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‘JEAN
XXIII’ dans l’affaire de Bérenger Saunière (2ième partie) - Malachie, Angelo et Bérenger… prophètes en leurs pays ? |
Le
silence des divinations religieuses
Un
lourd silence entoure ces ‘divinations religieuses’ et, à
chaque conclave, tout est fait pour les laisser poursuivre leur destin,
et entrer sans à-coup dans la légende de l’Eglise. Ainsi,
depuis fort longtemps les cent onze prévisions de Saint Malachie
sont considérées comme tangibles, même et surtout par
l’Eglise, et c’est dire si l’élément qu’elles
véhiculent est pris au sérieux. Car, comme l’écrit
si justement Jean-Luc Maxence dans son formidable ‘Les secrets de
la prophétie de saint Malachie’ (éditions Dervy), «
si la prophétie des papes a ‘tenu’ durant plusieurs siècles,
c’est qu’elle n’est jamais apparue à qui voulait
vraiment l’analyser comme une série d’incohérences.
La logique des devises 106, Pastor angelicus, et 107, Pastoret naut, le
démontre bien. Sans prophète ni prophéties, l’Eglise
n’aurait aucun sens ».
Le problème, en ce qui concerne les prophéties et la religion,
est que nous nous approchons du moment où il ne doit plus y avoir
de pape… du moins l’échéance du dernier ne serait
pas loin. Ceci signifie qu’il doit se produire un événement
d’une telle force qu’il soit capable de bouleverser l’ordre
des fondements même de l’Eglise !
Pourtant, si les prophéties annoncent la fin des papes, elles ne
précisent pas les raisons, les causes, ni qu’elles soient la
suite d’une catastrophe naturelle mondiale ou d’un bouleversement
social, populaire ou… les conséquences d’une révélation
religieuse sans précédent et irréversible qui mettrait
un pape dans une situation difficile, voire simplement intenable. Dans cette
éventualité, ce serait la fin des papes ‘traditionnels’
et l’ouverture d’une nouvelle religion avec une nouvelle série
de ‘Nautoniers de Pierre’ d’un autre ordre… si on
peut dire ainsi.
«
2000 ans plus l’âge du Sauveur »
Les
prophéties mises en place, et accréditées, il reste
un détail important à éclairer. En effet, il nous faut
à présent revenir à cette date de « 2000 ans
plus l’âge du Sauveur » qui, à mieux y réfléchir,
pose un problème dans cette donnée marquant le temps d’une
fin. En effet, si on ne peut modifier le nombre fixe, et annoncé,
de 2000 ans, il en serait autrement concernant ‘l’âge
du sauveur’ dont on sait que l’âge habituellement retenu
est 33 ans. Cependant, ce dernier est peut-être le résultat
volontaire d’un nombre qui deviendra hautement symbolique, comme par
exemple les 33 miracles de Jésus, les 33 chants du Purgatoire et
les 33 autres du Ciel dans ‘la Divine Comédie de’ Dante,
les 33 hauts grades pour la Franc-Maçonnerie, ou encore… l’âge
de Saunière à son arrivée à la cure de Rennes-le-Château.
Cependant, rien ne prouve vraiment que Jésus ait eu cet âge
au moment de l’Ascension.
Enfin, nous voici au moment le plus délicat à aborder. Effectivement,
33 ans de vie pour Jésus est le nombre retenu, du moins officiellement,
pourtant rien ne permet de l’évaluer avec précision,
ni même d’ailleurs de manière approximative. Le sujet
fait d’ailleurs l’objet d’une polémique devenue
récurrente, sans moyen de trouver la solution. Cependant, il est
possible que la solution existe, et d’une façon très
simple mais difficile à présenter sans provoquer la vague
d’indignation habituelle. Effectivement, il faudrait admettre quelques
instants comme possible l’hypothèse que Jésus ne soit
pas mort sur la croix… A ce moment, il suffirait de savoir à
quel âge il est réellement décédé pour
connaître le nombre à ajouter à 2000 pour avoir la date
précise… et obtenir le moment d’agonie de l’Eglise
actuelle qui devrait correspondre à l’avènement d’une
nouvelle. Pour un tel homme, comme pour tant d’autres, il est de bon
ton que soient inscrites, sur sa tombe, ses dates de naissance et de décès.
