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| L’homme du mystère |
1963.
Un proche de confiance d’André Malraux, André Malraux
(1901 – 1976, romancier français et homme politique étonnant),
alors ministre des Affaires Culturelles, aurait instruit une demande d’informations
concernant des documents historiques et archives à propos du secteur
de Rouen et alentours. Connu sous la référence de ‘Lazare’,
ce dossier semblait tenir à cœur monsieur Malraux qui aurait
souhaité la plus grande discrétion dans cette affaire. Ainsi
auraient été rassemblés des écrits importants
sur certains aspects du passé historique de Rouen, de ses lointaines
origines jusqu’au 17e S.
L’énigme
du dossier Lazare
Le
dossier ‘Lazare’ aurait fait pour la circonstance, et c’est
une innovation en la matière, partiellement appel à des archives
et collections privées (Maurin, Bautre, Perchaud-Vattoux, Joceran
Urachet et Cobourg). Le 24 mars 1965 l’étude documentaire fut
déclarée close et le dossier ‘Lazare’ classé
‘sans suite’ brutalement sans la moindre explication…
Tout aurait dû, et pu, en rester à ce constat d’archiviste.
Et pourtant! Pourtant le dossier ‘Lazare’ ne sera jamais officiellement
répertorié. De plus, l’identité de ce ‘proche
collaborateur de confiance’ de Monsieur Malraux ne sera jamais connue.
Mais plus insolite encore : les responsables chargés de constituer
et instruire ce dossier fantôme, messieurs Henri Cabanaret et Christian
Eylauth, semblaient être inconnus des registres du personnel des Affaires
Culturelles, ni même inscrits aux intervenants extérieurs ou
ponctuels. On ne retrouvera jamais leur trace… si tant est que ces
identités soient réelles et bien à eux. Mais la surprise
continue : le dossier ‘Lazare’ ne sera jamais retrouvé
ou… accessible. ‘On’ le prétendra égaré
jusqu’en 1976, puis dès le début 1977 il sera affirmé
froidement que cette référence n’a jamais existé
et qu’il s’agit d’une erreur d’écriture ou
d’une fausse information.
Observons qu’André Malraux décède à l’hôpital
de Créteil le 23 novembre 1976. De fait plus personne, dès
cette date, ne peut donc justifier les motifs troublants du dossier ‘Lazare’…
et nous n’aurions, en toute logique, jamais dû, ou pu, avoir
connaissance de cette histoire pour le moins curieuse. Pourtant, fort heureusement,
un chercheur journaliste (D. REJU) semblait, à cette époque,
avoir d’excellentes raisons de suivre toute cette affaire au plus
près possible. Depuis ce qui reste de ses notes nous aborderons les
aspects recherchés par A. Malraux dans l’Histoire de Rouen
et faits insolites de son passé pouvant être liés au
pourquoi de l’étrange dossier ‘Lazare’. Réju
aurait réussi à retrouver l’intitulé d’un
des documents ‘perdu’ et quelques passages recopiés en
leurs temps: le fameux ‘Leg Martel’ dont nous retrouverons effectivement
les références au long de ce travail. Mais alors... que cherchait
donc monsieur le ministre André Malraux? Que pouvait-il y avoir de
si important qui nécessite ce luxe de précautions pour le
moins insolites, alors que sa fonction même lui permettait ouvertement
d’aborder le sujet?
Rouen
L’occupation
des rives de la Seine dans ce secteur remonte aux origines de l’Homme.
Rotomagos, pour les Véliocasses, deviendra sous l’empire romains
capitale d’une circonscription administrative connue sous le nom de
‘Seconde Lyonnaise’. Deuxième ville de France au 13e
S., son Histoire plonge ses racines dans un passé tourmenté,
violent, émaillé de personnages et d’événements
tous plus insolites et énigmatiques les uns que les autres. Peut-être
est-ce passé étrange que souhaitait étudié Monsieur
Malraux?
