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Fin
d’un ordre et ampleur de sa mémoire
C’est
dans la nuit du 12 au 13 octobre 1307 que le glas de la fin de l’ordre
du Temple sonne, sinistre, sous les coups d’un pape frileux devenu
la créature asservie d’un roi cupide, tous deux s’étant
crus au dessus des principes et des lois morales pour détruire les
templiers en un procès inique, faussé et joué d’avance…
Le temps de la chute de l’Ordre fut bref et d’une violence inouïe.
Pourtant la fin de ces deux crapuleux princes instigateurs le fut encore
plus avec la sentence, lancée par Jacques de Molay, invitant ses
bourreaux à paraître devant le tribunal de Dieu dans un délai
qui fut respecté en tous points… rendant ainsi applicable,
et implacable, le dicton populaire selon lequel « bien mal acquis
ne profite jamais ! ». On s’empresse, évidemment, dans
les milieux frileux de l’histoire, de dire que jamais le grand maître
de l’ordre du temple ne lança cette malédiction au moment
d’être la proie des flammes du bûcher dresser sur l’île
des Juifs à Paris. Qu’en savent-ils vraiment, ceux, celles,
niant ce fait certes, fort dérangeant au demeurant pour les rationnels
de service… Si nous n’y étions pas pour l’affirmer,
ces ‘antis’ n’y étaient pas non plus pour l’infirmer’.
Toujours est-il qu’au lieu d’effacer les hommes du temple de
la mémoire d’autres hommes, l’épaisse fumée
montant de l’horreur du bûcher les rendait, à jamais,
immortels et gardiens de connaissances qui nous échappent encore.
Un
livre nouveau
Des
centaines de livres ont été écrits sur l’Ordre
sans jamais éteindre le sujet tant il est vaste, fascinant et infini…
des livres allant de l’irritante, et pourtant fascinante, réalité
des faits jusqu’aux hypothèses les plus grotesques. Tout n’a
pourtant pas été dit, loin s’en faut, puisque nous avons
le plaisir de découvrir un ouvrage qui nous semble innovant en matière
templière.
Il s’agit du travail d’Antoine Cousin, ayant pour titre «
Ombres et Lumières Templières ». Cet auteur nous propose,
au fil de son exposé, tout d’abord un rappel de la naissance
de l’Ordre, de ses circonstances dans un contexte social des plus
mouvants et incertains au moment de l’aventure des grandes croisades.
C’est ensuite la mise en place de leur règle à l’issu
de neuf ans passés obscurément dans des missions… dont
ils ne laissèrent rien filtrer. Cousin nous explique les plus hautes
autorités religieuses qui président à la naissance,
et la règle, de l’ordre qui prend son essor pour une odyssée
de plus d’un siècle et qu’aucun autre ordre n’entreprit
ou n’entreprendra jamais après lui.
Puis, l’ouvrage nous entraine en Palestine où l’ordre
inscrit son nom en lettres d’abnégation, de sacrifices guerriers
comme nul autre pareil, buvant la coupe jusqu’à la lie, aux
moments désastreux de l’issue de la dernière croisade,
en combattant jusqu’à la mort sur les derniers chicots des
remparts de St Jean d’Acre.
Nous suivons, ensuite l’épineux problème de savoir si
les templiers possédaient la boussole et s’ils financèrent,
ou non, les gigantesques chantiers consacrés aux grandes cathédrales
de l’époque…
A la cinquième partie de ce livre l’auteur nous invite à
ce voyage dans les superbes méandres de l’architecture sacrée
que l’ordre ne manque pas d’utiliser dans ses constructions,
tout autant que les arcanes de la dualité, la trinité (éléments
ésotériques si chers à l’ordre) et d’autres
symbolismes incontournables, mais peu approchés habituellement sur
ce thème.
En effet nous entrons, avec A. Cousin, dans des domaines difficiles - tels
le sens ésotérique du chiffre huit, de la croix de l’ordre
et plus étonnant encore celui de la quadrature du cercle - allant
jusqu’à l’approche de l’Art Royal, les mérelles
de Compostelle, et les diverses facettes de la quête du Graal…
Ce magistral ouvrage se termine sur des annexes présentant à
la fois, la table d’émeraude (d’Hermès le Trismégiste),
les « systèmes en boucles » comme la lumière artificielle
et les tracés euclidiens de la quadrature du cercle.
A
propos de l’ordre du Temple
Il
était difficile pour nous de ne pas rappeler la fin de l’ordre,
du moins dans sa partie visible, sans faire mention d’un ouvrage en
rappelant ses valeurs, connaissances, savoirs, forces et faiblesses d’hommes.
Celui d’Antoine Cousin est de ceux qui en font mémoire, lorsqu’il
écrit dans son introduction que l’ordre « embrassa
tout le savoir disponible de son époque, aussi bien scientifique
que spirituel et qu’il fut capable, grâce à une vision
objective, rationnelle et mystique, de réussir à vaincre les
idées préconçues, les préjugés, les fausses
croyances de son siècle et préparer le triomphe de la raison
dans ce Moyen-Age aveuglé par ses superstitions ».
La quatrième de couverture nous prévient que cet ouvrage,
autant historique qu’initiatique, expose les raisons profondes qui
présidèrent à la création de cette singulière
milice templière et propose de nouvelles pistes de réflexions
quant à son aventure… Quant à l’auteur, ‘grand
voyageur, attentif, au-delà des différences, à l’aspect
syncrétique des cultures’ il signale combien l’expansion
géographique de cet ésotérisme au carrefour de diverses
civilisations, a renouvelé les symboles occultes.
Un ouvrage de 216 pages (au format de 15,5 X 24), illustré de nombreuses illustrations, cartes et démonstrations géométriques. ‘Ombres
et Lumières Templière’ Aux
Editions Bussière |