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Des
eaux thermales à …. L'Ave MARIANI (1ère partie) - une nouvelle source d'énergie |
Prélude
en forme d’explication du ‘trajet’
Le
texte qui nous est proposé ici s’inscrit dans une suite logique
tout d’abord légère et ‘digestive’ depuis
la Micheline en tant que boisson préférée de l’abbé
Saunière… Mais surtout, plus sérieusement il se déploiera
depuis une série de constats concernant un vin dit « Vin Mariani
» devenu cher, voire indispensable à de nombreux autres personnages
gravitant près de ce prêtre, au point d’en devenir dépendant…
Ces particularités pour la plupart jamais abordées dans ce
sujet, opiniâtrement retrouvées par Zéphyrin, vont nous
conduire à d’étranges propriétés remarquables
dont la radioactivité n’en sera pas la moindre…
Le générique, conduisant ce texte hors du commun, commence
sur les colonnes du forum
de la Société Périllos à la rubrique «
Procédé Bartolop et messe alchimique impériale »…
C’est ici que nous invitons le lecteur à reprendre le périple
proposé et engagé ici. Ensuite, pour des raisons purement
pratiques, une série de documents attestant certaines affirmations
de notre ami ne pouvant s’inscrire sur ces colonnes, il fallait les
héberger sur
le site France Secret à la rubrique ‘Alchimie’…
Certes, ce cheminement s’il se présente quelque peu ‘méandreux’,
il reste nécessaire à la bonne compréhension de la
lecture de la suite ci-dessous qui, précisons le ici, aura des suites
plus… fluides et sans autres renvois.
Le lecteur, le chercheur ne perdra rien à passer curieusement, au
début, d’un lieu à un autre de nos sites car très
vite il sera conduit vers les composants de certains ‘vins’
jusqu’à ceux d’eaux ‘certaines’ mieux connues
dans l’affaire qui nous intéressent tous ici. On peut s’étonner
de tant d’éléments surprenant émaillant ce propos.
Mais le vin, dans une affaire religieuse, ne prend-il pas toute sa place
au moment sacré qu’est sa transsubstantiation en sang et du
pain en chaire du Christ ? Ensuite la sagesse populaire n’impose-t-elle
pas, en divers circonstances, de mettre « un peu d’eau dans
son vin »… peut-être à l’image du prêtre
en en incorporant quelques gouttes dans le précieux et divin liquide…
Toujours est-il que Zéphyrin, comme à son habitude, va nous
conduire au plus près de faits inconnus oubliés qui éclaireront
étrangement plusieurs aspects énigmatique de l’affaire
de Rennes-le-Château, Saunière et Périllos… pour
notre plus grand bénéfice et plaisir.
Un grand merci à Zéphyrin, toujours un peu trop modeste et
effacé, de nous honorer de ses connaissances partagées ici.
Messe
alchimique
"Elle
[la radio activité des vins] est du même ordre de grandeur
que celle de certaines eaux thermales qui ont été étudiées
pour la première fois, par M. NADON, de 1903 à 1908, dans
la région Pyrénéenne".
Nous ne parlons pas ici de la radio activité des vins qui garde la mémoire des retombées provenant soit des essais nucléaires, soit de l'accident de Tchernobyl et qui, dans tous ces cas, ont amené du CS 137 sur le sol Français : il existe en effet une forte corrélation entre le taux de CS 137 et l'année de production. C'est ainsi qu'un vin dans lequel sera mesurée une activité en CS 137 de l'ordre de 1 Bq/l ou plus pourra correspondre qu’à la production de l'année 1963.
Nous parlons ici de la radio activité provenant du potassium, et spécifiquement de l'isotope 40. Rien d'original à cela, puisque le vin, n'en déplaise aux amateurs, c'est beaucoup de bitartrate de potassium, et que le potassium radio actif est tout ce qu'il y a de plus naturel. Au 0, 9 g 1 g de potassium naturel par litre de vin à l'origine des 30 Bq/l que l'on détecte, on peut ainsi comparer le corps humain, où l'on trouve 60 Bq/kg de potassium 40.
