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11.12.2006: Du sang sur le Bloodline

Il y a quelques semaines, plusieurs lecteurs demandèrent, sur notre site, qui est à l’origine des informations prétendument relatives aux réseaux souterrains de Rennes-le-Château. Il s’agissait en fait de commentaires faits à propos d’une énigme destinée à la production d’un documentaire, accessible directement en ligne.
Au cours de l’année dernière, un site Web prévenait de l’arrivée sur les écrans de cinéma d’un film contenant d’importantes et fracassantes révélations sur l’affaire de Rennes-le-Château et l’abbé Bérenger Saunière. La sortie de cette production, très curieusement, est ensuite reportée inlassablement dans le temps. Si la trame conductrice est classique, il n’en serait pas de même pour différentes découvertes, qui sont autant de scoops, donc totalement inédites… Les plus marquants derniers rebondissements seraient constitués de la mise à jour de nouveaux parchemins et bien autres matériels soit disant cachés par Saunière à proximité (ou carrément à l’intérieur) d’une caverne… bien connue de tous les chercheurs qui n’y ont jamais rien trouvé! Nous pensons qu’il serait prudent de réserver notre jugement sur ces ‘révélations’ hilarantes. En effet, il est bien connu, dans le microcosme de RLC, que pendant un certain nombre d'années, certains chercheurs tentèrent de proposer d’authentiques faux parchemins, spécifiquement liés avec un "temple de Salomon", qui semble mystérieusement changer d’emplacement de temps en temps, pendant que son contenu ne cesse d’augmenter… sur fond d’avatars tous plus affligeants les uns que les autres. Nous nous souvenons que pendant "le dîner des chercheurs" du 17 janvier 2006, il y aurait eu quelques confrontations plutôt ‘tendues’, avec diverses accusations de malveillance que nous ne pouvons que supposer involontaires. L’affaire ‘documents’ en était restée là et rangée sur une voie de garage… jusqu’à nouvelle remontée en surface après dépoussiérage et remise au goût du jour.
Une des énigmes prétendues résolue, pour le film (ou documentaire ?), est proposée en direct par le célèbre Alain Féral. On le voit en présence de Bruce Burgess, producteur du documentaire, dans la prétendue "pièce secrète" à laquelle on accède par la porte d’un placard (voir notre article sur le sujet) depuis la sacristie. De nombreuses autres personnes, comme nous-mêmes, y compris le chercheur américain Tracy Twyman, ont pu entrer sans difficulté dans ce petit local éclairé par un ‘oeil de bœuf’. Il faut préciser également que plusieurs metteurs en scène de documentaires TV, ou DVD, sont entrés, et ont filmé dans cette petite pièce insalubre et poussiéreuse et, de fait, Burgess et Feral ne sont surtout pas les premiers à y avoir mis les pieds depuis des années. Cependant, le montage des images et leur ambiance sont faits de telle manière que tout laisse croire, au spectateur crédule, qu’il s’agit là d’une première et d’un exploit inouï. Cette méthode est celle d’une pratique hollywoodienne habituelle en la matière.

Twyman fournit une photographie voulue pour preuve évidente d'un tunnel dont l’amorce se trouve dans cette petite pièce effectivement voulue par Saunière…. Hélas, en vérité, l’explication de cette image est très simple, sans mystère ni surtout de départ souterrain ! La pièce secrète n'a aucun plancher et son sol est en terre battue. En échange, la sacristie, depuis laquelle on arrive dans le local ‘secret’, dispose d’un plancher en bois. Ce dernier est simplement construit sur un solivage lui-même ancré à même le sol… donnant ainsi un niveau de plancher naturellement supérieur au sol brut. Cette ‘différence’ n’a pas été fermée, comme habituellement en la circonstance, par une sorte de contremarche, fermant les orifices entre solives, au seuil de deux locaux de niveaux différents. Ce que cette photo prétend montrer comme le départ d’un tunnel n'est en fait rien d’autre que cet espace libre entre les solives, le plancher et la terre… d’une hauteur d’à peine moins de 20 centimètres qu’on trouve tout le long de la séparation des deux pièces ! Divers visiteurs se sont ‘penchés’ sur ces espaces et à l’aide d’une lampe ont bien vérifié qu’il n’y a rigoureusement rien là dessous, sauf quelques petits rongeurs morts, ressemblant dans une si petite hauteur, de quelques centimètres, à une cavité ou entrée cachée d’un tunnel menant n'importe où. De plus, si une entrée avait été pratiquée ici par Saunière, ou n'importe qui d’autre, peut-on imaginer une seconde que l’accès vers quelque crypte ait été abandonné, libre à chacun et sans difficulté, depuis plus d’un siècle ??? Ce serait à mourir de rire.
Mais continuons d’écouter de nouveau Alain Féral dans ses commentaires. Il argumente avec raison que cette pièce secrète conduit à la fameuse crypte de moins en moins secrète. Il se fait écho d’une opinion partagée par plusieurs chercheurs, y compris les personnes qualifiées et rompues à l’architecture, comme Paul Saussez… et bien plus modestement André Douzet. Mais à la question posée « à quelle profondeur la crypte est-elle localisée ? » Féral répond avec le plus grand sérieux "25 mètres". Dans l'entrevue, il laisse assez de temps, peut-être permettant à Burgess de rétorquer "ceci ne peut pas être possible". Mais à la place du contredit aucun commentaire n'est inclus. Nous pouvons seulement suggérer qu’Alain Féral connaît parfaitement son sujet et se joue de l’imaginaire enfiévré de Burgess.
Féral est en fait le seul à prétendre, dans cette interview, une profondeur de 25 mètres pour la crypte sous l’église. En échange, tous les autres chercheurs arguent que, s’il existe, ce caveau se situerait "juste au-dessous" du niveau de l'église… où on s'attend à ce qu’il soit trouvé.

En effet, vingt cinq mètres est une profondeur impossible pour plusieurs raisons, toutes d’une logique parfaite.
- Tout d’abord, le niveau de l'eau dans le réseau naturel des failles géologiques sous Rennes-le-Château est bien plus élevé que ce chiffre. Et de tout évidence, par capillarité, ceci signifie que la crypte serait inondée en permanence... Admettons que ce n’est guère pratique pour y accéder afin d’y ensevelir des morts, pour y cacher quelque chose, ou pour y circuler… sauf si, bien entendu, depuis tous temps, ces actions étaient faites avec des scaphandres autonomes ou des équipements spécialisés qu’on aurait du mal à imaginer même à l’époque de Saunière, sans parler des époques médiévales! Quant au niveau vérifiable de l’eau sous Rennes, il suffit, pour comprendre ce raisonnement et l’admettre, de regarder à quelle hauteur stagne l’eau dans la citerne principale du village. L’évidence d’une impossibilité hydrologique de l’hypothèse d’Alain Feral est flagrante… et sans appel.

- Ensuite, un trou de 25 mètres de profondeur exige au départ une certaine largeur pour qu'il demeure ouvert. Cette remarque est suivie du fait qu’un étayage est indispensable pour un puits de cette profondeur. Or, les dimensions de la ‘pièce secrète’ sont incapables de recevoir un orifice de la sorte ! On peut conclure, là encore, que l’hypothèse ne tient pas sur le plan de l’envergure obligée d’un tel ouvrage.

- Enfin, un trou de 25 mètres résulte, au strict minimum, de près de 50 mètres cube de gravats de terrassement en raison du fait que la masse remuée augmente son volume d’une moitié. De plus, ces appréciations se font depuis un trou de 1,50 mètre de diamètre. Or, cette appréciation est impossible et nécessiterait au grand minimum, selon les abaques miniers, un départ de 2,50 qui serait conditionné par des conditions parfaites de la nature du sol… C’est à dire dans un gore très dense… donc exigeant des outils miniers tels que piques et barres ‘à mine’. Ce qui ne changerait rien au volume manipulé à l’extraction !!!! Admettons que Saunière, malgré sa solide constitution physique, ne pouvait, même avec le secours de sa servante, assumer un tel travail… et encore moins le tenir secret aux habitants du village.
Quand bien même notre abbé aurait ouvert son chantier… où aurait-il déposé les incroyables volumes de gravats à extraire ??? 50 mètres cube représentent environ une pièce de 3,3 mètres de côté sur… 5 mètres de haut ! Ceci sans prendre en compte une pompe pour étancher l’eau et toutes les pièces de bois de charpente indispensables à ce travail titanesque ! Le rangement et l’évacuation discrète de tous ces matériaux exclut définitivement, une fois de plus, l’hypothèse de notre ami Alain Féral, car on imagine mal Saunière et Marie sortir des milliers de seaux de terre en traversant l’église… ou les jeter par la petite ouverture de ce local réduit.

