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Société Périllos ©

L’ombre St Vincent de Paul sur Notre-Dame
de Marceille

 

Face à l’église Notre-Dame de Marseille, de l’autre côté de la route départementale, s’étend un jardin d’agrément avec un bassin dont le jet d’eau était la pièce principale.
Le fond du parc s’orne d’une statue à la gloire de St Vincent de Paul. La tradition voudrait que le saint homme se soit illustré par quelques actions en ces lieux miraculeux, probablement en raison des sanctuaires et lieux de culte.

Qu’allait-il faire à Marseille?

Saint Vincent de Paul naquit le 24 août 1581 dans la paroisse de Pouy, diocèse de Dax.
Ordonné prêtre en 1600, il sera nommé sur le diocèse de sa naissance. Puis il se dirige sur Toulouse pour y entreprendre un cours de théologie. Il y prendra le degré de ‘bachelier’ en 1604.
« L’année suivante Vincent fut obligé d’aller à Marseille pour recevoir un legs que lui avait laissé un de ses amis, mort dans cette ville. Etant sur le point de retourner à Toulouse, il accepta la proposition qu’on lui fit de prendre la voie de la mer jusqu’à Narbonne ; mais il fut pris par des pirates, blessé, enchaîné, mené à Tunis, et vendu d’abord à un pêcheur, puis à un médecin, après la mort duquel on le vendit à un renégat, natif de Nice en Provence.
Vincent fut exposé à toutes sortes d’épreuves durant sa captivité ; promesses, menaces, mauvais traitements, rien ne fut épargné pour ébranler sa foi. » peut-on lire dans l’édition de 1861 de ‘Vies des Saints pour tous les jours de l’année’ – J.B. Pelagaud, Imprimeur-Libraire de N.S.P. le Pape.
Puis Vincent, réussissant à reconvertir son ‘maître – esclavagiste’ et sa femme, rejoint la terre de France, sur un petit bateau, le 28 juin 1607.
De là, St Vincent de Paul se rend à Rome… pour y avoir audience. Il est reçu, ensuite, par le roi Henri IV et obtient, en 1610, la charge d’aumônier de Marguerite de Valois. A cette occasion, il fait la connaissance du cardinal de Bérulle, qu’il fréquentera étroitement. Ce dernier, très influent, lui obtient la fonction enviée de précepteur des enfants du comte P. E. de Gondi. Ce dernier incitera le roi à faire de Vincent l’Aumônier Général des Galères.
En 1632, les chanoines réguliers de Saint-Victor cèdent à Vincent le prieuré de Saint-Lazare. Le lieu devient alors le point focal de la congrégation et permet aux membres de prendre le nom de ’Lazaristes’.
De là et jusqu’en 1660, date à laquelle les Lazaristes s’en vont, la congrégation compte près de trente maisons, 400 prêtres et une centaine de frères. Les maisons se répartissent à cette date, d’abord en France, puis essentiellement en Irlande, Ecosse et Pologne, et encore plus faiblement à Madagascar.
On retiendra que l’œuvre des séminaristes de Vincent est, à sa mort, reprise par un de ses disciples les plus attentifs, M. Olier (né en 1608) et curé de St Sulpice en 1642.
Sa vie fut empreinte d’une foi indéracinable et d’une persévérance à aider les plus faibles. Il s’éteint le 27 septembre 1660 et sera canonisé au 18e S.

Une curieuse version des faits

Après cette biographie sommaire, tentons de souligner quelques faits plus insolites et remarquables dans cette vie qui se voulait sans faille ni obscurité.
Une partie de sa vie comporte un élément très énigmatique : celui de son ‘enlèvement par les barbaresques’.
Il se pourrait que ce moment de la vie de Vincent de Paul ait beaucoup plus de répercussions qu’on ne saurait l’imaginer.
En résumé : St Vincent, à Marseille (Bouches du Rhône), doit revenir sur Toulouse. Il a horreur de la mer et de la navigation en général. Pourtant on (sans que nous sachions qui est précisément ‘on’) lui conseille d’utiliser le transport maritime, plus rapide que la route, et justement un vaisseau est en partance pour Narbonne. Il embarque, et c’est le drame. Le navire aurait été arraisonné par les arabes et Vincent fait prisonnier, puis esclave. Après de nombreuses péripéties, il finit chez un alchimiste qui, s’attachant à la personnalité de notre homme, lui enseigne son art et sa science.
Vincent pourra prendre la fuite sur un petit bateau et rejoindre l’Europe…

