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Société Périllos

Un plan de situation du 19e siècle

 

Nous présentons, ici un plan du 19e siècle du territoire de Périllos. Sur ce plan de situation on retrouve la projection, au sol, du village. La comparaison avec le cadastre actuel nous permet de constater que l’implantation du vieux bourg est pratiquement inchangé, donc sans évolution majeure, depuis 200 ans. Ce qui correspond globalement à l’époque napoléonienne.

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Sur ce plan de la commune de Périllos le territoire est divisé en 2 sections seulement: ‘Section du Village’ et ‘Section de Ste Barbe’.
Une seule voie de desserte importante (double trait ‘gras’) est mentionnée traversant le territoire communal dans sa plus grande longueur (horizontale) : « chemin de Vingrau à Périllos », et de « Périllos à Feuilla ». Le chemin allant sur Opoul en descendant (verticale depuis le village) est signalé comme ‘secondaire’. Ce ‘vieux’ chemin est celui d’origine, car le tracé routier actuel réutilise le chemin vers Feuilla et bifurque ensuite par le ‘Cortal Lalanne’.
Le dressage d’un plan cadastrale comme celui-ci se réalisait depuis une ligne de mire de base entre deux bornage, B et A, à partir de laquelle était relevé tout le relief de la commune. Là encore pas de courbe de niveau. Le relief est suggéré par le vieux système ‘de Cassini’ : des hachures peu précises et très relatives. Il est vrai qu’un relevé communal se lit en ‘plat absolu’ et non en nivelé. Il sert avant tout de plan de situation général des parcelles confondues de propriétés composant l’ensemble du territoire.
Sur le plan on distingue nettement, au centre, le tracé fermé d’un périmètre contenant TOUS les points connus de ‘minières’ répertoriées ! Ce qui est pour le moins insolite sur un territoire réputé pour n’avoir jamais eu de mines… comme on nous le prétend à présent !
Aucune chapelle, oratoire, calvaires ou grottes ne sont mentionnés sur ce relevé. Les puits n’apparaissent pas non plus malgré toute leur vitale importance.
A la lecture de la matrice cadastrale actuelle on constate que les lieux dits évoluent également. Ils sont plus nombreux et respectent néanmoins les appellations anciennes. On soulignera l’étrange site intitulé : ‘SIEGE DE LA MORT’ sur lequel nous avons une autre étude ici.

Une mémoire d’archive

Ce plan terrier est important à plus d’un titre. Tout d’abord il s’inscrit dans une mémoire d’archive incontestable en témoignage des implantations de bâtiments passées. Ensuite sa valeur réside dans le fait qu’il signale les propriétés minières de ce territoire. En soi cette remarque n’a rien de bien extraordinaire. Où ces données deviennent plus insolites c’est au moment, il y a de nombreuses années, où nous renseignant administrativement sur ces gisements miniers anciens, il nous fut répondu qu’il n’y a, de mémoire d‘habitant, jamais eu de mines à Périllos ! Or ce relevé de situation nous l’avons eu, non pas par magie ou filiation secrète, mais bel et bien par un autre service administratif.
Enfin, comme nous l’avons souligné, on observe que les points d’eau connus ne sont pas mentionnés… alors que leur importance est vitale à une époque où il n’y a pas de distribution d’eau potable dans les habitations, depuis un réseau communale général. La seule possibilité de s’approvisionner en eau est d’utiliser les puits, citernes, et ruisseaux (à sec en été). Ce détail insolite mérite d’être retenu.

Il en est de même avec les points de repères topographiques inamovibles (du moins en principe) qui permettent éventuellement de corriger un relevé, où d’en dresser un nouveau… On considère officiellement comme points géodésiques immuables et officiels les calvaires à bases ancrées en terre, à fortiori les oratoires, et administrativement toutes les bornes de territoire (même secondaire ou de propriété répertoriée). Or, ici sur ce plan ne sont mentionné que les calvaires curieusement disposés sur la ligne de propriété communale et encore sur un seul versant. Ce détail est insolite car des calvaires il y en eut d’autres, et non des moindres, disposés dans le territoire lui-même. Nous en avons la preuve par des actes de vente mentionnant ces formes de bornages bien pratiques au demeurant car connus et sans risque d’être déplacés… ne serait-ce que par superstition religieuse !
Mais ce plan nous apportera bien d’autres surprises sur lesquelles nous reviendrons plus tard.