Si la théorie est facile à énumérer, la réalité
est tout autre. Pourtant, nous aurions ici, au lieu d’hérétiques
propos incohérents, une éventualité prodigieuse qui
se présenterait, en la matière, sous la forme d’une
inscription trouvée sur la maquette géographique dite de Bérenger
Saunière… celle-ci nous montrant sur un des sites décrits
le tombeau de Jésus ! Nous avons déjà parcouru un nombre
conséquent d’éléments étayant la cohérence
d’une réalité de terrain en un lieu précis des
domaines des seigneurs de Périllos et dont le secret était
connu par plusieurs personnages religieux étroitement liés
au mystère de Rennes-le-Château via l’abbé Bérenger
Saunière.
Périllos
et les tristes étoiles de midi
Bien
entendu, nos détracteurs de service iront, une fois de plus, de leur
traditionnel grand air des « étoiles de midi » ! Oui…
jusque là, cette théorie peut sembler des plus fiévreuses
et des moins crédibles. Pourtant, nous allons maintenant approcher
plusieurs détails des plus intéressants dans cette affaire.
D’abord, le fait que cette maquette soit commandée par un prêtre…
et ceci personne ne peut nous le contester. On remarque qu’effectivement
elle comporte parmi ses inscriptions religieuses : « Tombeau
de Jésus ». La façon dont le bref texte est présenté
avec les autres, sur le curieux décor géographique, exclut
toute faute d’interprétation ou de constitution du moulage.
Ensuite, nous savons maintenant que ce paysage réduit représente
incontestablement une portion précise du territoire de Périllos.
On peut conclure, si on prend en compte les étrangetés historiques
émaillant le passé des seigneurs locaux, qu’un secteur
de ces terres sacrées abrite un dépôt permettant d’identifier
si Jésus est mort en croix… ou a survécu à ce
supplice romain pourtant réputé mortel. Si tel est le cas,
le sanctuaire caché contient plusieurs éléments dont
probablement la durée de vie de Jésus ou sa date de mort…
permettant l’addition dont la somme donne la date d’une fin
annoncée de la succession des nautoniers de la barque de Pierre de
l’Eglise catholique. Car, si nous observons cette possibilité,
il va sans dire que d’autres hommes durent ensevelir décemment
cet ‘homme dieu’ avec les honneurs dûs à son rang.
On se doute qu’à cet instant une information datée,
ou marquant un temps, fut donnée. On peut penser à une gravure,
un document, en un mot un élément permettant de savoir ‘qui’
et ‘quand’. Ce détail, en la circonstance, est peut-être
plus précieux que le sujet lui-même.
Le
prophète saint Malachie
S’il
y eut une tradition, transmettant un secret soigneusement caché,
certains très rares témoins présents à ce moment
en avaient la notion. Forcément, pour cet événement,
un représentant des premiers chrétiens devait être présent.
Comment imaginer qu’ensuite un fil ténu n’ait pas été
établi afin de perpétrer cet incroyable souvenir. A n’en
point douter, cet élément, pour le moins dangereux à
diffuser, dut toutefois filtrer par bribes parmi les premiers chrétiens
qui en recueillirent la précieuse rumeur. Peut-être, ce furent,
par exemple, quelques moines pionniers du christianisme et ensuite quelques
membres gravitant dans les plus hauts postes ecclésiastiques de l’Eglise
naissante, et quelques prêtres du sud de ce qui deviendra la France…
appelée fille aînée de l’Eglise, sans doute à
juste titre ! N’oublions pas aussi qu’un lieu des terres de
Périllos avait pour nom ‘Tombe Dieu’, ce qui à
lui seul représente un poids certain dans cette affaire.
Peut-être Malachie savait tout ou partie de ce secret mortel qui le
sera ensuite pour l’Ordre du Temple.
