Sœur Bouvier que ce territoire idéal s’articulait depuis plusieurs ‘enceintes’ ouvrant sur plusieurs niveaux avec un labyrinthe végétal, des points d’eau, une grotte centrale et des représentations de créatures ‘angelées’ mêlées à des griffons ou chimères… Notons que nous retrouvons ce même schéma dans la propriété de l’orfèvre Soulier que fréquentait l’abbé Saunière lors de ses venues à Lyon et que cet ‘enclos’ se trouvait aussi dans le même arrondissement, à l’opposé et sur le versant du ‘Point du Jour’.

« Elémentaire, mon cher Saunière ! »

Puisqu’il est question de Bérenger Saunière, rejoignons-le précisément dans son église et ses étranges jardins. Beaucoup de choses ont été écrites au sujet du sanctuaire entièrement restructuré par Saunière et tout particulièrement en ce qui concerne ses décorations. Pendant des décennies surgissent des dizaines de livres et de théories derrière lesquelles on nous assène, à chaque fois ‘d’une manière concluante’, le décodage de prétendus ‘indices’ laissés par ce prêtre. Parmi les nombreuses théories, souvent risibles sinon stupides, nous en retiendrons une seule proposant un autre schéma nettement plus perspicace que la moyenne en cette matière.
Il s’agit du travail particulièrement soigneux et précis d’Alain Féral. Celui-ci, en établissant un relevé des lieux, suggère que le premier jardin dessiné par Saunière devant son église en indique une copie inversée par ‘effet de miroir’. À l’opposé du cimetière (domaine des morts) au nord, en long se retrouve, au sud, (ouest - est) juxtaposée à celle évidente et visible, une ‘église invisible’ comprenant le jardin du grand calvaire devant l’église. Les deux constructions, l’une matérielle et l’autre en un reflet hermétique, se ‘lisent’ comme les pages d’un livre ouvert.
Les motifs principaux du ‘jardin imaginaire’ ont été placés de telle façon qu’ils reflètent fidèlement ‘le sanctuaire réel’. C’est ainsi que les allées latérales du jardin reproduisent les murs de l’église, et le cheminement central du tracé reflète l’axe du couloir de la nef de l’église. Ceci pourrait, en effet, être une seule coïncidence s’il n’y avait d’autres détails du même ordre. L’astucieux travail de Féral démontre que le maître-autel intérieur, par le jeu de l’inversion, est la place exacte du grand calvaire de ‘mission’… tout comme le pilier wisigothique, soutenant la Vierge, remplace l’emplacement du confessionnal. Si ce dernier est réservé aux pécheurs, le pilier en échange est agrémenté des mots ‘Pénitence – Pénitence’. On comprend facilement que Saunière a voulu montrer à qui savait voir que l’extérieur égale l’intérieur. Etait-ce pour montrer que ce qui est en haut est en bas ou encore que l’exotérique est identique à l’ésotérique ? Ou bien encore désirait-il préparer à une inversion de la réalité soumise à la loi des inversions sous une forme qui devait se manifester après les aménagements de l’église et des jardins ?... un étroit rapport avec un autre jardin bien plus secret et occulté celui-ci…

