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S.O.S.
Météorites ! Des visites extra-terrestres à Périllos ? |
Contestations
et statistiques
Depuis
notre première partie sur le sujet, nous
avons obtenu certaines réponses de personnes ayant elles aussi récupéré
des météorites. Nous avions volontairement précisé
dans notre message que seuls les objets célestes récupérés
sur les départements des Pyrénées Orientales et de
l’Aude retiendraient notre attention. A ce jour, ce sont trois autres
de ces énigmatiques roches, venues des confins de l’espace,
dont la preuve d’existence nous a été apportée.
Cette nouvelle moisson se compose de deux petits exemplaires de respectivement
45 et 49 grammes, la pesée étant toujours faite par la même
personne habilitée en poids et mesures. C’est ce même
spécialiste qui nous apporte de nombreux éléments sur
des aérolites similaires dont il est collectionneur. Les comparaisons
sont frappantes avec d’autres spécimens en provenance du continent
africain… ce qui, bien entendu, ne peut avoir la moindre influence
sur les comparaisons puisque les objets trouvés, ou récupérés
en de multiples endroits du globe, sont de la même origine sidérale
: les confins de l’univers. A ce rythme, il est fort possible que
nous recevions d’autres informations pouvant permettre d’établir
une carte et des statistiques concernant nos zones d’intérêts.
Il semble cependant que ce petit travail, que nous souhaitons tout d’abord
placer dans un cadre d’information générale, ait mis
plusieurs personnes en émoi ‘contestataire’. Il est donc
nécessaire, avant d’aller plus avant, que nous apportions une
ou deux précisions sur le contenu de notre première partie
sur le sujet.
Aux
innocents les mains pleines
Tout
d’abord, rappelons, encore une fois, que les chiffres de nos statistiques
proviennent exclusivement de sites officiels tels ceux de la Française
des Jeux, ou de personnes dont le sérieux en matière météoritique
ne semble pouvoir être mis en doute. Ensuite, il nous est reproché
de vouloir prétendre que les terres de Périllos sont un lieu
de prédilection particulier pour ce genre de télescopages…
Bien évidemment, il ne saurait être question de soutenir une
telle hypothèse… même si certaines évidences s’y
prêtent. Cependant, à notre corps défendant, il nous
faut revenir sur un ou deux points. Les fameuses ‘rencontres avec
l’infini’ faites vers Périllos l’ont été,
ou prétendues telles, par une seule et même personne semblant
toujours de bonne foi, et ce par trois fois, comme nous l’expliquions
dans notre première partie. Si nous ne contestons pas ces découvertes,
car nous avons été les premiers à en recevoir la primeur,
nous applaudissons encore à cette chance exceptionnelle permettant
ce si gros morceau de hasard. Si cette chance sourit aux innocents, on observe
toutefois qu’on nous reprocherait férocement précisément
la même découverte qui, accomplie par notre heureux témoin,
devient alors un événement digne des plus grandes éloges.
Le gros problème, en ce qui concerne notre intérêt pour
Périllos, réside dans le fait que nous élaborons une
hypothèse, non pas sur les points de chutes, mais sur l’utilisation
potentielle et les possibles conséquences de celles-ci. Nos remarques
de fréquentation sont faites depuis non pas notre unique mise à
jour sur les environs du site mais surtout sur le nombre de découvertes
- au moins deux - faites par ce sympathique inventeur, bel et bien sur les
terres de Périllos. En fin de compte, notre démonstration
serait reprochable depuis les même faits laissant admiratifs nos joyeux
antagonistes… Ce n’est pas grave dans le fond, et seul ce qui
peut être retrouvé représente la vraie valeur, car ceci
montre un intérêt notoire pour nos petits travaux et, à
notre avis, il ne saurait être question d’autre chose qu’un
léger malentendu.
La
relative coïncidence de deux lieux
Quoi
qu’il en soit, le passé du secteur de Périllos, et de
ses seigneurs, n’a nul besoin de ce genre de querelle stérile
pour conserver toute son importance et ses secrets. Il n’y aurait
rien d’incongru à ce que certaines parties de ces terres soient
devenues des nécropoles antiques, ou moins anciennes, à la
suite d’événements d’origine naturelle, déclenchés
par un ou plusieurs cataclysmes venus du ciel et forcément pris pour
une intervention de dieux irrités. Dire que cette hypothèse
est délirante reviendrait à dire que la pierre noire des musulmans,
devenue le but sacré de pèlerinages annuels, est une fumisterie…
que rien n’aurait jamais été découvert fortuitement
(ou ‘archangéliquement’) sur les lieux, et qu’en
fin de compte ceci n’aurait rigoureusement rien d’exceptionnel.