Malachie est un moine irlandais du 12e siècle, évêque
de Bevehor et archevêque d’Armagh, décédé
le 2 novembre 1148. Le saint homme a-t-il pu accédé à
ce savoir interdit, parvenu sourdement jusqu’en Irlande il y a si
longtemps ? Ce serait tout à fait possible… Peut-être
lui suffit-il d’aller aux sources d’un autre moine, primitif
celui-ci, un certain St Patrick. Ce dernier laisse, à sa mort, un
culte sacré toujours actif aujourd’hui au puits de l’enfer,
précisément sur les terres ‘de la fin du monde’.
Saint Patrick savait-il ? Pourquoi pas. En ce cas, il laisse, sans doute,
une sorte de preuve qu’aurait pu venir vérifier ou retrouver
Ramon de Périllos, lors d’une odyssée dont la mémoire
est encore chère aux irlandais alors qu’en France personne
n’y attache plus la moindre importance !
Malachie lance dans l’avenir une ‘prophétie’ telle
que l’Eglise la respectera jusqu’au bout. En est-il l’auteur
ou est-ce le fruit d’un collège de ‘savants’ qui
signe sous le nom de ce moine ? Peu importe en vérité, puisque
seul le résultat compte réellement. Le temps passe et d’autres
personnages finissent par ‘frôler’ le mortel savoir !
Quelques discrètes, ou secrètes, balises forment ainsi ce
qu’appelle J-L Maxence « un parcours tracé dans la nuit
du futur et jalonné de haltes éclairées. La prophétie
ne se contente pas de nous annoncer « le temps de la Fin » comme
tant d’autres de ses sœurs, elle nous montre les pancartes symboliques
qui nous mèneront jusqu’à la mort de Rome ».
Le
savoir des hautes sphères
Si
le secret fut tenu jalousement dans les sphères de la religion, il
est logique qu’en haut lieu il soit su… sauf l’élément
secret de la durée de vie de Jésus permettant le final calcul,
dès les prophéties annoncées.
Et les plus hautes instances de l’Eglise s’y intéressèrent
effectivement. Après tout, nous ne savons rien sur l’initiation,
en 1935, de monseigneur Angelo Roncalli, et rien ne nous prouve qu’elle
soit ce qu’en dit Pier Carpi. Certes, monseigneur Roncalli dut être
initié, mais au lieu du rassurant thème de la Rose Croix,
fidèle ‘loup blanc’ au rendez-vous de l’hermétisme,
il put tout autant l’avoir été depuis une société
secrète religieuse qui le téléguida ensuite à
la barre de Pierre… à Rome. Cette dernière, pour rester
dans l’ombre propice au formidable projet, a pu, pourquoi pas, suggérer
la Rose Croix comme auteur que personne ne contredirait… loin s’en
faut !
Cependant, à cet instant, nous ne disposons toujours que des mots
à peine soufflés par l’abbé Saunière,
curé de Rennes-le-Château, à l’instant de rendre
son âme : « Jean XXIII », pour seul lien fragile entre
l’abbé et le futur pape… Si fragile que nous n’en
aurions jamais fait état de manière si formelle si d’autres
détails n’existaient pas… et ces détails, les
voici.
Dans l’affaire de Rennes-le-Château, nous avons Saunière,
certes… mais, après sa mort, il y avait Marie Denarnaud, qui
savait forcément beaucoup de choses confiées par l’abbé,
volontairement ou non. Ne dit-on pas, pour cette dernière, que l’évêché
tenta de lui soutirer des informations ou la propriété dont
elle héritait ? Et que, pour conduire cette manœuvre à
bien, un proscrit, familier de sa famille, au passé plus que douteux,
fut même tiré de prison pour s’en acquitter… sous
garantie morale de l’évêché ! Sont-ce là
des méthodes dignes de ‘Monseigneurs’… ou plus
élevés encore ?
Mais il y a encore plus curieux. Marie Denarnaud hérite de Saunière
du domaine et forcément d’un ‘savoir’. Elle-même
décède le 30 janvier 1953, après avoir tout légué,
le 22 juillet 1946, à monsieur Noël Corbu et Henriette, son
épouse.