En bref, après ce survol de quelques raisons incontournables, la présence d’une crypte à une profondeur de 25 mètres est totalement invraisemblable ! Par conséquence, son inclusion comme énigme majeure dans un prétendu documentaire est non seulement une vaste moquerie de la production, mais montrerait également un Alain Féral, et par extension bon nombre de chercheurs de Rennes, comme de complets irresponsables incompétents… ce qui à notre avis est loin d’être le cas! C'est en fait la raison même pour laquelle nous faisons cette présente intervention. Nous tenons à souligner, pour avoir rencontré Bruce et ses équipiers, que nous sommes en total désaccord avec de tels ‘faux scoops’ absurdes et sans fondement, réservés à un prétendu ‘documentaire majeur’ innovant en matière d’énigme de RLC…
Mais comme si ces remarques ne suffisaient pas, le metteur en scène en rajoute un peu plus pour affirmer, sans autre forme de procès, qu’Alain Féral serait lui-même entré dans cette crypte… A ce stade, nous pouvons nous demander si Bruce Burgess a interviewé d'autres personnes, tel qu'Antoine Captier ou d’autres proches d'Alain Féral, afin de leur demander si ce dernier n’a jamais prétendu rien de tel. Il semble évident que la réponse est un non catégorique pour une descente à 25 mètres par la ‘pièce secrète de Saunière’. De plus, modifier les propos d’Alain Féral, en faisant prétendre le contraire de ses propos, n’est guère courtois ou obligeant pour ce dernier. Décidément, ce documentaire, prévu au départ comme incontournable, semble peiner à tenir sa promesse… et nous ne sommes, sans doute, pas au bout de nos surprises en ce qui concerne de nouvelles révélations prétendues fracassantes… elles pourraient l’être, oui, mais pour des raisons imprévues et contraires au programme initial.

27.11.2006: Expédition Angélina

Le week-end dernier, la Société Périllos s’est rendue jusqu’en Serbie, pour y visiter le monastère Krusedol. Ce vénérable sanctuaire fut construit sur la demande de celle qui deviendra Ste Angélina, une sainte que nous avons retrouvée il y a deux ans, lors d’une visite au Coral, près de Prats-de-Mollo, et relatée dans un de nos articles précédents. Depuis quelque mois, Aleksandar Jovanovic et notre organisation échangent d’importantes informations sur de nombreux sujets, dont précisément ce qui concerne cette sainte, le Fruska Gora, et bien d’autres éléments. Prochainement, nous présenterons le premier d’une série d’articles sur cette sainte si peu connue et les lieux qui lui sont annexés. Nous trouverons d’étranges liens vers l’histoire de la France, et d’autres royaumes impliqués dans cette saga pour le moins insolite, comme les familles d’Anjou et d’Aragon. Curieusement, comme avec beaucoup de choses concernant la Serbie, et surtout son riche passé, l’Europe a oublié… peut-être même pourrions-nous dire qu’elle aurait délibérément, du moins en apparence, choisi d’oublier.
Nous remercions ici Aleksandar Jovanovic, mais aussi Aleksandar Milinkovic et Slobodan Obrenovich. Précisons que sans l’aide de Milan Vidojevic, notre recherche en Serbie n’aurait pas connu un tel succès. Notre reconnaissance va également vers le célèbre acteur Aleksandar Bercek qui nous a guidés de manière remarquable jusqu’à nous faire accéder exceptionnellement à l’église originelle, édifiée sur la demande de Ste Angélina avant la construction de Krusedol.
Nous formons des vœux pour que cette expédition soit en fait le début d’une fructueuse coopération!

13.10.2006: Remise en état de bâtiments dans les ruines du village

Cette présente intervention n’était pas prévue sous cette forme ni à cette date. Cependant, une rencontre le 8 octobre à Périllos nous oblige à devancer notre programme. Auparavant, nos lecteurs se reporteront à notre intervention du 8 mai 2006… à laquelle nous ne retranchons rien et que nous maintenons dans sa globalité.
Les superbes journées du week-end dernier incitaient à une petite expédition de recherche sur le terrain ; la Société Périllos s’est donc rendue dans le vieux village abandonné afin de montrer ce site à un visiteur.
En arrivant à l’entrée du village mort, l’ancienne rue montant vers le ‘Lézard’ et l’église passe devant un bâtiment maintenant en cours de rénovation. Ce dernier est à l’origine de certains faits curieux, ou incompréhensibles, cependant prévus de longue date.
Avant d’arriver à cette dernière visite et à ce stade des événements, une petite chronologie provisoire s’impose.

- Le 30 avril, la Société Périllos présente à Opoul sa journée, ouverte à tous, consacrée à l’énigme du Graal… Vers 10h, monsieur le maire, devant une salle pleine, présente notre activité en termes aussi chaleureux qu’élogieux. Ce dernier, précisons-le tout de suite, est membre de la première heure de notre association. Assiste également à cette journée monsieur le passé maire, notre président d’honneur. Jusque là, nos relations avec la municipalité sont très cordiales, voire sincèrement amicales… du moins avions-nous toutes raisons de le croire.
- Le 19 mai, nous avons rendez-vous à la mairie d’Opoul pour un entretien sur nos travaux et un message ‘inter nautique’ sur lequel nous devons discuter avec monsieur le maire. L’entretien est en réalité un monologue de 7 minutes (nous avons noté cette durée); les propos tenus alors à notre encontre seront portés prochainement à la connaissance du public qui en appréciera la teneur à sa juste valeur. Nous pouvons toutefois dire que le sujet s’axe rageusement, il n’y a guère d’autre mot puisque nous avons été menacés d’un « coup de poing dans la gueule » (nous le citons mot à mot), autour des rénovations de certaines constructions dans les ruines de Périllos…

Une précision s’impose avant tout. Le principe de ce projet de réhabilitation du village mort nous a séduit immédiatement. Monsieur Jean-François Carrère, ancien maire déchu, sait depuis des années notre fascination et notre intérêt pour ces ruines émouvantes. Ce qui nous surprend, c’est que durant deux ans il sait le projet engagé et ne nous en dit pas un mot, tout en acceptant cependant tous les documents que nous lui donnons et dont certains lui étaient entièrement inconnus… sur son pays natal ! Nous aurions pu collaborer efficacement à ce projet, ne serait-ce que sur le plan archives anciennes et documents originaux, dont nous sommes à présent les seuls détenteurs, après les avoir obtenus en toute légalité, nous le précisons encore une fois ici. Il n’en a rien été et nous le déplorons, tout en espérant que le dit projet se déroule au mieux des espoirs, parfois curieux, de tous les intervenants. Aujourd’hui, on peut être surpris de certains aspects de ces travaux qui se veulent une leçon et un modèle… qu’ils sont certainement!

Notre première intervention sur le net, à propos du chantier en question, montrait incontestablement que ce projet architectural ne comportait pas le panneau de prévention de travaux, comme il est coutume en la matière, et encore moins celui, obligatoire, comportant les indications élémentaires imposées par la législation en vigueur. Lorsqu’on veut donner des leçons de savoir, il faut en avoir la maîtrise. Nous reviendrons sur ce contenu un peu plus loin.
Très curieusement, depuis l’instant de ces remarques, et l’intervention orageuse (pour ne pas dire plus) de monsieur le maire, nous notons deux réactions.
La première est un arrêt net et prononcé en ce qui concerne la stabilisation du gros œuvre: arasement des appareillages en pierres et dégagement des fondations en cours.
A ce moment, à première vue, rien ne motive ce ralentissement… sauf, peut-être, si le permis de construire n’est pas déposé… et revenu avec les accords de conformité. Au demeurant, n’importe quel conducteur de travaux, ou chef de chantier confirmé, n’aurait engagé les moindres travaux élémentaires (même de mise en propreté et sécurité du site) sans ces deux mesures élémentaires d’affichages imposés par la législation et qui précèdent automatiquement l’ouverture du chantier. Si tout avait été en règle au moment de notre information, rien n’aurait dû stopper l’avance… bien au contraire, ne serait-ce que pour bien souligner notre erreur.
La seconde est un débroussaillage çà et là autour de la parcelle en question et en d’autres endroits des restes du village. Ce geste montre, à l’évidence, qu’il y eut un temps mort et que l’équipe de maçonnerie fit du défrichage en attendant… quelque chose. Ce pourrait-il que ce soit le ‘panneau de chantier’, miraculeusement apparu près de deux mois après nos remarques ? Ce laps de temps est, au demeurant, à peu près celui du délai d’instruction d’un dossier de permis de construire… Peut-être n’étions-nous pas totalement en tort dans nos suppositions ? L’avenir nous le dira. Cependant, cet affichage obligatoire doit faire apparaître clairement un minimum d’éléments. Or, au jour de dimanche 8 octobre, ce ‘minimum’ ne semble pas de mise.
Nous appelons les services de la DDE et voyons ce que nous dit monsieur l’instructeur technique en la matière. Un panneau de signalisation d’un chantier de construction, ou réhabilitation, doit mesurer près d’un mètre sur sa hauteur et être lisible à distance… Il est censé contenir, comme informations, à la vue du public :
- le nom du propriétaire
- le numéro de dossier pour autorisation (ou numéro de permis de construire)
- l’objet : habitation, local commercial ou agricole
- la date de délivrance du permis de construire
- la surface hors œuvre
- la surface nette (utile ou habitable)
- la hauteur du bâtiment (au faîtage)
- le nombre d’étages
- le nom de l’entreprise habilitée sur ce chantier
Il est préconisé que soit écrite cette phrase en bas de l’affichage: un recours doit être exercé dans le délai fixé par l’article R 430.1 du code de l’urbanisme.

