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Société Périllos ©

S.O.S. Météorites !
Des visites extra-terrestres à Périllos ?

 

De KEO aux pierres célestes

La célèbre expérience ‘Chronodrome’ de notre ami Pascal Guillaumes, que nous ne féliciterons jamais assez pour son initiative, se résume par l’attente de l’expression de nos descendants à qui il est demandé (via les messages contenus dans le satellite KEO) de manifester, sous toutes formes à leur convenance, la réception d’une invitation leur parvenant dans 50.000 ans. Bien entendu, cet ‘accusé de réception’ s’entend dans la mesure où nos descendants maîtriseront suffisamment le voyage dans le temps pour peut-être revenir un instant, ou envoyer quoi que ce soit, dans le secteur d’Opoul-Périllos.
Si le projet reste toujours en lui-même un événement remarquable, peu de gens savent que le territoire de Périllos a été déjà visité quelques fois par des extra-terrestres… Si le mot peut faire sourire, ou grimacer, nous précisons tout de suite que nous entendons par ‘extra-terrestre’ ce qui peut généralement provenir des contrées hors de notre planète Terre. Cette remarque s’imposait car ce texte n’a surtout pas l’intention de faire la moindre allusion à des créatures ou intelligences en provenance de lieux aux confins de l’Univers… mais bel et bien à des objets nous arrivant de l’espace sidéral, par exemple des météorites.
L’encyclopédie nous informe que « la masse totale de matière interplanétaire balayée par la Terre est estimée à 1012 kg/jour ; cette matière est constituée essentiellement de poussières, avec un nombre de corpuscules dépendant (approximativement) du logarithme de l'inverse de leur masse, avec un seuil d'environ 10-16 kg, en dessous duquel il y a très peu de poussières. Ainsi, la Terre ne rencontre guère plus de 200 à 300 météorites de plus d'un kilogramme par jour ». Le territoire de Périllos étant répertorié comme une portion de la planète Terre, il n’y a donc aucune objection recevable pour que ces blocs de minéraux ne finissent par s’écraser sur ce secteur moins que sur un autre ! On nous a récemment conseillé de ne pas ouvrir ce genre de sujet pouvant déboucher sur l’inconcevable… Le problème est que cet ‘inconcevable’ eut lieu il n’y aurait pas plus de quelques années, comme l’aurait affirmé plusieurs témoins.

David Vincent ?

L’un de nos témoins nous est bien connu et digne de foi. Dès le début de son récit, il nous informe que certaines parties en sont invérifiables. C’est un éclat de ‘météorite’ qu’il nous montre tout d’abord. Ce morceau de minéral aurait été trouvé au cours d’une promenade dans l’impressionnant paysage du territoire de Périllos. Dans son récit, il explique avoir entendu une sorte de sifflement et vu la trajectoire de cet objet avant d’entendre comme un impact sourd. Bien entendu, il se précipite sur le lieu qu’il a eu le temps de bien visualiser et y observe les restes d’une roche informe semblant avoir été fragmentée en plusieurs petites parties. Ce que nous voyons est à l’évidence une pierre plutôt sombre, d’environ 3mm de diamètre et d’1 cm de longueur, de forme ovale… selon l’idée que l’on peut avoir de ce genre de projectile arrivé du cosmos.
Il y aurait eu également un autre incident du même genre. Cette fois, c’est sur la ligne de crête du Montaillou de Périlhou, à proximité de la station radar de Météo France. Le même témoin repère une trace profonde formant dans le sol un sillon triangulaire étrangement aigu que le témoin suppose très vite être le point d’impact d’un météore tombé des cieux, selon un angle quasiment horizontal puisque une pierre noire termine cette trace. D’ailleurs il y aurait eu sur ce site plusieurs roches natives violemment pulvérisées. Notre personnage ne dispose pas d’assez de temps pour faire une investigation plus profonde mais décide de revenir rapidement sur place où il laisse la pierre. Au cours d’une seconde visite, plusieurs jours après, l’homme remonte cette fois accompagné d’un autre témoin. Nos deux amis retrouvent l’endroit, mais ils s’aperçoivent aussitôt que quelqu’un aurait tout nettoyé… plus de roches explosées ni de sillon profond et son projectile. On peut se demander si le radar n’aurait pas enregistré l’arrivée, la percussion, provoquant ainsi la visite diligente de certains météorologues (météoritologues de circonstance!) venus sur place pour ‘étudier’ l’événement. Si l’hypothèse est plausible, on se demande pourquoi ces messieurs auraient pris l’initiative d’effacer toutes traces du télescopage…

