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S.O.S.
Météorites ! Des visites extra-terrestres à Périllos ? |
De
KEO aux pierres célestes
La
célèbre expérience ‘Chronodrome’ de notre
ami Pascal Guillaumes, que nous ne féliciterons jamais assez pour
son initiative, se résume par l’attente de l’expression
de nos descendants à qui il est demandé (via les messages
contenus dans le satellite KEO) de manifester, sous toutes formes à
leur convenance, la réception d’une invitation leur parvenant
dans 50.000 ans. Bien entendu, cet ‘accusé de réception’
s’entend dans la mesure où nos descendants maîtriseront
suffisamment le voyage dans le temps pour peut-être revenir un instant,
ou envoyer quoi que ce soit, dans le secteur d’Opoul-Périllos.
Si le projet reste toujours en lui-même un événement
remarquable, peu de gens savent que le territoire de Périllos a été
déjà visité quelques fois par des extra-terrestres…
Si le mot peut faire sourire, ou grimacer, nous précisons tout de
suite que nous entendons par ‘extra-terrestre’ ce qui peut généralement
provenir des contrées hors de notre planète Terre. Cette remarque
s’imposait car ce texte n’a surtout pas l’intention de
faire la moindre allusion à des créatures ou intelligences
en provenance de lieux aux confins de l’Univers… mais bel et
bien à des objets nous arrivant de l’espace sidéral,
par exemple des météorites.
L’encyclopédie nous informe que « la masse totale de
matière interplanétaire balayée par la Terre est estimée
à 1012 kg/jour ; cette matière est constituée essentiellement
de poussières, avec un nombre de corpuscules dépendant (approximativement)
du logarithme de l'inverse de leur masse, avec un seuil d'environ 10-16
kg, en dessous duquel il y a très peu de poussières. Ainsi,
la Terre ne rencontre guère plus de 200 à 300 météorites
de plus d'un kilogramme par jour ». Le territoire de Périllos
étant répertorié comme une portion de la planète
Terre, il n’y a donc aucune objection recevable pour que ces blocs
de minéraux ne finissent par s’écraser sur ce secteur
moins que sur un autre ! On nous a récemment conseillé de
ne pas ouvrir ce genre de sujet pouvant déboucher sur l’inconcevable…
Le problème est que cet ‘inconcevable’ eut lieu il n’y
aurait pas plus de quelques années, comme l’aurait affirmé
plusieurs témoins.
David
Vincent ?
L’un
de nos témoins nous est bien connu et digne de foi. Dès le
début de son récit, il nous informe que certaines parties
en sont invérifiables. C’est un éclat de ‘météorite’
qu’il nous montre tout d’abord. Ce morceau de minéral
aurait été trouvé au cours d’une promenade dans
l’impressionnant paysage du territoire de Périllos. Dans son
récit, il explique avoir entendu une sorte de sifflement et vu la
trajectoire de cet objet avant d’entendre comme un impact sourd. Bien
entendu, il se précipite sur le lieu qu’il a eu le temps de
bien visualiser et y observe les restes d’une roche informe semblant
avoir été fragmentée en plusieurs petites parties.
Ce que nous voyons est à l’évidence une pierre plutôt
sombre, d’environ 3mm de diamètre et d’1 cm de longueur,
de forme ovale… selon l’idée que l’on peut avoir
de ce genre de projectile arrivé du cosmos.
Il y aurait eu également un autre incident du même genre. Cette
fois, c’est sur la ligne de crête du Montaillou de Périlhou,
à proximité de la station radar de Météo France.
Le même témoin repère une trace profonde formant dans
le sol un sillon triangulaire étrangement aigu que le témoin
suppose très vite être le point d’impact d’un météore
tombé des cieux, selon un angle quasiment horizontal puisque une
pierre noire termine cette trace. D’ailleurs il y aurait eu sur ce
site plusieurs roches natives violemment pulvérisées. Notre
personnage ne dispose pas d’assez de temps pour faire une investigation
plus profonde mais décide de revenir rapidement sur place où
il laisse la pierre. Au cours d’une seconde visite, plusieurs jours
après, l’homme remonte cette fois accompagné d’un
autre témoin. Nos deux amis retrouvent l’endroit, mais ils
s’aperçoivent aussitôt que quelqu’un aurait tout
nettoyé… plus de roches explosées ni de sillon profond
et son projectile. On peut se demander si le radar n’aurait pas enregistré
l’arrivée, la percussion, provoquant ainsi la visite diligente
de certains météorologues (météoritologues de
circonstance!) venus sur place pour ‘étudier’ l’événement.