Certes, vu de loin, le principe contestataire est tout à fait recevable
mais nous conseillons à ceux qui voudraient le soutenir d’aller
le faire à haute voix sur ce site même, un jour de pèlerinage
à la Mecque… et de revenir nous dire leurs impressions. Sur
le principe, et hormis la réputation religieuse du lieu et les millions
de musulmans s’y rendant, il n’y a guère de différence
entre le culte de la Kaaba et l’antique culte des morts local, certes
nettement plus discret et effacé. Le nier serait un acte de mauvaise
foi restant sous la seule responsabilité d’occasionnels contestataires.
Ajoutons que les découvertes de nécropoles sur le périmètre
‘périllossien’ sont, pour une importante partie, le fruit
de notre ‘découvreur chanceux’… Décidément,
lorsque la ‘baraka’ veut se montrer bonne fille, elle ne fait
pas dans la demi mesure, et c’est grâce à sa bienveillance
que nous avons pu lancer les fondements de notre hypothèse.
Un
bolide de 1000 mètres et les traditions
Pour
rester sur le registre d’un drame venu du ciel, nous citons le travail
de madame Marie Agnès Courty, une spécialiste en matière
de catastrophe météoritique.
Cette géologue du CNRS élabore une théorie dont nous
donnons un bref mais très étonnant résumé suite
à ses persévérants travaux engagés depuis près
d’une quinzaine d’années de recherche. Un ‘bolide’
d’environ 1000m de diamètre venu de l’espace percute
notre planète dans le secteur de l’Antarctique. Il occasionne
ainsi un raz de marée apocalyptique provoquant d’inimaginables
projections de fonds marins envoyés jusque dans l’atmosphère.
La répercussion, sous forme poussiéreuse et brûlante,
aurait atteint d’immenses contrées de notre globe sur lesquelles
se serait abattue cette ‘pluie’ de projectiles enflammés
ayant déclenché des fournaises dépassant l’entendement.
D’incalculables retombées d’eau acide vaporisée
auraient ensuite suivi le premier cataclysme, sur tous les continents, rendant
la situation encore plus épouvantable pour les rares témoins
ayant échappé au désastre en certaines régions,
…
Depuis d’autres éléments, obtenus par un correspondant
narbonnais, nous imaginions, pour notre part, un scénario similaire,
réduit ‘modestement’ à près de deux départements,
en supposant que les survivants ne pouvaient qu’attribuer cette infernale
foudre à quelques divinités ivres de courroux. Et, forcément,
quelques grincheux de soulever diverses molles contestations… qui
n’empêchent pas l’observateur attentif de s’apercevoir
que cette géologue émet quasiment les même remarques
que nous. Elle affirme par exemple : « Les populations de l’époque
ont vraisemblablement assisté à un terrifiant feu d’artifice
qui a dû marquer les esprits en profondeur »… et d’ajouter
plus loin que ce genre d’événement peut être à
l’origine de certains grands mythes bibliques. Nous ajoutons, quant
à nous, que cette horreur est probablement le départ de croyances
similaires selon les lieux, et de la transmission, de générations
en générations, d’une peur superstitieuse d’un
royaume des morts sur terre. Plus loin, d’ailleurs, nous lirons dans
ce sens E. Coqueugniot (archéologue au CNRS) supposant qu’
« il est évident que tous les mythes, tels ceux de Sodome et
Gomorrhe, de l’Apocalypse ou du déluge, sont basés sur
des faits réels qui ont marqué la mémoire collective
», et de conclure en affirmant que « l’impact proposé
par M-A Courty pourrait bien être l’un de ceux-là »…
Certes, après ce petit commentaire extrait du très sérieux
« magazine de l’astronomie – CIEL & espace »
n°440 de janvier 2007, nos sympathiques détracteurs pourraient
sans doute réviser à la baisse leurs contestations concernant
notre hypothèse… Ne pas le faire reviendrait à dire
que la zone de Périllos aurait été mystérieusement
épargnée… si mystérieusement épargnée
que l’impact d’une telle affirmation serait encore plus énigmatique
que la nôtre!
