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La
maquette de l’abbé Saunière, ses jumelles et les éléments annexes |
Au
début était un savoir et une maquette
De
nombreux chercheurs, à présent, connaissent l’existence
de ce que nous appelons « le moulage de l’abbé Bérenger
Saunière ». Cet intérêt va de la négation
virulente à l’approbation enflammée, en passant par
toutes les phases possibles du sentiment des uns et des autres.
Quoi
que puissent en dire certains ténors dépités, la maquette
de Saunière est, depuis plus d’une décennie, un nouvel
élément dans l’affaire de Rennes-le-Château. Et
on peut dire que ce dernier ne se déroula pas sans propos houleux,
ni controverses. L’important pour nous est qu’à ce jour
quasiment toutes les opinions ont été présentées
au fil des forums et sites sur le propos qui maintenant s’étiole
lentement pour nos détracteurs.
On sait que cet objet est voulu peu avant la mort de son commanditaire…
qui décède d’une ultime crise cardiaque, le 22 janvier
1917, avant d’avoir pu en prendre livraison. Plusieurs questions restent
en attente et on se demande toujours si notre homme agit seul ou sous influence,
voire sur ordre impératif. Mais, surtout, on peut se demander s’il
établit sous cette forme une sorte de testament, ou de ‘bouteille
à la mer’, contenant son intime conviction sur ce qu’il
venait de découvrir, ou UN savoir particulier qu’il tenait
caché. Si nous avons nos convictions sur cette question, nous devons
bien admettre, pour l’instant, que rien ne la confirme… ni l’infirme.
« Dans quel but réel ce moulage assez laid ?... » reste
la question récurrente habituelle des nouveaux arrivants sur l’énigme
de cet élément peu élégant, admettons-le, ni
très éloquent.
Globalement, nous avons tout lieu de supposer que la réalisation
définitive (devant être en bronze et non en plâtre) était
conçue de manière à véhiculer astucieusement,
à la vue de tous et de chacun, donc sans attirer l’attention,
le contenu d’une information que seuls ceux habilités à
y accéder pouvaient intercepter. Il s’agirait, au premier degré,
de détails topographiques représentés indiscutablement
en vue inversée sur elle-même, et dans son volume, d’une
section de l’ancien territoire de Périllos. Un ‘amer’,
sous la forme concrète du roc Roudoun, particulièrement bien
choisi pour figurer sur cette représentation, est la première
étape permettant d’ouvrir l’invisible cheminement vers
deux endroits spécifiquement indiqués en toutes lettres sur
le décor. Ces inscriptions finales sont celles, exigées par
le commanditaire, ainsi libellées: « tombeau du Christ »
et « tombeau de Joseph d’Arimatie ».
Les
méthodes discutables de récupération
Depuis
la remise à jour de cet élément et les premiers constats
réalisés par nous, aujourd’hui, ce sont d’autres
personnes qui entament maintenant un travail sur les détails et ‘reliefs’
de l’insolite paysage. L’intérêt en question est,
à présent, celui d’un scientifique et d’un archéologue
d’Etat. Leurs observations risquent de régler, en finalité,
quelques commentaires discordants ou parfois à la limite du désobligeant,
voire de l’insultant sur ce sujet tant controversé!
De fait, l’important reste que cet élément soit à
la veille d’être l’objet d’études officielles,
par ce qu’il peut représenter de concret sur le terrain, dans
son étude limitée à une observation à bout portant.
Cette sorte de privilège semble donc réservée aux rares
personnes pouvant disposer de l’objet… ou plutôt, pour
deux personnages douteux, se l’étant octroyé selon des
moyens pour le moins discutables. A ce jour, nous avons de nombreuses demandes
concernant la possibilité de pouvoir étudier ce moulage de
près, en détails, et avec tout le temps que ceci exige. Ces
contingences, évidemment très contraignantes, réduisent
quasiment à néant, ou à une très mince élite
des plus contestables, le nombre de ceux voulant en analyser les dits détails.