Arrêtons-nous sur cette famille Corbu. Ils auraient demandé
directement au Vatican une bourse pour la scolarité de leurs enfants
dans une école religieuse de Carcassonne. Le Vatican semble étonnement
attentif à cette requête.
Cependant, une enquête est ouverte sur le sujet… Elle est donc
confiée à un homme de toute confiance qui forcément
devra entrer en contact avec… les derniers héritiers de ce
qu’il reste des affaires de l’abbé Saunière. Quelle
n’est pas notre surprise en apprenant que la personne choisie pour
conduire cette besogne n’est autre que… le nonce Monseigneur
Angelo Roncalli ! Ainsi, en toute innocence, mais aussi en toute discrétion,
le pape Jean XXIII s’est trouvé face aux dernières personnes
encore au courant de bien des éléments de l’énigme
de Rennes et, par le rebondissement de la maquette de Saunière, à
celles de Périllos ! La boucle se bouclait un peu plus encore. Pour
la petite histoire, ajoutons que, malgré un avis catégoriquement
défavorable de l’évêché, la bourse fut
toutefois attribuée, à la stupeur générale …
Et quelques anciens chercheurs de se demander, à juste titre, quel
moyen de pression fut utilisé pour fléchir la décision
de Rome ? Mgr Angelo Roncalli posa t-il d’autres questions, hors sujet
d’une ‘enquête de proximité sociale’, qui,
en lui donnant satisfaction, le dédouanèrent de donner un
avis contraire à l’évêque de Carcassonne ? Si
oui, on peut, une fois encore, se demander si ce fut sur sa propre initiative
que Roncalli modifia les avis ou… sur ordre supérieur ? De
fait, en atteignant quelques années plus tard l’état
papal, Jean XXIII pouvait fort bien se rappeler de cette ‘mission’
et en effacer les traces que nous dirons pudiquement… gênantes.
Mais ceci, nous nous empressons de le préciser, n’est que pure
hypothèse, ayant toutefois une ‘sacrée’ odeur
de possible ou de sainteté.
Une
flottille de petites barques
Nous
pourrions, à ce stade, nous contenter de ces éléments
suffisants et considérer notre travail comme clos. Cependant, il
reste encore à renforcer le lien entre ces faits et Périllos…
Certes, nous pouvions nous contenter des visites d’Angelo Roncalli
à Perpignan et dans le secteur de Rivesaltes. Mais Rivesaltes et
Perpignan ne sont ni Opoul ni encore moins Périllos… surtout
Périllos.
Le lecteur attentif a pu remarquer que plusieurs fois nous insistions sur
le fait que Jean XXIII fut en réalité le nautonier ou ‘barreur’
de la ‘barque de Pierre’. Oui… et ceci peut paraître
anodin tant il est vrai que cette image est parfois utilisée. Cependant,
notre propre attention a elle aussi été retenue par cette
appellation soulignée par les rares auteurs s’étant
penché sur les aspects ‘initiatiques’ de Mgr Angelo (le
bien prénommé) Roncalli et Jean XXIII. Ces remarques répétitives
nous poussèrent à regarder dans la direction d’une embarcation
allégorique de ce genre. Ce fut une bonne idée car nous retenons
trois éléments remontés de notre recherche, sous couvert,
bien entendu, d’effets du hasard le plus pur.
La première église de Rennes, bien des siècles avant
celle sous le vocable de Ste Madeleine, se trouve sous le patronage de St
Pierre ! Ce n’est qu’après l’assaut des mercenaires
catalans, au 14e siècle, que la chapelle des seigneurs sous le titre
de la Sainte Vierge Marie se retrouve avec Madeleine pour patronne ! Dans
le village, c’est cette ruine oubliée de tous qu’achète
en silence l’abbé Saunière et dont hérite, de
fait, Marie sa servante… lot immobilier qui passe aux Corbu grâce
au testament de Marie en leur faveur. Si les ruses de l’évêché
avaient fonctionné, ce dernier récupérait cette propriété
avec une vague ruine sans la moindre valeur apparente ! Ce petit bâtiment
sert aujourd’hui de remise pour le matériel des ouvriers communaux
de Rennes-le-Château.