D’autres
percussions célestes et l’honneur de Jérôme de
la Lande
Tataouine
Si
des télescopages sidéraux se succédèrent inlassablement
sur notre sol de manière spectaculaire, mais heureusement peu dangereuse,
il y en a cependant qui méritent une citation particulière.
Nous retenons celle d’un objet extraterrestre d’un kilomètre
de diamètre (comme pour la théorie de M.A. Courty) qui eut
lieu il y a… 210 millions d’années, certes à une
époque où nous ne pouvons retenir la moindre notion de territoire.
Ceci se passait sur une région qui s’inscrira, des millions
d’années plus tard, entre le Limousin et la Charente. Les spécialistes
nous expliquent que l’effet de destruction aurait atteint plusieurs
centaines de kilomètres pour une force de pénétration
de… six kilomètres !!! L’inimaginable impact s’est
produit à l’endroit où se trouve actuellement le petit
village de la Valette, entre Chassenon et Rochechouart.
Pour rester plus modestes, nous trouvons l’exemple de témoignage
en direct d’une chute météoritique à… Tataouine,
en Tunisie. En pleine nuit, ce 27 juin 1931, une sentinelle militaire française
voit tomber « une boule de feu ». Alerte générale
sur le camp, et aussitôt les soldats récupèrent sur
les lieux près de douze kilogrammes de « drôles de cailloux
» qui prennent, sans escale, la direction habituelle du Muséum
de Paris !
Dans l’Antiquité, pour la fameuse période fatidique,
les observations vont également bon train. Elles seront froidement
rapportées par des auteurs grecs, dont la réputation n’est
pas celle d’être de joyeux farceurs, comme Diogène d'
Appolonia, Pline l'ancien, Plutarque, de la Béotie, Alba, de la Trace
et autres Egos Potamos. En bref, le phénomène est accepté
un peu partout comme une réalité cosmique…
Sur ce registre, pour la France, pays des experts et scientifiques notoires,
on reste longtemps persuadé que les météorites arrivent
des nuages bucoliques ou par le biais de la foudre. Et il nous faut mijoter
en salle d’attente française jusqu’en 1803 pour que soit
admis dans le rapport de J.B. Biot, une fois pour toutes, qu’effectivement,
avec la chute de « l’aigle » dans l’Orne, des pierres
peuvent nous tomber dessus depuis les nuées… réhabilitant
par là l’honneur bafoué de Jérôme de la
Lande, traîné dans la boue pour avoir eu le honteux culot d’affirmer
la vérité météoritique, avec l’observation
de ‘Lopunnas’ en 1753… C’est comme si nos doctes
savants affirmaient que les bébés garçons et filles
naissaient respectivement dans des choux (très utiles pour confectionner,
paraît-il, la choucroute périllossienne !) et des roses…
On croirait rêver !
Par
ici la monnaie !
A
ce récit aux sulfureuses odeurs de doutes apocalyptiques, il nous
faut ajouter un autre détail d’une importance certaine qui
est celui de la date, approximative, de l’événement
s’étant produit il y aurait 4000 ans. Certes, cet espace dans
le temps peut paraître énorme mais sur l’échelle
humaine, c’est très peu… ou en tous cas, pour nous, suffisant
pour estimer qu’une mémoire s’est installée en
certains lieux ainsi devenus royaumes des centaines de morts ayant succombé
au cataclysme. Et cette scientifique géologue, décidément
très intéressante, d’ajouter que l’impact eut
lieu au moment de l’édification de la grande pyramide…
et précisément au moment où les anciens habitants de
nos pays se structurent en importantes tribus. Les causes et les effets
semblent toutefois demander à être confirmés pour devenir
de véritables constats.
Des extra-terrestres minéraux, en Egypte, il dut en tomber en abondance…
puisqu’au cours de fouilles archéologiques, à Guizeh,
en 1911, furent trouvés de nombreux colliers de la première
dynastie égyptienne, remontant à 3200 ans avant J.C., faits
de perles de « fer météoritique ».
De cette fatidique période antique, nous retenons encore que des
armes et des outils datés de 3000 ans avant J.C, ayant pu ‘assister’
à la catastrophe, après analyse, révélèrent
un alliage métallique des plus particuliers, de nickel et de…
« fer météoritique ».