Alors que nous lisons sur ce panneau, dont les dimensions sont approximativement de 70 X 35:

PERMIS DE CONSTRUIRE
PC 12706 E 0017
PROPRIETAIRE : Commune d’Opoul-Périllos
OBJET : aménagement d’un bâtiment ancien.
SURFACE BRUTE : 110 m2
SURFACE NETTE : 90 m2
REALISATION : Association TERRE DE PIERRES

CHANTIER INTERDIT AU PUBLIC

Le programme de télévision que nous présentons à côté du panneau permet de vérifier rapidement les dimensions et la date de cette photographie (du samedi 11 août au samedi 17 août - TV MAGAZINE – MIDI LIBRE). La vue d’un autre panneau de permis de construire légal est prise le même jour sur la commune d’OPOUL – PERILLOS… la comparaison et nos propos sont faciles à vérifier… L’identité et le numéro du permis sont effacés en raison de la discrétion d’usage. Le lecteur appréciera les légères différences.
Ajoutons que la date de dépôt du permis permettrait de vérifier si, le jour où nous sommes intervenus une première fois, nos suppositions étaient fondées ou non… en attendant, nous déplorons ce qui n’est, n’en doutons pas un instant, qu’un oubli regrettable.
Notre association comptant un architecte DPLG, nous sommes à propos, de manière professionnelle, en ce qui concerne la procédure de dépôt d’une demande de rénovation, réhabilitation, permis de construire ou démolir ; nous en connaissons les détails ainsi que les pièces formant un dossier comme celui-ci.

Revenons à cette visite du site, ce dimanche 8 octobre 2006.
Un groupe de visiteurs, autre que nous, se trouve devant le chantier en question et écoute les commentaires d’une jeune personne. Nous passons sans nous en occuper. Derrière nous, cette personne explique, en haussant la voix sans doute à notre intention, que les réhabilitations intéressent seulement des parcelles communales. En ce qui nous concerne, il n’est pas utile d’écouter ce genre de langage puisqu’une autre source d’information expliquerait que des ruines appartenant à des propriétaires privés seraient ensuite concernées par ces rénovations… gratis ! L’avenir nous permettra bien de voir ce qu’il en est…
Ce qui nous intéresse ici est le fait que cette personne s’adresse à nous sans le faire directement. Devant notre indifférence involontaire, cette dernière se décide à nous interpeller directement, cependant précautionneusement entourée de son aréopage. Les propos ‘détournés’ deviennent alors une attaque frontale à large auditoire, à laquelle, au demeurant, nous ne nous soustrayons pas…
La passe d’armes s’ouvre sur le fait que les travaux se poursuivent malgré notre intervention… et qu’un panneau de travaux est en place. Nous répondons que ce dernier en effet est présent… mais toujours incomplet (voir plus haut !), un peu comme un arbre cachant une forêt! Face aux sourires narquois… ne pourrions-nous pas dire « rira bien qui rira le dernier » ?
La discussion change de sujet et notre interlocutrice nous exprime surtout son mécontentement face au contenu de notre intervention du 8 mai 2006 qui semble, d’après elle, être peu courtoise, voire pire, à propos de son groupe et de son association : « Terre de pierres ». Or, au moment de cette mise au point de notre part, nous ignorions l’existence même de ce groupement… En échange, nous rappelons que lors de notre premier (et unique) contact avec cette association, nous avions eu nous-mêmes la surprise désagréable d’entendre notre association traitée, en public, de ‘société secrète de Périllos’. Evidemment, à cet instant, nos interlocuteurs ne savaient pas que nous étions justement cette Société. Ce fait est nié fermement par notre interpellatrice. Hélas pour cette jeune personne, plusieurs membres de la SP, ce 1er mai 2006, étaient présents et ont parfaitement entendu cette appellation peu obligeante. Effectivement, nous traiter de ‘Société secrète de Périllos’ revient à nous soupçonner d’être une ‘société secrète’… soit une secte !!! Le propos, pour le moins diffamatoire, ne semblait pas l’être pour ceux qui, en échange, estimaient le contenu de notre intervention, sur le site SP, tout à fait féroce, lui ! Le lecteur appréciera, preuves à l’appui, qui des deux est le plus diffamé… Par ailleurs, il suffit de demander la véracité des faits à monsieur le passé maire qui est intervenu sur ce qualificatif diffamatoire auprès de ces personnes, c’est du moins ce qu’il a prétendu. Le plus grave, dans ce ‘détail’, est pour nous que cette affirmation était faite sans précaution, et surtout à qui voulait l’entendre, car rien n’annonçait notre qualité et notre appartenance à la SP. Ajoutons qu’à ce moment, messieurs le maire et passé maire se trouvant membres de notre association, ils étaient, de fait, supposés embrigadés dans ce qui pouvait être une société secrète ! Personne n’est jamais revenu sur cet aspect.

Nous maintenons que nous avons toujours entendu que ces rénovations se déroulaient pour aboutir, ce qui semble logique, à des bâtiments conformes aux originaux… dont personne n’a copie des façades, ni plans de permis de construire de l’époque, ni photographies, ni même implantation au sol… On peut toujours se demander, à juste titre, comment on peut faire une copie conforme d’un bâtiment original sur lequel on ne dispose d’aucun élément visuel (photos) ou technique (relevés de l’époque)??? Nous attendons toujours la réponse à cette remarque.
La reconstruction, pour nous, s’est faite sur une base librement interprétée. Cependant, n’importe qui peut voir, sur place, une première différence notoire facile à reconnaître en ce qui concerne la couleur du mortier de liaison de l’appareillage des pierres. A l’origine, surtout pour des constructions modestes, on utilisait de la chaux et du sable pris sur place, dans le lit d’un ru par exemple. Ce qui explique que toutes les ruines de Périllos ont l’uniformité légèrement gris clair qu’on peut observer. Même en cherchant bien, vous ne trouverez pas un bâtiment qui fut monté avec une base d’ocre dans son liant. Ensuite, la petite construction n’a jamais disposée d’un mur à ‘long contrefort’… comme, à présent, il lui en a été adjoint sur sa façade est. Fondé sur la roche native, ce mur n’aurait pas besoin d’une contre assise s’il était convenablement remonté. Notons que la construction primitive existe sans doute depuis bien plus d’un siècle au moins (probablement plus de 200 ans selon le relevé primitif pré révolutionnaire en notre possession) et qu’elle tenait parfaitement sans ‘appui’ jusqu’à l’abandon du village. Certes, cet ajout apporte une sensation de force proche de celle d’une défense avancée… comme on peut en voir une identique (celle-ci est construite en pierres de taille et défit le temps depuis des siècles !), au nord, au pied des restes du donjon. Si l’on considère l’emplacement (facilement identifiable) de la poterne qui se trouvait au sud (il y avait une seconde ‘porte’ sur l’autre chemin) cet endroit était tout… sauf un morceau de défense ou de barbacane. En vérité, il s’agissait probablement d’une petite écurie avec une resserre et un fenil. Nous sommes donc loin de l’état d’origine de ce bâti dans son liant et sa couleur, comme dans son aspect d’origine. Il serait difficile d’en nier l’évidence.
Ajoutons que dans les gravats des décombres des bâtiments rejetés en remblais dans le chemin, et en contrebas, nous avons pu retrouver de nombreux petits témoignages d’une vie passée. Nous avons ainsi rassemblé plusieurs monnaies, dont certaines assez anciennes, clous forgés, pièces métalliques de ceintures et harnachements (visiblement anciens puisque forgés), instruments vitaux pour une population éloignée de tout (longues aiguilles, ustensiles domestiques et outils rouillés), médailles (religieuse et… militaire), une monture de bague, débris d’ornement en bronze, et surtout des tessons de poteries visiblement très anciens.

