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Société Périllos ©

S.O.S. Météorites !
Des visites extra-terrestres à Périllos ?

 

Contestations et statistiques

Depuis notre première partie sur le sujet, nous avons obtenu certaines réponses de personnes ayant elles aussi récupéré des météorites. Nous avions volontairement précisé dans notre message que seuls les objets célestes récupérés sur les départements des Pyrénées Orientales et de l’Aude retiendraient notre attention. A ce jour, ce sont trois autres de ces énigmatiques roches, venues des confins de l’espace, dont la preuve d’existence nous a été apportée.
Cette nouvelle moisson se compose de deux petits exemplaires de respectivement 45 et 49 grammes, la pesée étant toujours faite par la même personne habilitée en poids et mesures. C’est ce même spécialiste qui nous apporte de nombreux éléments sur des aérolites similaires dont il est collectionneur. Les comparaisons sont frappantes avec d’autres spécimens en provenance du continent africain… ce qui, bien entendu, ne peut avoir la moindre influence sur les comparaisons puisque les objets trouvés, ou récupérés en de multiples endroits du globe, sont de la même origine sidérale : les confins de l’univers. A ce rythme, il est fort possible que nous recevions d’autres informations pouvant permettre d’établir une carte et des statistiques concernant nos zones d’intérêts.
Il semble cependant que ce petit travail, que nous souhaitons tout d’abord placer dans un cadre d’information générale, ait mis plusieurs personnes en émoi ‘contestataire’. Il est donc nécessaire, avant d’aller plus avant, que nous apportions une ou deux précisions sur le contenu de notre première partie sur le sujet.

Aux innocents les mains pleines

Tout d’abord, rappelons, encore une fois, que les chiffres de nos statistiques proviennent exclusivement de sites officiels tels ceux de la Française des Jeux, ou de personnes dont le sérieux en matière météoritique ne semble pouvoir être mis en doute. Ensuite, il nous est reproché de vouloir prétendre que les terres de Périllos sont un lieu de prédilection particulier pour ce genre de télescopages… Bien évidemment, il ne saurait être question de soutenir une telle hypothèse… même si certaines évidences s’y prêtent. Cependant, à notre corps défendant, il nous faut revenir sur un ou deux points. Les fameuses ‘rencontres avec l’infini’ faites vers Périllos l’ont été, ou prétendues telles, par une seule et même personne semblant toujours de bonne foi, et ce par trois fois, comme nous l’expliquions dans notre première partie. Si nous ne contestons pas ces découvertes, car nous avons été les premiers à en recevoir la primeur, nous applaudissons encore à cette chance exceptionnelle permettant ce si gros morceau de hasard. Si cette chance sourit aux innocents, on observe toutefois qu’on nous reprocherait férocement précisément la même découverte qui, accomplie par notre heureux témoin, devient alors un événement digne des plus grandes éloges.
Le gros problème, en ce qui concerne notre intérêt pour Périllos, réside dans le fait que nous élaborons une hypothèse, non pas sur les points de chutes, mais sur l’utilisation potentielle et les possibles conséquences de celles-ci. Nos remarques de fréquentation sont faites depuis non pas notre unique mise à jour sur les environs du site mais surtout sur le nombre de découvertes - au moins deux - faites par ce sympathique inventeur, bel et bien sur les terres de Périllos. En fin de compte, notre démonstration serait reprochable depuis les même faits laissant admiratifs nos joyeux antagonistes… Ce n’est pas grave dans le fond, et seul ce qui peut être retrouvé représente la vraie valeur, car ceci montre un intérêt notoire pour nos petits travaux et, à notre avis, il ne saurait être question d’autre chose qu’un léger malentendu.