A son sujet, voici ce qu'en dit Eugène CANSELIET -disciple de FULCANELLI- dans "L'Alchimie expliquée sur ses textes classiques" :
"S'il est possible d'enrichir le nitre par son isomère céleste, il l'est aussi d'exalter semblablement la puissante vertu du second sel. Quant' à celui-ci les philosophes firent, trop souvent et clairement, allusion à la vigne, pour que l'arbrisseau n'offrit pas un rapport positif avec le grand œuvre physique… Ce pressoir fournit le jus qui deviendra le SAINT VINAGE, lui-même GENERATEUR DU DEPOT CRISTALLISÉ… Note ce chêne, conseilla le pieux FLAMEL…"
Nous pouvons ici rappeler que c'est d'un chêne que sort la Nymphe de Cyliani.
En mai 1908, M. LENNAN, à l'inverse de MM. CAMPBELL et WOOD (qui attribuaient (Le Radium, Février 1906) l'activité au sel de potassium lui-même, la radio activité de ce sel étant alors une propriété atomique du potassium métallique), par diverses expériences menées dans des chambres d'ionisation, arrivait à la conclusion que l'activité des sels de potassium n'est pas une propriété atomique normale de ce métal.
Déjà, COSMOPOLITE, dans "La nouvelle lumière chymique" écrivait, au XVIIème siècle :
"L'homme, créé de la terre, vit de l'air ; en effet est caché dans l'air, l'aliment de la vie, que nous appelons de nuit, la rosée, de jour, l'eau raréfiée dont l'esprit invisible CONGELÉ est meilleur que la terre universelle… tu dois prendre ce qui est, mais qui n'est pas vu… : c'est l'eau de notre rosée, de laquelle est tiré le sel de pierre des philosophes, ….".
Dans la deuxième moitié du XIXème siècle, MM. ELSTER et GEITEL d'un côté, M. WILSON de l'autre avaient été conduits à admettre que l'air atmosphérique renferme toujours une petite proportion d'une "émanation" analogue à celle émise par les corps radioactifs, dont la source est dans le sol. Du reste des faits plus anciens avaient montré que l'air des caves et des grottes (doit-on ici penser, entre autre, à l'atmosphère ionisé de celle de Lourdes… ?) contient une forte proportion d'émanation par rapport à l'air de surface. "L'émanation" provient donc des parois ou du moins sort par diffusion du sol environnant : "une partie importante de l'atmosphère, c'est-à-dire celle qui se trouve au-dessous de la surface de la terre, dans les canaux capillaires du sol et dans les fissures des roches contient normalement de l'émanation radioactive… les eaux provenant des sources profondes, surtout les eaux thermales, sont très riches en émanation… (Le Radium, n° 4, avril 1904)
De
nos jours, nous savons que cette émanation est un gaz radioactif
: RUTHEFORD l'appela "émanation du radium", puis Sir William
RAMSEY "niton". En 1902 SCHMIDT, le découvreur de la radioactivité
du Thorium proposa le terme Radon, qui ne fut retenu qu'en 1923. Les atomes
de Radon qui ont émané du Radium sont présents dans
l'air ou dans l'eau, diffusant beaucoup plus vite dans le premier que dans
la deuxième.
La dispersion du radon dans l'atmosphère dépend fortement
des
conditions
atmosphériques, parmi lesquelles on observe d'importantes variations
diurnes. La nuit, les inversions de température diminuent
fortement la diffusion atmosphérique. Le radon stagne au niveau
du sol et sa concentration dans l'air peut augmenter d'un facteur de
10 à 100.
…"L'aliment de vie, que nous appelons, de nuit, la rosée"… (COSMOPOLITE, Nouvelle lumière chymique).