Nous en terminerons sur ce chapitre en revenant à Périllos, au moment où notre interlocutrice, et son escorte glapissante, continue à nous interpeller. Comme elle regrettait de ne pas avoir pu, elle et son association, répliquer à notre intervention du 8 mai 2006, nous lui avons répondu qu’il suffisait de demander un droit de réponse que nous aurions aussitôt mis en application. Puisqu’elle répondit qu’elle en doutait, nous lui avons proposé un droit de réponse pour l’association ‘Terre de Pierres’. Ce droit de répondre, nous le proposons à nouveau ici, aux yeux de tous, en garantissant de l’inclure intégralement à la suite de nos textes sur le sujet. Sachant que cette personne, qui eut cependant la prudence de ne pas décliner son identité, nous lit régulièrement (selon ses dires), nous l’invitons une fois encore à nous présenter ses commentaires afin de les entrer dès le dimanche suivant… faute de quoi nous considérerons l’incident comme clos.

A présent, revenons aux choses un peu plus sérieuses et intéressantes.
Une autre propriété construite (en ruines) du hameau semble avoir également subi quelques travaux de propreté : défrichage et enlèvement de pièces de charpente et de plancher menaçant de s’effondrer. Concernant cette opération, nous n’en connaissons pas les auteurs. Sur le principe de la sécurité, nous ne pourrions qu’en être satisfaits, s’il n’y avait là encore une ombre à ce beau tableau. En effet, il s’agit d’une ancienne habitation composée d’un rez-de-chaussée avec un étage sur un sous-sol. Ce sous-sol comportait plusieurs éléments notoires, comme nos lecteurs pourront le constater en relisant un de nos textes précédents. Nous n’avions pas donné l’emplacement de ce que nous avions constaté à cet endroit afin d’empêcher les dégradations et le vandalisme habituels. Ce ne fut, hélas, qu’un bref sursis d’un peu plus d’un an. En effet, nos lecteurs l’auront deviné, ce lieu était le second site qui vient d’être dégagé de sa gangue de friches. On reconnaît cet édifice à la particularité d’un très ancien poirier ayant poussé devant sa façade… le hasard choisit parfois si bien l’endroit où il pose ses fruits… Parfois oui, mais ce même hasard ici ne fit pas vraiment bien ces mêmes choses. En effet, lors des manœuvres de défrichage du bâtiment, et de l’enlèvement des pièces de charpente et de plancher menaçant ruines, eut lieu un autre nettoyage plus déplorable. A cette occasion, les gravures que nous avions observées sur un tableau d’ouverture (une porte basse) ont quasiment toutes été martelées !
Ces gravures étaient invisibles depuis l’ancienne rue, ou même lors d’une visite sommaire de ce corridor ruiné et dangereux. De plus, le tableau d’ouverture, dans sa structure, n’est ni détruit ni endommagé. Seule la gravure a été atteinte. On peut supposer, bien entendu, que lors du dégagement des bois pourris, une pièce lourde de charpente se soit effondrée, par malchance, à cet endroit. L’ennui réside tout de même dans le fait qu’aucune trace ne laisse deviner la chute malencontreuse d’un pesant gravas à cet endroit. Ensuite, le tableau d’ouverture est intact et seule la surface portant ces signes a été… arrachée… Oui, vraiment le hasard n’était guère favorable ce jour là. De plus, à proximité de ces gravures se trouvait une autre pierre portant une inscription. Celle-ci n’a pas été malencontreusement ‘abîmée’ mais bel et bien… enlevée. Quel dommage !
Cependant, que tous et toutes se rassurent puisque nous disposons de nombreux clichés de ce qui, sûrement, ne représente que de banales manifestations du désoeuvrement d’un ouvrier passé ici il y a fort longtemps… à moins bien entendu qu’il ne s’agisse d’autre chose de plus conséquent ??? Pourquoi pas ? Cependant, nous avons tout lieu de croire que cette partie enterrée était très ancienne. On note qu’elle se trouve à proximité de l’ancien puits rescapé et du ‘trou soufflant’.

De plus, les fondations de cette construction contiennent un orifice bouché, en arceau, réagissant à l’infrarouge attestant, s’il le fallait encore, qu’il s’agit d’une galerie basse pouvant tout à fait servir de conduit d’eau… d’égout… ou autres ? Ajoutons que cette partie du vieux village se trouve sur une faille naturelle (nous nous refusons à entrer dans le domaine empirique et incontrôlable des réseaux ‘d’opérette’ prétendus telluriques et autres ‘ondes de formes’) avec plusieurs avens, souvent obstrués, débouchant dans ce périmètre… L’expérience du puits soufflant, dans lequel on dépose un fumigène, montre qu’un réseau de communication (forcément naturel) existe encore en raison des échappements de fumée remontant dans divers points du village. Bien entendu, cette faille, entièrement naturelle nous le rappelons, est une des trois répertoriées par le spécialiste suisse venu pour les localiser. Le plus intéressant est indéniablement de signaler une fois de plus que ces ‘fractures’ conduisent sous l’église St Michel de Périllos. Le hasard fait à nouveau bien les choses. Mais alors, que nous faut-il penser de cette destruction que pour l’instant nous dirons… malchanceuse ? Certes, il y a la place pour l’accident de poutre, mais personne ne sera dupe, ou si peu. Nous posons simplement ces questions : qui a effacé les gravures ? Pourquoi ou pour qui ? Nous irons plus loin en demandant comment il se fait que ce bâtiment soit le seul débroussaillé et nettoyé de ses pièces de bois ruinés, alors qu’il s’agit d’un des deux seuls lieux possédant des particularités… importantes… si importantes, ou si peu, qu’elles ont été détruites et enlevées, par hasard, bien entendu !

13.10.2006: Une source, un four à verre et des petites nécropoles

Grotte, vue de l'intérieur au fond l'entrée

Nous signalons avoir localisé un certain nombre de nouveaux éléments concernant le secteur de Périllos. Il sera question dans les semaines suivantes du repérage d’une faille sous le donjon médiéval des Périllos. Cette faille déboucherait sur une petite résurgence d’eau qui s’écoulerait non seulement sous le village – justifiant la présence de trois puits (dont deux oubliés) – mais également sous… l’église St Michel. Ce détail nous permettrait d’assimiler cette église à la série de la basilique de ND de Marceille et des lieux récupérés, à son profit, par l’église catholique, comme à St Sulpice de F., Chartres, Narbonne et tant d‘autres bien connus en la matière. Mais de plus, cet indice rapproche, s’il le fallait un peu plus, le site féodal des seigneurs de Périllos à la grande Tradition des emplacements sacralisés depuis l’Antiquité tels que nous les voyons au travers des travaux de F. Coppens sur le sujet. Nous nous interrogeons sur le fait que personne n’ait jamais eu connaissance de cette petite résurgence souterraine jamais signalée… ni détectée par les habitués du magnétisme souterrain et ses dérives habituelles… un simple oubli, sans doute ?

Nous précisons encore qu’un des adhérents de la SP vient de retrouver un second four à verre. Ce dernier, cependant, semble n’être qu’une partie d’un ensemble d’installations dont nous ne comprenons pas encore l’utilité ni la fonction. Pour l’instant, nous ne pouvons que constater l’isolement particulier et remarquable de cet ensemble dans la géographie de l’ancien territoire seigneurial des Périllos.

Enfin, nous avons retrouvé plusieurs sites qui durent avoir fonction de petites nécropoles dans le secteur des deux tombeaux signalés sur la maquette de B. Saunière. Nous en ferons un petit compte rendu dans les semaines à venir, sans toutefois en donner la situation précise. Pour information, il est utile de rappeler que ces remises à jour ont été faites sur indications de randonneurs, spéléologues et amateurs de la nature de Périllos. Aucune recherche particulière, de notre part, n’a été entreprise sur ces points qui, de notre avis, sont du seul ressort du patrimoine culturel de notre pays. Notre seul objectif se résume à dresser un répertoire le plus complet possible des richesses du passé de ce pays qui nous est cher.