La relative coïncidence de deux lieux

Quoi qu’il en soit, le passé du secteur de Périllos, et de ses seigneurs, n’a nul besoin de ce genre de querelle stérile pour conserver toute son importance et ses secrets. Il n’y aurait rien d’incongru à ce que certaines parties de ces terres soient devenues des nécropoles antiques, ou moins anciennes, à la suite d’événements d’origine naturelle, déclenchés par un ou plusieurs cataclysmes venus du ciel et forcément pris pour une intervention de dieux irrités. Dire que cette hypothèse est délirante reviendrait à dire que la pierre noire des musulmans, devenue le but sacré de pèlerinages annuels, est une fumisterie… que rien n’aurait jamais été découvert fortuitement (ou ‘archangéliquement’) sur les lieux, et qu’en fin de compte ceci n’aurait rigoureusement rien d’exceptionnel. Certes, vu de loin, le principe contestataire est tout à fait recevable mais nous conseillons à ceux qui voudraient le soutenir d’aller le faire à haute voix sur ce site même, un jour de pèlerinage à la Mecque… et de revenir nous dire leurs impressions. Sur le principe, et hormis la réputation religieuse du lieu et les millions de musulmans s’y rendant, il n’y a guère de différence entre le culte de la Kaaba et l’antique culte des morts local, certes nettement plus discret et effacé. Le nier serait un acte de mauvaise foi restant sous la seule responsabilité d’occasionnels contestataires. Ajoutons que les découvertes de nécropoles sur le périmètre ‘périllossien’ sont, pour une importante partie, le fruit de notre ‘découvreur chanceux’… Décidément, lorsque la ‘baraka’ veut se montrer bonne fille, elle ne fait pas dans la demi mesure, et c’est grâce à sa bienveillance que nous avons pu lancer les fondements de notre hypothèse.

Un bolide de 1000 mètres et les traditions

Pour rester sur le registre d’un drame venu du ciel, nous citons le travail de madame Marie Agnès Courty, une spécialiste en matière de catastrophe météoritique.
Cette géologue du CNRS élabore une théorie dont nous donnons un bref mais très étonnant résumé suite à ses persévérants travaux engagés depuis près d’une quinzaine d’années de recherche. Un ‘bolide’ d’environ 1000m de diamètre venu de l’espace percute notre planète dans le secteur de l’Antarctique. Il occasionne ainsi un raz de marée apocalyptique provoquant d’inimaginables projections de fonds marins envoyés jusque dans l’atmosphère. La répercussion, sous forme poussiéreuse et brûlante, aurait atteint d’immenses contrées de notre globe sur lesquelles se serait abattue cette ‘pluie’ de projectiles enflammés ayant déclenché des fournaises dépassant l’entendement. D’incalculables retombées d’eau acide vaporisée auraient ensuite suivi le premier cataclysme, sur tous les continents, rendant la situation encore plus épouvantable pour les rares témoins ayant échappé au désastre en certaines régions, …
Depuis d’autres éléments, obtenus par un correspondant narbonnais, nous imaginions, pour notre part, un scénario similaire, réduit ‘modestement’ à près de deux départements, en supposant que les survivants ne pouvaient qu’attribuer cette infernale foudre à quelques divinités ivres de courroux. Et, forcément, quelques grincheux de soulever diverses molles contestations… qui n’empêchent pas l’observateur attentif de s’apercevoir que cette géologue émet quasiment les même remarques que nous. Elle affirme par exemple : « Les populations de l’époque ont vraisemblablement assisté à un terrifiant feu d’artifice qui a dû marquer les esprits en profondeur »… et d’ajouter plus loin que ce genre d’événement peut être à l’origine de certains grands mythes bibliques. Nous ajoutons, quant à nous, que cette horreur est probablement le départ de croyances similaires selon les lieux, et de la transmission, de générations en générations, d’une peur superstitieuse d’un royaume des morts sur terre. Plus loin, d’ailleurs, nous lirons dans ce sens E. Coqueugniot (archéologue au CNRS) supposant qu’ « il est évident que tous les mythes, tels ceux de Sodome et Gomorrhe, de l’Apocalypse ou du déluge, sont basés sur des faits réels qui ont marqué la mémoire collective », et de conclure en affirmant que « l’impact proposé par M-A Courty pourrait bien être l’un de ceux-là »… Certes, après ce petit commentaire extrait du très sérieux « magazine de l’astronomie – CIEL & espace » n°440 de janvier 2007, nos sympathiques détracteurs pourraient sans doute réviser à la baisse leurs contestations concernant notre hypothèse… Ne pas le faire reviendrait à dire que la zone de Périllos aurait été mystérieusement épargnée… si mystérieusement épargnée que l’impact d’une telle affirmation serait encore plus énigmatique que la nôtre!