Une autre vision des faits

Le récit est possible. Pourtant, des détails ne ‘collent’ pas du tout à cette aventure et nous retiendrons ici les plus flagrants:
Si nous reprenons l’ouvrage de J.B. Pélagaud (1861) écrit avec l’autorisation du pape (donc sans doute plus fiable !), les événements sont tout autres :
- Le vaisseau quittant Marseille n’est pas pris par les ‘Barbaresques’ mais par un ‘pirate’.
- Certes, Vincent est emmené et vendu à Tunis, pas du tout à un alchimiste musulman, mais bel et bien à un ‘renégat natif de Nice en Provence’… donc un de ses compatriotes toutefois alchimiste.
- Etrange renégat, si l’on en croit Pélagaud, qui ayant abandonné la foi chrétienne demande à Vincent de chanter pour une de ses concubines le psaume ‘Super Flumina Babylonys’, et l’ancienne ‘Salve, Regina’. Cette dame, conquise par ce chant (St Vincent avait-il des dons cachés pour le chant ou une voix si mélodieuse ?), conseille à son époux de se reconvertir à l’Eglise Catholique…
- Le jour suivant, celui-ci confie son repentir à Vincent « et il lui dit qu’il n’attendait que la commodité de se sauver en Europe. Elle se trouva au bout de dix mois ; le 28 juin 1607, ils abordèrent en France, où le renégat fut réconcilié par le vice-légat d’Avignon ».

Il y a là déjà toute une série de divergences avec ce que l’on entend maintenant sur le temps que ‘Vincent passe captif chez son maître arabe alchimiste’… En vérité, il apparaît qu’il est captif oui, mais d’un français d’origine niçoise et renégat habitant Tunis.
- Puis, contrairement à ce que la plupart des spécialistes en la matière écrit, Vincent ne s’enfuit pas seul, « sur un petit esquif » mais avec ce ‘renégat’ français qui semble savoir maîtriser la navigation en mer.
- Arrivés sur le sol de France, Vincent de Paul et ce mystérieux personnage n’ont rien d’autre à faire de plus pressé que d’aller immédiatement rencontrer le vice-légat d’Avignon… Etrange que le saint personnage ne juge tout de même pas plus utile de prévenir ses parents et ses amis de sa libération… qui tous pourtant doivent être pour le moins inquiets de sa disparition depuis plus d’un an dans de si tragiques conditions?
- Mais il y a encore plus curieux… En effet, non seulement Vincent ne prévient personne (mais peut-être personne ne s’inquiète si tous sont au courant de son aventure et de ce qu’il DOIT se passer ?), mais d’Avignon, sans détour par ses familiers, il repart aussitôt pour… Rome !
- Encore plus étrange : il doit y recevoir du cardinal d’Ossat une mission pour le moins mystérieuse: « de là (d’Avignon !)Vincent de Paul alla à Rome, où il visita avec une grande dévotion le tombeau des saints apôtres. Vers la fin de 1608 il quitta l’Italie, chargé, par le cardinal d’Ossat, de rendre compte de vive voix au roi Henri IV d’une affaire très importante, qu’il n’avait pas voulu hasarder dans une lettre. Arrivé en France, Vincent remplit sa commission auprès d’Henri IV. » Ainsi nous apprenons que non seulement le saint homme ne prévient personne de son retour, mais de plus il se serait rendu à Rome, comme si rien n’était plus normal dans sa conduite que d’aller visiter quelques tombeaux d’Apôtres. Mais à son arrivée dans la ville sainte, contacté par le cardinal d’Ossat, ce dernier lui confie une mission de la plus haute importance sous la forme d’un message à l’attention du roi de France… Message si grave qu’il est impératif de le communiquer oralement et non par écrit ! Les prélats du Vatican et le St Père ne disposent-ils pas de messagers assez sûrs et rapides qu’il faille utiliser St Vincent ?
Ne pourrait-on pas ajouter, à ce moment, que cet évènement pour le moins incroyable nous en rappelle un autre pratiquement identique relaté dans un courrier, écrit d’Italie, au même siècle par Fouquet ? Courrier affirmant une connaissance qui, transmise au roi de France, lui assurerait un pouvoir incroyable ? Secret que véhiculerait un peintre bien connu du nom de Nicolas Poussin !
Ces éléments peu habituels concernant cette période, assez énigmatique et trouble, de la vie de St Vincent de Paul, méritent d’autant plus notre attention que les détails du voyage à Rome ne sont pratiquement jamais cités ni repris par les écrivains et historiens habituels en la matière. Nos informations sur ce chapitre proviennent de l’ouvrage difficilement discutable déjà cité plus avant: ‘Vies des Saints’ – J. B. PELAGAUD – Imprimeur – Libraire de Notre Saint Père le Pape – 1861).