Nous pouvons dire que deux exemplaires échappèrent à
nos contrôles depuis notre propriété. L’un est
en France et alimentait, en son temps, l’énergie de nos très
joyeux adversaires qui, crachant dans la soupe, s’en resservaient
pourtant abondamment. L’autre se trouvait sur le territoire belge
et n’est qu’une copie de la première… cette fois,
la méthode de détournement fut tout autre mais tout aussi
efficace. Le premier détournement est le fruit d’un superbe
et machiavélique calcul sur le long terme et l’usage en force
d’une légale apparence… suivis d’un non respect
de la parole engagée, montrant par là l’esprit retord
de l’opération. La seconde fut une opération mielleuse,
orchestrée sous le masque d’une amicale mise en confiance pernicieuse
des plus douteuses, basée sur un faux semblant de solidarité.
Effectivement, malgré de nombreux avertissements nous ayant été
adressés, nous aurions du rester méfiants et ne rien faire
d’irréparable, ou du moins nous opposer de manière vive
à ces ‘manœuvres’. Ce qui est fait est fait et ne
peut maintenant que servir d’expérience sans autre perspective.
Des
sœurs du moulage de Saunière ?
Depuis
la récupération officielle de ce moulage dans la région
provençale, il y a maintenant de nombreuses années, dans un
premier temps deux modèles se sont signalés à notre
recherche. Ensuite, difficilement, nous avons pu remonter leur piste, localiser
le premier objet et retrouver le second. Cela dit, il est possible qu’il
puisse exister un ou plusieurs autres exemplaires ayant échappé
à nos investigations. Il est donc possible que des études
‘sauvages’, mais totalement inopérantes, commencent à
poindre çà et là. Ajoutons cependant que, malgré
des manœuvres sur lesquelles nous reviendrons plus tard, la ‘récupération’
de ces ‘maquettes’ a toujours été amputée
des ultimes détails assurant leur complète lecture et donc
leur compréhension. Ces ‘clés’ restrictives restent
donc heureusement en notre possession, garantissant ainsi notre exclusivité
sur la localisation des sites ponctuels annoncés.
Lorsque nous affirmons ici que ces modèles « nous échappèrent
», nous voulons simplement dire qu’ils proviennent de la même
fonderie mais ont été récupérés par d’autres
que nous et avant nous précisément. Par « deux modèles
», nous entendons qu’un exemplaire a pris le chemin de l’Espagne,
bien avant que nous n’ayons acquis le nôtre, sans doute au moment
où la fonderie cessa son activité. Quant au second modèle,
quasiment identique à celui de Saunière, il se trouvait dans
une communauté religieuse féminine de la région lyonnaise
qui, sur notre demande, acceptait de s’en séparer.
Cette fois encore, le premier individu déjà cité se
propose alors de l’acquérir… mais c’est fort heureusement
une autre personne de notre choix, résidant également en Espagne,
qui en est maintenant propriétaire. Sauf le milieu où elle
se trouve, nous ne savons pas grand-chose sur la maquette emportée
au moment de l’arrêt d’activité de la fonderie.
La seconde, par contre, nous est mieux connue. Effectivement, c’est
dans le milieu religieux lyonnais que nous en avons retrouvé la trace.
Il s’agit d’un moulage matériellement quasiment jumeau,
à quelques différences près dans les textes inscrits
sur sa surface… et dessous ! L’objet, par contre, après
avoir mal voyagé dans le temps, a visiblement été cassé
puis recollé tant bien que mal. De fait, plusieurs morceaux, brillant
par leur absence, semblent de ne pas avoir été remis à
leur place en laissant de larges portions vides et blanchâtres…
Nous reviendrons sur cet exemplaire dont le propriétaire actuel a
patiemment fini par reconstituer l’état d’origine, et
sur une première étude sur les inscriptions quelque peu différentes
de celles de notre exemplaire…
Une
maquette à but ludique…
Nous
pouvons ajouter que les nonnes l’ayant eu en leur possession n’ont
pas été capables de se souvenir d’où leur provenait
ce moulage, et encore moins l’usage spécifique qu’elles
pouvaient en faire. Ajoutons qu’à aucun moment elles n’ont
la moindre notion d’un objet devant servir à l’enseignement
du catéchisme pour les enfants dont elles avaient la charge, dans
un quartier lyonnais, le jeudi ou dimanche matin à cet effet. Et
c’est ce manque de suggestions qui fit que l’objet fut remisé
sans soin ni intérêt particulier… puis oublié.
