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Société Périllos ©

Des eaux thermales à …. L'Ave MARIANI
(3ème partie) - Quelques remarques en parallele au thème des
« Eaux Thermales… à l’Ave –Mariani »

 

La première fois que nous avons vu une reproduction du ronde bosse de l'église de Rennes-le-Château, notre attention fut attirée par le Christ dominant une scène composée principalement de femmes en pleurs, d'un enfant emmailloté et d'une femme enceinte.
Une phrase a alors résonné en notre tête, comme un résumé du message ressenti : Dieu est mort, mais la Vierge est toujours enceinte.
Nous en étions resté à cette sensation sulfureuse du message de l'Abbé Saunière, lorsque nos travaux sur l'Ave Mariani nous amenèrent à nous repencher de manière plus attentive sur le sujet.

Montjoie, le livre de Seth et le ronde bosse

« Il entrait autrefois dans l’attribution des héros d’élever, en signe de victoire ou d‘heureux événement, des sortes de monuments commémoratifs nommés MONT-JOIE. C’était de simples monticules ou monceaux de pierres, des monts de joie » (Fulcanelli, l’homme des bois).
Le ‘Mont des Béatitudes’ du ronde bosse de l’église de Rennes-le-Château, dit aussi ’la Montagne Fleurie’ se présente sous l’aspect de ces monticules plutôt que sous celui d’une montagne, et ceci eu-égard à sa petite taille rapportée à celle des personnages.
A son sommet nous avons alors le héros mystique, l’ouvrier, ‘l’oeuvrier merveilleux’, élevé par son chef-d’œuvre au sommet de la Mont-Joie ; signe révélateur de sa victoire matérielle, sa tunique est jaune d’or, que ce soit l’or matériel ou ‘l’hors du temps’, la lumière.
Nicolas Flamel nous parle de ce mont-joie comme l’étape fondamentale et décisive pour la réussite de l’œuvre : «… Je me mis et tant fis que j’arrivais à Montjoye et puis à St Jacques… » (de Compost Stella). Cet extrait du livre de figures hiéroglyphiques ne searit-il pas à rapprocher du graphisme qui apparaît comme gravé sur l’intérieur du manteau du Christ, sous son BRAS GAUCHE…
Le Livre de SETH parle des MAGES qui chaque année allaient sur un mont –dans leur langue le ‘Mont de la Victoire’- où se trouvait une grotte… dans l’attente d’une étoile de bonheur.

Un tracé étoilé révélateur

La construction du ronde bosse de Rennes-le-Château est établie sur un tracé régulateur qui fait apparaître cette étoile, l’hexagramme antique, dont la figure est composée du triangle de l’eau et de celui du feu, signature du Grand Œuvre physique et de son résultat, la Pierre philosophale. L’astre hermétique , ( dont la lumière brille dans les ténèbres -ce qui le rend invisible de jour- si l’on excède le nombre limite de ses multiplications, d’une lumière douce, rouge et phosphorescente, telle la veilleuse de ces lampes perpétuelles retrouvées dans quelques tombeaux antiques ), est la substance qui s’élève au cours des sublimations, issue du lait de la vierge et du sang du Christ. -Roses blanches et roses rouges-….
Les rameaux fleuris nous indiquent en effet que la pierre peut se multiplier grâce à la fécondité qui provient de l’eau primitive et céleste, et qu’elle a reçue tant par la nature que par l’art. Cette eau, symbolisée par les O au cœur de l’hexagramme, ne peut-elle nous rappeler la SOURCE DU CERCLE près de laquelle se trouve le Fauteuil du Diable en forme de selle – à cheval, à Caballe ?-, de Sel ? Le fauteuil d’Asmodée, qui est tout proche du ronde bosse….
Au fur et à mesure des multiplications la force de la pierre augmente, ainsi que le nombre de roses sur les rameaux, dont le nombre indique celui des réitérations au-delà desquelles cette chose qui naît la nuit s’évapore en lumière et se trouve perdue pour l’artiste… comme se viderait un sac crevé ?
A côté du héros victorieux, les petits personnages, pourraient, pense t-on, n’avoir qu’un rôle pâlichon. Les Maîtres nous recommandent de ne pas en négliger l’étude pour autant. C’est bien ici le cas, à notre avis, des deux enfants que le statuaire à eu la grande générosité de signaler à notre attention par l’anachronisme de leurs vêtements qui semblent être du XVIIIe siècle, au milieu d’une scène se passant au premier siècle !