Nous reviendrons également sur une découverte faite, à peu de distance du plateau de Salveterra, il y a plusieurs décennies, et qui eut une étrange conclusion à la suite de sa remise à jour. Une fois encore nous verrons l’étrange comportement des autorités en matière d’effacement sur la zone de Périllos. A suivre !
Nous ne doutons pas un instant que les autorités compétentes, et les protecteurs du passé de l’ancien territoire de Périllos, sachent tout ceci avec autant, sinon plus, de précision que nous. C’est pour cette raison, et afin de ne point leur faire injure, que nous nous gardons de situer ces points plus précisément…

12.10.2006: Ragots d’été… ne durent qu’un moment

Nous relatons une rumeur qui ‘lézardait’ au soleil estival du mois d’août sur les ruines et l’ancienne chapelle St Michel des seigneurs de Périllos. Certes, certes, une rumeur n’est qu’un bruit… parfois ce bruissement s’amplifie sournoisement jusqu’à devenir… calomnie. Cependant, à ce mot affligeant nous préférerons ce vieil adage de sagesse, si populaire, affirmant qu’« on ne prête qu’aux riches ! »…
Plusieurs personnes visitant Périllos durant la période d’été nous ont rapporté ce qu’il s’y colporte. Etonnés de ne pouvoir visiter, comme chaque été, l’église du village, ces visiteurs s’en inquiètent et se renseignent. On leur répond qu’effectivement cette année le sanctuaire est fermé aux touristes. Non, bien entendu, il ne s’agit pas d’une mesure en raison de travaux ou d’un état de vétusté devenu dangereux. Non, il est dit, cependant à voix basse et sur le ton d’une confidence diabolique, que l’édifice est fermé en raison du fait qu’il a été fracturé, violé et saccagé par… André Douzet ! ‘On’ dit encore que je me serais procuré malhonnêtement les clés, toutes détenues par la mairie d’Opoul, et que j’en aurais profité pour venir nuitamment piller le lieu… ‘On’ raconte encore que j’aurais défoncé tout le dallage de l’église… et que dans la même nuit j’aurais entrepris de fouiller tout le sous-sol… ‘On’ finit, enfin, par affirmer que je me serais livré à un pillage en règle dans la crypte regorgeant d’un immense trésor !!!!!
Si on était le premier avril, tout le monde aurait applaudi à tel récit… Hélas, il n’y a pas de quoi rire, car ce n’est ni plus ni moins qu’une calomnie, une série d’affirmations mensongères et diffamatoires. Face à une telle énormité, nous avançons les remarques suivantes.
Tout d’abord, de deux choses l’une… si j’en avais eu les clés, je n’aurais pas eu besoin de défoncer le portail de l’église.
Ensuite, qui serait assez crédule pour croire qu’un homme seul -même deux, trois ou quatre- peut, en une nuit, enlever le mobilier et le sortir dehors, arracher tous les carreaux du sol de l’église, retourner le blocage de niveau, ouvrir l’entrée au sous-sol, y descendre, piller, violer les tombes, en remonter un trésor fabuleux… et plus fort encore, tout remettre en place avant l’aurore !!!!! Sans parler des équipements dont il faudrait disposer, il faut également envisager un groupe électrogène pour fournir l’énergie indispensable à éclairer une opération que même James Bond et Indiana Jones réunis n’auraient pu conduire à terme.
Effectivement, on pourrait sourire, si ce récit n’avait été raconté sans l’ombre du ridicule et surtout peut-être cru par quelques visiteurs vraiment plus stupides que la moyenne… Certes, il fallait bien verrouiller l’édifice et en interdire l’entrée car, dans le cas contraire, n’importe qui pouvait vérifier la stupidité des propos à notre égard.
Mais, pour faire bonne mesure et accréditer les ragots, il fut ordonné à la personne assurant la tenue du ‘Lézard’, de ne pas accepter nos éditions, dossiers et ouvrages déposés ici les années précédentes. En effet, il est tellement plus prudent d’interdire la liberté d’expression et d’écriture quand elle devient gênante. C’est une méthode qui a fait ses preuves dans certains circonstances, du moins jusqu’au moment où les consciences s’éveillent.

02.09.2006: Perillos et ses petits frères: deux autres decouvertes énigmatiques en présentation dans Nexus

L'approche de plus en plus poussée de la résolution du mystère de Périllos, sa géographie, son passé et l'histoire de ses seigneurs, n’est pas la première découverte que certains membres de la Société Périllos aient pu faire sur le sujet, ou partagent avec notre société. Chaque remise à jour arrive, le plus souvent, avec son lot habituel de problèmes et de controverses.
Certaines de ces découvertes restent du domaine de la vie privée de certains de nos membres (même s'ils nous en font part). Ajoutons que bien d'autres éléments retrouvés, sur ces sujets qui nous sont communs, sont faits par des chercheurs qui n’ont, parfois, jamais entendu parler de notre association au moment de leur remise à jour.
Pour vous, fidèles lecteurs et amis, nous vous informons que dans Nexus France – son numéro actuel et le suivant – vous trouverez deux articles signés de Filip Coppens. Le premier article fait état d'une découverte très contestée : l’affaire de la bibliothèque métallique en Equateur. Il s'agit d'une enquête qui a porté un lourd préjudice à la réputation de von Däniken, en le faisant passer – de manière injurieuse et calomnieuse – pour un chercheur malhonnête, menteur et auteur de fausses histoires.
Dans le prochain numéro à paraître, le sujet abordé sera celui de la grotte Burrows, en Amérique. A propos de cette dernière, Russell Burrows donnait d'importantes informations sur la découverte d’un tombeau que, durant une période de plus de 15 ans, il n’a pas souhaité montrer au public. La controverse continue à bouleverser certains cercles de recherches, surtout en Amérique, car selon plusieurs sérieuses opinions sur ses travaux, il apparaîtrait que cette grotte « pourrait » contenir des preuves concernant un voyage trans-océanique, qui se serait déroulé des siècles avant l'odyssée de Christophe Colomb.
Ces deux articles sont des plus intéressants en qui concerne des similitudes avec l’affaire de Périllos, car ils offrent une comparaison sur les faits qui conduisent certaines découvertes énigmatiques à être, ou devenir, un sujet de controverse…
La présentation de ces constats alarmants est pour nous un espoir pour que nos lecteurs partagent nos opinions, et axes de recherches, que nous tentons de maintenir au plus juste en ce qui concerne nos travaux sur l'affaire Périllos et les ouvertures sur son histoire et son passé.
Si vous souhaitez en savoir plus, ne manquez pas le rendez-vous de Nexus dans les rayons de votre point de presse habituel.

08.07.2006: Le compagnon de Dan Brown à Périllos

Andy Gough est un des auteurs qui aidèrent Simon Cox à concevoir « The Dan Brown Companion ». Il s'agit de l'ouvrage destiné à 'accompagner' la lecture et les voyages dans un esprit... « Brownesque ». Sur son site (seulement en anglais), Andy parle de son périple vers Périllos, au printemps 2004, lors de la préparation d’un reportage video sur Rennes-le-Château. Avec Mark Foster, ils approchaient de l’église de Périllos, en évoquant « la chapelle Périlleuse » des légendes du Graal. C'est alors qu'il ressentit une force si violente qu'il en fut jeté à terre.