D’autres percussions célestes et l’honneur de Jérôme de la Lande

Tataouine

Si des télescopages sidéraux se succédèrent inlassablement sur notre sol de manière spectaculaire, mais heureusement peu dangereuse, il y en a cependant qui méritent une citation particulière. Nous retenons celle d’un objet extraterrestre d’un kilomètre de diamètre (comme pour la théorie de M.A. Courty) qui eut lieu il y a… 210 millions d’années, certes à une époque où nous ne pouvons retenir la moindre notion de territoire. Ceci se passait sur une région qui s’inscrira, des millions d’années plus tard, entre le Limousin et la Charente. Les spécialistes nous expliquent que l’effet de destruction aurait atteint plusieurs centaines de kilomètres pour une force de pénétration de… six kilomètres !!! L’inimaginable impact s’est produit à l’endroit où se trouve actuellement le petit village de la Valette, entre Chassenon et Rochechouart.
Pour rester plus modestes, nous trouvons l’exemple de témoignage en direct d’une chute météoritique à… Tataouine, en Tunisie. En pleine nuit, ce 27 juin 1931, une sentinelle militaire française voit tomber « une boule de feu ». Alerte générale sur le camp, et aussitôt les soldats récupèrent sur les lieux près de douze kilogrammes de « drôles de cailloux » qui prennent, sans escale, la direction habituelle du Muséum de Paris !
Dans l’Antiquité, pour la fameuse période fatidique, les observations vont également bon train. Elles seront froidement rapportées par des auteurs grecs, dont la réputation n’est pas celle d’être de joyeux farceurs, comme Diogène d' Appolonia, Pline l'ancien, Plutarque, de la Béotie, Alba, de la Trace et autres Egos Potamos. En bref, le phénomène est accepté un peu partout comme une réalité cosmique…
Sur ce registre, pour la France, pays des experts et scientifiques notoires, on reste longtemps persuadé que les météorites arrivent des nuages bucoliques ou par le biais de la foudre. Et il nous faut mijoter en salle d’attente française jusqu’en 1803 pour que soit admis dans le rapport de J.B. Biot, une fois pour toutes, qu’effectivement, avec la chute de « l’aigle » dans l’Orne, des pierres peuvent nous tomber dessus depuis les nuées… réhabilitant par là l’honneur bafoué de Jérôme de la Lande, traîné dans la boue pour avoir eu le honteux culot d’affirmer la vérité météoritique, avec l’observation de ‘Lopunnas’ en 1753… C’est comme si nos doctes savants affirmaient que les bébés garçons et filles naissaient respectivement dans des choux (très utiles pour confectionner, paraît-il, la choucroute périllossienne !) et des roses… On croirait rêver !

Par ici la monnaie !

A ce récit aux sulfureuses odeurs de doutes apocalyptiques, il nous faut ajouter un autre détail d’une importance certaine qui est celui de la date, approximative, de l’événement s’étant produit il y aurait 4000 ans. Certes, cet espace dans le temps peut paraître énorme mais sur l’échelle humaine, c’est très peu… ou en tous cas, pour nous, suffisant pour estimer qu’une mémoire s’est installée en certains lieux ainsi devenus royaumes des centaines de morts ayant succombé au cataclysme. Et cette scientifique géologue, décidément très intéressante, d’ajouter que l’impact eut lieu au moment de l’édification de la grande pyramide… et précisément au moment où les anciens habitants de nos pays se structurent en importantes tribus. Les causes et les effets semblent toutefois demander à être confirmés pour devenir de véritables constats.
Des extra-terrestres minéraux, en Egypte, il dut en tomber en abondance… puisqu’au cours de fouilles archéologiques, à Guizeh, en 1911, furent trouvés de nombreux colliers de la première dynastie égyptienne, remontant à 3200 ans avant J.C., faits de perles de « fer météoritique ».
De cette fatidique période antique, nous retenons encore que des armes et des outils datés de 3000 ans avant J.C, ayant pu ‘assister’ à la catastrophe, après analyse, révélèrent un alliage métallique des plus particuliers, de nickel et de… « fer météoritique ».
La découverte ou l’événement d’une effarante chute d’objets célestes a également laissé une trace monétaire. En effet, l’aérolithe, vénéré sous le nom de Cybèle par les Phrygiens, d'Elagabale par les Phéniciens et de Jupiter-Amon par les Lybiens, était de couleur noire et de forme pyramidale. Quelques musées peuvent s’enorgueillir de présenter un certain nombre de monnaies méditerranéennes et mésopotamiennes montrant un char tirant cette météorite.