Eaux
thermales
Jusqu'au jour de la découverte d'une émanation radioactive dans l'eau de certaines sources, l'action thérapeutique des eaux minérales a été très discutée, dans un sens ou dans l'autre.
Si nous remontons jusqu'à la Rome des Césars nous trouvons signalées dans "L'histoire naturelle de PLINE l'Ancien" un bon nombre d'eaux minérales de l'Italie et des Gaules :
…"Elles
sortent, bienfaisantes, ça et là de mille lieux de la terre,
ici froides, là chaudes… et dans les Pyrénées
où elles ne sont séparées que par un faible intervalle…
d'autres, selon leur nature, remédient aux maladies des nerfs, des
pieds, à la sciatique, aux luxations"….
L'œuvre de PLINE étant un travail de compilation, nous pouvons en déduire qu'au premier siècle de l'ère chrétienne l'action thérapeutique des eaux était connue depuis fort longtemps.
Dans bien des stations thermales, telles Amélie-les-Bains l'on trouve de petits musées où sont rassemblées coupes, tasses, urnes, etc. qui remontent à l'époque Gallo-Romaine. Mais si nos ancêtres constataient les actions physiologiques de ces eaux et en tiraient un usage médicinal, peu d'entre eux –« ignitiés (?) »- pouvaient comprendre l'origine d'une guérison, souvent aléatoire : aussi accordaient-ils leur reconnaissance à une divinité bienfaisante, en lui érigeant un temple. Mais n'est-ce pas ce qui a été fait à Lourdes, La Salette ou Fatima ?…"
Dès la fin du XVIIIème siècle, les médecins et les chimistes, appliquant aux "eaux minérales" les progrès de l'analyse chimique, comptèrent un instant mettre au grand jour l'action thérapeutique de ces eaux et l'expliquer -ou la prévoir- d'après le résultat de ces analyses. Mais ils furent rapidement déçus quand il virent que souvent les eaux les moins chargées en sel (Plombières, Wildbad Gastein, Néris) avaient des actions physiologiques au moins aussi marquées que les eaux les plus minéralisées.
Puis, la présence de l'Hélium dans les gaz qui se dégagent de certaines sources (Bath, Eaux Bonnes) faisait se demander si celle-ci n'était pas une indication de l'existence de radium dans les couches profondes.
En
1904 M. LABORDE montrait que dans de nombreuses eaux thermales "qui
nous sont parvenues dans des bonbonnes bouchées sans soin ont laissé
dégager, de 10 l d'eau bouillie, 1 ou 2 jours après la sortie
de la source, une quantité d'émanation égale à
celle que dégage 1 mmg de bromure de radium pur en 1 mn environ"
(Le Radium, Juillet 1904)
En Juillet 1906, Pierre CURIE et A. LABORDE publieront un rapport sur la radioactivité des gaz qui proviennent de l'eau de nombreuses sources thermales. Dans le tableau suivant il convient de savoir qu'un courant de saturation de 1 unité électrostatique est produit par la quantité d'émanation que dégage 1 milligramme de bromure de radium pur en 4, 95 minutes (Le Radium, Juillet 1906).
Radium
Dans la région pyrénéenne nous avons vu, en début de cette livraison que les études de la radioactivité de certaines eaux thermales ont été réalisées par M. NADON, de 1903 à 1906, qu'il trouva de même ordre de grandeur que celle des vins.
Dans
le même temps l'étude de la dissolution des sels d'urane faisait
l'objet de nombreuses études d'hydrologie, ainsi que le phénomène
de la décomposition de l'eau par les sels de RADIUM…
Dans le chapitre XVIII du livre "HAPPY HOUR, The secrets of Castel" de Patrice Chaplin (mac Millan, 1998), nous pouvons lire :
-…"De ces régions et de certaines pierres, les Cathares faisaient l'OR BLANC. On l'appelle le RADIUM, je croix. Saunière découvrit le procédé.