Mais plus intéressant encore: C’est à Rouen que Chilpéric
1er célébrait ses noces, en 560, avec Galwinte. A cette occasion
il en aurait profité, selon la chronique de Dom Quarin (720), pour
dissimuler des biens de grande valeur dans une abbaye locale. Ce même
texte affirme que l’évêque Prétextat savait l’emplacement
du royal dépôt. On peut alors se demander si Frédégonde
le fera exécuter, dans sa cathédrale, pour être la seule
à connaître la cache fabuleuse ou, comme le prétendent
les historiens, pour avoir célébré le mariage de Sigebert
et Brunehaut en 566. Détail bien sûr, mais qui pourrait avoir
son importance dans d’autres affaires où Sigebert prend une
place prépondérante...dans l’énigme des rois
mérovingiens par exemple.
Puis Rouen sera le théâtre de combats incessants. D’abord
contre les Normands (841-876), puis sous l’autorité des Ducs
de Normandie jusqu’à ce que Philippe Auguste l’enlève
aux Anglais en 1204… rien n’épargnera la cité
sur les murs de laquelle une multitude de noms et faits historiques s’inscriront
en lettres de sang : Alain Blanchard (1419), Jeanne d’Arc (1431),
Charles VII (1449), Antoine de Bourbon, Montgomery, François de Guise
(1562), Henry III (1588)… et ainsi jusqu’aux redoutables bombardements
de 1940. La ville se relèvera toujours avec force et courage de ces
dévastations. Mais Rouen retint-il l’attention d’André
Malraux pour ces seules raisons? Probablement pas. Observons, à présent,
l’aspect ‘trésoraire’ de cette cité. Vers
1970, des ouvriers, à Fécamp, découvrent un vase contenant
pas moins de trois mille pièces d’or. Ils viennent de mettre
à jour le trésor des ducs de Normandie. Les experts supposèrent
qu’il s’agissait d’un des plus importants trésors
mis à jour.
De
la source Gaalor aux Nazis...
Le
donjon restera le seul vestige sous le nom de ‘Tour Jeanne d’Arc’
par analogie avec la tour (détruite) où elle était
captive. On sait que le donjon contenait un puits très profond alimenté
par la source Gaalor. Durant la dernière guerre la Gestapo s’installe
en ces lieux et fait creuser une galerie au bas du puits… pour le
raccorder aux égouts médiévaux. Cet intérêt
pour les travaux d’égouts de la part des Nazis est une chose
assez inhabituelle pour que l’on en cherche la véritable raison.
Une réflexion simple serait à faire et qui pourrait bien apporter
de nouvelles pistes à cette énigme : Superposer le vieux tracé
de Château-Bouvreuil avec le cadastre actuel. Le report se trouverait
dans un secteur délimité par les rues Jeanne d’Arc,
Philippe-Auguste, rue du Donjon et Morand. Selon toute logique le butin
huguenot pourrait se situer dans ce périmètre. Les fouilles
archéologiques de 1907 mirent à jour les fondations de la
‘Tour de la Pucelle’… que l’on peut toujours voir
dans la cour du 102 rue Jeanne d’Arc.
Plus près de nous, vers 1967, des travaux de terrassement dégagèrent
une galerie souterraine vers la rue du donjon. Deux ouvriers y descendront
et auront le temps de remonter 2 pierres plates sur lesquelles figure la
gravure de deux plantigrades tirant sur une sorte d’ovale rayonnant
(Retain) ; un amateur y descendra aussi et y réalisera plusieurs
clichés photographiques. Si l’on en croit le vieux texte ‘Leg
Martel’, la superposition des tracés, et les découvertes
fortuites dans certaines autres caves “ ly cavave ou imanse et moult
thrésor pose ” pourrait se situer dans le secteur défini
par la rue du Donjon et rue Philippe Auguste à une profondeur relativement
accessible, et dans la direction des fameux égouts dégagés
par les Nazis…
Le
savoir de Frédégonde
A ce trésor s’en rajouterait un autre. Il serait question, en résumé, à nouveau de la cache utilisée par Chilpéric. Il est clairement précisé que ce prince usa d’une sorte de tombe royale (notons cependant qu’aucun roi ne fut enseveli officiellement à Rouen à cette époque) où se trouverait la ‘coiffe’ (ou couronne) du mythique roi ‘Artus’ (sans h). Si l ‘on considère qu’il y a analogie entre Arthus (celui des romans) et le symbole de l’Ours (plantigrade), les pierres gravées de la galerie rue du Donjon prennent ici toute leur valeur! Si la déduction est séduisante et simple, il faut pourtant reconnaître qu’aucune tradition, ou textes, ne font mention de la ‘coiffe’ d’Artus, et encore moins de Rouen dans les romans arthuriens… à moins bien sûr que cette chevaleresque relique puisse avoir un rapport avec le légendaire dépôt de Chilpéric (lien avec l’Ariège ?) dont le secret aurait été scellé par le silence de Prétextat imposé par le crime de Frédégonde? Si tel était le cas il serait possible que monsieur Malraux en ait eu connaissance par sa fonction, et qu’il ait également pu concevoir une suite sous... Gisors comme nous le verrons plus loin?