Si l’hypothèse est plausible, on se demande pourquoi ces messieurs
auraient pris l’initiative d’effacer toutes traces du télescopage…
Météorites
en France
Dans
les deux cas mis à notre disposition, les météorites
sont de petites dimensions et pas vraiment d’une importance ou grandeur
telle qu’ils aient obtenu la primeur des premières de couvertures
des journaux.
Par contre, d’autres de ces violents visiteurs de l’espace ont
leur heure de gloire et leur place dans quelques musées de notre
territoire.
Le 7 novembre 1492 tombe en Alsace, à Ensisheim, une chondrite de
127 kg ! Cette météorite est devenue une des plus fameuses
collisions mondiales du genre. Elle est aujourd'hui précieusement
conservée et contemplée au Palais de la Régence à
Ensisheim. L’objet céleste est devenu précieux au point
d’être veillé et gardé par la confrérie
St Georges des Gardiens de la Météorite d'Ensisheim, tout
comme chaque année, en juin, les passionnés de ces pierres
célestes se réunissent lors d'une bourse d'échanges
remarquable. C’est ici que les collectionneurs et chasseurs de météorites
du monde entier se retrouvent pour vivre leur formidable passion.
L’ancienne
importance superstitieuse des météorites
Sur
notre planète, il y a certaines zones géographiques plus touchées
que d’autres par l’arrivée, parfois violente, de météorites.
Périllos apparaît comme une de ces régions privilégiées
(si on peut s’exprimer ainsi en la circonstance), du moins si on se
réfère aux dires d’un seul témoin ayant vu par
deux fois de tels phénomènes naturels. A ce rapport visuel,
nous ajoutons que le sous-sol de ce territoire est riche en fer comme on
peut le constater dans l’appareillage des ‘cellules’ encore
en place dans l’enceinte du très vieux couvent Ste Cécile.
Ces richesses locales en minerai de fer sont peut-être une des raisons
pour lesquelles les météorites, du moins celles ayant un noyau
ferrique, sont attirées par le métal natif dans le sous-sol.
On pourrait encore se demander si cette région, choisie arbitrairement
comme propice au lancement de fusées porteuses… ne serait pas
aussi prédestinée à un retour d’intention, ciblé
symboliquement, d’objets célestes naturels télescopant
ce point voulu étroitement lié avec le cosmos et l’Univers
?... A bien y réfléchir, pourquoi pas ?
A ces observations jusque là scientifiques, il nous faut ajouter
une autre réflexion un peu plus mythique. En Egypte, l’objet
principal du culte d’Héliopolis était le fameux Benben,
qui, bien qu’étant le plus important bloc minéral de
la religion égyptienne, disparut sans laisser aucune trace ! Si la
nature même de ce Benben fait toujours l’objet d’âpres
discussions, certains scientifiques émettent très sérieusement
l’hypothèse qu’il put s’agir d’une météorite…
une énorme météorite !
Certains chercheurs vont jusqu’à soupçonner que son
noyau ferrique a pu provoquer une sorte de « transe » en forme
de déboussolage, si on peut dire, chez des prêtres ou sujets
ayant touché l’objet de manière trop répétée.
Ces mêmes chercheurs pensent également que le fait que cet
objet soit tombé du ciel a pu induire le contact de ces sujets particulièrement
‘percepteurs’ avec une autre réalité, ou la réalité
d’un autre…monde ? Ceci pourrait alors expliquer schématiquement
pourquoi cette pierre céleste est devenue le terreau de la religion
égyptienne.
Le Graal
Le
Graal ne serait pas la coupe du Christ, nous informe Wolfram von Eschenbach.
Pour lui, le Graal est une pierre exceptionnelle, une pierre magnétique
ou magique, produisant une sorte d’effet d’attirance sur l’eau
qui se trouve dans sa proximité.