Inversions

Le travail sous cette forme inversée démontre indiscutablement une ‘dimension miroir’, comme Jean Cocteau la donne à ses ‘anges’ pour le passage vers l’autre ‘monde’. Saunière suit, ou est-il poussé à suivre, un cheminement montrant que ‘son’ jardin doit retenir l’attention de certaines personnes désignées, ne fût-ce que parce que cet enclos ‘ouvert’, et vert, repose aussi sur ‘sa’ colline… tout comme il put savoir que ‘le jardin angélique’ de Lyon était à deux dimensions : une facile à retrouver, mais ‘vide’… et la seconde fermée, mais ‘pleine’ du sens convenu et réservé aux seuls initiés prévenus. N’oublions pas que l’abbé Saunière se rend plusieurs fois à Lyon et précisément dans le quartier non pas du jardin vide mais bel et bien dans le secteur de l’orfèvre Soulier, de la généreuse bienfaitrice et du jardin secret! Lyon… une ville vers laquelle Saunière accomplit en quelque sorte plusieurs ‘pèlerinages’.
Mais également, dans les inversions de l’église de Rennes-le-Château, il y a un système complexe des reflets et miroirs : le jardin montre l’église imaginaire, avec le pilier wisigothique encore inversé sur lui-même par rapport à sa base et sa hauteur originale… qui était précisément à l’intérieur de l’église, en tant qu’élément soutenant l’autel primitif. Notons qu’il y a encore plus important: la chasse au trésor de Saunière, dans le sol, et sous-sol, à l’intérieur de son église l’a conduit à certaines découvertes. C’est ainsi que nous avons, d’abord, la prétendue ‘dalle des chevaliers’ qu’il identifie apparemment à la conception du calvaire dans le jardin. Ensuite, nous trouvons le pilier wisigothique qui se retrouve à soutenir la statue de la Vierge. En attendant, nous savons qu’à l’intérieur -à l’emplacement de l’autel où Saunière retrouve certains parchemins énigmatiques ainsi que sous le confessionnal- s’ouvre un passage vers quelques caveaux. Les échos sonores pouvant révéler la présence du souterrain furent étouffés et l’ouverture masquée en plaçant le confessionnal en forme de clôture hermétique et insoupçonnable. On peut dire que Saunière devant appliquer la formule de « ce qui est en haut est comme ce qui est en bas » dut préférer celle, plus imagée, d’un « ce qui est dedans est identique à ce qui est dehors »… faisant ainsi un lien magique entre le sanctuaire sacré et le jardin devenu, de fait, également sacré pour ceux qui devaient avoir des yeux pour en distinguer la subtile nuance.

La ‘maquette du jardin’

L’église de Saunière peut être considérée comme une sorte de ‘grand œuvre’ à décoder dont chaque ‘opération’, chaque étape (chemin de croix, autel, pilier, confessionnal…), est indispensable à sa finalité. Il en est de même pour le jardin. Cependant, nous appliquerons à cette situation, en forme d’avertissement, l’expression « pars pro toto », signifiant ‘considérer une seule pièce comme un ensemble’… En effet, le jardin voulu par l’abbé Saunière est à voir sous deux formes bien distinctes. La première forme une œuvre entière en raison des similitudes avec le jardin, sur lequel se dessine ‘l’église – reflet’, et sa correspondance aux proportions de la maquette… avec des coïncidences d’éléments comme par exemple le reposoir et le cartouche. La seconde se présente sous la forme d’éléments individuels superposés au jardin et à la maquette. Par exemple, la citerne sous le reposoir s’identifie à celle de la maquette sur sa géographie.
Par conséquent, dans le jardin de Saunière, nous voyons les composants suivants : le calvaire, la bibliothèque construite sur une citerne, une grotte, le pilier wisigothique avec la statue de la Vierge dessus. Dans une certaine mesure, nous pourrions ajouter une ‘pièce secrète’, ajoutée à la sacristie de l’église… bien que cet étrange réduit, sans fonction définie ou réel objectif, empiète également dans le jardin ‘miroir’. Peut-être était-ce là une sorte de ‘sas’ permettant le passage, la transition, d’une dimension à une autre ?
L’abbé Bérenger Saunière accomplit les travaux de son jardin magique en 1891… soit 25 ans avant de passer commande d’une maquette plus étrange encore. Bien que ces deux réalisations soient considérablement éloignées l’une de l’autre dans le temps, un certain nombre d’étroites similitudes relie étonnamment le moulage et l’enclos miroir.
Tout d’abord, nous retenons leurs formes identiques : une figure rectangulaire. Mais c’est surtout de certains éléments composant le jardin, et de ce dernier lui-même, que se produisent des répétitions sur la maquette voulue par Saunière. Dans le périmètre de l’église de Rennes-le-Château, nous trouvons un ‘jardin au calvaire’… pendant que sur la maquette est inscrit un ‘jardin de Gethsémani’. Hasard, sans nul doute, tout comme le fait que le cartouche de la maquette indique ‘Le Calvaire et le Saint-Sépulcre’ avec au-dessous: ‘Etat primitif’. Ce titre pourrait être une référence pour un état d’origine tel que ce ‘calvaire’ et ce ‘Saint Sépulcre’ pouvaient l’être ou l’avoir été à Jérusalem… Il se peut aussi qu’il provienne, en vérité, d’un langage hermétique propre à certaines sociétés d’initiés impliqués dans l’affaire de Rennes-le-Château. En ce cas, il s’agirait d’un jeu de mots indiquant une relation directe bien qu’ésotérique d’un thème, ou d’un savoir, inscrit dans le tracé ‘fermé’ du jardin et du calvaire liés au sanctuaire de Rennes-le-Château.
On observe qu’il y a un calvaire dans le jardin de l’église et un autre inscrit sur la maquette sous la forme du mot hébreu ‘Golgotha’ qui signifie ‘calvaire’. Il est remarquable que les deux désignations soient placées simultanément au milieu du jardin pour l’une et au centre de la maquette pour l’autre. La ‘citerne’ sur la maquette ne présente aucune correspondance pour le simple curieux qui aborde cette recherche pour la première fois. Cependant, nous soulignons qu’à l’étude ce lieu empli d’eau souterraine (pour la maquette) se trouve présent sur le site du jardin de l’église sous la forme d’une citerne (précisément) sous le bureau – bibliothèque de Saunière, près de l’entrée du cimetière. Ce local est devenu l’ancien reposoir et n’a plus d’autre fonction, à présent, que d’abriter de vieux pots de fleurs pour les tombes…
Actuellement, nous ne souhaitons pas justifier les emplacements correspondant au pilier wisigothique et la grotte, qui sont, là encore, deux éléments désignés sur la maquette : le tombeau du Christ et le tombeau de Joseph d’Arimathie. Nous laisserons donc ces deux ‘articles’ intacts actuellement.
Nous pourrions conclure, provisoirement, que la maquette est maintenant connue pour refléter une partie de la section du paysage de Périllos… sous l’aspect d’une inversion des reliefs. Quant au jardin, jouxtant l’église de Rennes-le-Château, il se présente comme un miroir du sanctuaire. Cependant, nous n’oublierons surtout pas que les dimensions de la maquette correspondent également aux dimensions de la pierre tombale de Marie de Nègre d’Ables, dans le cimetière du village… cette stèle qui représente un des principaux ingrédients de l’énigme. A ce stade de nos constats, nous nous trouvons face à une intrigante série de raccordements, ou inversions, d’une église à un jardin et une maquette.