Andy ajoute qu'il s'agissait d' une « force particulière, comme une secousse électrique, semblant iradier mon épine dorsale, qui me catapultait en avant avec une grande vitesse. Mon visage et ma tête heurtèrent malencontreusement les pierres devant moi. Inexplicablement, mon genou gauche s'est positionné, dans cette chute, comme jamais avant, ou depuis. L'articulation s'est tordue en ployant sous moi. Avec le matériel que je portais je n'ai rien pu faire pour esquiver ou ralentir la chute. J'ai souffert de cet accident douloureux qui m'a obligé à boîter durant des mois après cet accident, et les séquelles de cette étrange blessure articulaire continuent encore à me hanter. »

12.06.2006: Visite de Périllos le dimanche de Pentecôte 2006

Nous avons conduit, ce dimanche, jour où le soleil nous fut particulièrement favorable, un groupe de chercheurs perpignanais sur le site de Périllos.
La visite avait pour thème le périple d’après la maquette de Saunière, le passé des seigneurs de Périllos et enfin les curiosités géologiques de ce formidable territoire. Trois semaines auparavant, nous avions eu une conférence sur le sujet : « De Rennes-le-Château à Périllos, le secret de Saunière », pour une importante organisation privée qui nous en avait fait la demande. Enthousiasmées par les images, les commentaires et nos travaux de recherches, ces personnes souhaitaient en savoir plus sur le site lui-même.
Rendez-vous était donc pris au pied du château d’Opoul, pour commencer notre périple par le roc de Roudoun qui est l’axe de repérage principal de la maquette de l’abbé Saunière.
Nous sommes montés ensuite jusqu’au village de Périllos. Nous pensions que l’église St Michel devait être ouverte pour ce jour précédent celui où se dit la messe de plein air dans les ruines du village. Un groupe nous ayant précédé, il eut la chance de pouvoir entrer dans l’église où se déroulait le nettoyage et la décoration du sanctuaire. A notre arrivée, il n’en fut pas de même. Un ‘barrage’ symbolique de sacs et caisses contenant les plantes décoratives et le matériel formulait un interdit de passer. Nos visiteurs demandant courtoisement de juste voir l’intérieur sans déranger quoi que ce soit des travaux essuyèrent un refus sec et net sous le prétexte du nettoyage en cours. Nous avons attendu dehors la fin des aménagements. A la fin de ceux-ci, la porte fut rapidement refermée sans que les visiteurs puissent au moins voir du porche l’intérieur de l’édifice. Ils remercièrent chaleureusement mesdames les personnes de la commune pour leur gracieuse amabilité.
Ceci ne nous empêche surtout pas, et même au contraire, de commenter l’intérieur de l’église avec les nombreuses photographies dont nous disposons abondamment. C’est donc sous l’ombre du grand figuier, près du « Lézard », nettement plus accueillante, que se déroulèrent les commentaires sur le passé de Périllos, l’histoire de ses seigneurs et les énigmes de cet antique pays étroitement lié à un événement qui eut lieu il y a de nombreux siècles.
Nous avons ensuite parcouru les ruines du village endormi et poursuivi nos explications autour de l’église, des chapelles et du donjon castral. D’autres visiteurs non attendus se joignirent à nous pour entendre nos commentaires et exprimer leur plaisir pour ce partage impromptu mais sympathique.
Le repas de midi fut pris de manière très conviviale et chaleureuse, à l’ombre des arbres, au bord de la route, avant le chemin montant à la Caune.
L’après-midi fut consacré à la visite de la grotte. C’est au cours de cette petite excursion que nos visiteurs purent apprécier cette cavité exceptionnelle qu’est la grotte de la Caune… riche en témoignages du passé de l’humanité (gravures) et en concrétions de calcite. Mais aussi, ils purent voir dans quel état de décrépitude, et de saleté, le site se trouve actuellement…
La fin de la journée s’est faite par une visite du plateau de Salveterre et des ruines du château d’Opoul…
Plusieurs personnes de ce groupe étant dans l’architecture et ses annexes, nous avons pu approcher les difficultés de travaux valorisants sur d’anciens sites comme celui de Périllos.
Ajoutons que les serrures de verrouillage de l’église ont été changées à la suite de la dernière effraction qui eut lieu il y a plusieurs semaines, et dont nous avions fait le signalement peu après le premier mai… lors d’une réunion sur la commune de Tautavel, en présence de monsieur l’ancien maire d’Opoul. Les deux battants du porche de l’église ont été repeints, sans doute pour le lundi de Pentecôte… d’un vert assez discret pour bien être visible même de nuit.

08.05.2006: Remise en état de bâtiments dans le vieux village

Nous avions annoncé que des travaux de réhabilitation étaient programmés sur le vieux village de Périllos. Il était prévu qu’une ancienne maison soit d’abord remontée… c’est ce que nous avions cru comprendre. Il n’en pas tout à fait ainsi car il semble que ce soit plusieurs bâtiments qui bénéficient de cette mesure de sauvegarde. Intention louable s’il en est une ! Cependant, depuis l’instant où nous avons eu l’information, nous avons pu constater différentes petites surprises.
Plusieurs personnes vont remonter des maisons… à l’identique, nous dit-on. C’est très bien ! Cependant, nous attendons, avec une grande curiosité, de voir comment on peut « remonter à l’identique » une construction dont il ne reste que des ruines, à parfois moins d’un mètre de hauteur… sans avoir de photographie de l’époque… ni témoignage… ni ancien plan de construction, ou documents administratifs de surfaces habitables ou utiles ou hors œuvre total et des différents niveaux.
Ensuite, nous avions été informés que le vieux village de Périllos se trouvait en zone non habitable et non constructible sur le plan administratif. Or, il semble encore que remonter une habitation, ou un bâtiment à usage industriel ou agricole, est un acte officiel, qui entre dans le cadre d’une ‘reconstruction’. Cette dernière, paraît-il, doit faire l’objet d’un dépôt d’intention au minimum, et d’une demande d’autorisation dans le meilleur des cas… Démarche qui peut aussi s’engager avec une demande de permis de construire, ou reconstruire, soumis à une procédure précise et surtout depuis un dossier dressé par un architecte DPLG.
A cet instant, il n’en est rien de tout ça et rien n’est engagé en ce sens… Il pourrait nous être répondu que les démarches sont en cours. Ce qui serait compréhensif pour un projet de cette envergure. Le petit ennui est que les travaux de dégagements sont ouverts sur un des lots du projet… sans que rien ne soit encore autorisé officiellement. Le chantier se fait sans affichage administratif, ni dépôt d’un dossier, ni plan de construction, ni balisage d’un chantier ouvert.
A ceci s’ajoute que ce genre de bâtiment entre dans un cadre engageant un aspect extérieur du bâtiment conforme à la réglementation en vigueur concernant le choix des matériaux et leur coloris. Rien non plus en la matière n’est défini à ce moment.
De plus, il est évident que le dégagement de bâtiments sur un périmètre où un passé historique et archéologique est potentiel, demande certaines précautions logiques. De fait, il est très probable que des vestiges archéologiques puissent surgir sous la pelle des constructeurs, car jusqu’ici personne ne s’est inquiété de savoir où se trouvaient, par exemple, l’ancien fossé, la palissade primitive (en cas d’existence d’une ancienne motte féodale), les défenses avancées ou simplement l’emplacement d’arrivées des trois anciens chemins d’accès au village… ou carrément les fondations des murailles de protection de la basse cour et du périmètre castral des lieux. Que se passera t-il en cas de mise à jour, et s’en rendra t-on seulement compte ? Pour l’instant, on voit que les déblais et gravats sont réutilisés sans autre forme de procès pour remblayer le chemin contemporain arrivant dans le village. C’est dans ces gravats rejetés dans le passage que nous avons retrouvé une monnaie (19ème) et 3 tessons de poteries intéressantes.
Nous pensons qu’il s’agit là de quelques malentendus… et que la situation entre peu à peu dans la normalité administrative.
Quant à nous, il nous tarde de voir l’âme du vieux village revenir peu à peu à la vie… car l’action de réhabilitation des lieux ne peut qu’emporter un plein et entier accord commun d’une attente de succès rapide et mérité… qui dissipera rapidement les petits avatars d’ouverture de chantier coutumiers en la matière.

08.05.2006: L’Eglise St Michel de Périllos une fois de plus fracturée

Nous devons, sur un autre registre, revenir sur l’église St Michel de Périllos. Nous avons appris dimanche que le portail d’entrée de l’édifice a une fois de plus été saccagé.
Nous-mêmes avions conduit samedi un groupe de visiteurs officiels et les fermetures avaient été soigneusement remises en place et les verrous refermés. Cet acte scandaleux a donc été perpétré entre la soirée du samedi et le dimanche matin. C’est un autre groupe de visiteurs qui, disposant des clés, a trouvé les barillets de serrures fracturés. La mairie en a été immédiatement avertie.
En échange, il ne semble pas que quoi que ce soit ait été pillé, saccagé ou souillé. Il faut bien reconnaître, sur le sujet, que l’édifice a été ‘forcé’ de TROP nombreuses fois et qu’il ne reste plus rien à voler dans l’église… les statues sont sans doute trop lourdes à emporter, faciles à identifier et n’ont pas de valeur monétaire notoire.
Il n’empêche que pour les habitants d’Opoul et les amateurs du passé de ce pays, il s’agit d’un acte inqualifiable et d’une stupidité absolue !
Nous rappelons aux visiteurs qu’en cas de constat de dégradations ou autres tentatives d’effractions, il est recommandé d’en informer rapidement les autorités (mairie, gendarmerie, police…). Nous sommes tous satisfaits de pouvoir visiter cet édifice qui a pu traverser le temps sans trop de dommages… sauf ceux des hommes. Il arrivera, par lassitude et agacement, que les autorités finissent par ne plus faire confiance en personne, ne plus confier la clé, ni donner l’autorisation de visiter ce lieu encore sacré. Ce serait regrettable, mais tout à fait compréhensible… et nous ne pourrions en vouloir qu’à la sottise et au manque de respect d’un tel endroit.