- Est-ce aussi simple ?
- Pourquoi cela ne le serait-il pas ? Pourquoi traînait-il des sacs de rochers et de pierres jusqu'à son église tard, la nuit ? Tout le monde se met martel en tête parce qu'il ne partit pas. Comment aurait-il pu ? Il n'y avait rien à voir avec une histoire de chantage, le Vatican, son trésor était sur place. Le Vatican lui acheta son or. Comment aurait-il pu s'en aller ? D'autres personnes seraient venues flairer au milieu de ces rochers.
- Les "Crosses" avaient la formule ?
- Bien sûr. Les Cathares savaient comment faire l'or des alchimistes. Vérifiez si c'est bien du Radium (qu'il s'agit). Vous êtes plus adroite que moi.
- J'en doute
-
C'est ainsi qu'ils ont pris l'histoire à l'envers, expliqua t'il
: il ne l'a pas trouvé, il l'a fait
et les gens achetaient
Malgré
une erreur dans ce texte -L'OR BLANC n'est pas du radium- qui rapporte un
dialogue de CHAPLIN avec un chauffeur de taxi n'ayant probablement fait
aucune étude de physique atomique et peut donc être "excusé"
le RLCiste ne doit pas rejeter cette idée -"dans l'air du temps
de cette époque ?"- d'un revers de main mental : cette théorie
sur le trésor n'est pas exclusive d'autres, et la réalité
est vraisemblablement un entrelacs spatio-temporel de plusieurs hypothèses
qui apparaissent au bout de la lorgnette de tel ou tel cheminement de recherche.
Pour nous, et nous en reparlerons dans la suite de notre étude de
Clovis d'Ardentor, il y eût au moins deux trésors au cours
du temps; la recherche d'une explication par un seul de ceux-ci ne peut
que compliquer les tenants et aboutissants des diverses tentatives d’élucidation.
L'existence, en parallèle, d'une tradition alchimique -ou, tout du
moins, ésotérique- ne peut, si elle n'est pas discernée
dans ses contours, qu'embrouiller les pistes.
Sachant,
en même temps, que pour une tonne de résidus de minerai d’urane
il a fallu à Marie Curie cinquante tonnes d’eau de lavage,
comment ne pas corréler le dialogue précédent au «
culte des citernes » de Béranger Saunière -SP : Les
citernes de Rennes-le-Château, 4ème partie, le culte des citernes-
et à l’incident du 14.07.1895, où Saunière refusa
l’accès à sa citerne située sous une bibliothèque
sans chauffage, même en hivers, alors qu’il avait tout le confort
par ailleurs ? Mais lorsque l’on sait le dégagement calorifique
de ces opérations, cet état de choses se comprend mieux….
Nous avons personnellement vécu un cas semblable d’utilisation
« parasite » de l’eau avec celle de cuisson de cailloux
(selon les directives de monsieur de Grimaldi, médecin du roi de
Sardaigne, dont dépendait alors le comté de Nice et l’arrière-pays
de la vallée de la Vésubie…) qu’un maçon
utilisa en notre absence pour remonter un mur de pierres : les six mois
de travail consécutivement perdus nous font partager entièrement
la « colère » de Saunière pour un acte commis,
selon jacques Rivière, en son absence.
La
pierre sacrée de la grâce
Pour revenir sur l'OR BLANC signalons seulement qu'en voie humide l'artiste utilisera pour son obtention l'eau oxygénée qu'il aura obtenue de l'action sur l'eau de sels d'Urane. Il est alors évident que la présence de l'émanation de radium dans celle-ci ne pourra que faciliter l'opération, et peut être accrue par l'utilisation d'un entonnoir renversé au griffon de la source, au-dessus du dégagement gazeux, surmonté d'un flacon…
Si l'Uranium est parfois localisé dans quelques régions du globe, où il existe en quantité relativement considérable, il est cependant répandu, en petite quantité il est vrai, sur toute la surface de l'écorce terrestre. Sans entrer dans les détails des causes de ce phénomène de répartition nous pouvons noter qu'en ce qui concerne la région qui nous intéresse, les Pyrénées Orientales sont en France le 6ème département en termes de valeur maximale de radioactivité gamma. En ce qui concerne le Radon, elles sont le 7ème département en mesure maximale de dose de radioactivité mesurée due à cet élément.