Missions et recherches sur un jeu de mots

Puisqu’il est question de ‘ jeu de mots’, ne pourrions-nous pas nous demander si ‘maquette’ ne pourrait pas se prononcer… « ma quête »? En conséquence, la question à poser serait de savoir si l’abbé Saunière n’aurait pas marqué la fin de sa recherche, de son cheminement, par cet étrange moulage ou maquette, en employant un jeu de mots simple qui, une fois de plus, serait à double sens. Il pourrait, par ce biais, faire comprendre, à qui de droit, que ce ‘paysage’ représente son périple et son aboutissement final géographiquement parlant, et souligner par un second jeu qu’il se soit agi de… sa quête. Deux sens qui se rejoignent et se complètent depuis un seul mot !...
Nous reprendrons cette possibilité plus tard. Pour l’instant, nous revenons sur l’énigmatique inscription inscrite, au bas de pilier wisigothique, que Saunière avait ‘surajoutée’: MISSION 1891. Et si cette inscription représentait le cartouche du plan jardin ?
S’il s’agit d’une référence ‘reflétant’ une mission, elle devrait alors être le juste reflet d’une ‘quête’ synthétisée tout entière dans une seule date ou dans un certain ordre de chiffres ou de nombres. Dans ce cas, on pourrait arguer que la mission se soit présentée sous la forme d’un ordre donné d’une personne à une autre, tandis qu’une recherche est souvent limitée à un caractère plus personnel.
Si nous voulons aller encore un peu plus loin dans ce raisonnement de partage d’un message, nous voyons que comme le mot ‘maquette’ peut prendre un autre sens - ma quête -, le mot ‘mission’ peut se décomposer en « mis sion ». Ce qui pourrait signifier ‘mis par Sion’ ou encore donner en ‘télégraphique’ ‘Sion placé’. Une autre possibilité serait acceptable s’il s’agit de Saunière s’exprimant à la suite d’une sorte de transfert ou d’installation : « j’ai mis Sion 1891 ». Ici le nombre 1891 peut alors signifier une information ou plusieurs. Enfin, depuis ces articulations, nous pourrions même encore ajouter, en raison du pilier wisigothe placé à l’envers : « j’ai mis Sion 1891 à l’envers ». Nous n’irons pas plus loin dans ces solutions potentielles qui pourraient nous conduire trop loin, ou nous égarer sur le chemin de ce jardin secret. Cependant, nous ne pouvons passer sous silence que ‘Sion’ est naturellement une référence à Jérusalem… et que le paysage représenté sur la maquette est une partie conséquente de ‘l’état primitif’ de Jérusalem. Est-ce une coïncidence ou une conception différente si on retient que le jardin et la maquette sont le fruit de la conception de l’abbé Saunière ?