Est-ce un phénomène aussi curieux qu’inexplicable ou
empirique ? Oui et non… Non, si on adopte un raisonnement rationnel
quand on sait que les périodes cycliques de proximité de la
lune provoquent un profond effet bien connu sur les étendues d’eau
de notre planète… Alors, sur ce même registre, pourquoi
cet objet, le Graal de Wolfram, n’aurait-il pas une nature que la
physique pourrait, avec un petit effort, expliquer… si jamais un jour
incertain la science venait à s’intéresser de plus près
au Graal dans tous ses états. On note aussi que l’impact d’une
météorite a pour nom cratère… ce qui en Grec
signifie ‘coupe’. Mais ici, nous sommes peut-être au plus
près de la réalité fondamentale de ce que fut la matière
du Graal… et la raison pour laquelle Wolfram peut avoir bien compris
le problème et les autres mal compris. A moins, bien entendu, que
tout ceci ne soit qu’un simple hasard de mots mal aiguillés.
Toujours est-il que certains auteurs ont bien cru voir une ressemblance
entre le Benben – pierre magique de l’Egypte ancienne –
et le Graal de Wolfram illustré sous les traits d’une pierre
tout autant magique. Les deux éléments ont certainement eu
un effet « supranaturel » et même offert la possibilité
que le Graal et le Benben soient identiques, ce qui pour nous permet de
dire qu’une telle identification n’est pas primaire.
Zone météorique ?
Certains
auteurs vont encore plus loin en se demandant si les zones géographiques
où les anciennes religions retrouvèrent des météorites
ne furent pas instituées comme centre rituel de leur culte, au point
d’en devenir littéralement « sacré ». Dans
ce cas, on doit se poser la même question à propos de certains
sites des terres de Périllos, où nous savons que la nature
sacrale reste l’énigme principale. Pour ce genre d’interrogation
sur ces lieux très ponctuels, la réponse reste un «
oui » catégorique. Ces questions, et les réponses qui
en découlent, ne permettraient-elles pas, probablement, de concevoir
que les antiques racines mythiques de Périllos soient plongées
à l’origine dans une zone « sacrale » qui en assure
le lien ? Tout comme on pourrait supposer que Périllos soit devenu
une zone sacralisée en raison du fait que c’est ici que les
émissaires des dieux seraient tombés sur terre… Un peu
comme les anges, sinon leur chef, un certain Lucifer, avec son troisième
œil, lui aussi tombé, précipité sur terre. Certes,
ceci est une légende, oui mais une légende bien en vogue qui
eut son heure de gloire dans les années 1930, avec l’accentuation
d’un lien étroit avec les Cathares de Montségur !
Pour Périllos et son antique territoire, de telles chutes de météorites
peuvent se trouver aux origines d’une longue histoire, qui peut nous
conduire jusqu’à l’Homme de Tautavel. Sur ce registre,
nous savons bien que de nombreuses grottes de cette région, ayant
été propriétés des seigneurs de Périllos,
ont été rapidement converties en de multiples nécropoles
depuis le fond des âges. La maquette de Saunière n’est,
en fin de compte, qu’un épisode de plus sur cette longue liste.
La renaissance
par l’épreuve du feu ?
En
Egypte, on observe que le culte voué à la pierre Benben (pierre
sacrée du temple solaire d’Héliopolis, dont le nom signifierait
« s’élever en brillant ») est lié au Phénix,
cet être fabuleux et mythique opérant sa renaissance par le
feu. Voila également, dans cette remarque, un fort symbole du Graal
également lié à l’image de Jésus, même
si sa résurrection n’a pas un lien formel avec le feu. Si la
résurrection n’a rien à voir avec l’ignition en
ce qui concerne celui devenu Christ, elle aurait eu son temps d’importance
avec le fameux « baptême par le feu » de Jean. Le baptême
est essentiellement une cérémonie de naissance, même
appliqué à un adulte se convertissant… Cependant, c’est
une sorte d’acte de résurrection puisque le profane doit, sur
le principe, mourir pour pouvoir renaître. Si, à ce moment,
on le faire venir à sa nouvelle vie par un ‘baptême de
feu’, nous sommes face à l’image d’un Phénix
symbolique et oublié… Le terme d’ailleurs sera repris
pour des passages difficiles sous la forme d’un ‘baptême
du feu’ signifiant une épreuve ardue, voire périlleuse.
Pour en revenir à notre registre, que faut-il penser du fait que
la kaaba, centre spirituel de l’islam, soit également une énorme
météorite sur laquelle l’Esprit d’une religion
a construit son royaume ?