Avant de retourner vers notre "OR BLANC" que le lecteur nous permette ici quelques remarques complémentaires :
- le 28.04.72 parut un article de presse, qui passa presque inaperçu : "grâce au spectromètre de rayons gamma emporté sur le véhicule d'exploitation lunaire, les savants viennent de constater que la face éclairée de la lune est beaucoup plus radioactive que la face cachée ! il est question d'uranium, de fluorium et de potassium".
-
l'acide de sel marin; agissant sur les coquillages créé le
radium… Est-ce la raison pour laquelle Henri BOUDET octroie un chapitre
aux mollusques fossiles ?
…"La vallée de la Sals renferme en effet des mollusques
et des polypiers fossiles en nombre prodigieux"…. (H. BOUDET)
- les rayons de radium colorent le verre dans la masse, en violet, brun, noir etc… (Le Radium n° 4, Avril 1904)
- en 1907, à Nogent-sur-Marne, une usine dirigée par M. ARMET DE LISLE… fabriquait des sels de radium à partir d'autunite, de pechblende, etc. Du corindon blanc (alumine cristallisée blanc sale), il obtenait des rubis, des saphirs et des émeraudes selon le temps d'exposition de celui-ci à ceux-là…
- les eaux de sources profondes, surtout les eaux thermales (riches en émanation) laissent parfois des dépôts naturels à la sortie des eaux de terre. Ceux-ci, fortement radioactifs peuvent former des blocs de plus de 40 cm de long (Le Radium, n° 4)
Comment
alors ne pas penser une fois de plus à Henri BOUDET signalant dans
"Le cromleck de Rennes-les-Bains" de nombreuses sources, dont
celle de la Madeleine, dite aussi la Gode :
"A quelques mètres de cette fontaine, sur le même plan, coule une seconde source, saturée de sulfate de peroxyde de fer, qui tapisse les rochers sous forme de SEL BLANC, grossièrement cristallisé".
Nous pouvons maintenant revenir à notre OR BLANC. Cet OR BLANC, ce SEL BLANC, voit son poids varier de zéro à quatre cent fois son poids original, selon qu'il est refroidi ou réchauffé. Il suffira ici de rappeler, sans aucun développement, que la Bible nous précise que parfois l'ARCHE D'ALLIANCE semblait flotter, onduler…
Dissout dans l'eau, ce sel blanc portait autrefois le nom de "Salive de Dieu" ou "Sperme du père". Chez les Egyptiens, puis les Esséniens, le rite de purification et d'absorption de ce sel durait QUARANTE JOURS, dans un grand isolement, dont le "désert" donne une bonne image du vécu et du ressenti. Après 9 à 12 jours de jeûne l'impétrant, pendant quatre semaines, absorbait quotidiennement une dose de sel, et, lentement le Seigneur l'emplissait. Une lunaison et demie pour :
Se préparer, comme la fiancée dans la chambre nuptiale,
Etre purifié pour accueillir le Père Céleste comme en un cristal
Le Créateur de Rien, le KA Egyptien;
En être inséminé, être totalement régénéré, purifié, nettoyé, salé , harmonisé
"Tout homme sera sallé de feu, toute victime sera sallée de sel" (Blaise de VIGENERE, Traité du feu et du sel).