La découverte ou l’événement d’une effarante
chute d’objets célestes a également laissé une
trace monétaire. En effet, l’aérolithe, vénéré
sous le nom de Cybèle par les Phrygiens, d'Elagabale par les Phéniciens
et de Jupiter-Amon par les Lybiens, était de couleur noire et de
forme pyramidale. Quelques musées peuvent s’enorgueillir de
présenter un certain nombre de monnaies méditerranéennes
et mésopotamiennes montrant un char tirant cette météorite.
«…
petites roches sombres, lisses et perforées »
Cependant, nous voulons souligner, avec les réserves d’usage, quelques petits commentaires retrouvés çà et là à propos de nos proches régions d’intérêts. Nous commencerons par la région de Kermanço, où nous disposons de correspondants. L’un d’entre eux nous signale qu’au cours de mises à jour de sites funéraires sur ce secteur, les archéologues auraient exhumé parmi un mobilier habituel (poteries, armes…) quelques exemplaires de petites roches sombres et lisses. Prises initialement pour des amulettes, elles s’avérèrent être de petites météorites… Hasard… nous crient déjà les râleurs d’astreinte ! Le problème est que ce ‘hasard’ se serait cantonné à un seul champ funéraire et que 100 km plus loin, toutes les tombes retrouvées, au fil des années n’offrent plus de « petites roches noires, lisses et creusées » dans leur mobilier… et tout serait rentré dans l’ordre étriqué et pantouflard des contestataires d’opérettes. Rien de bien méchant ou suffisant pour édifier une thèse… Certes, rien de bien méchant, du moins jusqu’au moment où on apprend qu’aurait été trouvé un échantillon similaire « noir, lisse et creusé » dans une petite tombelle située à flanc de falaise et à peu de distance de la chapelle Ste Barbe… de Périllos ! Le problème est que ces constats, trop peu nombreux pour signifier une quelconque règle, restent toutefois trop nombreux pour ne pas être pris en compte et furtivement passer à la trappe !
Où
on reparle un peu de la Kaâba…
Et
puis il y a ces correspondances très délicates qu’on
ne peut aborder qu’avec prudence et respect en ce qui concerne la
pierre noire de la Kaaba qui n’est autre qu’un aérolithe
devenu la pierre sacrée des musulmans.
Et c’est précisément sur ces lieux de la Mecque que
s’interfèrent plusieurs éléments en rapport avec
la religion catholique. Le lieu de pèlerinage oriental aurait été
construit par… Adam lui-même (???). A la suite du Déluge,
le sanctuaire est détruit mais reconstruit par ailleurs par Abraham
qui se fait aider dans cette mission colossale par Ismaël. Ce dernier
part à la recherche d’une pierre angulaire, sanctifiant la
construction, qui lui est remise par l’ange Gabriel. Le bloc rocheux
est d’un blanc immaculé et tournera au noir profond en absorbant
les péchés de ceux qui le touchent… nous affirme la
tradition. Au demeurant c’est cet ange qu’on retrouve dans l’annonce
faite à Marie de sa grossesse divine, ainsi que d’autre créatures
divines ailées qui accompagneront un Tobi enfant dans son périple
initiatique. Tobi pour nous n’est pas un inconnu car il est un axe
essentiel concernant l’affaire de Bugarach et des curiosités
en vitraux de son église… Bugarach dont les eaux rejoignent,
aux alentours du fort de Salse, celles d’Opoul et Périllos
!
Evidemment, s’il est hors de question de faire le moindre rapprochement
entre Gabriel, les météorites et Périllos, on peut
en échange se douter que la chute spectaculaire d’un objet
céleste peut générer, sinon le point crucial d’une
religion, au moins une superstition où l’implantation de sites
funéraires antiques. Il y a certains lieux en France où d’étranges
‘pierres noires’ donnèrent des traditions étonnantes,
comme au Puy en Velay ou encore St Clément sous pradelles (Hte Loire)…
pour ne citer que ces sites.
Maximilien
I et la météorite
Si
le rationalisme scientifique est de bon ton dans ce genre de travaux, il
est bien évident que certains aspects religieux et traditionnels
ne peuvent être laissés pour compte, tant on peut les considérer
comme « argent comptant » en matière de météorite
étant entrée dans la superstition ou la vénération
religieuse. Et sur ce registre, les exemples ne manquent pas.