Pour les morts, la renaissance vers Dieu est le but ultime pouvant s’illustrer
par une sorte de… flamboiement. Et ce fait peut, à lui seul,
souligner l’importance de la nécropole de Périllos.
Où il nous
faut revenir aux météorites
Nous
commencions notre travail, sur ce sujet, avec l’expérience
‘Chronodrome’ et son possible accusé de réception
de nos descendants en notre direction. Le sujet que nous avons choisi d’aborder
se trouve élargi par l’observation d’un nombre anormal
d’impacts de météorites sur ce périmètre.
Cette ‘abondance’ pourrait marquer par là une possible
prédestination à l’arrivée d’événements
remarquables en relation avec l’infini de l’espace, tous naturels
bien évidemment. Il nous faut donc revenir à cette journée
du 1er mai 2008 marquant, pendant une heure, le moment de l’éventuel
rendez-vous avec notre ‘demain’. Pour cette expérience,
nous nous souvenons de la présence, près des principaux instruments
de mesures, de notre ‘petite machine à remonter le temps’.
‘Machine’, nous le rappelons, qui fut ‘auscultée’
au plus près par notre ami Pascal Guillaume afin que nulle supercherie
ne puisse être admise. Un peu plus loin de la tente, abritant les
instruments d’écoute de l’hypothétique réponse
du temps, se trouvait une petite table sur laquelle reposait un bocal de
verre retourné sur un sombre caillou présenté comme
météorite, trouvé par notre témoin qui en est
alors à sa troisième ‘rencontre de ce type’. Bien
que la relation ne nous soit pas immédiatement perceptible entre
nos descendants humains et une pierre venue de l’espace sidéral,
l’objet méritait l’attention des visiteurs, curieux et
fidèles venus nombreux à ce rendez-vous avec les voyageurs
du temps. Cette exposition montrait donc l’intérêt incontesté
de la part des organisateurs fascinés comme nous par les observations
d’ordre purement scientifique pour un tel objet venu des confins de
notre Univers.
Lorsqu’on sait, scientifiquement, que la France est une des zones
terrestres les plus percutées par ces bolides sidéraux (site
de ‘météorite.fr’), on ne peut qu’être
guère surpris d’en trouver un exposé lors de l’expérience
‘Chronodrome’. La pièce présentée pèserait
près de 700 grammes, prouvant par là qu’il s’agit
bien d’une pièce de taille exceptionnelle.
Chiffres, statistiques
et répertoires
Avant
d’aller plus loin dans ce sujet, et au risque d’être un
peu long, il est indispensable de l’éclairer de ses aspects
scientifiques si nous voulons laisser nos travaux rationnels et incontestables
ultérieurement et ne pas prêter le flanc à ceux qui
n’y verraient qu’un seul aspect irrationnel et empirique.
Tout d’abord, les experts font la distinction entre un témoin
assistant à la chute d’une météorite et celui
qui trouve cet objet. En terme scientifique, on appelle le premier cas «
chute observée » et le second « trouvaille »…
ce qui semble d’une logique évidente.
Ensuite,
il semble qu’une référence soit attribuée à
chacune des découvertes afin de répertoire. A cet effet a
été mise en place une classification selon un premier schéma
reconnu en la matière par les organismes officiels et ainsi réparti
:
- D’abord les météorites pierreuses nommées ‘aérolithes’
(92% des météorites)
- Ensuite les météorites métalliques appelées
‘sidérites’ (6% des météorites)
- Et enfin les météorites métallo-pierreuses entrant
dans l’appellation ‘mixtes’ ou ‘sidérolithes’
(2% des Météorites)
Les
chondres, nous le savons, sont de très petites sphérules absentes
dans les roches terrestres. Elles sont principalement constituées
de minéraux silicatés comme l’olivine et le pyroxène.
En échange, elles sont présentes dans les météorites,
de fait appelées chondrites.
Suivant la présence ou non de chondres, et après diverses
analyses minéralogiques, chimiques et isotopiques, il y a répartitions
en différents types (exemple : Chondrites carbonées), groupes
(exemple : CK) et sous-groupes (exemple : CK4).
L’estimation
générale des objets célestes, après études,
propose la répartition suivante :
- 80% de type chondrite ordinaire (aérolithes).
- 8% de type achondrite (aérolithes).