Boiteux et Grand-œuvre

A leur côté on trouve un homme s’appuyant sur une béquille. Ce boîteux, hiéroglyphe du « Vulcain – lunatique », symbolise le feu secret,et nous indique le rôle et la nature des deux jeunes serviteurs qui apparaissent ainsi comme les deux composants salins constituant la base du feu dans l’œuvre alchimique métallique.

Si le pantalon vert de l’un rappelle les vertes prairies sur lesquelles le couple du Mutus Liber récupère la ROSEE, afin d’enrichir le nitre terrestre efflorescent comme son jabot -de son isomère céleste ( ROS, ROSIS la force), il est aussi la couleur du sel fondamental… et des cierges de la crypte Saint-Victor à Marseille. La teinte lie-de-vin de l’autre suffit à le définir. Mais selon qu’on regarde l’archée céleste comme réceptacle de l’Esprit Universel ou comme matière terrestre exhalée à l’état de vapeur puis coagulée par refroidissement au contact de l’air, cette définition diffèrera : En effet on voit l’enfant tendant un bras vers le Christ tandis que le boîteux tend aussi le sien, qui semble être l'autre bras de l'enfant.
Il existe donc un autre feu que les textes et l'iconographie occultent derrière le précédent plus "métallurgique". Il existe donc une autre voie que la voie classique indiquée par nos deux personnages, et que signe le sac crevé.
A la fin du processus de la voie brève (Ars Brevis), -et qui demande un autre feu que celui du fourneau pour lancer le processus des transmutations, un feu dont le boîteux est le symbole… A gauche et en dessous de la fresque, ne porte t'il pas l'eau bénite, l'eau benoîte ?- "l'investigateur apercevra un signe, le seul, celui dont l'apparition indique le succès et confirme la perfection du souffre : ce signe consiste dans la rupture spontanée du vaisseau… de même qu'au terme de l'incubation l'œuf de poule se brise sous l'effet du poussin, de même la coque de notre œuvre se rompt dès que le souffre est achevé" (Fulcanelli, D.M., Dampierre)

La panse du sac, trouée, laisse en effet apercevoir une belle macle indiquant la cristallisation du souffre et, non pas de la farine….
En symétrie du boiteux et des deux enfants, un homme tient en main une "fleur" (?) rouge qu'il tend à la femme éplorée : cette fleur cramoisie n'est elle pas alors la Gemme de l'Art, la Grande Cire Cuite de la régénération ? Alors apparaît dans la scène et l'ordre des personnages une "circulation" générale dont nous laissons au lecteur le plaisir de la découverte et de l'analyse.
Voilà, dans le cadre de nos réflexions concernant la troisième partie des « Eaux Thermales… à l’Ave Mariani », quelques remarques annexes qui nous ont apparu pouvoir intéresser quelques lecteurs, ou tout du moins, apporter un éclairage complémentaire aux approches que nous pouvons lire sur l’église de Rennes-le-Château, et plus précisément, ce ronde bosse.

Zéphyrin

Les remarques de la Société Perillos

C’est, ci-dessus, le texte produit par notre ami en forme de commentaire faisant suite à la seconde partie de son étude. Il est bien évident que nous ne pouvions rester inactifs face à ce qui est d’abord finement esquissé ici et qui ouvre sur des constats de possibilités évidentes. C’est donc à notre tour de poser, et proposer, un ‘vrac’ de remarques en fonction de ce que nous découvrons avec nos lecteurs.

Résumé d’une œuvre sous forme d’une grande fresque en relief

Il s’agit ici d’un bref essai de tracés concernant la grande fresque dite ‘en ronde bosse’ -une œuvre sculptée quasiment en complet volume et dont le relief se détache du fond d’un décor peint- situé à gauche, au dessus du confessionnal, en entrant dans l’église de Rennes-le-Château. Cet immense décor fut commandité par Saunière lors des travaux de décoration de son sanctuaire. On y voir Jésus sur une hauteur étendant sur onze personnages si tient compte d’un bébé porté par une femme. Quatre se trouvent à gauche et sept (avec le nouveau-né) à droite… Sous cette scène on lit la fameuse phrase :

VENEZ A MOI VOUS TOUS QUI SOUFFREZ QUI ETES ACCABLES ET JE VOUS SOULAGERAI

Ce texte serait inspiré librement de ‘l’imitation de Jésus-Christ’ au livre quatrième et ainsi rédigé « Venez, venez à moi, vous tous qui souffrez et qui êtes oppressés, et je vous ranimerai ». Il est vrai qu’il y a peu de différence dans le sens général de cet écrit.