Des
souterrains ésotériques de Rouen à l’église
templière de Montsaunès?
Le
tout rejoindrait-il une étrange tradition oubliée, ou occultée,
liée à la ville de Rouen et qui se résumant à
ceci : au début était la pierre et Mitra. Le fer des dieux
traça la première église et mit sous terre la pierre
mithraïque sans la détruire par l’intervention de St Marty.
Puis le fer devint l’articulation d’ouverture sur la clarté
divine grâce au passage obligé sous l’égide de
St Christophe-Loup. Ce dernier animal totémique se superposa à
l’Ours d’Artus et à sa couronne rayonnante. Avec un tel
canevas rien d’étonnant si les dépôts, et la crypte
de Notre-Dame, se placent sous le signe du sacré et divin. Rien d’étonnant,
non plus, à ce que Chilpéric I choisisse ce lieu pour y entreposer
‘certains biens’ qui deviennent alors des ‘biens certains’;
ni non plus à ce que le silence, seul, protège et recouvre
ce secret à jamais enseveli… Enfin encore un petit détail
: c’est le 22 mai 1814 qu’au cours de travaux, rue St Romain,
fut mis à jour une sorte d’oratoire souterrain de petite dimension.
Le propriétaire des lieux ne s’en émut pas outre mesure
car la cavité ne contenait que peu de choses. C’est un de ses
amis, E. Coudan, qui en fera un croquis complet et relèvera sur la
paroi Ouest un bas-relief dont il laissera un ‘frotté’
bien lisible représentant une pesée des âmes sous la
directive d’une créature à tête de chacal (avec
les oreilles pointues et dressées). En France, à notre connaissance,
ce serait le deuxième site religieux, avec l’église
templière de Montsaunès, où cette représentation
fut réalisée. Volonté d’illustrer une ‘Eglise
d’Orient’, une déviation de la tradition, une fantaisie
ponctuelle… ou une mémorisation d’un détail essentiel
d’une connaissance gênante ou occultée ?... recherché
par André Malraux!
Le
Saint Objet N° 431
Mais ceci est une autre histoire. Une autre histoire de Rouen - recherchée pour le dossier Lazare- ayant pour dernier témoin la fameuse ‘Capsule Reliquaire’ ne contenant pas moins que les reliques : du Mont Calvaire, du Sépulcre, de la table de la cène, de la pierre du Mont Calvaire, de l’éponge, et, en rajout, de l’Irlandais St Eude ! On croit rêver devant ce reliquaire formidable d’inspiration byzantine, donc orientale, et, ajoute une autre tradition, sous l’impulsion de l’Ordre du temple. La retouche de la Capsule daterait de 1312 (Répertoire manuscrit- A. Deville – 1842) Le saint objet était toujours déposé au Musée Départemental des Antiquités en 1842 sous le n° 431. Mais à bien y réfléchir… les reliques ‘du Mont Calvaire’, ‘du Sépulcre’, ‘de la Table de la Cène’, de la Pierre du Mont Calvaire et d’un saint irlandais… ne nous font elles pas songer irrésistiblement à certains détails du passé de Périllos ?