- 4% de type chondrite carbonée (aérolithes).
- 6% de type métallique (sidérites).
- 2% de type métallo-pierreuses (sidérolithes).
A
la suite, les répartitions se font selon ces classements établis
à partir des teneurs analysées :
- chondrites ‘carbonnées’ -CC- (6 groupes)
- chondrites ‘à enstatite’ -EC- (2 groupes)
- chondrites ordinaires -OC- (4 groupes)
- chondrite kakangari -KC- (1 seul groupe)
- achondrites primitives -PA- (3 groupes)
- achondrites -AC- (9 groupes)
- sidérolithes Métalliques - Pierreuses -SI- (5 groupes)
- sidérites Métalliques -IR- (3 groupes)
D’après les experts contactés, ce n’est qu’à l’issue de l’indispensable test de l’acide nitrique, des analyses et classements, que l’expertise serait considérée accomplie et accompagnée d’un compte rendu et d’une référence de l’objet étudié. La ‘Météroritical Society’, de plus, donne systématiquement un nom ou un numéro à chaque découverte. En France, il y a l’équivalent scientifique bien connu pour ceux qui demandent l’expertise incontestable de leur découverte.
Selon
le site ‘les météorites.htm’, les impacts annuels,
pour l’ensemble de notre planète, représenteraient près
de 100.000 tonnes ! Ce nombre effarant prend des proportions moins inquiétantes
quand on sait que 90% sont composés de grains de poussière
inférieurs à 1 gramme. Sur le reste, 70% pèsent moins
de 10 grammes…
Depuis ces données, nous pouvons passer de la masse au nombre d’aérolithes
percutant notre sol et supposer celui-ci à plusieurs milliers de
spécimens, certains énormes d’autres nettement plus
modestes comme le montrent les statistiques. Si on considère le nombre
d’environ 64 millions d’individus recensés pour la France
métropolitaine, et le nombre d’objets célestes dûment
enregistrés, que nous arrondirons plus que largement à 2000
impacts, nous obtenons, par excès, la moyenne par habitant d’une
découverte de météorite à… 0,000.000.31
! Et ces données ne prennent pas en compte le nombre de témoins
voyant tomber la météorite et, mieux encore, pouvant aussitôt
la récupérer… A ce stade on peut presque avancer le
terme de « béni des dieux » pour celui qui aura la chance
d’en trouver une. L'analyse combinatoire montre qu'on a plus de chance
de gagner le gros lot du loto que d’être sur les lieux d’une
chute de météore (loto : 1 chance sur 13 983 816 de trouver
la bonne combinaison, selon la Française des Jeux). On imagine ensuite
ce que peut donner statistiquement le fait qu’un même joueur
gagne trois fois le gros lot dans la foulée. Avis aux amateurs !
Enfin, si les deux premières découvertes sont formidables,
tout en restant modestes en taille selon les dires de leur inventeur, on
reste réellement admiratif devant un exceptionnel bloc venu de l’espace
d’à peine moins de 700 grammes.
Les méandres
d’une expertise scientifique
Nous
restions tous fascinés devant cette découverte lourde de 700
grammes, qui nous rappela que nous détenions un exemplaire d’une
grande similitude dans nos minéraux provenant de nos secteurs de
prédilection. Son aspect est identique, pourtant pour un volume quasiment
similaire, notre spécimen pèse 1125 grammes, mesure confirmée
le 06 juin de cette année par une personne professionnellement habilitée
en matière de poids et mesure. Nous ne nous attarderons pas dans
une description trop poussée de cette belle pièce. On peut
l’apprécier avantageusement sur une série de plusieurs
photos jointes à ce texte et sur un petit clip (le site ‘Société
Périllos’ se met au goût du jour !!!) montrant, par la
même occasion, les anomalies magnétiques occasionnées
par l’objet sur une boussole.
Ayant
précédemment entendu dire que la météorite exposée
avait été expertisée au musée de Tautavel depuis
de longs mois, nous nous sommes renseignés car il aurait été
judicieux de faire subir à notre exemplaire une pareille analyse
pour comparer, à tout hasard, si les deux découvertes seraient
issues du même objet céleste. Malheureusement, dans ce premier
temps, nous n’avons pu obtenir plus d’informations sur l’expertise
scientifique. C’est dans cet esprit, vers le 25 mai, qu’ayant
programmé l’ouverture de ce présent chapitre, nous nous
adressions, pour parfaire et compléter la mise en ligne de nos informations,
à ‘Chronodrome’ pour demander si nous pouvions prendre
connaissance du contenu de l’expertise faite par un spécialiste
du musée de Tautavel. La réponse est que ce rapport scientifique
n’a pas été vu mais que l’impression est suffisante,
et de même l’idée de ce présent sujet pas vraiment
des meilleurs.