Nous sommes le 7 novembre 1492, entre 11heures et midi. A cet instant, près
du village de Ensisheim, plus précisément vers le hameau de
Gisgaud, tombe une pierre céleste… « où elle fit
un trou de cinq pieds de profondeur ». L’objet fut transféré
dans l’église où elle fut considérée comme
un miracle divin. Le roi Maximilien I, se trouvant là à ce
moment, conserve pour son usage personnel un morceau de l’aérolithe,
en envoie un autre au duc Sigismond d’Autriche et fait enchaîner
le reste de la roche à la voûte du chœur de l’église
afin d’y être exposée à la vénération
des foules! Transportée à la bibliothèque publique
de Colmar lors de la Révolution, elle finit son périple dans
l’incontournable Muséum d’Histoire Naturelle à
Paris.
Dans la série ‘le hasard fait bien les choses’, nous
ajoutons la chute d’un autre objet sidéral s’étant
écrasé avec fracas et lueurs, le 13 septembre 1768, dans les
jardins du château… de la Chevalerie, près de Lucé
(Sarthe). Là encore, l’objet fut tout d’abord considéré
comme un signe céleste avant d’être analysé par
messieurs Lavoisier, Cadet et Fougeroux, tous trois éminents scientifiques
qui doctement rendirent leur verdict au sein de l’Académie
des Sciences. On y apprend avec consternation que « la pierre ne doit
point son origine au tonnerre… Elle n'est pas tombée du ciel…
il s'agit d'un grès pyriteux ordinaire frappé à terre
par la foudre… Toute origine autre n'est que le fait de l'imagination…
». Hé oui, tout aussi stupéfiante qu’elle puisse
être, la démonstration est ainsi des plus convaincantes grâce
aux analyses scientifiques incontestables. Pourtant, on peut se demander
où va nicher le… rationalisme des savants pour nous asséner
de tels propos, des propos qui peut-être aujourd’hui trouvent
leurs amusants prolongements dans d’autres éléments.
D’autres éléments depuis lesquels on ne veut absolument
pas entendre que la terre de Périllos tourne autour d’un soleil
dont les éclairages dépassent plus d’un… rationaliste
contestataire, et que ça leur plaise ou non !
Nous arrêtons, sur ce déplorable constat, les descriptions
retrouvées parmi les centaines contenues dans le « Nouveau
Dictionnaire d’Histoire Naturelle » (tome XXVI de 1826). Nous
retenons de ces textes seulement le fait que ces ‘pierres célestes’
ont souvent fait l’objet de superstitions, voire de cultes religieux
en France… n’en déplaise à ceux qui ne voudraient
surtout pas ce genre d’affirmation sur le secteur de nos travaux et
observations.
Cependant, nous tenons à revenir sur un autre point de contestation
qui est celui des lieux de découvertes des curiosités. Sur
le propos, on nous dit que celui qui arpente la nature 70% de sa journée
a plus de chance de faire des découvertes de ce type que celui qui
reste immobile. Certes… mais alors que dire de cette découverte
faite sans courir les taillis ni la garrigue, à La Caille, dans les
Alpes Maritimes. Depuis 1828, les personnes âgées prenaient
place sur un banc de pierre contre l’entrée de l’église
du village. Il s’avéra qu’il s’agissait en réalité
d’une imposante météorite… qui termina elle aussi
sa trajectoire au fatidique muséum de Paris ! Comme quoi nous voyons
encore une superbe statistique scientifique qui, en s’écroulant
lamentablement, nous invite à plutôt visiter les églises
pour enrichir notre savoir sur les E.T. minéraux que de nous fatiguer
à arpenter les garrigues escarpées.
Alors,
maintenant, qu’y aurait-il de si étonnant que la chute de plusieurs
météorites en rafales, suite à quelques cataclysmes,
aient prédisposé à certains cultes oubliés (par
forcément par tous) dans un secteur aux confins de l’antique
Roussillon ?
Une fois encore, à propos de la Kaâba, nous voyons que le mot
« Horm » désigne également ce lieu ‘sacré’,
entre tous pour les musulmans, et qu’il désigne une sorte de
territoire ‘tabou’ dans lequel on ne saurait pénétrer
sans être purifié… C’est un peu la même chose,
au 17e siècle, à propos d’un ‘lopin’ abritant
un sanctuaire, une « tombe royale et sacrée » comme l’écrit
très laconiquement le notaire royal Bernard Courtade dans son registre,
au moment d’établir les propriétés des Périllos.