Météorites en France

Dans les deux cas mis à notre disposition, les météorites sont de petites dimensions et pas vraiment d’une importance ou grandeur telle qu’ils aient obtenu la primeur des premières de couvertures des journaux.
Par contre, d’autres de ces violents visiteurs de l’espace ont leur heure de gloire et leur place dans quelques musées de notre territoire.
Le 7 novembre 1492 tombe en Alsace, à Ensisheim, une chondrite de 127 kg ! Cette météorite est devenue une des plus fameuses collisions mondiales du genre. Elle est aujourd'hui précieusement conservée et contemplée au Palais de la Régence à Ensisheim. L’objet céleste est devenu précieux au point d’être veillé et gardé par la confrérie St Georges des Gardiens de la Météorite d'Ensisheim, tout comme chaque année, en juin, les passionnés de ces pierres célestes se réunissent lors d'une bourse d'échanges remarquable. C’est ici que les collectionneurs et chasseurs de météorites du monde entier se retrouvent pour vivre leur formidable passion.

L’ancienne importance superstitieuse des météorites

Sur notre planète, il y a certaines zones géographiques plus touchées que d’autres par l’arrivée, parfois violente, de météorites. Périllos apparaît comme une de ces régions privilégiées (si on peut s’exprimer ainsi en la circonstance), du moins si on se réfère aux dires d’un seul témoin ayant vu par deux fois de tels phénomènes naturels. A ce rapport visuel, nous ajoutons que le sous-sol de ce territoire est riche en fer comme on peut le constater dans l’appareillage des ‘cellules’ encore en place dans l’enceinte du très vieux couvent Ste Cécile. Ces richesses locales en minerai de fer sont peut-être une des raisons pour lesquelles les météorites, du moins celles ayant un noyau ferrique, sont attirées par le métal natif dans le sous-sol. On pourrait encore se demander si cette région, choisie arbitrairement comme propice au lancement de fusées porteuses… ne serait pas aussi prédestinée à un retour d’intention, ciblé symboliquement, d’objets célestes naturels télescopant ce point voulu étroitement lié avec le cosmos et l’Univers ?... A bien y réfléchir, pourquoi pas ?
A ces observations jusque là scientifiques, il nous faut ajouter une autre réflexion un peu plus mythique. En Egypte, l’objet principal du culte d’Héliopolis était le fameux Benben, qui, bien qu’étant le plus important bloc minéral de la religion égyptienne, disparut sans laisser aucune trace ! Si la nature même de ce Benben fait toujours l’objet d’âpres discussions, certains scientifiques émettent très sérieusement l’hypothèse qu’il put s’agir d’une météorite… une énorme météorite !
Certains chercheurs vont jusqu’à soupçonner que son noyau ferrique a pu provoquer une sorte de « transe » en forme de déboussolage, si on peut dire, chez des prêtres ou sujets ayant touché l’objet de manière trop répétée. Ces mêmes chercheurs pensent également que le fait que cet objet soit tombé du ciel a pu induire le contact de ces sujets particulièrement ‘percepteurs’ avec une autre réalité, ou la réalité d’un autre…monde ? Ceci pourrait alors expliquer schématiquement pourquoi cette pierre céleste est devenue le terreau de la religion égyptienne.