«… petites roches sombres, lisses et perforées »

Cependant, nous voulons souligner, avec les réserves d’usage, quelques petits commentaires retrouvés çà et là à propos de nos proches régions d’intérêts. Nous commencerons par la région de Kermanço, où nous disposons de correspondants. L’un d’entre eux nous signale qu’au cours de mises à jour de sites funéraires sur ce secteur, les archéologues auraient exhumé parmi un mobilier habituel (poteries, armes…) quelques exemplaires de petites roches sombres et lisses. Prises initialement pour des amulettes, elles s’avérèrent être de petites météorites… Hasard… nous crient déjà les râleurs d’astreinte ! Le problème est que ce ‘hasard’ se serait cantonné à un seul champ funéraire et que 100 km plus loin, toutes les tombes retrouvées, au fil des années n’offrent plus de « petites roches noires, lisses et creusées » dans leur mobilier… et tout serait rentré dans l’ordre étriqué et pantouflard des contestataires d’opérettes. Rien de bien méchant ou suffisant pour édifier une thèse… Certes, rien de bien méchant, du moins jusqu’au moment où on apprend qu’aurait été trouvé un échantillon similaire « noir, lisse et creusé » dans une petite tombelle située à flanc de falaise et à peu de distance de la chapelle Ste Barbe… de Périllos ! Le problème est que ces constats, trop peu nombreux pour signifier une quelconque règle, restent toutefois trop nombreux pour ne pas être pris en compte et furtivement passer à la trappe !

Où on reparle un peu de la Kaâba…

Et puis il y a ces correspondances très délicates qu’on ne peut aborder qu’avec prudence et respect en ce qui concerne la pierre noire de la Kaaba qui n’est autre qu’un aérolithe devenu la pierre sacrée des musulmans.
Et c’est précisément sur ces lieux de la Mecque que s’interfèrent plusieurs éléments en rapport avec la religion catholique. Le lieu de pèlerinage oriental aurait été construit par… Adam lui-même (???). A la suite du Déluge, le sanctuaire est détruit mais reconstruit par ailleurs par Abraham qui se fait aider dans cette mission colossale par Ismaël. Ce dernier part à la recherche d’une pierre angulaire, sanctifiant la construction, qui lui est remise par l’ange Gabriel. Le bloc rocheux est d’un blanc immaculé et tournera au noir profond en absorbant les péchés de ceux qui le touchent… nous affirme la tradition. Au demeurant c’est cet ange qu’on retrouve dans l’annonce faite à Marie de sa grossesse divine, ainsi que d’autre créatures divines ailées qui accompagneront un Tobi enfant dans son périple initiatique. Tobi pour nous n’est pas un inconnu car il est un axe essentiel concernant l’affaire de Bugarach et des curiosités en vitraux de son église… Bugarach dont les eaux rejoignent, aux alentours du fort de Salse, celles d’Opoul et Périllos !
Evidemment, s’il est hors de question de faire le moindre rapprochement entre Gabriel, les météorites et Périllos, on peut en échange se douter que la chute spectaculaire d’un objet céleste peut générer, sinon le point crucial d’une religion, au moins une superstition où l’implantation de sites funéraires antiques. Il y a certains lieux en France où d’étranges ‘pierres noires’ donnèrent des traditions étonnantes, comme au Puy en Velay ou encore St Clément sous pradelles (Hte Loire)… pour ne citer que ces sites.

