Plan du site | Recherche | Forums | Publications | Actualités

Société Périllos ©

Le jardin ‘inspiré’
(2ème partie) - Jésus, le jardinier divin

 

Un autre Pentagramme ?

Depuis l'annonce de l'existence d'un pentagramme à Rennes-le-Château, tous les types de lignes et cercles ont été désignés dans ceci et d'autres paysages. Parmi ce dédale de la géométrie sacrée, il y a un pentagramme souvent négligé, le seul à notre avis, méritant d’être étudié.
Ici, ce pentagramme, une découverte de l’écrivain anglais Guy Patton, est un véritable pentagramme, dans le sens où chacun de ses cinq points est clairement identifié (ce qui est déjà une rareté notoire au regard de plusieurs autres pentagrammes de pure fantaisie) et incorpore les ingrédients principaux du mystère en lieu et place des articles ‘ayant été ajoutés’ à l'énigme par les auteurs de chaque nouvelle théorie. Habituellement, dans ce genre d’exercice, les figures construites s’étendent sur des dizaines de kilomètres, ou pire sur des centaines, et sont d’une telle précision géométrique qu’elles exigent l'intervention d’intelligences extraterrestres ou imposent comme auxiliaire l’appui d’un logiciel, identique à ceux utilisés par notre moderne IGN, mis en application il y a des centaines d’années, voire plusieurs millénaires ! C’est dire la fragilité, pour ne pas dire plus, des hypothèses avancées. Le pentagramme que nous présentons est au contraire de taille réduite et dans les possibilités de traçage et la compétence d'une personne comme... Saunière.

1, 2, 3, 4, 5

Revenons, pour étudier cette réalisation géométrique, à Rennes-le-Château et plus particulièrement dans les travaux de notre curé. Tous les points de ce pentagramme peuvent s’inscrire entre l'église et le jardin du grand calvaire. Voyons, maintenant, les éléments principaux de l'énigme :
- le pilier wisigothique dans le jardin ;
- la fontaine dans le jardin, devant l'entrée du cimetière ;
- le confessionnal dans l'église ;
- une petite resserre à côté de la chair... de l'autre côté du mur où la pierre tombale de Marie de Nègre a été localisée.
- le cinquième point pourrait en rien sembler correspondre dans la construction géométrique, ni sur aucun élément notoire sur le côté du mur triangulaire du jardin où s’achève le cinquième sommet. Notons, dans un premier temps, que ce côté du triangle fait partie du pentagramme, et ce ne peut être, non plus, qu’une coïncidence.

La personne chargée de créer ce pentagramme ne peut qu’être Bérenger Saunière. Que ce dernier ait fait ceci sans en être conscient est envisageable mais peu probable. Et si le hasard en était responsable, il est évident qu’il n’aurait pu le faire qu’en employant ‘des conventions géométriques’ coïncidant au résultat parfait d’une figure à cinq côtés quasiment égaux sur une série de points pour le moins sensibles.

Des correspondances entre le jardin et la maquette

Bien que nous ayons tous lieux de penser que le pentagramme était intentionnel, nous savons depuis peu que cette ‘forme’ s’inscrit maintenant dans un cadre plus précis et plus grand dans ses conséquences. Prenons pour premier exemple que le jardin et la maquette de Saunière ont les mêmes dimensions… ou du moins, bien entendu, les mêmes proportions. De ce constat nous passons à d’autres coïncidences du rapport jardin-maquette dans leurs détails.
Il est évident que les dimensions du jardin et de la maquette coïncident parfaitement dans les détails primordiaux, tels que les taille et position du cartouche, en correspondance parfaite avec le reposoir, à côté de l'entrée du cimetière… Il ne peut s’agir d’un simple hasard. Après ce recoupement, nous notons également que la position du calvaire dans le jardin correspond parfaitement à la position du calvaire sur la maquette. Ceci encore ne peut pas être une coïncidence.

En utilisant les inversions proposées sur le terrain et la maquette, nous notons que la disposition des chemins dans le jardin, et les lignes (les torrents dans le paysage de Périllos qui sont cependant quasiment toujours à sec) sur la maquette, offrent la même disposition de base… sous la seule réserve de voir ceci selon une parfaite inversion ! Naturellement, nous savons que la maquette est elle-même une inversion. C’est ainsi que... dans la dernière inversion, l'emplacement des deux tombeaux correspond très précisément à celui de la grotte dans le jardin de Saunière. C'est un endroit souvent négligé, ce qui, selon quelques rares chercheurs, est une regrettable erreur.