Alors de plus en plus illuminé, le corps de lumière excède le corps matériel et divers phénomènes, comme la lévitation apparaissent :
Alors la gravité et le temps disparaissent,
Alors la Vierge peut enfanter, alors le Fils peut éclairer,
Alors le Sacerdoce est consacré,
Alors les apparitions l'on peut prier…
... Notre Dame de la Salette et son message pour le Comte de Chambord, La Dame à la coupe de Gérone…
"SUR CETTE PIERRE JE CONSTRUIRAI MON EGLISE"
Les
sociétés secrètes, les loges
Poursuivons maintenant notre lecture du curieux dialogue entre Patrice CHAPLIN et son conducteur de taxi.
-…."Avez-vous essayé de trouver ces pierres ?
- je n'ai pas le temps. Je vis ma vie, dit-il simplement"
Il s'arrêta à QUILLAN pour déjeuner, de préférence à Couiza, un peu plus loin (sur la route), parce qu'il aimait particulièrement "L'HOTEL CENTRALE"
- "c'est ordinaire. Ici chacun est là pour manger"
Avant que je ne sorte de la voiture, il reprit :
- "J'espère que vous ne pensez pas que j'ai attaché peu d'importance à ce que vous aviez à dire. Ici les gens disent que l'endroit est abominable, damné, spirituellement ravagé, qu'il porte malheur. Ici, il y a réellement "de la Haute"
Il se frotta les extrémités des doigts du geste qui indique l'opulence financière.
- "Ils se réunissent ici. Des cérémonies pour trouver un savoir précieux et avantageux. C'est comme des Francs Maçons.
- qui sont-ils ?
- je ne les ai jamais vus. Mais je vais vous dire ceci : vous arrivez à une place si vous le voulez, vous n'y arrivez pas en étant bourré"
A Quillan, nous rencontrerons, dans la suite de notre étude de Clovis d'Ardentor, Maître SAUZEDE, que nous avons déjà croisé à ORAN, inscrit sur le tableau de la Loge L'UNION AFRICAINE, en compagnie de GUSTAVE et Pierre VISON (Clovis d'Ardentor, Partie 1). SAUZEDE, notaire royal, CHEVALIER DU TEMPLE le 29.4.1835, SACRÉ ÉVEQUE D'ORAN le 12.5.19833 par M. le Légat magistral Amédée de TREMECEN, PONTIFE DANS L'EGLISE CHRETIENNE PRIMITIVE.
Pierre SAUZEDE né en 1799 et dont l'aïeul acheta à Quillan en 1783, deux maisons et un jardin muré à la Porte de rue de La Michaude.
Pierre
SAUZEDE, ami du Maréchal CLAUZEL, propriétaire à un
quart de lieu de Quillan d'un établissement composé de FORGES
à la catalane, d'un moulin à foulon et d'une SCIERIE, alimenté
par une déviation de l'Aude, CLAUZEL QUI PRIT LE COMMANDEMENT
D'Alger le 2 septembre 1830. Il remplaçait le Comte de BOURMONT,
dont le cercueil de son fils mort sous Alger fut ouvert à Marseille
sous le prétexte que le père y avait dissimulé les
joyaux du Dey. Mais n'anticipons pas…
Le 14 Septembre 1839, Mgr le Duc et Mme la Duchesse d'Orléans, la princesse de MEKLENBOURG-SCHEVERIN d'origine allemande, s'arrêtent à Limoux, sur la route de Port Vendres pour se rendre en Algérie -bien que la plaque commémorative, faite d'avance, porte les dates d'un passage du 13 ET 14 septembre. Le 15 au matin, après la messe, le couple part pour Quillan, au bord de l'Aude, "déjeuner dans les jardins qui touchent aux forges du Maréchal CLAUZEL".
A
quelque distance, d'autres maîtres de forges dans l'arrondissement
de Prades; un maître de forge, le seul qui fut une femme, prénommée
ANGELINA… gagnera plus tard un procès contre la Société
des Mines de Fillols de M. PHILIPPART. M. PHILIPPART avait auparavant pris
le contrôle de la "BANQUE FRANCO AUSTRO HONGROISE".