21.04.2006: Silence !... On tourne à Périllos : Tellus-Film, Pro7 & TF1

TELLUS-FILM a terminé les dernières prises de vue du second DVD sur le sujet Rennes-le-Château-Périllos et l’affaire de Bérenger Saunière. Des séquences inédites réalisées à Rennes-le-Château… et des interviews de chercheurs qui, jusque là, n’avaient pas souhaité s’exprimer à propos de leurs découvertes sur l’abbé Boudet et dans le cimetière près de l’église de Saunière. Ce DVD sera disponible dès le début de cet été et aura des ajouts concernant nos découvertes sur le terrain. C’est au cours des prises d’images, dans une ‘cavité’, qu’il y eut un événement étrange, au moment de filmer la coupe en terre cuite que nous avions remontée… Il y a eu, à propos de cet objet, d’autres ‘incidents’ dont il sera fait état ultérieurement.

PRO7. Ici, il s’agit du tournage d’un documentaire pour une importante chaîne de TV allemande : PRO7, et particulièrement pour l’émission GALILEO. Au cours de cette dernière sera présenté un documentaire reprenant nos travaux.
On soulignera que pour ce documentaire exceptionnel, sur l’affaire de Rennes-le-Château, les responsables n’ont fait ce tournage qu’à partir de nos théories et n’ont fait appel à aucun des ténors ou ‘pique-écran’ habituels sur le sujet… Seul Antoine Captier intervient brièvement. Cette fois, personne n’a pu ‘détourner’ le sujet de nos éléments sur Périllos en rapport avec l’affaire de B. Saunière et de Rennes-le-Château. Ce documentaire, par son importance, fait que d’autres TV, y compris françaises, commencent à considérer notre approche sur le sujet comme des plus plausibles… et entament des contacts avec nous pour d’autres documentaires.
GALILEO présentera son émission le 17 mai à 22h15 sur la chaîne PRO7… au moment où sortira le film sur le ‘Da Vinci Code’…
En revanche, on ne sait pas où en est le film envisagé par une équipe américaine qui devait présenter un scoop formidable sur une prétendue découverte phénoménale dans le secteur de Rennes-le-Château… la montagne ayant, sans doute, accouché d’une souris. Cependant, ne doutons pas que ce film sorte sur les écrans à la date prévue, qui est également celle du fameux ‘Da Vinci Code’…

Par le biais du DVD de Georges Combe « Du trésor au vertige », TF1, réalisant une émission sur les ‘mystères’, présentera une séquence sur Rennes-le-Château … et nous avons été retenus pour le passage sur le sujet. La date de l’émission est prévue entre fin mai et début juin.

10.04.2006: Quelques constats

Nous voyons de plus en plus de visiteurs monter sur les sites de Périllos. Nous avons pu, durant le temps des relevés qui prirent plusieurs jours sur le site, constater un nombre croissant de personnes montant visiter les lieux. Si, dans ce nombre, on voit quelques touristes curieux d’histoire locale, nous distinguons également des personnes, de plus en plus nombreuses, commençant à suivre notre hypothèse sur les liens entre Rennes-le-Château et les secrets oubliés de Périllos ! Si, au début de nos travaux, tous les ténors, et ‘observateurs’ en la matière, riaient, moquaient, en critiquant amèrement à qui mieux nos recherches… il n’en est plus de même aujourd’hui. Ceux et celles qui montent à Périllos y déplacent lentement l’axe des travaux sur ce qu’a pu découvrir l’abbé Saunière, et tant d’autres personnages, dans le passé de cette contrée.
Ceci est bien… Mais également, dans le nombre de ces ‘chercheurs’, nous déplorons la présence des habituels pillards, vandales et imbéciles en quête de l’aventure ‘trésoraire’… Pour eux l’histoire et la recherche ne sont que prétexte à arpenter, ‘poêle à frire’ et divers détecteurs en main, certains secteurs de nos travaux à seule fin de mettre la main sur nos résultats.
D’abord ils saccagent des secteurs qui sont le plus souvent des propriétés privées, communales ou du domaine de l’Etat. Mais encore ils détruisent stupidement, en quelques secondes parfois, ce que la nature a mis des milliers d’années à réaliser formidablement (les cristallisations, concrétions minérales) dans certaines grottes… Et tout ceci sans le moindre résultat.
Nous rappelons que nous avons mis parfois plus de dix ans à localiser un lieu… (sans jamais le mettre à sac ou l’ouvrir !). Nous serions très étonnés si ce genre de sordides individus sans scrupule mettaient la main dessus en quelques jours, semaines ou mois… Ils sont parfois bardés de matériels électroniques (GPS, détecteurs…) et de prospection (parfois vivres et intendance) qui ont tout de la panoplie du parfait petit ‘Indiana Jones’ ! Mais nous précisons que ce genre de recherche ne se conduit pas avec des actions de ce type… Elle demande, avant tout, une étude minutieuse et des vérifications interminables en archives et documents sur de nombreux aspects de l’histoire, du passé et de ses énigmes oubliées. Les pillards de tombeaux et de découvertes n’arriveront à rien avec leurs méthodes qu’ils espèrent expéditives. Ils sont uniquement confrontés, dans leurs dévastations délirantes, à leur seule conscience lorsqu’ils rentrent penauds dans leurs tanières…
Enfin, nous pensons que tout ce que cette meute méprisable récoltera sera de sérieux ennuis judiciaires, car, rappelons-le, l’usage d’un certain matériel de détection est strictement réglementé… Ensuite, la propriété d’autrui, quelle qu’elle soit (particulier, communal ou d’Etat) est sévèrement défendue par la législation en vigueur. Nous-mêmes n’avons pas hésité à conduire en mairie d’indélicates personnes prospectant ainsi sans autorisation avec des engins illicites en la matière… Les choses ne se passeront pas toujours à l’amiable… et les autorités finiront, sans doute lassées de tels agissements, par prendre des sanctions et mesures des plus radicales. L’ennui est également qu’il est difficile, dans cette masse, de distinguer le chercheur honnête du pillard imbécile… Il deviendra peut-être un jour impossible de poursuivre certains travaux, en raison d’une petite poignée de crétins irresponsables se croyant au-dessus des lois! Ce sera dommage pour tous, mais sans doute cette solution permettra t’elle de sauver ce qui pourra l’être encore… et la ‘Société Périllos’ ne saura que se plier à cet état.

10.04.2006: Etat des lieux de l’église St Michel de Périllos

Nous venons de terminer l’ensemble des relevés d’état des lieux de l’église. C’est un long travail minutieux et complet qui vient de se finir… Il s’est terminé par la cotation du haut du fronton qui abritait les cloches… et un numéro d’acrobatie en hauteur, sur la toiture.
Le relevé de ce bâtiment nous apporte de nombreux éléments :
-D’abord la confirmation (par les angulations et différences des murs porteurs) de notre hypothèse d’une ancienne orientation Nord-Sud devenue Est-Ouest…
-Ensuite la découverte de quelques éléments qui restaient quasiment invisibles sans un relevé minutieux des lieux (par exemple, un morceau d’architecture correspondant au style de l’ancienne église d’Opoul et un local oublié de tous car quasiment indécelable, etc…).
Nous mettons maintenant ce relevé et les informations correspondantes au propre. Ensuite, ce travail de ‘planche à dessin’ terminé, nous en ferons une publication complète, sous la forme d’un numéro ‘spécial Périllos’ (série des cahiers) qui sera disponible cet été… au ‘Lézard’!
A ce propos, nous remercions, pour sa cordiale autorisation à conduire ce travail, la municipalité d’Opoul-Périllos. Mais aussi Jean-Louis, qui s’est dépensé sans compter et sans qui certains points du relevé n’auraient pu se faire (monter à l’échelle, sur le toit, et prêt d’un matériel technique indispensable)… et enfin Thierry qui participa aux cotations de la toiture et du clocheton…

09.04.2006: La situation du village endormi de Périllos évolue vers un lent réveil