Tombeaux

Les dimensions de la maquette correspondent également aux dimensions de la pierre tombale de Marie de Nègre d'Ables (communiqués également par les descendants des derniers Hautpoul italiens), dans le cimetière du village. Ce monument est un des ingrédients principaux de l'énigme.
En discutant la date de 1891, ou de 1681, nous notons qu'il y a une autre date fatidique, celle du 17 janvier 1781. Or, de 1891 à 1781, il y a cet écart de 110 ans qui correspond à la mort de Marie de Nègre d’Ables. Ce décès amène, curieusement, l’intervention de l’abbé Bigou qui assure la forme, les dimensions et le texte chiffré de cette pierre tombale qui, d’après nous, n’a toujours pas livré l’ensemble de son secret. Personne, à ce jour, n’a retenu à sa juste valeur que l’une des erreurs flagrantes de ce texte gravé (donc primitivement prévu pour être perçu immédiatement par qui de droit) a comme conséquence évidente d’attirer l’attention sur le fait que cette dame est ni plus ni moins traitée de ‘catin’, ce qui revient à la considérer comme une prostituée ; ce qui est plutôt désobligeant pour une aristocrate. Mais avec le recul nécessaire, cette inscription, jamais modifiée jusqu’à l’arrivée de Saunière qui la supprimera radicalement, nous donne une indication jamais soulignée à ce jour. Il s’agit, sans erreur, d’une dame de noble extraction donc considérée ‘pure’… or, en la traitant de ‘catin’, on en fait une créature … ‘impure’ (sur le principe évidemment !). Ne s’agit-il pas là d’une inversion notoire dont personne ne parle? Nous pouvons aller encore un peu plus loin en ajoutant un autre lien avec Marie Madeleine, que l’Eglise qualifie de prostituée et ensuite de repentante. Ne serait-il pas possible de trouver un second exemple de parallèle entre ce qualificatif et le mot ‘PENITENCE’ répété deux fois sur le pilier wisigoth (lui-même inversé), supportant une statue de la Vierge Marie qui naturellement représente l’inverse d’une Marie impure… Marie-Madeleine ?
En fait, dans cette affaire, nous disposons de trois Maries à Rennes-le-Château: Marie Madeleine pour l’église, la Vierge Marie dans le jardin et Marie de Nègre, dame d'Hautpoul. Cette dernière, nous l’avons vu, se voit traitée simultanément de ‘catin’ et de ‘noble’, sur la même pierre tombale dans le cimetière du village. Chacune de ces Maries ‘contient’ également des erreurs : le jardin et le pilier wisigothique à l'envers et l'inscription mortuaire ‘De Nègre’ contiennent plusieurs erreurs. Enfin la maquette représente l'erreur principale en montrant deux tombeaux séparés : celui du Christ et de Joseph d'Arimatie, quand, en fait, selon la bible, il n’y en eut qu’un seul.
A l’issue de tous ces éléments, il en reste un dernier qui ne doit pas être négligé, celui du nom de Marie de Nègre, dame d’Hautpoul. Ce dernier se prononce phonétiquement de la même manière que le secteur géographique d’Opoul qui est celui de la maquette de Saunière… deux noms, Hautpoul et Opoul, s’entendant de façon identique.

Quand 1891 signifie 16:1

Sur le pilier wisigoth, l'inscription ‘MISSION 1891’ embarrasse les chercheurs depuis près de quarante ans. C’est George Sherrill qui aurait récemment résolu cette énigme, à partir du premier chapitre de ce dossier. L'analyse de Sherrill aborde le mot ‘mission’. Il note que le mot apparaît une seule fois dans le nouveau testament : Actes des Apôtres 12:25, qui est le dernier élément du chapitre 12 : « Quant à Barnabé et Saul, après avoir accompli leur ministère à Jérusalem, ils revinrent, ramenant avec eux Jean, surnommé Marc. »
La traduction ci-dessus emploie le mot ‘ministère’ mais Sherrill, en utilisant les textes grecs comme originaux, lit diakonian, qui peut également être traduit par ‘mission’. Citons Sherrill : « Ce que je trouve intéressant c’est que le passage finit avec Marc. » Chacun a toujours lu l'inscription en tant que 1891. Ceci semble ‘logique’ car 1891 est marquée pour beaucoup comme l’année clef dans la vie de Saunière. Cependant, l’analyse de ses revenus indique qu’encore plus tôt il eut accès ‘à des sources anormales de revenu’. Le chiffre 8 de l’inscription du pilier, en outre, n’est pas celui d’un ‘huit’ typique ; c'est, en fait, deux petits cercles. Si nous allons plus loin, ces deux petits cercles superposés peuvent s’identifier à deux points, ce qui donnerait peut-être : 1891 = 1:91 ou en version inversée : 16 :1… et offrirait alors un vaste champ d’investigation.

