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Société Périllos ©

La maquette de Saunière

 

L’objet

Il s’agit d’une représentation, en volume, d’une portion géographique bien définie… Une sorte de carte d’Etat-major en relief simplifiée à l’extrême. Cette réalisation exclusivement en plâtre représente un paysage aux reliefs nets très prononcés. On y distingue des hauteurs, des monts, des vallons, des cheminements ou cours d’eau, des espèces de murailles, une construction cubique, des cavités ainsi qu’une sorte de gouffre. Sur certains emplacements des textes courts étaient prévus en gravures.

Présentation sommaire

Nous disposons, en vérité, d’une ébauche finale sur laquelle se trouvent réunis tous les éléments topographiques, géographiques, les écrits, ainsi que les toutes dernières modifications demandées par Saunière à la fonderie. Nous verrons en détails ces ultimes finitions et rectifications bien visibles puisque le décor représente la dernière maquette avant la pièce définitive sur laquelle plus aucun changement ne peut se faire.
L’ensemble en plâtre de modelage (très serré) est teint de manière à simuler un bronze patiné. Le socle ceinturant le paysage est formé de quatre planchettes de bois peint en brun entourant parfaitement la réalisation. Cette dernière opération en fonderie précède, et sert d’empreinte, à la confection d’une matrice appelée ‘cire perdue’ ouvrant sur une œuvre originale en un seul et unique exemplaire définitif conforme aux volontés du commanditaire.

Dimensions

Elles sont données, avec précision, en millimètres. La forme générale du socle apparaît comme celle d’un rectangle. Pourtant à la cotation le périmètre est celui d’un léger trapèze.
Cotes en millimètres:
L1 : 600
L2 : 607
L1 : 395
L2 : 424
Etiquette cartouche : 132 X 94
Hauteur du cadre en bois : 55 sur l’ensemble du périmètre.
Le point le plus élevé du relief : 140 environ.

Les Inscriptions

Sur l’ensemble du décor, elles sont au nombre de 5 à être prévues en creux (gravure). A cela nous ajoutons un ‘cartouche’ considéré comme le titre de la réalisation et se présentant sous la forme d’une étiquette collée écrite en caractères classiques. Son emplacement est prévu plan et apposé dans une légère réserve en creux prévue à cet effet :

LE CALVAIRE
ET LE SAINT - SEPULCRE
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ETAT PRIMITIF

A notre connaissance, il ne semble pas y avoir d’autres lettres, mots, texte, chiffres ou signes.

Réalisation de la maquette

Saunière, à la commande de la maquette, en un modèle unique, en règle le coût d’avance et en totalité. En cas d’un exemplaire original la procédure est quasiment toujours la même, celle dite de la ‘cire perdue’. Un modèle conforme au résultat demandé est préparé. Sur ce dernier il est encore possible d’apporter des modifications jusqu’au moment du moulage. De cette maquette un moule est réalisé en plusieurs morceaux selon les difficultés prévues au démoulage. Ce moule devient la matrice et représente l’original en négatif parfait. Dans ce moule, tenu fermé dans un sable de fonderie, l’ouvrier coule le métal choisi. Une fois ce dernier refroidi l’artisan casse le moule ‘matrice’ et libère l’œuvre finale, puis détruit la première maquette. Cette méthode garantit l’obtention d’un objet unique en nombre et qualité… c’est ce que Saunière attendait. La ‘maquette’ en notre possession, bien qu’en plâtre, est la réplique fidèle en avant-projet du résultat final escompté.

De manière générale la réalisation de ce projet est l’indéniable résultat d’un professionnel de la fonderie classique de cette époque. Pour ce genre de corporation n’était plus simple que de concevoir un socle aux quatre angles rigoureusement droits, donc avec une base parfaitement rectangulaire. Or nous observons déjà que ce tracé de base n’est pas scrupuleusement rectangulaire mais sensiblement trapézoïdal. Ce qui signifie, à l’évidence, que l’œuvre finale devait avoir cet aspect irrégulier… seulement pour un regard averti ou une personne à propos du détail imperceptible intentionnellement exigé ! Ceci est une première remarque incontournable.

Erreur et direction

Habituellement tous tracés géographiques, ou relevés topographiques, comportent une indication permettant de situer le lecteur dans l’espace et la situation. Généralement la référence de base est la direction du Nord terrestre mentionné chaque fois que nous avons à utiliser la cartographie courante, même à présent parfois en relief.
Or, sur cette maquette le lecteur aura remarqué que nulle part apparaît la moindre indication d’orientation ou direction symbolique usuelle. Oubli ? certainement pas ! Volonté ? A notre avis il s’agit, sur cet objet, de trouver ce qui facilement permet une lecture de situation si on veut en comprendre le sens et la logique même ésotérique.
L’erreur d’angulation sur une longueur de la maquette, côté ‘cartouche’, donne une remarquable information qui retiendra toute notre attention.
L’écart noté entre l’angle droit (imaginaire) et celui réel du petit châssis de bois, se superposerait parfaitement à la traditionnelle déclinaison lisible sur chaque relevé cartographique du type I.G.N. ou d’etat-major en ce qui concerne la direction habituelle du Nord. Sur chaque document, nécessitant une orientation précise, le Nord est toujours concrétisé par un ‘Nord Magnétique’ puis par un autre intitulé ‘Nord géographique’. On observe curieusement que la différence entre ces deux ‘Nord’ correspond exactement à la légère et imperceptible déclinaison du côté ‘cartouche’ de la maquette… apportant, sans doute, discrètement l’indication directionnelle du sens de lecture de cet objet selon l’ultime volonté de l’abbé Bérenger Saunière !
Pour information rappelons que la différence entre les nord magnétique et géographique est officiellement de 3,98gr , soit 3°35’.

Un étrange résultat

Le résultat final du moulage devait aboutir à une œuvre finale en bronze dont l’encombrement et le poids, surtout, devaient être pour le moins conséquents.
Un tel objet commandé par un ecclésiastique pouvait avoir un sens à coloration religieuse. Pourtant si ce volume ‘fini’ avait pour seul utilité de représenter des lieux géographiques de tradition exclusivement biblique nous pouvons faire quelques remarques :

Depuis ces constats sommaires il semble évident que cette maquette ait renfermée un certain nombre d’informations exigeant une connaissance que seul Saunière pouvait maîtriser à première vue… ou réserver à un nombre de personnes disposant des informations permettant la lecture, et la compréhension, des éléments contenus dans la représentation de cet objet insolite. Quelles pouvaient être ces données, sous quelles formes se présentaient-elles ? à qui , ou pourquoi étaient-elles destinées après la mort de l’abbé? quel était le vrai but recherché et contenu dans cette reproduction en volume ?

André Douzet
Le 15 juillet 2006

Si cette sujet vous intéresse vous pouvez commander le 'Dossier RLC N°3 - la maquette' (en français) ou, en anglais, Saunière's model and the Secret of Rennes-le-Château.