Où la misère n’est en tous cas pas visible

Ajoutons toutefois, que selon le sens attendu de cette…‘injonction’ on pouvait supposer un rassemblement d’indigents ou de nécessiteux, en guenilles, décharnés, en mal d’argent ou de moyens pour vivre. Or, à mieux regarder tous ces personnages féminins (cinq) ou masculins (cinq aussi) sont vêtus avec élégance, voire luxueusement, puisque certains ont jusqu’à une bordure dorée à leur manteau (à droite pour le visiteur), ou comme le remarque Zéphyrin deux enfants (à gauche pour nous) avec de beaux habits… La seule ombre au tableau… si on peut dire ainsi, pourrait être à la rigueur l’homme à l’extrémité gauche qui se retrouve torse nu, mais pas d’une maigreur excessive, et appuyé sur une béquille de bois grossier. Il faut bien avouer que, concernant les autres suppliants, ceux-ci n’incitent pas vraiment à la compassion la pitié ou l’urgence d’un secours intensif.

Etoile à six branches et cercles concentriques

Toujours est-il que sur cette scène notre ami superpose l’application de deux séries de tracés géométriques.
Tout d’abord on trouve un axe vertical suivant la posture debout du Christ. De celui-ci une horizontale définit quatre points formant une croix. Du centre de ce tracé une série de six cercles s’inscrivent de manière concentrique jusqu’à l’extrémité formée par les personnages, leurs pieds, tibias, bras et tête. Un second tracé cette fois constitue une étoile à six branches dont les sommets sont constitués depuis celui d’en haut et de la gauche vers la droite de :
1- La tête du Christ (évidemment !)
2- La tête et l’angle formé par le bras de l’homme de droite (pour nous)
3- Le tibia et le genou du personnage au dessous du précédent
4- Pour le point bas il se trouve sans personnage au niveau du bandeau texte… mais selon l’axe suivant un des rameaux de roses en fleurs, comme nous le verrons plus loin.
5- Tibia et pied de la femme de gauche en bas.
6- La tête du ‘boiteux’.
Ainsi sont inscrits les deux triangles inversés depuis les personnages de cette scène christique.
Pour les cercles concentriques le lecteur pourra vérifier par lui-même qu’ils suivent les postures des modèles parfois bien courbés selon le tracé circulaire comme on le voit parfaitement avec l’échine des deux femmes proches du Christ et le bas de la longue tunique de ce dernier…
Enfin, provisoirement, nous constatons que les rayons de la partie basse définissent précisément les axes des cinq principaux rameaux de roses en fleur.
Depuis cet essai de superposition de cercle, d’une étoile à six branches et de rayons on peut retrouver le schéma de principe qui imposait les emplacements et postures des ‘acteurs’ dans toute cette scène. Quoiqu’il en soit, il est bien évident que ce travail ne pouvait être fait que par un artiste ayant de solides notions de tracé, de sculpture ou modelage et de peinture. Le tout, à présent, serait de définir si l’abbé Saunière a lui-même tracé le schéma de construction où s’il servit simplement de relai pour imposer celui-ci selon des impératifs dont nous ignorions tout jusqu’à il y a encore moins d’un mois mais qui pourraient bien se préciser sous peu comme nous le démontrera Zéphyrin dans les suites à venir…

Une étoile à six branche, le démon et le roi

Cette étrange étoile à six branches suggérées et sans doute à la base de l’ébauche de l’esquisse d’origine nous rappelle évidemment que le secteur est riche de ce symbole étoilé des plus intéressants. On retrouve ce dessin dans divers lieux religieux et aussi laïques comme à Alet-les-Bains où on la trouve, d’une par en un oculus en rosace, situé dans l’église St André, et ensuite sur le bout d’une poutre inscrit une fois encore dans un cercle et un carré ‘luné’. Cette étoile à six branche inscrite aussi à l’église de Limoux, dans la cathédrale de Carcassonne, à Serres dans une maison très ancienne, à Arques également et en sans doute tant d’autres endroits… et enfin, surtout… sur le bois de tête du lit des Hautpoul !!!
Mais avant de se trouver au chevet ou aux rosaces de roses lumineuses cette étoile est surtout le ‘Sceau de Salomon’ montrant son autorité, son pouvoir et son état sacré. Ce roi mythique est celui qui aurait construit le temple de Jérusalem en sept ans avec l’aide du prince des démons… un certain Asmodée ayant la maîtrise sur les vers ‘Shamir’, seuls capables de tailler, en la rongeant, la pierre selon des normes précises et surtout puisque Dieu avait interdit l’usage d’outils à lame de fer pour ce travail! Asmodéus, une fois l’ouvrage terminé, finit par récupérer l’anneau grâce auquel Salomon l’avait envoûté et le chasse du fameux palais jusqu’au moment où celui-ci récupère à son tour l’anneau et emprisonne le démon sur les lieux, ou plutôt ‘SOUS’ ceux-ci… jusqu’au nouvel âge de l’Humanité.
Bien entendu tout ceci sent bon la légende épique et la Bible ne donne guère de crédit à cette histoire… évidemment ! Cependant comment ne pas comparer cet ensemble romanesque à l’étoile du tracé à six branches annonçant par ses personnages le soulagement des affligés au-dessous desquels un démon boiteux se trouve terrassé sous le poids d’un simple signe cruciforme en quatre définitions angéliques… comme celui qui place l’axe du tracé de Zéphyrin ou… celui de Saunière lui-même. Qui peut le nier avec certitude ?