Maximilien I et la météorite

Si le rationalisme scientifique est de bon ton dans ce genre de travaux, il est bien évident que certains aspects religieux et traditionnels ne peuvent être laissés pour compte, tant on peut les considérer comme « argent comptant » en matière de météorite étant entrée dans la superstition ou la vénération religieuse. Et sur ce registre, les exemples ne manquent pas.
Nous sommes le 7 novembre 1492, entre 11heures et midi. A cet instant, près du village de Ensisheim, plus précisément vers le hameau de Gisgaud, tombe une pierre céleste… « où elle fit un trou de cinq pieds de profondeur ». L’objet fut transféré dans l’église où elle fut considérée comme un miracle divin. Le roi Maximilien I, se trouvant là à ce moment, conserve pour son usage personnel un morceau de l’aérolithe, en envoie un autre au duc Sigismond d’Autriche et fait enchaîner le reste de la roche à la voûte du chœur de l’église afin d’y être exposée à la vénération des foules! Transportée à la bibliothèque publique de Colmar lors de la Révolution, elle finit son périple dans l’incontournable Muséum d’Histoire Naturelle à Paris.
Dans la série ‘le hasard fait bien les choses’, nous ajoutons la chute d’un autre objet sidéral s’étant écrasé avec fracas et lueurs, le 13 septembre 1768, dans les jardins du château… de la Chevalerie, près de Lucé (Sarthe). Là encore, l’objet fut tout d’abord considéré comme un signe céleste avant d’être analysé par messieurs Lavoisier, Cadet et Fougeroux, tous trois éminents scientifiques qui doctement rendirent leur verdict au sein de l’Académie des Sciences. On y apprend avec consternation que « la pierre ne doit point son origine au tonnerre… Elle n'est pas tombée du ciel… il s'agit d'un grès pyriteux ordinaire frappé à terre par la foudre… Toute origine autre n'est que le fait de l'imagination… ». Hé oui, tout aussi stupéfiante qu’elle puisse être, la démonstration est ainsi des plus convaincantes grâce aux analyses scientifiques incontestables. Pourtant, on peut se demander où va nicher le… rationalisme des savants pour nous asséner de tels propos, des propos qui peut-être aujourd’hui trouvent leurs amusants prolongements dans d’autres éléments. D’autres éléments depuis lesquels on ne veut absolument pas entendre que la terre de Périllos tourne autour d’un soleil dont les éclairages dépassent plus d’un… rationaliste contestataire, et que ça leur plaise ou non !
Nous arrêtons, sur ce déplorable constat, les descriptions retrouvées parmi les centaines contenues dans le « Nouveau Dictionnaire d’Histoire Naturelle » (tome XXVI de 1826). Nous retenons de ces textes seulement le fait que ces ‘pierres célestes’ ont souvent fait l’objet de superstitions, voire de cultes religieux en France… n’en déplaise à ceux qui ne voudraient surtout pas ce genre d’affirmation sur le secteur de nos travaux et observations.
Cependant, nous tenons à revenir sur un autre point de contestation qui est celui des lieux de découvertes des curiosités. Sur le propos, on nous dit que celui qui arpente la nature 70% de sa journée a plus de chance de faire des découvertes de ce type que celui qui reste immobile. Certes… mais alors que dire de cette découverte faite sans courir les taillis ni la garrigue, à La Caille, dans les Alpes Maritimes. Depuis 1828, les personnes âgées prenaient place sur un banc de pierre contre l’entrée de l’église du village. Il s’avéra qu’il s’agissait en réalité d’une imposante météorite… qui termina elle aussi sa trajectoire au fatidique muséum de Paris ! Comme quoi nous voyons encore une superbe statistique scientifique qui, en s’écroulant lamentablement, nous invite à plutôt visiter les églises pour enrichir notre savoir sur les E.T. minéraux que de nous fatiguer à arpenter les garrigues escarpées.

Alors, maintenant, qu’y aurait-il de si étonnant que la chute de plusieurs météorites en rafales, suite à quelques cataclysmes, aient prédisposé à certains cultes oubliés (par forcément par tous) dans un secteur aux confins de l’antique Roussillon ?
Une fois encore, à propos de la Kaâba, nous voyons que le mot « Horm » désigne également ce lieu ‘sacré’, entre tous pour les musulmans, et qu’il désigne une sorte de territoire ‘tabou’ dans lequel on ne saurait pénétrer sans être purifié… C’est un peu la même chose, au 17e siècle, à propos d’un ‘lopin’ abritant un sanctuaire, une « tombe royale et sacrée » comme l’écrit très laconiquement le notaire royal Bernard Courtade dans son registre, au moment d’établir les propriétés des Périllos. Cette forme de constat se double avec ce que disaient certains anciens de Périllos à leurs petits-enfants en prétendant que le lieu abritait… la « tombe dieu » et le diable !!! Ces détails, certes aux couleurs de traditions ou superstitions, n’en déplaise trop à certains détracteurs, font pourtant de bien amusants parallèles entre les deux sites… toutes proportions religieuses gardées, évidemment.