On peut donc exclure, une fois encore, la seule et unique hypothèse
pitoyablement défendue par nos antagonistes qui, en la matière,
manquent cruellement d’imagination sur le sujet. De plus, nous pouvons
avec certitude exclure, également, que ces religieuses aient détenu
le moindre indice montrant que l’objet est originaire de … Jérusalem,
comme certains le prétendent à grands cris. Un petit document
était lié au moulage, en leur possession, définissant
laconiquement un bref aspect géographique justifiant la répartition
de lieux sacrés dont elles pouvaient tirer la connaissance sommaire…
sans qu’en soit clairement précisée la finalité.
A propos de définition géographique, il est utile de rappeler,
encore une fois, que si les indications laconiques portées sur le
décor peuvent, sur trois lieux, suggérer des localisations
proches de Jérusalem, elles ne correspondent en rien à la
réalité de ces lieux sur place en Palestine.
Bouse
de mammouth et fromage blanc
Enfin,
à ce constat sans appel, on peut ajouter qu’il semble un peu
mince de réduire à trois noms de lieux, et sans explications
justificatives complémentaires, toute la passion du Christ qui tout
de même, il faut bien le souligner, donne naissance à une des
plus importantes religions au monde… Il nous semble ridicule de résumer
à ces trois mêmes noms l’ensemble d’un champ d’illustration
‘ludique’ (convenu par nos grincheux habituels) d’enseignement
à l’usage d’enfants. Car comment faire apprendre intelligemment
à ces derniers, même depuis le support d’un minuscule
et insipide paysage en relief, l’histoire de cette même religion
s’étendant nous semble-t-il sur un peu plus de trois lieux,
un événement majeur, trois jours et trois nuits… même
si ces données débouchent sur un avènement sans précédent.
Soit les maîtres de cette même religion manque d’imagination,
soit cette dernière est devenue bien abâtardie pour mégoter
sa formidable odyssée en la réduisant à une si piètre
et mauvaise représentation… qui pour certains ressemble à
« une bouse de mammouth » ! Certes, si Salvador Dali s’écriait
que « Dieu est une montagne de fromage blanc », on peut alors
imaginer que, pour certains aigres ténors ‘RLCéens’,
la concrétisation du culte de ce même dieu peut bien ressembler
à l’excrément d’un pachyderme fossile de l’ère
quaternaire… De plus, pour certains ‘spécialistes’,
cette reproduction n’aurait pas été réduite à
un essai mais mise en route pour la réalisation de près de
130 exemplaires… dont ne sait pas où ils auraient bien pu finir
leur trajectoire religieuse et éducative… A moins, bien entendu,
qu’on nous laisse supposer que les religieux destinataires de cet
objet, horrifiés par sa laideur et son manque d’intérêt
immédiat, l’aient purement et simplement aussitôt réduit
en poussière avant de le jeter à la poubelle… Sinon
comment expliquer qu’aient pu disparaître, sans laisser la moindre
trace ou mémoire, un aussi grand nombre de… maquettes de Jérusalem ???
C’est une réflexion qui ne manque pas d’intérêt
mais à laquelle personne ne veut s’attaquer bien qu’elle
serait de première importance pour nous controverser. Cependant,
pour nous, ces pitoyables remarques restent du domaine d’un affligeant
manque d’arguments convaincants ou d’une jalouse sottise…
pour ne pas dire plus.
Et puisqu’il est question ici de la maquette que, n’en déplaise à nos agréables détracteurs, nous avons acquise à Aix-en-Provence, il est temps de dire que les deux exemplaires nous ayant été cavalièrement détournés étaient, et sont restés, incomplets sur un détail que nos sacripants n’ont jamais pu nous soustraire ou surtout imaginer ne pas avoir… Comme jamais nous n’avons fait état d’une information ‘manquante’, un élément soustrait au savoir de tous nous permet de dire que notre exemplaire est complet alors que les autres ne le seront jamais, à l’image de certains détails de « Tintin et l’oreille cassée ». Ce vide nous autorise à conserver, tant que nous serons les seuls possesseurs de cette pièce du puzzle, une longueur d’avance sur les deux personnes qui se crurent nos égaux en matière des similitudes de relevé topo entre la maquette de Saunière et la réalité géographique sur site naturel.