Cette forme de constat se double avec ce que disaient certains anciens de
Périllos à leurs petits-enfants en prétendant que le
lieu abritait… la « tombe dieu » et le diable !!! Ces
détails, certes aux couleurs de traditions ou superstitions, n’en
déplaise trop à certains détracteurs, font pourtant
de bien amusants parallèles entre les deux sites… toutes proportions
religieuses gardées, évidemment.
Retour
aux météorites, aux vierges célestes et à Périllos
Il
est temps de revenir aux météorites et leurs effets sur les
lointains habitants de ces contrées qui deviendront celles des seigneurs
de Périllos. Si certains contestèrent nos intentions d’hypothèses,
à propos des impacts d’aérolithes sur ce secteur, nous
n’oublions pas qu’ils placèrent quant à eux le
même objet céleste comme élément complémentaire
et fiable de leur propre expérience. Ajoutons qu’en ce qui
concerne l’expertise de cet objet, mis en exposition, elle peut très
bien avoir été faite par la géologue du C.N.R.S. sans
doute qualifiée pour ce genre de travail. Si l’estimation n’est
pas mise en doute, on se demande pourquoi l’hypothèse d’une
catastrophe ne le serait pas… ou alors il faudrait supposer une difficile
politique du « deux poids et deux mesures ».
Il n’empêche que selon les statistiques générales,
en la matière, les découvertes sur ce coin du Roussillon restent
une réelle curiosité notoire bien que peu développées.
Les découvertes de statuettes étranges, retrouvées
enfouies dans le secteur de la grotte de La Caune, montrent à l’évidence
l’existence d’un rite -sinon d’une religion oubliée-
lié à ces lieux. Les divinités, ou créatures,
représentées ne semblent se rattacher à rien de connu,
ou du moins n’avons-nous rien trouvé de tel dans diverses documentations.
Peut-être, prochainement, serait-il opportun de tenter des études
comparatives entre nos découvertes et certaines petites statuettes
de ‘Mater’ noires, elles aussi sans nombril, paisiblement déposées
au fond d’églises et sanctuaires d’Auvergne, d’Ardèche
et Cévennes. Sur ces précieuses sombres Mères, on nous
dit, localement, qu’elles furent taillées (même miraculeusement
par un homme devenu aveugle d’avoir vu sa chute trop luminescente)
dans des « pierres envoyées par Dieu lui-même du plus
haut des cieux »… Et, en fin de compte, quelle peut être
la différence entre ces ‘vierges sidérales’ représentant
une ‘Mère tombée des Cieux’ et une pierre noire
d’Ephèse représentant Artémis, ou le béthyle,
ou encore Cybèle la noire nourricière ? Sur ce chapitre,
effleurons, sans surtout la déflorer, la présence merveilleuse
d’une galerie d’énigmatiques personnages féminins
peut-être taillés dans quelques météorites ou
dans des minéraux terrestres du même aspect. A ce moment, il
nous faut signaler sur le propos cette sépulture, ou mausolée,
découverte dans une cavité à peu de distance du plateau
de Salveterra. L’inscription intacte (car le site n’a jamais
été violé, ni même été découvert
ou répertorié) fait mention, en écriture antique hébraïque,
d’une femme sans nom dont le seul prénom serait l’équivalent
de Sarah… Celle-ci, mieux connue aux Saintes-Maries de la Mer, était
noire et deviendra une des célèbres Maries. Ne serait-il pas
opportun, là encore, de tenter un parallèle entre une, ou
plusieurs, ‘dame céleste noire’ et un lieu où,
il y aurait maintenant 4000 ans, un cataclysme sans nom aurait imposé
un culte superstitieux ou des rites obscurs et perdus ensuite ?… Pourquoi,
dans cette hypothèse, n’aurait-il pas été admis
quelques pierres sombres, venues en minéral orage des cieux, pour
mieux veiller sur le royaume des morts… qui est peut-être celui
que Ramon de Périllos, à son retour du Puits St Patrick en
Irlande, aurait situé avec certitude sous le nom d’«
ouverture vers l’autre monde » ? Bien malin qui pourrait nier,
de bonne foi, cette possibilité…
Ce sujet comportera certaines suites. Nous tiendrons compte, à cet effet, d’opinions de lecteurs pouvant également se trouver en possession de tels minéraux, ou avoir été témoins d’impacts… ou autres. Nous contacter le cas échéant.
A suivre si de nouveaux éléments…
André
Douzet