La résurrection

George Sherrill concentre son attention sur Marc 16:1. Il note que ‘Marc 16:1-8’ est la fin officielle de cet Evangile selon les codex Vaticanus et Sinaticus. La suite a été ajoutée plus tardivement.

« 1- Quand le sabbat fut passé, Marie de Magdala, Marie, mère de Jacques, et Salomé achetèrent des aromates pour aller oindre le corps.
2- Et de grand matin, le premier jour de la semaine, elles vont à la tombe, le soleil s'étant levé.
3- Elles se disaient entre elles : « Qui nous roulera la pierre hors de la porte du tombeau ? »
4- Et ayant levé les yeux, elles virent que la pierre avait été roulée de côté : or elle était fort grande.
5- Étant entrées dans le tombeau, elles virent un jeune homme assis à droite, vêtu d'une robe blanche, et elles furent saisies de stupeur.
6- Mais il leur dit : « Ne vous effrayez pas. C'est Jésus le Nazarénien que vous cherchez, le Crucifié : il est ressuscité, il n'est pas ici. Voici le lieu où on l'avait mis.
7- Mais allez dire à ses disciples et à Pierre qu'il vous précède en Galilée : c'est là que vous le verrez, comme il vous l'a dit. »
8- Elles sortirent et s'enfuirent du tombeau, parce qu'elles étaient toutes tremblantes et hors d'elles-mêmes. Et elles ne dirent rien à personne, car elles avaient peur... »

Le jardinier divin

Les événements ci-dessus décrivent la Pâques, au moment où Marie Madeleine va au tombeau pour oindre la dépouille de Jésus. Quand elle arrive au tombeau, elle le trouve ouvert et la pierre roulée plus loin. Les femmes voient un homme que, selon d’autres Evangiles, Marie Madeleine identifie comme étant un jardinier… alors qu’en fait il s’agit de Jésus ressuscité. Dans la version de Marc, l'étranger à l'intérieur du tombeau tout ‘simplement’ dit aux femmes que Jésus est ressuscité et que cette nouvelle -précisant que Jésus est en Galilée- doit être portée aux disciples, et plus particulièrement à Pierre.
Sherrill précise que le texte finit de manière particulièrement abrupte, et qu’il est clair que les chrétiens ont voulu, plus tard, ‘écrire une fin décente’ à cette histoire.

Au cas où nous lirions le texte ‘mission 1891’ comme ‘Marc 16:1’, nous aurions : « Quand le sabbat fut passé, Marie de Magdala, Marie, mère de Jacques, et Salomé achetèrent des aromates pour aller oindre le corps. »
Il y a plusieurs raisons pour que cette solution soit probablement la bonne. En effet, l'église de Rennes-le-Château est consacrée à Marie Madeleine… ensuite, le pilier est consacré à la Vierge Marie, considérée comme ‘la mère de Jacques’ (frère de Jésus). Ensuite, le jardin devant l'église de Rennes-le-Château formerait, aux yeux de Saunière, une parfaite imitation du jardin dans lequel le tombeau de Jésus a été situé. Et c'est ici que la correspondance avec la maquette semble raisonnable, parfaite et absolue : la maquette présente les mêmes proportions que ce jardin et indique, à qui sait le lire, un emplacement identifiant le… ‘tombeau du Christ’.

« Il n'est pas ici »