Domicilié un temps à Bucarest, il a obtenu du gouvernement
français des concessions de chemins de fer et s'est trouvé
à la tête d'un réseau d'une valeur d'un milliard de
francs or, dont les titres de la compagnie semblent des valeurs sûres.
Au
nom de la Banque Européenne, il avait pris à bail de la Compagnie
Franco Algérienne l'exploitation de l'Alfa récolté
sur les hauts plateaux algériens.
Associé à un industriel en produits chimiques, il s'assura
le monopole de l'alfa et la fabrication de la pâte à papier
en Algérie. L'alfa servait à fabriquer nombre de papiers
à cigarettes (le papier des Marlboro est encore fabriqué
à base d'Alfa).
Titres de chemins de fer… papier à cigarettes… Bucarest…. Angelina… N'en doutez pas, cela fera l'objet d'une prochaine livraison sur les colonnes de la S.P., étayée de ses nombreuses ramifications, sil le temps durée nous le permet…
Pour
en revenir au Maréchal CLAUZEL, il ne faut pas oublier que, dans
cette génération de militaires, beaucoup appartenaient à
la Franc Maçonnerie : le Prince MURAT est Grand Maître jusqu'en
1861 du Grand Orient, puis le Maréchal MAGNAN, puis le Général
MELLINET, quant à Maître SAUZEDE, notaire "royal",
il fut celui de tous les gouverneurs qui se sont succédés,
parfois à un rythme rapide, dont Alphonse Henri, Comte d'HAUTPOUL,
qui fut gouverneur général du 20 octobre 1850 au 11 décembre
1851.
« ici, il y a réellement "de la haute" avait dit le conducteur de taxi à Patrice CHAPLIN »
Juste une dernière petite anecdote, avant de clore ce point : Pierre SAUZEDE était un ami du Général Hubert ROHAULT de FLEURY, qui, à la suite de la révolution de juillet fut envoyé à Lyon pour mettre cette ville en état de défense : sous ses ordres nous trouvons Jean Joseph Frédéric DEGORS, qui fut chargé de construire le Fort de Montessuy, et dont un frère, Jean Joseph Théodore épousa Olympie DUCROS de SAINT GERMAIN, sœur d'ISAURE, épouse de Gustave VISON…
« ici, il y a réellement "de la haute"…. »
Hydrologie
et thermalisme pyrénéen
A
l'origine de l'hydrologie Pyrénéenne nous trouvons avons nous
dit au début de cette livraison, M. GARRIGOU. Né à
Tarascon-sur-Ariège en 1835, il se consacra, après avoir été
reçu médecin à vingt cinq ans, à la spécialité
qui devait le rendre célèbre. "Les éléments
minéralisés : radium, hélium, qui constituent les propriétés
effectives de nombreuses eaux bienfaisantes n'avaient pas échappé
à son examen. Le jeune savant prenait aussitôt conscience de
ces nouvelles richesses du sol national. A côté des Max DUNAND
FARDEL, des Albert ROBIN, des LANDOUZY, des HUCHARD, il s'efforçait
dès lors d'attirer l'attention de ses nombreux confrères vers
les travaux nouveaux de l'hydrologie…
Le midi de la France, et notamment toute la région qui avoisine les
Pyrénées, s'efforçait dès lors de mettre en
valeur des sources qui devaient rivaliser avec celles de Plombières
et de Vichy. A Toulouse… de créer une chaire d'hydrologie.