Ensuite, regardons le porche de l’église de Rennes… celui
entièrement remodelé par l’abbé Bérenger
Saunière. Nous trouvons des petits blasons au-dessus du portail d’entrée.
Il s’agit de trois médaillons placés au-delà
de l’arc du porche et sous le grand linteau portant la statue de Marie
Madeleine.
Nous commencerons par celui de gauche. Il représente précisément
une barque, sur l’eau, avec un petit personnage auréolé
assis dedans. Devant lui se voit une croix haute et il semble tenir une
rame dans sa main droite. Cette armoirie est justement celle de… Monseigneur
Billard (1881 à 1901), un grand ami inconditionnel de l’abbé
Saunière ! Le blason de ce ‘monseigneur’ montre cette
barque qui peut être reconnue comme celle de Pierre si nous en croyons
la devise rédigée en latin – In verbo tuo laxabo rete
– qui signifie « Sur ta parole je lâcherai le filet ».
La barque de Pierre, une fois de plus, et inscrite au porche de l’église
remodelée par Saunière, est-elle de sa part la reconnaissance
à son protecteur (et bienfaiteur) doublée de l’illustration
de la fameuse barque conduite par le grand nautonier de l’Eglise :
le pape ! Quel bel hasard !
Et Saunière continue avec le second blason, celui au sommet de l’arc,
du pape Léon XIII (1878 à 1903), dont la devise ‘Lumen
in Coelo’ signifie « Lumière dans le Ciel ». C’est
la seconde démonstration de notre hasard préféré,
car cette sentence est précisément tirée de celle d’une
prophétie de Saint Malachie ! Pour en terminer avec Saunière
sur ce sujet, nous nous demandons si peut entrer dans cette rubrique ‘barque
et pêcheur’ la fameuse grille écrite et chiffrée
par l’abbé, connue sous le titre de ‘sot pêcheur’.
Si rien ne permet de répondre oui, rien non plus n’affirme
le contraire, et surtout pas le fait qu’un ‘pêcheur’
puisse exercer son métier sans embarcation.
Et
une autre barque, ou peut-être deux, pour Périllos
Mais
ce n’est pas tout car il reste à trouver le lien avec Périllos,
en sachant que nos joyeux grincheux habituels nous attendent à cet
endroit. Nous allons donc les satisfaire en argumentant sur une tradition
étroitement liée mais quasiment oubliée maintenant.
En effet, il existe une antique tradition folklorique en vigueur autrefois
sur le vieux territoire. Il y est question de Pierre qui, de Périllos,
part en mer durant trois jours sur sa barque. Il navigue et revient après
ce périple pour remonter à Périllos ! De plus, cette
légende est accompagnée d’une comptine en catalan dont
peu d’anciens se souviennent mais qu’avec soin nous avons recueillie.
Certes, nous sommes taxés par monsieur le maire actuel de ne savoir
faire que des châteaux de sable… Ainsi donc, comme ceux-ci se
font au bord de la mer, nous ne pouvions, en réalisant cette périlleuse
construction faite avec la même silice que celle utilisée pour
la fabrication du verre, qu’écouter et retenir ce vieux récit
ancestral et maritime en application à Périllos. Et, plus
sérieusement, nous dirons qu’il s’agit d’un véritable
rite se déroulant avec une gestuelle et un spectacle s’offrant,
une seule fois l’an, à chaque foyer qui le pratiquait…
Nous détaillerons cette très vieille mémoire peu avant
sa date anniversaire, sur ce site, avec, cela va de soit, quelques photos
à l’appui. Nous retiendrons essentiellement ici que Pierre,
parti en mer sur sa barque, aborde au plus près pour ensuite remonter
à Périllos ! On croirait rêver s’il ne s’agissait
d’une mémoire rituelle pas encore tout à fait oubliée
et heureusement recueillie par nos adhérents du secteur d’Opoul
et Périllos. Nous ajoutons avoir réalisé le rite et
sa gestuelle et que cette dernière donne toujours le même intrigant
résultat ! Le moment venu, nous nous ferons un plaisir et un féal
devoir, du haut de notre château de sable, d’en faire état
dans son intégralité… encore un peu de patience sur
nos colonnes!