La
veille du 13 octobre 1307
A ce propos revenons à la veille du 13 octobre 1307. Les dignitaires de l’ordre ‘savaient’ l’arrestation massive prévue pour ce jour fatidique. Il leur fallait mettre à l’abri les documents et valeurs tenues dans l’enclos du Temple de Paris. Donc, le 12 octobre 1307, trois chariots escortés solidement de ‘cinquante chevaux’ quittent Paris en direction de la côte. Ce sont les archives et les coffres contenant le trésor du Grand Visiteur de France qui fuient vers… ‘18 navires’ de l’Ordre. Ce récit est authentifié par la déposition de Jean de Chalon du Temple de Nemours, faite devant le pape fin juin 1308. Cette déposition (archives du Vatican), porterait la cote “Register AVEN, N°48 Benedicti XII, Tome I, folio 448-45”. Si un tel sauvetage était prévu, la seule et plus rapide route vers la côte, passe par Rouen pour atteindre le Tréport. L’ordre utilisa t’il cette voie malgré les risques d’une surveillance accrue des hommes de Nogaret ? Au point où ils en étaient les Templiers pouvaient courir ce risque. Mais voilà… les chariots se volatiliseront, et nul ne saura ce qu’ils sont devenus. Deux solutions seulement, dans ce cas, peuvent être retenues. D’abord un passage en force et l’embarquement au Tréport (canton d’Eu et... retour au fameux cabochon reliquaire?) en utilisant la route templière de Rouen. Ensuite un arrêt plus sûr, et inattendu, dans le secteur de Rouen : la tradition, et Gérard de Sède, opteront pour le dépôt du trésor à Gisors, c’est à dire à peu de distance de Rouen.
Où
il est maintenant question de Gisors
Maintenant restons à notre époque et sur une autre action du ministre A. Malraux. Arrivé à Gisors, en 1929, un certain Roger Lhomoy y conduira des recherches, certain de savoir que le formidable secret dort sous le donjon de Gisors. Ici encore les Nazis sont déjà passés et ont cherché quelque chose… En 1946 Lhomoy déclare en mairie avoir découvert une crypte contenant 30 coffres. L’homme sera renvoyé et sommé de ne plus poursuivre ses ‘délires’… Mais ce chercheur obstiné poursuit ses travaux, jugés par tous comme l’œuvre d’un déséquilibré, qu’il abandonnera définitivement un peu plus tard.. Pourtant, en 1962, les Affaires Culturelles, sur ordre de son ministre André Malraux, fait poser les scellés sur le donjon de Gisors.
L’étrange
intervention de ‘la grande muette’
Puis
fin septembre ce Ministère ordonne à un régiment du
Génie d’entreprendre des fouilles pour retrouver et “mettre
à jour les vestiges d’une ancienne civilisation inconnue”.
Cette définition à de quoi laisser perplexe car d’une
part on peut se demander ce qu’est cette dite civilisation... ensuite
pourquoi, et sur quelle information, elle est qualifiée d’inconnue...car
si on semble tout ignorer d’elle, comment André Malraux en
sait-il l’existence???? ! La suite est remarquable et Monsieur A.
Malraux suivra l’affaire avec le plus vif intérêt: les
journalistes seront tenus à l’écart de certains détails
et la télévision ne sera jamais autorisée à
filmer les fouilles. Quant à la Franc-Maçonnerie, qui curieusement
s’intéressera de très près à cette affaire,
ses responsables déclareront que cette énigme ne “regarde
pas le grand public” ! Sur quels critères ces dignitaires pouvaient-ils
s’appuyer pour affirmer une telle chose?
Quoiqu’il en soit le 10 février 1964 le 12e Régiment
du Génie entame les fouilles du donjon et monsieur Malraux, le 12
mars, annoncera le résultat négatif des recherches. On note,
dans les rapports de fouilles, que nulle part on ne retrouvera le terme
‘civilisation inconnue’. Pire encore, les résultat seront
rendus de manière laconique en affirmant plus simplement ‘qu’il
n’y a rien sous la motte féodale de Gisors’... On ne
peut que souligner dans ces comptes rendus un nombre important d’oublis,
de changement d’opinion, d’incohérences et un volonté
farouche à vouloir minimiser à l’extrême ce qui
aurait été découvert par ce régiment du Génie.