Dès 1891, M. le Dr Joseph GARRIGOU, qui avait donné tous ses
soins au succès de cette grande idée, était désigné
pour occuper cette chaire d'une genre si nouveau, d'une utilité désormais
incontestable…
En géologie, en CHIMIE, en TOXICOLOGIE, en médecine, en agriculture,
les travaux du Dr GARRIGOU n'ont pas été moins importants…
Esprit aux conceptions vastes et que sollicitent à la fois tous les
ordres de la pensée, M. le Dr GARRIGOU s'attache à pénétrer
"LES ARCANES LES PLUS SECRETS DE LA VIE ET DE LA MORT"…
(Album MARIANI, Tome XI)
Médecin
des eaux d'Ax, GARRIGOU fut aussi médecin consultant des eaux de
Luchon et "membre d'un grand nombre de sociétés savantes,
notamment de la Société d'Anthropologie de Paris, de la Société
Géologique de France, de la Société de Médecine
de Montpellier, de la Société d'Histoire Naturelle de Toulouse,
de L'institut de Genève, de la Société des Sciences
de Modène etc… Il a été secrétaire du
congrès d'archéologie et d'anthropologie de Bologne, vice-président
de la section d'anthropologie et de médecine du congrès scientifique
de France à Pau, etc…" (Larousse encyclopédique
du XIXème siècle)
En dehors de nombreux mémoires, thèses et communications scientifiques sur les eaux minérales, les rayons X etc. on doit à ce savant distingué de nombreux ouvrages, parmi lesquels, sur le sujet qui nous intéresse :
Etude
chimique et médicale des eaux d'Ax (1862)
La sulfhydrométrie et ses diverses applications (1869)
Généralités sur les eaux minérales des Pyrénées
(1873)
Etude chimique sur la source sulfurique sodique de Challes, en Savoie (1876)
La nature et le dosage des principes sulfurés dans les sources minérales
(1876)
Sur d'autres sujets, certains thèmes ne laisseront pas indifférents les membres de la S.P.
L'homme fossile, historique général de la question et discussion de la découverte d'Abbeville (1863)
Etude géologique de la vallée de l'Ariège (1864)
Age de la pierre polie dans les cavernes des Pyrénées (1866)
Etude comparative des alluvions quaternaires anciens et des cavernes à ossements des Pyrénées et de l'ouest de l'Europe, au point de vue géologique, paléontologique et anthropologique (1855)
Un
vin oublié, ou occulté ?
Cette
énumération, non exhaustive, se suffit à elle-même
pour montrer tant l'étendue du savoir que le sérieux de notre
homme, dont, dans l'album MARIANI, nous trouvons, à la suite de sa
biographie, le portrait, accompagné des quelques lignes suivantes :
"Le vin MARIANI a remarquablement renouvelé mes forces après l'attaque de mauvaise grippe qui m'avait si fortement éprouvé…"
D'autre part, dans le tome IX du même album MARIANI nous trouvons le portrait de M. Gabriel LIPPMANN, célèbre pour ses travaux sur l'électricité, l'optique, l'acoustique et la photographie en couleurs, il fut le premier à démontrer la formule de Laplace relative à l'équation de la surface capillaire et mit au point la méthode thermoscopique pour la détermination de l'Ohm. Nommé en 1883 professeur de calcul des probabilités et de physique mathématique à la Faculté des Sciences de Paris, membre de l'Institut, du bureau des longitudes, il est l'auteur d'un cours de thermo-dynamique (1881), d'un cours d'acoustique et d'optique, de recherches sur la photographie en couleurs (1891), sur le pendule et les instruments astronomiques. Ce commandeur de la Légion d'Honneur a écrit, sous son portrait édité dans l'Album MARIANI, la phrase suivante, qui ne peut que fortement nous interpeller dans le cadre de nos réflexions sur la radio activité, entre autre des eaux thermales :
"UNE NOUVELLE SOURCE D'ÉNERGIE, PLUS ABONDANTE QUE LE RADIUM : LE VIN MARIANI"
Force nous est, arrivés à ce stade, de nous interroger quelque peu sur "ce MARIANI" et son vin que ces savants émérites semblent énormément apprécier.
Zéphyrin