D’autres élaborations sous d’apparentes questions

Nous pourrions poursuivre plus avant notre raisonnement en prenant soin, toutefois, d’approcher ces observations simplement sous la forme de questions.
- Faut-il regarder ces correspondances entre, non seulement le jardin et la maquette, mais également avec une convergence de l’église ? En ce cas, pourrions-nous aller plus loin que les ‘seules’ observations qu’Alain Féral a pu faire en son temps?
- S’il y a un indice clairement souligné quant aux inversions contenues à l’intérieur de l’église, faut-il y ajouter la façon dans laquelle les stations du chemin de croix ont été placées, ainsi que leur ordre de lecture ?
- La grotte dans le jardin de l’église a-t-elle un lien avec la description de Marie Madeleine à l’intérieur d’une caverne (grotte) représentée sur le soubassement du maître-autel ?
- Le bénitier porté dans l’église par le démon Asmodée a-t-il servi de référence pour le réservoir sous le ‘reposoir’ situé dans le jardin ?... ou bien faut-il simplement comprendre dans cette représentation qu’une certaine ‘eau’ ‘commande’ le diable ?
- A propos de diable… si nous devions renverser, inverser ou retourner le ‘tombeau du Christ’ (sur la maquette de BS), aurions-nous l’illustration du… ‘berceau du diable’, qui représenterait alors l’opposé d’Asmodée abritant le mot ‘IESUS’ ou serait-ce l’image de ce démon ‘contraint’ par l’eau sainte à l’intérieur de l’église ?
- Le grand calvaire dans le jardin, et l’immense fresque en relief du mur occidental de l’église, suggèrent tous deux le Christ sur une montagne conique (Golgotha). Est-ce un autre parallèle possible avec le ‘tombeau du Christ’ ?

1891 ?

Une mission semble finir, commencer ou avoir lieu en 1891… comme l’indiquerait le pilier inversé sous la statue de la vierge, dans le jardin. A ce jour, rien ne permet de comprendre la signification définitive de ce rébus en reflets multiples. Certaines pistes de recherche se basent sur une inversion de ce nombre 1891 pour parvenir à 1681. Cependant, à ce jour, si cette hypothèse est acceptable, elle n’apporte toujours pas de révélations indiscutables.
Il nous reste, pour conclure ici, la date, tragique mais importante dans l’affaire de Rennes-le-Château, du 17 janvier 1781. Ce chiffre correspond aux 110 ans d’écart avec la mort de Marie de Nègre d’Ables. Le texte, sur la pierre tombale commémorant ce décès, est tracé par l’abbé Bigou. Ce dernier le compose avec de nombreuses erreurs visibles, apparemment voulues. Il résulte de ces anomalies différentes réflexions étonnantes amenant le lecteur, par exemple, à lire que cette dame de haut rang est désignée comme une prostituée… une catin. Ceci doit-il encore nous suggérer la ‘différence’, l’opposé, entre une noble dame et une catin ? Est-ce une autre inversion ?
A propos d’erreur, nous sommes en droit de nous demander si c’en est une autre, du même genre, lorsque sur la maquette nous voyons l’abbé Saunière s’égarer en représentant deux tombes, du Christ et de Joseph d’Arimathie… alors qu’en fait il ne peut y en avoir qu’une seule !
Se pourrait-il que Saunière, en inscrivant 1891 sur le pilier, se soit référé, en l’accomplissant, à la mission que Bigou, avant de quitter Rennes-le-Château, suggérait comme indispensable, pour résoudre l’énigme? Si sa mission fut conduite à terme, avec succès, Saunière pouvait commencer sa ‘quête’… qui eut pour conséquence la réalisation de la maquette !

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Filip Coppens