Echanges
épistolaires au-dessus de tous soupçons
Mais
ce n’est pas encore tout en matière de complément concernant
ce moulage aussi insolite qu’énigmatique ! En effet, depuis
que nous avons donné connaissance de ce dernier en public, nous nous
sommes réservés les documents accompagnant cet objet. Parmi
ces primeurs, l’élément le plus attendu et contesté
reste la petite somme de documents qui lui étaient attribués
aux rebuts de la fonderie de la région d’Aix-en-Provence. Il
s’agit de courriers de l’abbé Saunière passant
sa commande, de documents de réponses de l’administration de
cette entreprise ainsi que quelques croquis supposés indispensables
à la réalisation finale des détails voulus par le curé
de Rennes-le-Château lors de sa commande qui, nous le rappelons, devait
être en bronze et non sous la forme d’un plâtre représentant
la maquette (si nous pouvons dire ainsi) d’un original en un alliage
courant en matière d’objets religieux.
Ces courriers, il faut bien le dire, sont laconiques et quelconques. La
seule particularité qu’on peut leur accorder -à première
vue seulement- est la garantie que ce soit bien « Bérenger
Saunière – Prêtre » qui en soit l’instigateur
et commanditaire… et non pas la commande massive d’une obscure
autorité ecclésiastique demandant, prise subitement d’une
folle frénésie, près de 130 exemplaires ou plus peut-être
nous dit-on parfois… Dieu seul, dans son immense sagesse, le sait
peut-être.
Ces échanges de courriers, entre le commanditaire et le fabricant,
sont des plus normaux à une époque où il n’existait
pas d’autres solutions administratives et conventionnelles pour l’exécution
d’un travail comme celui-ci. Il ne devrait donc pas y avoir, dans
le contenu, autre chose que des propos anodins correspondant à ce
genre de réalisation commerciale, et en tout cas rien d’inédit
sur le sujet. Cependant, nous avons longtemps considéré ne
pas avoir à donner connaissance des contenus de ces lettres entre
l’abbé Saunière et l’atelier de fonderie provençale.
La raison est qu’en réalité les missives de notre abbé
contiennent un certain nombre d’éléments qu’il
confie au fondeur pour les nécessités techniques et pratiques
de son attente. Ce qu’il communique ne semble pas avoir, à
ce moment, un caractère de haute confidentialité, et en tout
cas rien ne semble le laisser paraître dans les propos tenus de part
et d’autre.
Le
charme discret d’une fonderie sans envergure
Cependant, il nous faut tenir compte qu’au moment des faits Saunière ne s’entoure de l’ombre du secret qu’envers ses ‘carnets personnels’, certaines personnes, ou milieux, essentiellement parmi ses antagonistes religieux. Ces précautions, pour ces motifs, ne semblent pas s’adresser au directeur de la fonderie avec lequel, au demeurant, le prêtre n’eut jamais de contact visuel ni confidentiel, autre que commercial. On peut également supposer que B. Saunière se soit adressé à cet atelier de Provence en raison de la distance et du fait que ce fondeur, pratiquement inconnu hors de sa région, assurait ainsi toutes garanties de discrétion sur cette opération. En effet, si cet artisan apparaît dans certains travaux relatifs à ses productions limitées à son pays, il est totalement inconnu au-delà des Saintes-Maries de la Mer. En jouant la carte de la distance et ignorance de l’existence de cette fonderie religieuse, le curé de Rennes-le-Château s’assure toute la discrétion voulue pour cette commande sans pour autant s’en cacher vraiment. Et puis… qui s’intéresserait à ce qui apparaîtrait comme un nouveau caprice ou ultime désir d’un prêtre usé, aigri, se sachant quasiment au bout de sa vie ? Personne effectivement… En fait, la seule chose qui éveillera l’attention des curieux sur ce moulage, c’est tout simplement le fait qu’un siècle plus tard, il sera révélé par sa redécouverte fortuite près d’un ‘démolisseur’ du secteur aixois de vieux bâtiments…
Un
laconisme peut cacher une révélation
Mais revenons à ces courriers accompagnant le moulage laissé pour compte aux confins des rebuts de la fonderie. Nous avons dit qu’une enveloppe collée sous la maquette contenait un ensemble de documents relatifs à la commande ainsi que les ‘bleus’ (ancêtre de la photocopie… qui est un ‘carbone’, souvent bleu sombre d’où son nom, permettant le double d’un texte ou autre transféré conforme à l’original) des réponses de la fonderie. Ces deux réponses sont laconiques et sans grand intérêt, sauf évidemment de savoir l’intitulé précis de l’entreprise en question. La première est un accusé de réception du montant de la commande de Saunière totalement réglée d’avance. Quant à la seconde, il s’agit de la confirmation des modifications voulues et ordonnées par Saunière. C’est cette dernière qui reviendra avec la mention ‘DECEDE’, apposée au tampon rouge, et qui informe de la mort du client… et l’envoi aux ‘archives’ du moulage qui aurait dû permettre l’exécution du modèle final en bronze de fonderie dans sa forme définitive… qui n’eut jamais lieu.