Le Graal

Le Graal ne serait pas la coupe du Christ, nous informe Wolfram von Eschenbach. Pour lui, le Graal est une pierre exceptionnelle, une pierre magnétique ou magique, produisant une sorte d’effet d’attirance sur l’eau qui se trouve dans sa proximité.
Est-ce un phénomène aussi curieux qu’inexplicable ou empirique ? Oui et non… Non, si on adopte un raisonnement rationnel quand on sait que les périodes cycliques de proximité de la lune provoquent un profond effet bien connu sur les étendues d’eau de notre planète… Alors, sur ce même registre, pourquoi cet objet, le Graal de Wolfram, n’aurait-il pas une nature que la physique pourrait, avec un petit effort, expliquer… si jamais un jour incertain la science venait à s’intéresser de plus près au Graal dans tous ses états. On note aussi que l’impact d’une météorite a pour nom cratère… ce qui en Grec signifie ‘coupe’. Mais ici, nous sommes peut-être au plus près de la réalité fondamentale de ce que fut la matière du Graal… et la raison pour laquelle Wolfram peut avoir bien compris le problème et les autres mal compris. A moins, bien entendu, que tout ceci ne soit qu’un simple hasard de mots mal aiguillés.
Toujours est-il que certains auteurs ont bien cru voir une ressemblance entre le Benben – pierre magique de l’Egypte ancienne – et le Graal de Wolfram illustré sous les traits d’une pierre tout autant magique. Les deux éléments ont certainement eu un effet « supranaturel » et même offert la possibilité que le Graal et le Benben soient identiques, ce qui pour nous permet de dire qu’une telle identification n’est pas primaire.

Zone météorique ?

Certains auteurs vont encore plus loin en se demandant si les zones géographiques où les anciennes religions retrouvèrent des météorites ne furent pas instituées comme centre rituel de leur culte, au point d’en devenir littéralement « sacré ». Dans ce cas, on doit se poser la même question à propos de certains sites des terres de Périllos, où nous savons que la nature sacrale reste l’énigme principale. Pour ce genre d’interrogation sur ces lieux très ponctuels, la réponse reste un « oui » catégorique. Ces questions, et les réponses qui en découlent, ne permettraient-elles pas, probablement, de concevoir que les antiques racines mythiques de Périllos soient plongées à l’origine dans une zone « sacrale » qui en assure le lien ? Tout comme on pourrait supposer que Périllos soit devenu une zone sacralisée en raison du fait que c’est ici que les émissaires des dieux seraient tombés sur terre… Un peu comme les anges, sinon leur chef, un certain Lucifer, avec son troisième œil, lui aussi tombé, précipité sur terre. Certes, ceci est une légende, oui mais une légende bien en vogue qui eut son heure de gloire dans les années 1930, avec l’accentuation d’un lien étroit avec les Cathares de Montségur !
Pour Périllos et son antique territoire, de telles chutes de météorites peuvent se trouver aux origines d’une longue histoire, qui peut nous conduire jusqu’à l’Homme de Tautavel. Sur ce registre, nous savons bien que de nombreuses grottes de cette région, ayant été propriétés des seigneurs de Périllos, ont été rapidement converties en de multiples nécropoles depuis le fond des âges. La maquette de Saunière n’est, en fin de compte, qu’un épisode de plus sur cette longue liste.

La renaissance par l’épreuve du feu ?

En Egypte, on observe que le culte voué à la pierre Benben (pierre sacrée du temple solaire d’Héliopolis, dont le nom signifierait « s’élever en brillant ») est lié au Phénix, cet être fabuleux et mythique opérant sa renaissance par le feu. Voila également, dans cette remarque, un fort symbole du Graal également lié à l’image de Jésus, même si sa résurrection n’a pas un lien formel avec le feu. Si la résurrection n’a rien à voir avec l’ignition en ce qui concerne celui devenu Christ, elle aurait eu son temps d’importance avec le fameux « baptême par le feu » de Jean. Le baptême est essentiellement une cérémonie de naissance, même appliqué à un adulte se convertissant… Cependant, c’est une sorte d’acte de résurrection puisque le profane doit, sur le principe, mourir pour pouvoir renaître. Si, à ce moment, on le faire venir à sa nouvelle vie par un ‘baptême de feu’, nous sommes face à l’image d’un Phénix symbolique et oublié… Le terme d’ailleurs sera repris pour des passages difficiles sous la forme d’un ‘baptême du feu’ signifiant une épreuve ardue, voire périlleuse. Pour en revenir à notre registre, que faut-il penser du fait que la kaaba, centre spirituel de l’islam, soit également une énorme météorite sur laquelle l’Esprit d’une religion a construit son royaume ?
Pour les morts, la renaissance vers Dieu est le but ultime pouvant s’illustrer par une sorte de… flamboiement. Et ce fait peut, à lui seul, souligner l’importance de la nécropole de Périllos.