Nous pouvons sur ce registre souligner qu’habituellement les fouilles
archéologiques sont confiées à des archéologues
patentés ayant obligation de rendre publique des rapports complets
sur leurs travaux. Or dans ce cas on ne peut qu’être surpris
que ces travaux soient réalisés par des militaires, même
si ceux-ci (régiment du génie) s’en acquittent correctement
sur un plan technique. Cependant la démarche prendrait tout son sens
si A. Malraux veut occulter ces recherches. En effet dès l’instant
où nous avons à faire à l’armée et il
est évident que les officiers durant toute cette mission ne laisseront
rien filtrer de ce que découvre leurs hommes... et surtout les militaires
sont tenus au ‘devoir de réserve’... et les rapports
seront uniquement remis à l’autorité ministérielle
concernée, donc jamais divulgué aux médias! On peut
affirmer qu’il y a dans cette démarche d’André
Malraux une volonté implacable de conserver les découvertes
pour le seul usage de l’Etat... et on ne peut que supposer des raisons
très graves ou capitales pour justifier un tel luxe de sécurité!
Dans la chronologie de son passé, et de son présent, Gisors
semble bien avoir suivi les mêmes constats que certains sites de Rouen,
des bijoux mérovingiens aux recherches de 1950… et c’est
sans doute ce que pensera Monsieur le Ministre des Affaires Culturelles
en étant très ‘bienveillant’ à propos de
l’énigmatique dossier ‘Lazare’ qui concernera Rouen.
De
Gisors à Salses via Rouen ?
Mais
ce n’est pas tout... Dans la foulée monsieur Malraux, après
s’être intéressé à Rouen et Gisors, s’oriente
tout à coup et sans explications vers la région du Languedoc.
Son intérêt se porte particulièrement sur le secteur
roussillonnais et la région de Salse. Il serait allé droit
au but en réclamant, sans préambule, les plan les plus anciens
du château de Salse, l’un des plus remarquables ouvrage d’art
militaire en matière de forteresse défensive liée à
l’artillerie.
Visiblement, les documents qu’il obtient de ses services ne semblent
pas le satisfaire. Il réitère sa demande en la précisant
encore plus: il souhaite les tracés souterrains des arrivées
d’eau du fort. Mais ces plans n’existent plus ou restent introuvables
ou très incomplets. A l’évidence monsieur le Ministre
ne devrait pas avoir de difficultés en réclamant rapidement
des relevés réalisés sur sa demande. Pourtant il ne
pourrait s’agir, même avec la plus grande minutie, que d’un
relevé ‘d’état des lieux actuels’, et visiblement
ce n’est pas ce qu’il cherche. Les services compétents
s’aperçoivent alors que ces archives ne furent jamais en leur
possession, sans doute conservées par les autorités catalanes
ou espagnoles au moment du rattachement du Roussillon à la France
(17ème siècle). Aussi notre ministre en place se serait-il
adressé, tout naturellement à son homologue espagnol. Mais
si cette démarche semble curieuse (seul intérêt pour
les arrivée souterraines d’eaux sous le château) la réponse
l’est encore plus! Certes sous une forme diplomatique et courtoise,
le sens général de la décision du ministère
espagnol peut laisser perplexe... la réponse se résumerait
à l’impossibilité de donner satisfaction en raison du
fait que ces informations seraient classées ‘confidentiel défense’!
Jamais monsieur Malraux n’aura ses renseignements... du moins officiellement!
Cet échange est tout aussi intriguant dans le sens de la demande
que de la réponse. En effet ces infos sont du seul ressort de l’archéologie
et il n’y a là, du moins en apparence, rien de bien mystérieux...
de plus il n’y avait plus à cette époque le moindre
risque de guerre sur les lieux entre l’Espagne et la France. L’énigme
resterait entière... si on ne savait pas que les adductions d’eau
du fort de Salse prennent leurs sources sur le secteur d’Opoul et
Périllos!.. et qu’une gigantesque résurgence, toujours
près de Salse, proviendrait d’un véritable fleuve souterrain
dont les sources se situeraient sous Bugarach !
Du
secret détenus par quelques personnes
Gageons
que le ministère devait avoir de sérieuses raisons de s’investir
dans cette affaire... raisons qui resteront sans doute à jamais sans
réponses décisives.