Tout ceci serait sans le moindre intérêt pour faire avancer notre recherche si un détail n’avait pas manqué de retenir toute notre attention concernant la première page d’un des courriers du curé de Rennes-le-Château. Voici le texte de cette page en question.
Rennes-le-Château le…..Cher monsieur,
Je vous remercie de votre dernière lettre.
Voici les renseignements que je vous
donne en pièces séparées. Ce sont les
cartes et les vues conformes à mes
explications précédentes pour le moulage.
Vous voudrez bien me faire savoir si
ma commande est susceptible d’être
agrée puisque ces détails obligent à
modifier ce projet et son devis.
Je compte que vous veillerez à ce que
ceci améliore l’aspect et les
informations attendues sur le relief des
terrains, mesures et dimensions totales.
Je vous demande de faire
parvenir, comme convenu à la
commande, l’autre modèle à
mon confrère Monsieur l’abbé
….. curé doyen de……
Nous
retiendrons surtout, dans ce texte sans grand intérêt, qu’à
la fin de cette page, l’abbé Saunière demande qu’un
« autre modèle » soit livré à un de ses
confrères dont visiblement il donne, préalablement, l’adresse
de destination.
Si ce ‘détail’ n’est pas révélateur
des éléments entourant la maquette, il apporte toutefois une
information nous montrant qu’il existait depuis le début, de
ce que nous appellerons ‘opération moulage’, un second
destinataire désigné par le prêtre lui-même.
Le
flou peu artistique des chronologies
Pourtant,
admettons que cette démarche ne peut rien avoir de suspicieux aux
yeux de l’administration de la fonderie qui sans doute se félicite
d’une double commande d’un même objet, le tout payé
d’avance à la commande. Cependant, la mort de Saunière
a coupé court à toute l’opération et il est fort
possible que deux exemplaires aient été mis au rebut. La qualité
de l’autre exemplaire, que nous avons pu voir, se montre nettement
moins soignée bien que toutefois tous les détails essentiels
y soient bien visibles… De toute manière, l’aspect des
moulages d’origine, que nous avons pu retrouver ou consulter, ne devait
pas être le souci premier du fondeur puisque ceux-ci seraient détruits
dès le résultat en bronze terminé. Il est même
certain que les ‘essais’ (qui deviendront ensuite des ‘originaux’
puisque sans suite logique et seuls rescapés de cette affaire) n’auraient
en aucun cas quitté l’atelier ou même été
montrés… sauf au commanditaire.
L’avortement des travaux a fait que peut-être soient ‘archivés’
les résultats de la première étape de la commande à
toutes fins utiles. Cette prévention est possible si le fondeur attend,
suite au décès de Saunière, d’éventuelles
réclamations d’un héritier disposant du reçu
des sommes versées… où d’une personne se sachant
destinataire en attente. Ces possibilités font qu’il reste
de tout ceci au moins un moulage en bon état visuel… et pourquoi
pas un premier ‘avant-projet’ sommaire, voire deux selon nos
calculs.