Retour aux météorites, aux vierges célestes et à Périllos

Il est temps de revenir aux météorites et leurs effets sur les lointains habitants de ces contrées qui deviendront celles des seigneurs de Périllos. Si certains contestèrent nos intentions d’hypothèses, à propos des impacts d’aérolithes sur ce secteur, nous n’oublions pas qu’ils placèrent quant à eux le même objet céleste comme élément complémentaire et fiable de leur propre expérience. Ajoutons qu’en ce qui concerne l’expertise de cet objet, mis en exposition, elle peut très bien avoir été faite par la géologue du C.N.R.S. sans doute qualifiée pour ce genre de travail. Si l’estimation n’est pas mise en doute, on se demande pourquoi l’hypothèse d’une catastrophe ne le serait pas… ou alors il faudrait supposer une difficile politique du « deux poids et deux mesures ».
Il n’empêche que selon les statistiques générales, en la matière, les découvertes sur ce coin du Roussillon restent une réelle curiosité notoire bien que peu développées. Les découvertes de statuettes étranges, retrouvées enfouies dans le secteur de la grotte de La Caune, montrent à l’évidence l’existence d’un rite -sinon d’une religion oubliée- lié à ces lieux. Les divinités, ou créatures, représentées ne semblent se rattacher à rien de connu, ou du moins n’avons-nous rien trouvé de tel dans diverses documentations. Peut-être, prochainement, serait-il opportun de tenter des études comparatives entre nos découvertes et certaines petites statuettes de ‘Mater’ noires, elles aussi sans nombril, paisiblement déposées au fond d’églises et sanctuaires d’Auvergne, d’Ardèche et Cévennes. Sur ces précieuses sombres Mères, on nous dit, localement, qu’elles furent taillées (même miraculeusement par un homme devenu aveugle d’avoir vu sa chute trop luminescente) dans des « pierres envoyées par Dieu lui-même du plus haut des cieux »… Et, en fin de compte, quelle peut être la différence entre ces ‘vierges sidérales’ représentant une ‘Mère tombée des Cieux’ et une pierre noire d’Ephèse représentant Artémis, ou le béthyle, ou encore Cybèle la noire nourricière ? Sur ce chapitre, effleurons, sans surtout la déflorer, la présence merveilleuse d’une galerie d’énigmatiques personnages féminins peut-être taillés dans quelques météorites ou dans des minéraux terrestres du même aspect. A ce moment, il nous faut signaler sur le propos cette sépulture, ou mausolée, découverte dans une cavité à peu de distance du plateau de Salveterra. L’inscription intacte (car le site n’a jamais été violé, ni même été découvert ou répertorié) fait mention, en écriture antique hébraïque, d’une femme sans nom dont le seul prénom serait l’équivalent de Sarah… Celle-ci, mieux connue aux Saintes-Maries de la Mer, était noire et deviendra une des célèbres Maries. Ne serait-il pas opportun, là encore, de tenter un parallèle entre une, ou plusieurs, ‘dame céleste noire’ et un lieu où, il y aurait maintenant 4000 ans, un cataclysme sans nom aurait imposé un culte superstitieux ou des rites obscurs et perdus ensuite ?… Pourquoi, dans cette hypothèse, n’aurait-il pas été admis quelques pierres sombres, venues en minéral orage des cieux, pour mieux veiller sur le royaume des morts… qui est peut-être celui que Ramon de Périllos, à son retour du Puits St Patrick en Irlande, aurait situé avec certitude sous le nom d’« ouverture vers l’autre monde » ? Bien malin qui pourrait nier, de bonne foi, cette possibilité…

Ce sujet comportera certaines suites. Nous tiendrons compte, à cet effet, d’opinions de lecteurs pouvant également se trouver en possession de tels minéraux, ou avoir été témoins d’impacts… ou autres. Nous contacter le cas échéant.

A suivre si de nouveaux éléments…

André Douzet