En effet, nous apprenons qu’un projet très important est engagé et devrait voir le jour sous quelques semaines… Il s’agit de la réhabilitation de plusieurs habitations ruinées du vieux village. Ces travaux devraient concerner, tout d’abord, l’ancien bâtiment des Mairie, Ecole et Bureau Postal. Cette opération se ferait sous couvert des autorités et en accord avec les règles en matière de respect des matériaux, de l’environnement et des lois régissant ce genre de revalorisation du patrimoine.
A ce sujet, les rumeurs vont bon train… Ici, on entend que seuls les murs seraient stabilisés afin de ne pas s’effondrer plus… Là, on dit que toutes les habitations seraient remontées…De ce côté, on affirme qu’une, puis deux ou trois bâtisses, seraient reconstituées… Dans ce coin, on murmure que les participants à ce plan habiteraient les locaux réhabilités… Ailleurs, que seuls les responsables sur le terrain serait habilités à vivre dans le village… On dit, on murmure, on chuchote… bien des choses.
Qu’en sera-t-il vraiment ? Et bien, l’avenir nous le dira sans avoir à se propager sous de prétendues informations diverses, variées ou diversions avariées.
Nous retiendrons que ce projet aura au moins le bon côté de maintenir le vieux village en vie et de lui redonner un aspect touristique et historique. Notre attention sera sans doute plus prononcée au moment où ces travaux s’approcheront immanquablement de l’église, du cimetière et des restes du donjon des seigneurs de Périllos…
Pour l’instant nous restons éloignés de ce projet qui ne nous concerne que très indirectement.

09.04.2006: Les maires se suivent… mais se ressemblent-ils ?

Monsieur le maire a changé à Opoul-Périllos. Anciennement Jean-François Carrère était maire de la commune depuis plusieurs mandats. Nous ne retiendrons de cet homme qui nous accordait toute sa confiance que ses actions culturelles et humaines. Il s’illustrait, pour nous, par d’innombrables actions destinées à valoriser ou revaloriser le territoire dont il avait la charge. Concernant Périllos il multipliait les tentatives pour sauver de l’oubli le village endormi de Périllos :
- Rénovation du local, sous les restes du donjon, qui devint ‘Le Lézard bleu’, puis ‘Le Lézard’, tenu chaque été ouvert pour maintenir cordialement un point ‘touristique’ agréable et aussi culturel.
- Réfection de plusieurs ruelles du village permettant une promenade agréable et insolite dans le hameau ruiné.
- Arrivée de l’électricité sous forme d’un transformateur EDF au centre du village… à toutes fins utiles.
- Animations multiples et toujours chaleureuses qui apportaient cordialité et vie dans l’ancienne commune isolée…
Nous n’en finirions pas de dresser une liste interminable de ses actions pour redonner une vie culturelle et humaine au passé de ce secteur. Dès notre premier contact, il s’est intéressé à nos travaux et nous accordait sa confiance, face parfois à des situations pour le moins irritantes provoquées par notre présence.
Jean-François Carrère, au titre de premier magistrat de la commune d’Opoul-Périllos, était Président d’honneur de notre Société Périllos… Il reste maintenant membre d’honneur et présidera, s’il le désire, aux réunions du bureau. Pour nous, rien n’est changé vis-à-vis de l’homme. Même, et surtout, si son titre n’est plus celui de chef de la commune, il tient toute sa place parmi nous.
Le nouveau maire est Freddy Deschaux-Beaume… Il est un des membres de la première heure (présent dans nos rangs lors de la première AG à Durban) de la Société Périllos. Nos lecteurs ont fait connaissance avec lui grâce à un extrait de son ouvrage remarquable : « Jésus ou le triomphe de l’échec ».
Nos relations avec la municipalité et son premier magistrat n’ont donc pas été modifiées en quoi que ce soit… La cordialité, la compréhension et la confiance entre nous reste intactes. Nous inviterons donc, lors de notre prochaine AG, qui ne tardera pas, monsieur le maire actuel à passer, au titre de sa fonction, de son statut de membre de la SP à celui de président d’honneur.

10.02.2006: La création de la Société Périllos anglaise

Nous avons le plaisir de vous annoncer la naissance, le 2 février 2006, d’une petite soeur de la Société Périllos : la Société Périllos anglaise. Cette création est le résultat d’un intérêt de plus en plus croissant pour notre 'société' pour les anglophones, même si parfois ils se trouvent de passage en France.
Depuis le début de la création de son site internet, la S.P. eut également un site en langue anglaise. Cependant pour les personnes désirant poursuivre plus sérieusement les recherches avec nous, ils ne pouvaient qu'adhérer à la Société Périllos française. Cette situation est maintenant « rectifiée » par le fait que nous ouvrons, à cet effet, un deuxième 'front sociétaire'.
Les deux organisations sont officiellement indépendantes. Cette décision est prise d'abord en raison des différentes lois en vigueur dans les deux pays, et ensuite afin d'éviter la situation de membres d'un pays votant pour des affaires sociétaires propre à une juridiction qui ne le concerne pas.
Dorénavant, les deux organisations se comporteront, pratiquement, comme une seule société dans ses travaux. Pour plus d'informations concernant notre 'nouvel enfant', veuillez consulter notre site anglais.
De plus, face à l'intérêt croissant exprimé par de nombreux chercheurs étrangers à la France, la Société Périllos envisage d'autres 'petites soeurs' dans les années, si non les mois, qui suivent en Allemagne et en Hollande.

15.01.2006: St Michel et les tremblements de terre

L'histoire de l’archange Saint Michel, dont l'apparition légendaire a influencé l'évolution et la diffusion culturelles du christianisme dans l'Europe, est peut être liée, selon une nouvelle étude, à l'activité des tremblements de terre en Italie méridionale.
L'étude, présentée dans une édition récente du journal ‘Tectonophysics’, suggère que beaucoup de légendes plongeraient leurs racines dans des phénomènes normaux, tels que des évènements géologiques. L'auteur de l'étude, Luigi Piccardi, a fait de pareilles observations depuis des histoires comme l'oracle de Delphes ou le monstre du Loch Ness.
L'emplacement choisi pour cette théorie est le "Monte Sant'Angelo" près de la mer adriatique, où la légende fait descendre l'archange du ciel, et temporairement demeurer dans une caverne sacrée. Le récit connu le plus ancien, datant du 8ème siècle, note que le 'Gargano' (un promontoire rocheux) fut secoué par un terrible tremblement de terre accompagné de foudre et d'un nuage épais et sombre qui dissimula longuement tout le sommet de la montagne sacrée (Monte Sant'Angelo). Luigi Piccardi, géologue à l'institut de Geoscience et des ressources terrestres à Florence, a étudié la région et les données mémorisées au sujet des activités sismologiques locales. L'évidence géologique, telle que des dépôts volcaniques de surface et des sédiments retrouvés dans la roche en place, ainsi que les légendes locales, suggèrent qu'un tremblement de terre d'une puissance phénoménale se soit produit à cet emplacement au 6ème siècle après J.C.
Si l'on en croit la légende de St Michel, l'évènement de son arrivée dans la caverne sacrée s'est produit entre 490-493 après J.C... Mais Luigi Piccardi indique que la légende pourrait avoir été écrite des centaines ou peut-être même des milliers d'années après que ces bouleversements géologiques se soient déroulés...

Piccardi croit que des observateurs pourraient avoir été témoins des éléments se déchaînant, avec foudre et formation d'un épais et sombre nuage pendant le séisme, et en aient rapporté un récit effaré et monstrueux ne pouvant avoir pour origine qu'un évènement divin tel que l'arrivée d'un archange... Piccardi, ensuite, démontre que l'échauffement par frottement, les émissions d'électrons, la luminescence résultant du bruit, et les changements de charges électriques transformant momentanément certaines roches en semi-conducteurs... peuvent avoir comme conséquence le phénomène géologique qu'il étudie aux Etats-Unis et qu'il nomme "lumières de tremblement de terre".
Cependant, il ajoute que « de tels phénomènes ignés sont la plupart du temps dûs à la génération et à l'allumage de gaz inflammables comprimés à l'intérieur de poches naturelles libérant sous l'explosion de cet inimaginable effort des quantités d'énormes roches »... Si ce phénomène se confirmait sur d'autres emplacements et en d'autres circonstances, il soulignerait que le mythe était la première manière d'expliquer le monde et que ces traditions orales, ou récits légendaires, décrivent exactement et scientifiquement des informations géologiques réelles.

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