On sait les expériences actuelles (le satellite KEO et l’opération
CHRONODROME) près du plateau de Périllos concernant un incroyable
(engagé par des scientifiques) voyage dans le temps aboutissant à
un rendez-vous fixé pour 50 ans le 1er mai de chaque année...
ainsi que la possible existence de plusieurs sites lié à un
fabuleux secret pour lequel quelques services fonctionnaires semblent avoir
une certaine attention (radar météo? transformateurs d’énergies
électriques parsemés discrètement? accidents d’avions?
dispersion de documents administratifs anciens? surveillance étroite?).
De ces constats d’actualité peut-on supposer que ces mêmes
services fonctionnaires puissent être à l’affût
d’informations sur le sujet depuis de longues décennies? Ou,
pourquoi pas, que depuis de longs siècles un savoir ait été
protégé sur ce sujet... puis qu’il se soit partiellement
perdu... pour ressurgir à notre époque?...Ou encore que quelques
personnages, soigneusement sélectionnés, aient été
mandatés afin de poursuivre, engager ou enquêter sur ces affaires?
Que ces personnages aient pu, selon leurs fonctions, disposer d’un
savoir d’anticipation leur permettant de distancer, certains autres
chercheurs, toujours d’une bonne longueur d’avance?.. et qu’il
soit maintenant l’heure pour eux de rassembler les éléments
épars de ce SAVOIR en d’anciennes caches comme... Rouen, Gisors,
Falaise et enfin Salse et le secteur d’Opoul-Périllos via Rouen
et Toulouse... oui, pourquoi pas?
A
Lazare des hasards de monsieur André Malraux
Mais
faute de réponses précises revenons sur quelques autres détails
insolites de la vie d’André Malraux, et plus particulièrement
dans ses ouvrages littéraires.
En 1933 dans son extraordinaire ‘La Condition humaine’ (Prix
Goncourt) son héros à pour nom KYO. On retiendra déjà
l’étrange similitude entre ce nom et celui de l’expérience...
KEO. Evidemment ce pourrait être là le seul fruit du hasard
et il ne saurait être question de mystère sur un seul fait.
Pourtant nous irons plus loin dans notre perplexité en lisant, dans
ce livre, que la première compagne de KYO s’appelle MAY (le
rendez-vous du voyage dans le temps est fixé au 1er mai!) Et surtout
que son père a pour nom… GISORS! Ajoutons que 70 ans sépare
cet ouvrage de l’affaire de Périllos et 30 ans d’intervalle
avec celle de Gisors dans laquelle A. Malraux ministre en place, impliquera
pour son ministère, et sans justification, l’action de l’armée...
De plus ce roman essentiellement politique se déroule à Chang-hai
en 1927. Or si Kyo peut, à la rigueur, être pris pour un prénom
asiatique il n’en ait rien pour May et pire encore pour Gisors qui
est très loin d’être un prénom commun en extrême
orient! Prémonition? Savoir d’initié?… Le hasard?…
ou… ‘Lazare’ et son symbole de résurrection?
Autre surprise: sur ce registre nous ajouterons qu’en 1974 André
Malraux signera un ouvrage intitulé LAZARE… Un critique dira
à ce sujet que « la réussite du roman d’A. Malraux
tient à un jeu subtil entre l’illusion réaliste et les
références symboliques ».
Des
trésors et une énigmes oubliés
Toujours
est-il que ce ministre des Affaires Culturelles s’intéressa
principalement, et bien curieusement, à l’archéologie
et à l’Histoire de nos trois sites : Gisors, Rouen et Salses.
Une rumeur persistante relate que lors des fouilles sous le château
de Gisors, contrairement à l’affirmation du ministère
en fonction, les militaires aient découvert quatre coffres dont le
contenu aurait servi, alors, au Général de Gaulle pour s’acquitter
d’une dette vis-à-vis des Etats-Unis... Selon Réju et
Hutin, André Malraux aurait été appréhendé
depuis longtemps par une poignée de ‘dirigeants discrets’,
puis nommé ministre afin d’être lancé sur les
traces d’un fabuleux ensemble comprenant un colossal trésor
monétaire agrémenté d’un savoir inexprimable
et d’un secret capable de déstabiliser l’ordre du monde...