Effectivement, nous pensons à uniquement deux de ces ‘maquettes’
-au sens où elles présagent d’un produit fini satisfaisant-
car, dans cette perspective, nous avons d’abord le ‘moulage’
en notre possession, et ensuite celui entre les mains d’un groupe
de chercheurs espagnols. Ajoutons, enfin, un troisième sujet détenu
par une congrégation de religieuses de la région lyonnaise.
Nous observons que ce dernier exemplaire était en mauvais état,
peut-être du fait qu’il ne semble pas avoir été
équipé d’une armature incorporée dans le plâtre
afin d’assurer la solidité de l’objet. Le socle est ici
plus court, fini de manière rudimentaire et arrêté au
ras de la partie la plus basse du moulage en plâtre. La qualité
de cette dernière dénote incontestablement avec celle de ses
deux ‘sœurs’ dont la finition présente les aspects
d’un produit fini à la veille de servir d’empreinte,
ou matrice perdue, pour un coulage d’alliage de bronze à la
méthode dite de la ‘cire perdue’.
Une
maquette par destinataires
Le
fait de nous trouver à présent face à deux maquettes,
conformes à la finalité d’une commande, attesterait
bien que les deux destinataires, l’abbé Saunière et
un de ses confrères, attendaient chacun un modèle ayant de
très légères différences l’un par rapport
à l’autre… De fait, il fallait deux ‘matrices’
pour deux produits finis portant chacun ses indices, et non une seule origine
pour deux résultats jumeaux. La troisième ‘maquette’,
ayant heureusement échappé in extremis à nos joyeux
adversaires, pouvait être probablement une sorte de ‘pré-maquette’
ayant servi à la confection des deux autres. Son aspect, sans doute
moins fini, permettait toutefois de ne pas le détruire et peut-être,
par exemple, de l’offrir à une congrégation religieuse
en remerciement d’un service rendu… précisément
en relation avec les découvertes de l’abbé Saunière,
curé de Rennes-le-Château.
Depuis
le début de cette affaire, nous avons toujours précisé
que le fait de détenir ces courriers et documents accompagnant le
moulage ne signifiait surtout pas que ce lot représentait une intégralité
en soit. Il est fort possible que d’autres écrits aient été
impliqués, comme par exemple une possible autorisation du commanditaire
à céder la troisième maquette… à qui de
droit… ou d’autres éléments dont nous n’avons
pas connaissance.
Une énigme, toutefois, reste à résoudre ? Celle de
savoir comment ce groupe espagnol put se procurer son moulage avant nous.
Renseignements pris, au moment où nous-mêmes entrions en possession
du dernier exemplaire restant, personne ne s’est signalé pour
l’acquérir. De toute manière, le ‘casseur’
assure formellement au moment de la transaction n’avoir eu, ou vu,
qu’un seul objet de ce type dans les rebuts. Il faut donc admettre
que nous n’étions pas les premiers sur cette piste oubliée
qui souleva tant de polémique et remarques des plus désobligeantes,
à courir cet objet que voudra l’abbé Saunière
avant de mourir et dont il ne verra jamais la finalité.
L’avance
considérable des espagnols
A
mieux y réfléchir, nous constatons qu’il n’y a
pas que sur cette ‘maquette’ que nos amis espagnols nous doublèrent
copieusement. Nous les trouvons loin devant nous sur cette ‘maquette’,
puis sur le document de Gélis, ensuite sur la fameuse ‘pierre
de Coumesourde’, encore sur l’arrachement de la dalle au fond
du ruisseau de Couleurs et enfin en filigrane avec Patrice Chaplin et surtout
la Sanch… Ajoutons à ce constat que ce groupe est formé
de religieux, et non des moindres, de notables locaux ou appartenant à
l’Ordre de Malte, un autre de la mouvance templière, et un
dernier se réclamant depuis le 17e siècle (documents originaux
d’époque à l’appui) ultime représentant
du Prieuré de Sion. Il est bien évident que ce dernier se
distingue avec facilité des fantoches qui, péniblement, en
France, tentent de se donner une place et une importance mystérieuse
qu’ils n’auront jamais en tant qu’héritier de cet
Ordre… faute de la stature, ou pointure, indispensable à ce
genre de poste à la timonerie du Prieuré. Il faut bien admettre
ici que cette société espagnole, non seulement se place avec
une discrétion remarquable sur tous les plans de l’affaire
de Rennes-le-Château, Périllos et de Bérenger Saunière,
mais accumule des éléments qui nous manqueront toujours. Le
fait donc que ces personnages aient obtenu en temps voulu, mais bien avant
nous, la première ou seconde maquette n’a plus rien de remarquable
s’ils sont vraiment ceux qu’ils prétendent être.