Où il nous faut revenir aux météorites

Nous commencions notre travail, sur ce sujet, avec l’expérience ‘Chronodrome’ et son possible accusé de réception de nos descendants en notre direction. Le sujet que nous avons choisi d’aborder se trouve élargi par l’observation d’un nombre anormal d’impacts de météorites sur ce périmètre. Cette ‘abondance’ pourrait marquer par là une possible prédestination à l’arrivée d’événements remarquables en relation avec l’infini de l’espace, tous naturels bien évidemment. Il nous faut donc revenir à cette journée du 1er mai 2008 marquant, pendant une heure, le moment de l’éventuel rendez-vous avec notre ‘demain’. Pour cette expérience, nous nous souvenons de la présence, près des principaux instruments de mesures, de notre ‘petite machine à remonter le temps’. ‘Machine’, nous le rappelons, qui fut ‘auscultée’ au plus près par notre ami Pascal Guillaume afin que nulle supercherie ne puisse être admise. Un peu plus loin de la tente, abritant les instruments d’écoute de l’hypothétique réponse du temps, se trouvait une petite table sur laquelle reposait un bocal de verre retourné sur un sombre caillou présenté comme météorite, trouvé par notre témoin qui en est alors à sa troisième ‘rencontre de ce type’. Bien que la relation ne nous soit pas immédiatement perceptible entre nos descendants humains et une pierre venue de l’espace sidéral, l’objet méritait l’attention des visiteurs, curieux et fidèles venus nombreux à ce rendez-vous avec les voyageurs du temps. Cette exposition montrait donc l’intérêt incontesté de la part des organisateurs fascinés comme nous par les observations d’ordre purement scientifique pour un tel objet venu des confins de notre Univers.
Lorsqu’on sait, scientifiquement, que la France est une des zones terrestres les plus percutées par ces bolides sidéraux (site de ‘météorite.fr’), on ne peut qu’être guère surpris d’en trouver un exposé lors de l’expérience ‘Chronodrome’. La pièce présentée pèserait près de 700 grammes, prouvant par là qu’il s’agit bien d’une pièce de taille exceptionnelle.

Chiffres, statistiques et répertoires

Avant d’aller plus loin dans ce sujet, et au risque d’être un peu long, il est indispensable de l’éclairer de ses aspects scientifiques si nous voulons laisser nos travaux rationnels et incontestables ultérieurement et ne pas prêter le flanc à ceux qui n’y verraient qu’un seul aspect irrationnel et empirique.

Tout d’abord, les experts font la distinction entre un témoin assistant à la chute d’une météorite et celui qui trouve cet objet. En terme scientifique, on appelle le premier cas « chute observée » et le second « trouvaille »… ce qui semble d’une logique évidente.

Ensuite, il semble qu’une référence soit attribuée à chacune des découvertes afin de répertoire. A cet effet a été mise en place une classification selon un premier schéma reconnu en la matière par les organismes officiels et ainsi réparti :
- D’abord les météorites pierreuses nommées ‘aérolithes’ (92% des météorites)
- Ensuite les météorites métalliques appelées ‘sidérites’ (6% des météorites)
- Et enfin les météorites métallo-pierreuses entrant dans l’appellation ‘mixtes’ ou ‘sidérolithes’ (2% des Météorites)

Les chondres, nous le savons, sont de très petites sphérules absentes dans les roches terrestres. Elles sont principalement constituées de minéraux silicatés comme l’olivine et le pyroxène. En échange, elles sont présentes dans les météorites, de fait appelées chondrites.
Suivant la présence ou non de chondres, et après diverses analyses minéralogiques, chimiques et isotopiques, il y a répartitions en différents types (exemple : Chondrites carbonées), groupes (exemple : CK) et sous-groupes (exemple : CK4).

L’estimation générale des objets célestes, après études, propose la répartition suivante :
- 80% de type chondrite ordinaire (aérolithes).
- 8% de type achondrite (aérolithes).
- 4% de type chondrite carbonée (aérolithes).
- 6% de type métallique (sidérites).
- 2% de type métallo-pierreuses (sidérolithes).