Nous dirons que cette tradition religieuse ne pouvait être méconnue
des abbés Bigou, Gélis, Boudet et surtout de Saunière,
mais encore moins des seigneurs de Périllos. St Pierre avec sa barque
légendaire aurait-il abordé comme sans doute une autre barque
à … Ste Marie la mer, sur la côte du Roussillon ? Pourquoi
pas si on considère le second itinéraire potentiel allant
de Ste Marie la Mer jusqu’à … Périllos ? Nous
voyons donc un lien, de plus en plus fort, entre l’étrange
périple initiatique d’Angelo Roncalli, l’Irlande, le
savoir du pape Jean XXIII et sans doute celui du Vatican, la barque de Pierre
et Périllos !
Barques,
nautoniers, papes et anti-papes
Jean
XXII
Puisqu’il
est question de barque, soulignons que c’est au lendemain de l’accession
du patriarche de Venise Ange-Joseph Roncalli, l’Osservatore Romano,
au trône de St Pierre, qu’était choisie pour symbole
de l’Eglise une barque de pêcheur. Roncalli, avant son élévation,
était effectivement le patriarche de Venise. Cet état faisait
de lui un lien évident avec la mer et la navigation… même
statique.
A ce propos, c’est sur ce 107ème pape ‘angélique’
– Pastor angelicus – que nous nous arrêtons à propos
de barque et de nautonier. Son titre dans les prophéties est celui
très suggestif de « pasteur et marin »…
Daniel Réju nous rappelle que pour trouver un pontife avec ce prénom
il nous faut remonter à l’époque des papes français
d’Avignon. Le XXIIe « Jean » est Jacques d’Ossa
qui succède en 1316 à Clément V, l’ex « évêque
à la Licorne » !
Cependant, il y eut un pape « Jean XXIII », originaire de Naples,
ou plus précisément un anti-pape de ce nom et qui est le cinquantième
de la prophétie de Malachie. La tradition, très curieusement,
raconte qu’avant d’être pape il a été pirate.
Sa devise était « Le cerf de Sirène » ce qui là
encore est une allusion ‘criante’, et enchanteresse, à
la mer ! Mais il y a encore plus étonnant si on considère
qu’il s’est opposé au pape Grégoire XII, numéro
prophétique 48, dont la devise était « Le marin de Négrepont
». Ce sont là les deux seuls « Jean XXIII » nautae
de toute la prophétie, et ils méritent d’être
cités dans ce paragraphe !
La devise du dernier Jean XXIII, qui nous concerne ici, donne deux mots
‘pasteur’ et ‘marin’, qui, d’après
D. Réju, « sont absolument indissociables : le pasteur qui
est marin conduit la barque de l’Eglise dans les vicissitudes de cette
seconde moitié du XXe siècle »... ce qui se passe de
plus de commentaires en la matière.
Angelo
le prophète bien nommé et l’ordre des annonces
Ainsi,
nous avions commencé ce petit travail à propos de l’agonie
de l’abbé Saunière et de Jean XXIII et il nous semble
de bon ton de finir avec lui.
Si les prophéties, dites ‘de saint Malachie’, ont une
importance majeure pour la longue litanie des papes et surtout la fin hypothétique
de l’Eglise de Rome, rien ne prouve en échange qu’il
en soit l’auteur formel. En fin de compte, seul le résultat
est pris en compte. Par contre, nous disposons d’une autre série
de prophéties : celles rendues publiques par Pier Carpi, sous le
titre ‘Prophéties de Jean XXIII’, en 1976… ouvrage
qui aurait été mystérieusement épuisé
en moins d’une semaine ou simplement… retiré discrètement
de la circulation. L’auteur y développe l’étrange
périple que fut la vie d’Angelo Roncalli avant de devenir Jean
XXIII, plus en détails que ce que nous avons démontré
plus sommairement. Parler des prophéties de ce pape n’est pas,
pour nous, une opération risquée et inédite. Cependant,
il faut bien admettre que ces ‘détails prophétiques’
sont rarement repris par les ténors en la matière. On peut
se demander si ce vide n’est que l’effet d’un manque d’intérêt
ou… l’expression creuse de l’ignorance. Il serait trop
long de reprendre ce long texte prophétique, aussi nous nous contenterons
présentement d’un bref commentaire sur un ou deux points qui
nous intéressent particulièrement.