Il est probable qu’ils ont pu produire tous documents les attestant
héritiers ou destinataires d’un des deux moulages et que la
fonderie se soit exécutée dans cette démarche. De toute
évidence, il ne peut pas y avoir d’autres explications dans
le fait qu’ils détiennent la quasi jumelle de notre maquette.
Décidément, l’Espagne prend une place inattendue dans
cette affaire… car le second modèle récupéré
dans la région lyonnaise, au nez et à la barbe de nos joyeux
adversaires, se trouve depuis dans ce pays bien hospitalier aux témoins
de cette énigme.
Pour en terminer sur ce chapitre, nous ajoutons que l’extrait de courrier
que nous présentons ici est tronqué de la date d’émission
ainsi que du nom du prêtre ainsi que de celui de sa paroisse. Ces
manques sont volontaires et nous permettent actuellement de poursuivre nos
travaux de recherches en toute quiétude. Quant à nos adversaires,
il serait malséant de leur part de s’irriter ou se montrer
chagrin puisque pour eux tout ceci n’est que fruit de l’imaginaire
!…
La
promesse tenue en pointillés
Il
y a plusieurs mois, nous proposions des copies de notre maquette à
la vente, conformes par empreinte à l’originale en notre possession.
Ces reproductions sont aussi complètes en tous points à la
nôtre… alors qu’il manque toujours un élément
matériel aux deux copies qui nous ont été détournées.
A propos de ces objets, nous nous étions engagés en ces termes
vis-à-vis des acquéreurs : « A l’issue de cette
production, seuls les acquisiteurs de la maquette se verront ensuite proposer
la possibilité de recevoir des copies d’extraits de certains
courriers inédits de l’abbé Saunière, envoyés
à la fonderie d’origine du moulage. ». A cette promesse,
nous avions ajouté que : « Nous profitons de cette annonce
pour informer nos lecteurs des futures nouveautés concernant le sujet
de la maquette. En effet, nous entrerons, aux environs de septembre et octobre,
une suite à nos travaux concernant ce moulage. Seront présentés
de nouveaux éléments inédits à propos des courriers
». C’est pour tenir cet engagement que nous avons fait la dérogation
de présenter ici une autre partie des courriers de Saunière
attenant à la commande de son moulage. En échange, nous laissons
à ceux et celles intéressés par un des trente-trois
exemplaires la primeur des informations laissées ici sous pointillés
et champ blanc. Cette mesure nous permet de respecter simultanément
nos deux engagements… avec certes un peu de retard puisque nous devions
nous acquitter de cette démarche vers le mois d’octobre 2007…
mais ne dit-on pas « qu’il vaut mieux tard que jamais »
?
Cette présentation mérite une suite qui sera donnée dans les mois qui viennent, où seront présentées les trois fameuses maquettes issues de la fonderie de la région aixoise qui, à notre connaissance, ne fut jamais un atelier annexe d’un producteur de Jérusalem... du moins jusqu’à preuve du contraire, évidemment. Des transactions sont en cours pour obtenir les autorisations de présenter des photographies et un petit film sur la réunion des trois ‘maquettes’, peut-être considérées comme ‘triplées’ ou l’une… la moins reluisante… mère des deux autres plus parfaites. Encore un peu de patience, donc, pour nous permettre de finaliser les transactions en cours et entrer ces images sur notre site. Peut-être, de la mise en commun de ces trois pièces si proches mais revêtues d’infimes différences dont nos visiteurs apprécieront les nuances, comme pour Tintin dans son « Secret de la Licorne »… jaillira la lumière !
A suivre !
André
Douzet
Tous nos remerciements pour ce texte à ‘Pancho Villa’,
nos correspondants hispaniques et catalans… et Tintin pour son involontaire
figuration.