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Sur
les traces de Marie-Madeleine en Espagne… |
Rendez-vous
Par
un « heureux hasard », au cours de nos recherches sur l’histoire
de Marie-Madeleine, nous avons découvert un site internet en langue
espagnole relatant « l’héritage de Marie Madeleine »,
livre écrit par José
Luis Gimenez.
Nous avons immédiatement pris contact par mail avec lui : contact
très positif et par chance, la traduction
en français a été réalisée très
rapidement. L’émotion suscitée par ce livre fut telle
que nous avons souhaité rencontrer son auteur. Rendez-vous fut pris
pour le samedi 27 mai 2006 à Barcelone, près de l’hôtel
des Arts, rue Marina. Pour trouver notre chemin, nous avons demandé
de l’aide à deux charmants hidalgos et nous sommes arrivés
avec une heure d’avance à notre point de rendez-vous.
Après un « en-cas » typique, nous avons rejoint José
Luis Gimenez en front de mer et nous avons fait sa connaissance ainsi que
celle de sa épouse. Heureusement, nous avions échangé
nos photos précédemment et la barrière de la langue
fut vite oubliée puisque Marina parle couramment l’espagnol.
Nous les avons suivis jusqu’aux abords de Tarragone où nous
nous sommes arrêtés pour nous permettre de nous restaurer après
une heure trente de route sinueuse.
Notre conversation fut des plus
fructueuses : Odile voulait tout savoir, Marina traduisait le plus vite
possible et José Luis, passionnant et passionné, essayait
d’en dire un maximum. Ainsi, il nous a expliqué comment il
en était venu à écrire son livre, ce qu’il pensait
des Templiers et bien sûr du Da Vinci Code. Cette discussion à
bâtons rompus fut très enrichissante et d’un intérêt
majeur, parfois même stupéfiante.
Bien entendu, nous tenons à dire que nous ne dévoilerons rien
que l’on ne sache déjà car José Luis prépare
un second livre qui va s’avérer étonnant à bien
des égards, n’en doutons pas.
Le
Monastère Royal
Après cette pause très
instructive, nous nous sommes rendus à Alt Campo, où est installé
le Reial Monastir de Santes Creus (Monastère Royal de Sainte Croix),
abbaye cistercienne de la fin du XII° et début du XIII° siècle.
C’est un endroit très calme, incitant à la méditation
même si aujourd’hui les moines ne sont plus là, un lieu
d’une grande majesté et d’une grande beauté surtout
le cloître.
Mais nous venions pour y rencontrer Marie-Madeleine et en suivant notre
« guide », nous voici dans l’église, dans le coin
sans doute le plus sombre face au retable qui part doucement dans l’oubli
et dans l’usure du temps. Et pourtant, on ne peut pas nier l’évidence,
il existe, il est là devant nous et ce que nous découvrons
prend alors sa vraie mesure.
Ce retable, daté de 1603, est composé ainsi : notre guide nous explique ce que nous avons devant nos yeux. En haut, un chapiteau où des anges entourent un personne que José Luis nous indique comme étant Dieu ; son auréole est triangulaire... Dessous, un grand tableau où figure Saint jean l’Evangéliste, mais représenté avec une chevelure rousse et sous des traits féminins... Plus bas encore, on peut voir sept tableaux plus petits : deux de chaque côté des colonnes et trois au centre de taille supérieure ; sur la colonne de droite : Marie-Madeleine représentée comme reine ou princesse avec la couronne et une épée dans la main droite ; sur l’autre face, Marie-Madeleine avec deux fillettes jumelles une qu’elle tient par la main et l’autre qu’elle porte sur son bras gauche.
Tableau
de la Crucifixion : nous vérifions alors la présence de Marie-Madeleine
au pied de la croix, ENCEINTE : le ventre alourdi et la poitrine gonflée
!!! On peut l’identifier, entre autres détails par le crâne
posé à côté d’elle. De part et d’autre,
la Vierge marie et Jean l’apôtre.
Tableau de la descente de la croix avec la Vierge Marie, Marie, épouse
de Cléophas et cousine de la mère de Jésus, Joseph
d’Arimathie qu’on peut reconnaître grâce au turban
typique que portaient les pharisiens, Marie-madeleine identifiée
par l’urne aux huiles qu’elle porte, Lazare-Jean soutenant Marie,
la mère de Jésus, Jeanne, sœur de Marie et donc tante
de Jésus agenouillée et tenant les pieds de son neveu, et
sans doute Nicodème grimpé sur l’échelle appuyée
à la croix.
Enfin la colonne de gauche : Marie-Madeleine avec la palme du martyre d’une
part et de l’autre Marie-Madeleine, enceinte portant un crucifix.
Longtemps nous sommes restés
à cribler ce retable de photos au flash puisque aucune interdiction
ne nous en empêche. Nous sommes empreints de sérénité
et de dévotion face à ce que nous voyons. Heureux le chemin
qui nous a amenés ici avec José Luis. Et nous touchons du
doigt la chance que nous avons d’être là.
Ce retable est à la merci de n’importe quelle malveillance,
sans aucune protection, ce qui nous émeut grandement. José
Luis nous dit d’ailleurs qu’il est déjà plus abîmé
que la première fois qu’il l’a découvert. Les
photos parlent d’elles-mêmes, mieux qu’un long discours.
Nous visitons le reste de l’église qui abrite la sépulture
de Jacques II et de Blanche d’Anjou ainsi que le mausolée de
Pierre le Grand. Nous continuons par le cloître qui est de toute beauté
et dont la galerie supporte de nombreux sarcophages de familles catalanes
ainsi que ceux des supérieurs du monastère. Tous ces lieux
sont d’une grande richesse architecturale et partout nous voyons des
détails troublants -des croix, des gisants- dont nous aurons très
vite l'occasion de parler plus amplement.
Nous finissons ce circuit par la Chapelle Primitive de la Trinité.
Là encore nous y voyons des éléments surprenant que
nous préférons réserver à la sagacité
de José Luis.
Fin…
du début
La visite se termine
par un parcours spectacle dans les fondations du monastère où
l’on découvre la vie au quotidien des moines cisterciens.
Nous quittons José Luis et son épouse après un dernier
échange sur une terrasse de café et nous reprenons la route
vers la France. Tous les trois, nous ne sortons pas indemnes de cette visite
et notre retour est essentiellement axé sur la prise de notes pour
ne rien oublier, donner nos impressions, notre joie et la chance qu’Odile
a eu de croiser le chemin de José Luis sur le web.
En conclusion, il semble évident
pour nous trois qu’André Douzet et José luis Gimenez
avancent dans la même direction pour la plus grande satisfaction des
chercheurs que nous sommes. Nous souhaitons qu’ils collaboreront ensemble
le plus vite et le plus longtemps possible avec l’aide de toutes les
petites mains (gestion, recherche, traduction, site internet, et autres
à venir) qu’il ne faut surtout pas oublier.
Nous sommes très émus d’avoir participé à
cette visite du monastère en compagnie de José Luis Gimenez
et avoir été présents lors des nouvelles découvertes
qu’il a pu faire. Nous voulons le remercier de nous avoir permis d'accéder
à ce site merveilleux, en sa compagnie, site qu'il connaît
comme personne.
A suivre !!
Odile,
Marina et Daniel
Remerciements chaleureux à José Luis