A la suite, les répartitions se font selon ces classements établis à partir des teneurs analysées :
- chondrites ‘carbonnées’ -CC- (6 groupes)
- chondrites ‘à enstatite’ -EC- (2 groupes)
- chondrites ordinaires -OC- (4 groupes)
- chondrite kakangari -KC- (1 seul groupe)
- achondrites primitives -PA- (3 groupes)
- achondrites -AC- (9 groupes)
- sidérolithes Métalliques - Pierreuses -SI- (5 groupes)
- sidérites Métalliques -IR- (3 groupes)

D’après les experts contactés, ce n’est qu’à l’issue de l’indispensable test de l’acide nitrique, des analyses et classements, que l’expertise serait considérée accomplie et accompagnée d’un compte rendu et d’une référence de l’objet étudié. La ‘Météroritical Society’, de plus, donne systématiquement un nom ou un numéro à chaque découverte. En France, il y a l’équivalent scientifique bien connu pour ceux qui demandent l’expertise incontestable de leur découverte.

Selon le site ‘les météorites.htm’, les impacts annuels, pour l’ensemble de notre planète, représenteraient près de 100.000 tonnes ! Ce nombre effarant prend des proportions moins inquiétantes quand on sait que 90% sont composés de grains de poussière inférieurs à 1 gramme. Sur le reste, 70% pèsent moins de 10 grammes…
Depuis ces données, nous pouvons passer de la masse au nombre d’aérolithes percutant notre sol et supposer celui-ci à plusieurs milliers de spécimens, certains énormes d’autres nettement plus modestes comme le montrent les statistiques. Si on considère le nombre d’environ 64 millions d’individus recensés pour la France métropolitaine, et le nombre d’objets célestes dûment enregistrés, que nous arrondirons plus que largement à 2000 impacts, nous obtenons, par excès, la moyenne par habitant d’une découverte de météorite à… 0,000.000.31 ! Et ces données ne prennent pas en compte le nombre de témoins voyant tomber la météorite et, mieux encore, pouvant aussitôt la récupérer… A ce stade on peut presque avancer le terme de « béni des dieux » pour celui qui aura la chance d’en trouver une. L'analyse combinatoire montre qu'on a plus de chance de gagner le gros lot du loto que d’être sur les lieux d’une chute de météore (loto : 1 chance sur 13 983 816 de trouver la bonne combinaison, selon la Française des Jeux). On imagine ensuite ce que peut donner statistiquement le fait qu’un même joueur gagne trois fois le gros lot dans la foulée. Avis aux amateurs !
Enfin, si les deux premières découvertes sont formidables, tout en restant modestes en taille selon les dires de leur inventeur, on reste réellement admiratif devant un exceptionnel bloc venu de l’espace d’à peine moins de 700 grammes.

Les méandres d’une expertise scientifique

Nous restions tous fascinés devant cette découverte lourde de 700 grammes, qui nous rappela que nous détenions un exemplaire d’une grande similitude dans nos minéraux provenant de nos secteurs de prédilection. Son aspect est identique, pourtant pour un volume quasiment similaire, notre spécimen pèse 1125 grammes, mesure confirmée le 06 juin de cette année par une personne professionnellement habilitée en matière de poids et mesure. Nous ne nous attarderons pas dans une description trop poussée de cette belle pièce. On peut l’apprécier avantageusement sur une série de plusieurs photos jointes à ce texte et sur un petit clip (le site ‘Société Périllos’ se met au goût du jour !!!) montrant, par la même occasion, les anomalies magnétiques occasionnées par l’objet sur une boussole.