En 1935, Angelo Roncalli aurait écrit ces sentences alors qu’il
était en Turquie et « semblant mûr pour servir fut contacté
par un vieillard envoyé par une des plus importantes loges de la
Fraternité ». On peut donc affirmer qu’il conduit ces
deux actions en toutes connaissances de cause et en étant prêtre
depuis 1904. Est-ce au titre ‘d’individu neutre’, à
celui d’ecclésiastique ou des deux qu’il réalise
avec maîtrise les deux actions ? Une réponse à cette
question serait des plus suggestives mais hélas nous n’en disposons
pas. Toujours est-il que c’est au cours d’un moment spirituel,
ésotérique (n’en déplaise à certains !),
voire occulte, intense, qu’il compose les prophéties. Nous
ajoutons que ces textes ne seront publiés que longtemps après
sa mort et que Pier Carpi ne les a en aucun cas volés mais se les
est procurés en toute légalité. Il est facile d’en
conclure que Roncalli ne considéra jamais son œuvre comme fiévreuse
et réalisée dans un moment d’exaltation profonde puisqu’il
n’y apporte aucune modification ni en envisage la destruction. Ajoutons
que non seulement il maintient cette œuvre dans son intégralité
mais, de plus, il ne la cache pas au moment d’accéder au titre
de pape Jean XXIII. On pourrait quasiment dire, sur ce sujet, qu’il
« persiste et signe ». Par contre, il serait intéressant
de savoir dans quel ordre se sont déroulés ces actes, les
prophéties en premier lieu ou d’abord son initiation…
ou encore les deux simultanément ? La chronologie, ici, serait le
bon moyen de savoir s’il y eut ‘cause à effet’
ou aucun rapport entre les deux. Ce dont nous sommes certains, contrairement
aux ‘prophéties de saint Malachie’, c’est qu’Angelo
est bien l’auteur des siennes… sinon il est évident qu’il
en aurait rapidement contesté le bien fondé. Maintenant il
est toujours envisageable qu’il en soit le ‘receveur’
ou le signataire et qu’elles lui aient été ‘insufflées’
par une ou plusieurs personnes ne tenant pas à en paraître
les auteurs ou enfin qu’il soit de bon ton qu’elles soient plus
tard, le moment venu, connues sous le nom d’un pape… nommé
Jean XXIII. A ce moment-là, l’amalgame est-il censé
prendre toute son importance ?... nous répondrons « probablement
», si on considère que c’est Saunière qui prononce
ces mots en forme d’ultime message testamentaire. L’abbé
Saunière, ainsi, serait-il à son tour devenu ‘prophète’,
au moment de mourir ? Dans ce cas de figure, il est certain que personne
ne peut douter, moquer ou prendre à la légère l’ultime
message lancé par cet homme d’Eglise hors du commun qui approcha
au plus près une énigme effarante encore et plus que jamais
d’actualité.
Le
jeu des courtes et longues prophéties
Toujours est-il que les prophéties sont écrites, bien écrites, disponibles et non contestables pour leur origine. A notre connaissance, elles se présentent sous deux formes à peine dissemblables : une série de 38 que nous dirons ‘longue et sans titre’ et une seconde liste de 26 sentences ‘courtes et titrées’. Nous ne savons pas si ces différences forment deux pièces d’un même ensemble homogène, ou deux lots d’éléments distincts mais présentés simultanément. Faut-il voir dans cette présentation une forme de ‘jeu de tarot’ initiatique, se ‘jouant’ non pas en imagerie suggestive mais en une lecture simple, sans doute ‘chiffrée’ ? Si tel était le cas, il serait curieux de savoir à quoi correspondraient les sentences n°23 dans les deux séries… de Jean. Puisqu’il est question de chiffre, nous laisserons la parole à notre malicieux hasard en observant qu’entre la date de production des prophéties, 1935, et celle de son élévation à l’état de pape en 1958, il s’écoule précisément 23 années. Bien sûr, ce n’est qu’une facétie, mais elle demandait à être signalée… tout comme nous retiendrons le fait que Roncalli soit nommé prêtre 23 ans après sa naissance ?