Une grotte et l’araignée du ‘Montjoie’ ?

Quant au chiffre six des branches étoilées il est aussi celui de l’étrange étoile du même nombre formé par une araignée pour protéger, dans une grotte précisément, David traqué par Saül et ses soldats.
Nous avons probablement ici ce qui suggère la grotte signalé par Zéphyrin nous invitant à relire Seth et les mages venant à attendre sous la ‘montagne de la victoire’ l’arrivée de l’étoile du bonheur… si près d’une source du cercle et d’un fauteuil ou siège Asmodée en attendant sa libération, si elle n’a pas déjà eut lieu. L’église est pour le fidèle croyant un palais… dont l’entrée pour celui de l’église de Rennes-le-Château fut peut-être taillé dans une roche bien ‘arrêtée’ provenant d’un site sacré stellaire et planétaire… comme nous le verrons par ailleurs.

Pour, non pas conclure, mais aller de l’avant, nous dirons qu’on peut regarder cette œuvre sous de nombreux angles et y trouver d’autres informations selon ces angles de vues ou de superposition. Sur ce sujet nous ne souhaitons pas déflorer le travail de Zéphyrin qui nous démontrera, dans les volets à venir, à propos d’un angle bien précis, que celui-ci se retrouve tout aussi précisément sur une autre réalisation du même curé… presque en ronde bosse !

En passant par monsieur le marquis…

Et enfin à ce stade il semble impossible de ne pas citer un autre détail s’inscrivant dans l’hexagramme dessiné par notre pays de France qui est notons le bien au passage la fille aînée (certes des plus turbulente et insoumise) de l’Eglise… c’est du moins ce qu’en disait cette dernière. Jusque là encore, pas grand-chose à redire si on ne veut pas entrer dans un débat houleux. Cependant, l’hexagone donne effectivement les points du tracé d’une belle étoile à six branches précisément. Un de nos maîtres en matière de ‘RLCéisme’, le marquis Philippe de Chérisey, ne laissant que peu de chose au hasard, ne s’est sans doute pas trompé lui non plus en matière d’étoile. C’est en effet sur celle-ci qu’il incruste, et axe verticalement, une épée -un glaive, devrions-nous dire plus précisément- dont la petite croix centrale de la garde pourrait bien définir un secteur que l’auteur malicieux n’aurait pas laissé au hasard là… et encore là où se trouve la fusée de l’arme blanche

Doutes et certitudes ?

Certes les grincheux et contestataires de service répliqueront que tout ceci est une autre histoire. C’est effectivement probable, mais ce peut être aussi la suite inconnue d’une histoire ‘autre’ que celle qu’on nous enfonce, à grands coups de bûchers, dans l’esprit depuis près de deux mille ans.
S’il n’y avait pas un tracé géométrique appuyant ces ‘remarques’ nous pourrions en effet nous demander si tout ceci est bien fondé. L’ennui reste que le schéma de base existe bel et bien, et pas sur n’importe quel mur intérieur du sanctuaire devenu celui de Saunière et non plus de la commune… du moins à cette époque. Sont-ce les mêmes symboles et éléments qui furent à la base du schéma de traçage du ‘ronde bosse’ décorant l’église de Bérenger Saunière ??? pourquoi aurions nous à en douter devant de plus en plus d’évidences ?
A l’issue de ces petits détours, il faut encore ajouter que nous ne revendiquons pas ici d’avoir fait une découverte ‘géométrique depuis cette œuvre remarquable sur le plan de la réalisation technique d’alors. Il est sans doute plus que probable que d’autres chercheurs trouvèrent ce travail de superposition… Si nous ne prétendrons donc pas présenter ici une primeur absolue… la suite, cependant risque bien de l’être sur plus d’un point essentiel.

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André Douzet