Ayant précédemment entendu dire que la météorite exposée avait été expertisée au musée de Tautavel depuis de longs mois, nous nous sommes renseignés car il aurait été judicieux de faire subir à notre exemplaire une pareille analyse pour comparer, à tout hasard, si les deux découvertes seraient issues du même objet céleste. Malheureusement, dans ce premier temps, nous n’avons pu obtenir plus d’informations sur l’expertise scientifique. C’est dans cet esprit, vers le 25 mai, qu’ayant programmé l’ouverture de ce présent chapitre, nous nous adressions, pour parfaire et compléter la mise en ligne de nos informations, à ‘Chronodrome’ pour demander si nous pouvions prendre connaissance du contenu de l’expertise faite par un spécialiste du musée de Tautavel. La réponse est que ce rapport scientifique n’a pas été vu mais que l’impression est suffisante, et de même l’idée de ce présent sujet pas vraiment des meilleurs.
A l’occasion d’un entretien avec une personne responsable au musée de Tautavel, nous réitérions notre question. Ce sujet n’étant pas sa spécialité, cette dernière ne s’avérait pas vraiment au courant. En revanche, devant notre intérêt pour le thème choisi, elle en profitait pour nous faire part d’autres curieux événements constatés sur le secteur narbonnais ou de nombreux éclats de météores auraient été retrouvés.
Un expert en la matière étudie depuis longtemps le fait que ce secteur des Corbières se montre beaucoup trop riche en vestiges du genre pour qu’il s’agisse de la fréquence de chute habituelle. Peu à peu, cette personne en serait arrivée à la conclusion qu’il se serait produit dans cette région, il y a des milliers d’années, une véritable pluie de météorites.

Naissance par le feu d’un royaume des dieux pétrifiés ?

L’importance de l’événement aurait été d’une telle envergure que de la chaleur dégagée par ‘le brûlant orage’ serait résultée une fournaise gigantesque ayant dévasté un territoire d’une immense étendue. L’incendie aurait laissé dans les couches stratigraphiques de l’endroit des indices incontestables de l’importante calcination… parmi lesquels reposaient de nombreux petits éclats de roches de l’espace. Il n’y aurait, selon notre interlocuteur, aucune impossibilité pour que quelques ‘morceaux’ se soient égarés, en frange de ce cataclysme, en tombant dans les contrées alentours sans pour autant y déclencher un brasier dévastateur. Ceci pourrait expliquer une anormale importance de vestiges de l’espace, devenue une anomalie géologique pour les experts… et une chance inouïe pour les ‘chasseurs de météorites’ locaux. Sur ce même registre, si ce cataclysme eut lieu il y a ‘simplement’ plusieurs milliers d’années, l’homme (450.000 ans pour celui de Tautavel) était déjà présent sur ce territoire. En ce cas, il ne put, on peut l’imaginer, que sortir terrifié d’un tel spectacle dont l’origine ne pouvait qu’être due à l’intervention de forces incroyables. Peut-être, à ce moment, naissait de l’effroi, la vision d’un royaume calciné par des dieux obscurs venus du ciel… La nature peu à peu a cicatrisé les plaies de l’effarant brasier. Il ne serait resté de cette apocalypse, au fil des primitives générations, qu’une superstition craintive de l’existence d’un royaume où les morts pouvaient reposer dans le monde de divinités sombres et minérales, dont on retrouvait ça et là les magiques formes pétrifiées attendant forcément la moindre occasion de se réveiller et déclencher une nouvelle pluie de feu. Si de tels témoins humains ont existé, seuls ceux loin de l’embrasement pouvaient y survivre et ouvrir une mémoire qui s’effaça pourtant peu à peu en ne laissant derrière elle que le souvenir de sites mortuaires dispersés sur ce royaume du ciel… Cette hypothèse ne pourrait-elle pas rejoindre celle de la pierre Benben, du Phénix et de la Kaaba, suivie des fabuleuses contrées ‘graaliques’ ?

Pour finir ce chapitre, nous précisons que devant les complexités d’analyses, la décision est prise de soumettre notre exemplaire au centre de recherche français compétent sur la question des aérolithes. Cette démarche aura pour but d’obtenir un avis incontestable, un document et le cas échéant une classification officielle et… scientifique qui comblerait un vide ennuyeux. Plusieurs autres morceaux, assez lourds, de même forme, couleur et toucher seront joints à notre demande. Le nombre n’étant pas limité, bien au contraire, si d’autres personnes nous lisant souhaitent faire analyser des spécimens supposés dignes d’intérêt, surtout de notre secteur, nous pouvons avec plaisir les joindre à notre envoi.

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André Douzet & Filip Coppens