Plan du site | Recherche | Forums | Publications | Actualités

Société Périllos ©

‘JEAN XXIII’ dans l’affaire de Bérenger Saunière
(3ième partie) - Observations

 

Les inversions

Dans l’affaire de Rennes-le-Château, nous relevons de nombreux éléments inversés. Tout commence avec le plus visible de ces renversements, le pilier wisigoth, ostensiblement retourné et tronqué, mis à la vue de tous. Nous avons également démontré sur ce pilier les différentes inversions du nombre 1891 et ses possibles interprétations. Ensuite, on trouve les inscriptions à lire en reflet dans l’aile du Démon Asmodée, condamné par son créateur à être perpétuellement terrassé sous le poids du bénitier et du signe de croix des anges qui le surmontent. Il y aurait également le sens de lecture du chemin de croix commandé par Saunière qui se suivrait à l’opposé des autres… encore que sur ce ‘détail’ il faille rester prudent, du fait que ce genre de cheminement ne soit pas forcément établi comme on le pense habituellement. Quelques autres éléments ont été mis à jour sans dessus dessous, parmi lesquels la fameuse dalle des chevaliers dont l’illustration se trouvait à l’envers… tout comme Saunière fait retourner la ‘bretagne’ de la cheminée du presbytère face retournée. Un autre exemple formidable serait de la part de ce prêtre d’avoir suggéré l’inversion de son église dans les tracés des jardins d’agréments la jouxtant précisément. Cependant, la plus formidable est celle du moulage paysagé (la fameuse et dérangeante maquette) commandé par B. Saunière, représentant ni plus ni moins, au grand dépit de certains ténors, la matérialisation négative d’un paysage réel depuis une irréelle représentation. Cette technique du reflet est ici à son point culminant en proposant deux tombeaux, ou lieux de ces derniers, intitulés ‘de Joseph d’Arimatie’ et ‘de Jésus’, tels qu’ils sont annoncés en un seul sépulcre dans les récits bibliques.
Les inversions semblent être pour ce prêtre une véritable obsession, car Jean XXIII et les passages extraits des ‘Evangile’ et ‘Apocalypse’ sont aussi, en vérité, une inversion.
Dans l’Evangile, on voit une libération de Jésus… la résurrection qui revient à dire que Jésus est libéré de la mort. Dans l’Apocalypse, on retrouve un passage important sur l’emprisonnement du Diable. Il y a deux inversions notoires : ‘libération - emprisonnement’ et ‘Jésus - Diable’. Jésus serait l’indispensable instrument pour revenir vers Dieu, tandis que le Diable, sous la forme du serpent, est généralement considéré comme coupable pour la chute de l’Homme dans la Génération. Ajoutons, à ce propos, que l’inversion peut être admise dans l’ambiguïté du démon Asmodée couvrant de son aile le nom de ‘IESU’.

On peut considérer « Jean XXIII » comme un jeu de mots ayant une origine bien antérieure à Saunière, et qui fut peut-être pratiqué beaucoup plus qu’on ne le suppose ici et pas seulement appliqué par ce prêtre mystérieux.

111 et 666

A la mort de Saunière, ce sont les libraires Derain et Raclet, de Lyon, qui rachètent la bibliothèque de l’abbé. C’est grâce à la liste retrouvée dans les archives ‘Derain’, et le fond restant inexploité, que nous avons connaissance de la composition d’une très grande partie de cette littérature. C’est par la consultation de ce document que nous apprenons que Saunière eut dans sa bibliothèque le livre des prophéties de Saint Malachie… que nous avons pu récupérer cet ouvrage, maintenant sur nos rayons.
On sait, avec précision, que cette liste comporte 111 noms de papes. En effet, pour certain, cette succession se compose de 112 noms. Cependant, il y a lieu de croire que le 112ème personnage, ‘Petrus Romanus’, serait un ajout arbitraire pour fausser la liste et ses nombres. On note, car c’est à souligner, qu’il n’est pas numéroté comme les 111 précédents. De plus, il existe des versions auxquelles il manque ce dernier ‘ajout’, ce qui permet à certains experts de soupçonner une addition arbitraire… sans pour autant expliquer son but. Ainsi, « Gloria Olivae » (la gloire de l’olive) représente la description du dernier pape.
On sait que le paysage que Saunière veut suggérer sur son moulage, c’est-à-dire une partie du territoire de Périllos, est aussi identifié (écrit) sous le nom de « jardin des Oliviers »… ce qui représente une fois de plus le reflet d’une appellation vers un élément tangible et concret. En plus, sur le cartouche de la maquette, on note dans le texte ce sous-titre: « Etat Primitif ». Si cet ‘état’ s’entend également comme ‘originel’, son inversion nous indiquerait-elle ‘une fin’ comme celle de l’Apocalypse ? En plus, ne pourrait-on pas voir un Jean XXIII « originel » illustrant un ‘Tombeau du Christ’, en opposition au passage contenu dans ‘Jean 20:3’ devenant un… « Berceau du Diable » ?
Dans ce cas, Saunière a visiblement bien consulté et retenu l’essentiel des prophéties de St Malachie montrant astucieusement que le 111ième, et dernier pape, est étroitement lié aux ‘olives’, et les dérives qui en découlent.
Finalement, on peut dire que les nombres 111 et 666 coïncident bien entre eux. On note, par exemple, que le plus petit carré magique utilisant 1 et les numéros primaires, donne un ‘carré’ de 111:

31
73
7
13
37
61
67
1
43

Un autre carré magique, celui de 6x6, utilisant les nombres de 1 à 36, forme également le ‘carré’ de 111:

24
16
33
23
10
5
11
15
28
8
13
36
20
14
2
31
25
19
1
18
6
29
27
30
21
22
7
17
32
12
34
26
35
3
4
9

En plus, ce carré représente une constante ‘magique’ car 1 + 2 + 3 + /.../ + 34 + 35 + 36 = 666. Un simple hasard, sans doute ?

De la résurrection vers la passion

Jean XXIII non seulement fut l’instigateur de Vatican II mais encore a établi qu’un catholique puisse être franc-maçon, surtout à l’époque de juin 1960… il s’illustre également avec la publication d’une ‘lettre apostolique’ -sinon apocalyptique !- en affirmant que la souffrance de Jésus en tant qu’homme représentait l’aspect le plus important de sa mission en raison de ses crucifixion et résurrection… Cependant, Jean XXIII change cette vision de la rédemption en affirmant que le rachat de l’Humanité se fait par la perte de sang de Jésus. Ce qui revient à dire, et comprendre, que La mort et la résurrection de Jésus ne représenteraient plus l’événement ‘crucial’ pour la chrétienté. On peut se demander à juste titre ce qui justifie pour le pape Jean XXIII un tel changement d’axe religieux pour l’Eglise... L’importance capitale de cette lettre ne peut être plus claire : elle invite à se demander depuis 1960, si Jésus, oui ou non, est mort en conformités avec les écrits bibliques… Mais aussi, il s’agit d’une invitation, toujours depuis 1960, à considérer que la résurrection ne doit plus avoir la même importance pour les croyants. Ces mesures sont prises comme si ce pape, ayant semble t-il pris connaissance d’une révélation bouleversante, avait voulu préparer l’Eglise à recevoir des révélations bouleversantes qui, sans ces avertissements, pourraient bien présager de la fin de l’Eglise. Ce fond de la ‘lettre apostolique’ de Vatican II ne paraît pas avoir été compris par l’ensemble des croyants qui continuent de penser que la Résurrection est l’événement crucial de la religion… bien qu’officiellement ce ne soit plus le cas.

Une élection contestée ?

Le conclave de 1958 débouche sur l’élection de Roncalli à la charge de pape. Cependant, il semble que ce choix ne soit pas passé comme on le dit. Il y aurait eu à ce moment quelques mouvements de conspiration destinés au choix d’un pape ‘conservateur’ : le cardinal Siri. Celui-ci, disent les rumeurs persistantes, devait être élevé au siège de Pierre lors du premier choix du conclave.
Le FBI soutiendrait que Siri aurait été, en effet, élu au troisième vote du conclave… et non Roncalli. Au-delà de cette inquiétante affirmation, il est clairement établi que Radio-Vatican annonce, sur la base de la fumée apparemment blanche, qu'un pape vient d’être élu au troisième vote du conclave.
Il a été dit officiellement aux auditeurs « la fumée est blanche... Il n'y a absolument aucun doute ». Une des sources du FBI prétendra, sans jamais faiblir, que Siri a été élu au troisième vote. A ce moment, il est 18h et les gardes suisses comprennent que le vote a décidé du futur pape. Ces derniers se rassemblent pour la cérémonie rituelle du salut au nouveau pontife. Pourtant, contre toute attente, ils reçoivent l’ordre de suspendre leurs préparatifs. A la stupéfaction générale, il leur est dit que l’élection n’a pas encore eu lieu... annulant l’ordre pourtant reçu il y a quelques instants.
On sait que le cardinal Siri, certain de son élection, avait déjà choisi son nom : « Grégoire XVII ». Il était à l‘instant de se présenter au balcon pour saluer la foule en attente sur la grande place de St Pierre à Rome. La rumeur dira qu’il fut contraint, par la menace ou la force, de laisser les ‘cardinaux libres’ élire très vite Roncalli. Si cette théorie est celle de la vérité -et le fait que le FBI confirme cette manœuvre la rend tout à fait crédible- on peut se demander ce qui a pu justifier une telle prise de contrôle en force d’une élection papale ?... Quel grave impératif, quel secret inqualifiable, put-il être avancé pour imposer un tel comportement pour le moins inquiétant. Certains experts prétendent que ce serait ni plus ni moins l’avenir spirituel de l’humanité qui se serait trouvé en danger au point de passer outre le choix libre du pontife d’alors.

Filip Coppens