A l’occasion d’un entretien avec une personne responsable au
musée de Tautavel, nous réitérions notre question.
Ce sujet n’étant pas sa spécialité, cette dernière
ne s’avérait pas vraiment au courant. En revanche, devant notre
intérêt pour le thème choisi, elle en profitait pour
nous faire part d’autres curieux événements constatés
sur le secteur narbonnais ou de nombreux éclats de météores
auraient été retrouvés.
Un expert en la matière étudie depuis longtemps le fait que
ce secteur des Corbières se montre beaucoup trop riche en vestiges
du genre pour qu’il s’agisse de la fréquence de chute
habituelle. Peu à peu, cette personne en serait arrivée à
la conclusion qu’il se serait produit dans cette région, il
y a des milliers d’années, une véritable pluie de météorites.
Naissance par le
feu d’un royaume des dieux pétrifiés ?
L’importance
de l’événement aurait été d’une
telle envergure que de la chaleur dégagée par ‘le brûlant
orage’ serait résultée une fournaise gigantesque ayant
dévasté un territoire d’une immense étendue.
L’incendie aurait laissé dans les couches stratigraphiques
de l’endroit des indices incontestables de l’importante calcination…
parmi lesquels reposaient de nombreux petits éclats de roches de
l’espace. Il n’y aurait, selon notre interlocuteur, aucune impossibilité
pour que quelques ‘morceaux’ se soient égarés,
en frange de ce cataclysme, en tombant dans les contrées alentours
sans pour autant y déclencher un brasier dévastateur. Ceci
pourrait expliquer une anormale importance de vestiges de l’espace,
devenue une anomalie géologique pour les experts… et une chance
inouïe pour les ‘chasseurs de météorites’
locaux. Sur ce même registre, si ce cataclysme eut lieu il y a ‘simplement’
plusieurs milliers d’années, l’homme (450.000 ans pour
celui de Tautavel) était déjà présent sur ce
territoire. En ce cas, il ne put, on peut l’imaginer, que sortir terrifié
d’un tel spectacle dont l’origine ne pouvait qu’être
due à l’intervention de forces incroyables. Peut-être,
à ce moment, naissait de l’effroi, la vision d’un royaume
calciné par des dieux obscurs venus du ciel… La nature peu
à peu a cicatrisé les plaies de l’effarant brasier.
Il ne serait resté de cette apocalypse, au fil des primitives générations,
qu’une superstition craintive de l’existence d’un royaume
où les morts pouvaient reposer dans le monde de divinités
sombres et minérales, dont on retrouvait ça et là les
magiques formes pétrifiées attendant forcément la moindre
occasion de se réveiller et déclencher une nouvelle pluie
de feu. Si de tels témoins humains ont existé, seuls ceux
loin de l’embrasement pouvaient y survivre et ouvrir une mémoire
qui s’effaça pourtant peu à peu en ne laissant derrière
elle que le souvenir de sites mortuaires dispersés sur ce royaume
du ciel… Cette hypothèse ne pourrait-elle pas rejoindre celle
de la pierre Benben, du Phénix et de la Kaaba, suivie des fabuleuses
contrées ‘graaliques’ ?
Pour finir ce chapitre, nous précisons que devant les complexités d’analyses, la décision est prise de soumettre notre exemplaire au centre de recherche français compétent sur la question des aérolithes. Cette démarche aura pour but d’obtenir un avis incontestable, un document et le cas échéant une classification officielle et… scientifique qui comblerait un vide ennuyeux. Plusieurs autres morceaux, assez lourds, de même forme, couleur et toucher seront joints à notre demande. Le nombre n’étant pas limité, bien au contraire, si d’autres personnes nous lisant souhaitent faire analyser des spécimens supposés dignes d’intérêt, surtout de notre secteur, nous pouvons avec plaisir les joindre à notre envoi.
André
Douzet & Filip Coppens