…
et celui de l’ultime prophétie de Jean XXIII
Puisque
nous arrivons à la fin de notre petite présentation, nous
retiendrons justement la dernière des courtes prophéties.
Elle porte, comme tout un chacun peut le vérifier, le titre anodin
de MARLE. Ce mot semble le fruit de l’imaginaire, ou d’une facétie
de l’auteur. C’est possible. Pourtant, nous ne pouvons pas ne
pas souligner que ce mot est un nom de lieu-dit. Il s’agit d’un
lieu aux confins du Massif du Pilat qui, sous l’apparente simplicité
d’un banal hameau, cache un passé bien plus curieux. Marle
est en vérité l’emplacement toponymique de l’unique
commanderie templière du Pilat qui s’appelait MARLETTE ou MARLHETTE.
Cette insignifiante place du Temple, construite sur une antique enceinte
mégalithique, aurait entretenu avec la chartreuse de Sainte Croix
– surveillée de très haut par les roches mégalithiques
de MARLin – des liens privilégiés des plus particuliers.
Par exemple, le commandeur, certes modeste, de cette petite maison templière,
part en compagnie de Guillaume de Roussillon pour mourir à ses côtés
en défendant St Jean d’Acre. L’action de cette minuscule
place templière eut un autre rôle que peu d’auteurs se
donnent la peine d’étudier… Nous en verrons l’importance
surprenante dans un prochain travail.
La Commanderie de Marle et sa mission, aussi étonnante qu’inconnue,
parvinrent-elles jusqu’à certains personnages de cette affaire
ou jusqu’au savoir de celui qui deviendra Pape ? Le fait est qu’il
y eut une relation étroite avec la chartreuse de Ste Croix fondée
précisément par la veuve du même Guillaume de Roussillon
(voir les légendes et les histoires sur nos sites). La tradition
raconte qu’à la veille de l’arrestation des templiers,
un attelage léger soit parti de Marle sous haute surveillance pour
se rendre à Ste Croix. On dit que les hommes du Temple avaient tous
disparu au moment de la chute de l’Ordre… La vocation des deux
Ordres religieux étant de se soumettre à l’autorité
papale, il ne serait pas surprenant qu’un élément, un
fait très particulier, soit connu et retenu pour illustrer la dernière
prophétie de Jean XXIII. Bien entendu, rien ne prouve qu’Angelo
Roncalli ait recueilli un élément lui permettant d’établir
un rapport entre ce lieu, le Pilat, Rennes-le-Château et ses prophéties.
Pourtant, à mieux y réfléchir, les probabilités
pour que le hasard souffle le mot MARLE à l’esprit visionnaire
d’Angelo est des plus minces pour ne pas dire inexistant ! De plus,
la dernière prophétie doit conclure toutes les autres ou en
montrer la fin, c’est peut-être dire son importance. Oui…
mais quel serait ce secret ?
« Jean XXIII » ne peut pas être l’effet du délire
d’un mourant de la pointure de l’abbé Bérenger
Saunière, qui s’éteint douloureusement ce 22 janvier
1917, dans sa paroisse de Rennes-le-Château… Nous pourrions
imaginer, à l’issue de toutes ces observations, qu’il
pourrait s’avérer tout simplement qu’Angelo Roncalli
– Jean XXIII – ait été parfaitement à propos
de cette énigme dont l’épicentre est à Périllos
en Roussillon… et que ce fut une partie du savoir de Saunière.
Nous dirons une partie seulement de ce savoir puisqu’il fut également
prolongé secrètement jusqu’au sein d’un Ordre
néo-templier né en Beaujolais dans un château oublié
(heureusement, pas par tous !) de Guillaume de Beaujeu. ? Alors ceci, en
finalité, expliquerait tout cela !
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André
Douzet