Dans son Evangile, nous voyons Marc 16:6 se rapporter à l’affirmation Jésus n'étant pas ‘ici’ se trouve en ‘Galilée’. Cette remarque se rapporte directement au texte inscrit en première page du registre, datant de Bigou, de l’église de Rennes-le-Château. Nous présentions une étude précise sur cette énigmatique phrase, répétée près de 10 fois, dans notre chapitre ‘l'énigme du cimetière’. Dans ce dernier, nous expliquions : « Maintenant l’abbé Bigou sait… Devant l’énormité de ce qu’il vient d’apprendre, il pense peut-être un instant à tout effacer des détails de cette inconcevable confidence. Il se reprend et décide de laisser un témoignage qui ne contredira en rien le secret de la confession, ne serait-ce, peut-être, que pour partager ce fardeau avec ses collègues qui le remplaceront à Rennes. Il court le risque que d’autres personnes que des religieux comprennent son message ou retrouvent les éléments utiles à sa reconstruction… et c’est ainsi qu’une inscription sera composée et laissée à la vue de tous et de celui surtout qui saura la lire. Sans doute sa conscience est-elle alors partiellement apaisée. Mais cette mesure ne semble pas suffisante. On peut dire qu’il semble littéralement obsédé, hanté par cette révélation dont il est maintenant le dernier dépositaire. Alors, il va écrire avant de quitter sa paroisse… Mais, est-ce vraiment lui qui écrit fiévreusement un autre message -ou le fait-il écrire ?- lancinant celui-ci, laissé à l’attention des seules personnes qu’il pense capables de comprendre : les prêtres qui lui succéderont à Rennes ? Cette fois, il s’agit d’un avertissement, une remarque impossible, répétée une dizaine de fois comme une litanie… ou une supplique. S’il ne s’agissait pas de sa main, ce serait encore plus grave car il faudrait alors admettre un ‘complice’ et supposer notre abbé entouré de gens capables d’écrire correctement… donc sachant lire !... Un autre prêtre ?
La teneur de ce message est telle, et surtout le livre dans lequel il se trouve, que seul un religieux pouvait l’inscrire en page de garde du registre paroissial de Rennes... depuis Bigou. Ainsi, aucun prêtre ne peut manquer de lire cet appel ultime, à charge, pour le lecteur ecclésiastique, de le négliger ou de chercher la raison de ces lignées répétées. Il ne peut faire aucun doute que l’abbé Saunière, près d’un siècle plus tard, ait vu, lu et cherché le fondement de ces lignes.
La feuille est en mauvais état mais encore reliée, ce qui interdit toute supercherie ou mauvaise direction, et le haut en est déchiré. On devine qu’il manque deux lignes de la même hauteur d’écriture. A lire le feuillet directement, on distingue parfaitement le premier mot de chaque ligne. On peut donc dire que la phrase est répétée dix fois avec cet énoncé: « Jésus de Galilée nest point icy ». Nous serions déjà devant une phrase peu anodine en elle-même. Alors que dire, maintenant que nous pouvons la regarder placée dans l’extraordinaire contexte que nous lui savons à présent ?… D’ailleurs, nous retrouvons cette situation, de manière identique, à propos des textes inscrits sur la maquette de Saunière. Cette dernière, au demeurant, pourrait tout à fait répondre à cette remarque sur la non présence ‘icy’ de ‘Jésus de Galilée’ en lui répliquant… « Non, il n’est point ici puisqu’il est ailleurs, en un lieu ici désigné à Périllos ! ».

Le tombeau du Christ

En ‘Marc 16’, il est dit que Marie Madeleine trouve le tombeau de Jésus ouvert, la pierre roulée plus loin. Nous remarquons, après avoir localisé l'endroit que Saunière identifiait comme ‘tombeau du Christ’ sur la maquette, près de Périllos, qu’il a trouvé un tombeau intact - la pierre n'étant pas roulée au loin… mais fermement en place. En 2004, les délégués au Frontier Symposium à Amsterdam pouvaient voir une photographie de cet endroit. Plus récemment, en mars 2007, les délégués à la conférence de Saunière Society dans l'abbaye de Newbattle pouvaient voir la même image.
Enfin, nous pourrions disposer d’une possible autre ‘inversion’ en nous demandant si nous n’aurions pas un ‘tombeau ouvert’… contre un ‘tombeau fermé’. La maquette identifierait-elle ‘le tombeau fermé’… et le jardin de Rennes-le-Château symboliserait-il ‘le tombeau ouvert’ ? Si oui, ne devrions-nous pas comprendre, ici, un conseil quant à ce que signifie ‘l'état primitif’ indiqué dans le cartouche composé par Saunière pour son moulage ? Si oui, ce ne peut qu’être le conseil d’aller chercher aux confins matériels et occultes de ce fameux ‘jardin du calvaire’.

Filip Coppens

Note : Nous voudrions souligner que nous ne croyons pas qu'il y ait quoi que ce soit de caché dans ce jardin du calvaire de Rennes-le-Château. De ce fait, nous déplorerions et condamnerions vivement n'importe quels dommages pouvant être causés à ce jardin par les irresponsables croyant que tout ait été caché par Saunière à Rennes. Au contraire, nous avons maintenant suffisamment d’éléments permettant de croire que Saunière a ‘caché’ ses indices sous forme d’éléments extérieurs et parfaitement visibles… à celui ou celle qui saura voir, par exemple dans les dimensions et formes du jardin, le positionnement des piliers, etc... L’abbé Bérenger Saunière avait utilisé la méthode du ‘secret ouvert’, pour ‘ceux avec des yeux pour voir’. Afin de démêler le mystère, chacun doit s'assurer que le jardin reste en… état primitif… et doit bien comprendre que, pour ‘creuser’ et accéder à cet état, on a besoin seulement de l’intelligence… et non d’une pelle !