Si le trésor monétaire de Gisors pouvait être celui
du Temple, qu’en était-il de celui de Rouen et enfin de celui
de Salses et Opoul-Périllos? Ce dernier contiendrait-il un mortel
secret lié à la religion ?...
Tout porte à penser que monsieur Malraux eut accès, par sa
fonction et ses pouvoirs, à d’exceptionnelles informations.
Rouen ne pouvait qu’être le prolongement logique de l’affaire
de Gisors. Mais cette fois il semblerait que ‘certaines personnes’
l’aient précédé et mis en sécurité
(hélas hors d’atteinte des chercheurs) des éléments
pouvant déboucher sur des découvertes ‘trésoraires’
et historiques hors paire ou très gênantes. Peut-être
ces éléments d’archives pouvaient permettre la découverte
du trésor des huguenots, celui de Chilpéric I, de la couronne
d’Arthus, du secret des épées de Jeanne d’Arc,
de celui des Gouliards, de celui de l’Ordre du Temple... ou d’un
autre savoir les dépassant tous. Avec sans doute, ce que nous ne
saurons jamais sur ces mystères, Rouen et Gisors se refermèrent
sur ses formidables énigmes.
Il restera enfin à souligner cet étrange détail concernant
d’autres écrits d’André Malraux. En effet on peut
se demander ce qu’il voulait sous entendre dans ses ‘Antimémoires’
et ‘La corde et les Souris’ lorsqu’il fait dire, par le
récit d’un vieux moine, que le ‘Christ-Jésus’
(et non Jésus-Christ!!!) aurait voulu naître en Espagne...
et d’ajouter qu’au dessus des victimes de l’injustice
en cette région envié par Jésus s’élèverait
une étoile jusque là jamais vue. De quelle métaphore,
ou de quelle étoile André Malraux voulait faire état
dans cet écrit???
Le
lecteur, s’il engage des recherches, aura la surprise d’éprouver
de grandes difficultés à retrouver les informations ayant
servi à ce présent travail. De toute évidence bien
des personnes supposaient suffisante la clôture du dossier ‘Lazare’
en 1965, et l’effacement de toutes ses traces dès 1977. C’était
sans compter sur les travaux de Daniel Réju et surtout Serge Hutin.
De plus ce dernier avait des raisons majeures de s’intéresser
à cette action. C’est par ces deux personnes que nous obtenions
les copies des documents qui resteront bizarrement ‘mal aiguillés’
tout au cours de l’instruction fantôme de ce curieux dossier.
D’autre part, il reste des informations, non effacées, sur
l’intérêt de Monsieur A. Malraux, en son temps ministre
des Affaires culturelles, à propos de Salses. C’est depuis
ce dernier dossier qu’actuellement se prépare un travail qui
pourrait prochainement éclairer l’énigme de Rouen sous
un jour nouveau, cette fois sans aucun risque d’effacement ou d’égarement.
Nous saurons, alors, les raisons finales du dossier ‘Lazare’
et ses diverses ramifications dans plusieurs domaines de plus en plus d’actualité…
Enfin, au moment de conclure il reste à donner une dernière
information qui peut prendre toute son importance ici. Rouen fut le berceau
de Maurice Leblanc (1864-1941) auteur des célèbres romans
‘d’Arsène Lupin’; il engagea une correspondance
avec deux personnes de Rivesaltes S. Baso et M. Pounet) et demanda de nombreux
détails historiques et archéologiques sur le Roussillon et
Salses! M. Leblanc disposait-il d’informations sur le sujet Lazare-Rouen-Roussillon
? Tout porterait à le croire, de plus il semble que personne ne songea
à en effacer les détails ni les correspondances. Car pour
une fois il est possible que… ce ne soit pas une autre histoire mais
celle que l’on tente de nous dissimuler depuis de nombreux siècles.
Mais au fait… que cherchait monsieur André Malraux près
d’une certaine madame veuve Kikoff, à Rennes-le-Château…
qui savait une importante partie du secret de Marie Denarnaud contenu, à
l’époque de Bérenger Saunière, paraît-il
dans une partie du faux-plafond de la chambre de l’abbé ???
Une histoire de l’Histoire ?
André Douzet