Une mission secrète

Cet épisode relatif à la capture de Vincent et l’énigme de sa disparition durant deux ans pourrait aussi se rapporter à une autre mission dont il ne tenait pas à (ou ne devait pas) ébruiter les tenants et aboutissants pour des raisons tenues secrètes jusqu’ici.
Si au Vatican le cardinal d’Ossat lui confie un message oral et secret pour le roi de France, ce message pourrait avoir un rapport avec un moment inconnu de la vie de Vincent. Peut-être est-ce plus particulièrement après cette sorte de ‘retraite secrète et inconnue’ dont il peut venir en effet de rendre compte, d’abord à Avignon puis au Vatican, du bon déroulement et de son succès… au risque de mentir à tous les siens et même à son bienfaiteur et protecteur M. de Comet.
D’ailleurs St Vincent de Paul cherchera toute sa vie durant à récupérer tous les courriers relatifs à cette soi-disant capture ‘barbaresque’. Il put probablement faire disparaître toutes les lettres compromettantes… sauf celle qu’il avait adressée à M. de Comet et qu’il tentera de se faire restituer en vain… Autre question embarrassante : pourquoi M. de Comet refuse t’il énergiquement de rendre ces courriers s’ils ne contiennent rien d’important ou de compromettant?
Se pourrait-il alors que cette lettre soit codée et contienne une série de jeux de mots écrits qu’il faille prendre au sens phonétique pour en comprendre des subtilités que peut-être seul son protecteur pouvait interpréter? Sinon pourquoi tant d’efforts, et d’insistance discrète, pour effacer des éléments sur cette période longue d’environ deux ans, passée soit disant aux mains de prétendus ‘barbares’… Pourquoi cette crainte si l’on ajoute que cet épisode quelque peu rocambolesque avait été révélé à qui voulait l’entendre et en tous lieux sans la moindre précaution. Dans ces conditions cet acharnement paraît pour le moins inattendu de la part d’un tel homme pour cette missive ?…
A moins que le contenu de ces courriers soit une raison vitale et primordiale pour un fait dont Vincent taira toujours la teneur… comme il le fera pour le message oral au roi de France dont personne ne saura jamais le contenu.

Vincent de Paul est-il venu à Notre-Dame de Marceille ?

Peut-être alors cette bien innocente statue de St Vincent de Paul dans le jardin de Notre-Dame de Marceille tient-elle une partie de la solution ? Effectivement, pour certains chercheurs, elle prouverait, si l’on prête attention à la biographie du saint homme, qu’au moment de la fameuse période énigmatique, il se soit trouvé à Marceille bien volontairement… et non à Marseille (Bouches du Rhône) où il prétendra s’être fait violemment capturé…
Mais ce n’est pas encore tout. Si on considère que le mot ‘barbare’, ne rimant à rien en raison du fait qu’il s’agit d’un noble niçois, peut correspondre à autre chose qu’une troupe de pirates, nous pourrions entendre ‘Tunis’ comme un tout autre lieu. Par exemple, en phonétique : tue (du verbe tuer si habituel aux pirates en haute mer) et Nice (pays natal de son ‘pirate’) = TUE-NICE ! Pourrait-il ensuite sur le même registre alors être question d’un château du nom de Barbarie, détruit à peine plus tard par Mazarin, dans la Nièvre, au lieudit ‘La Machine’ ?.. ou sans doute plus vers le lieu Sougy-sur-Loire (7km de ‘La Machine’) où il existe effectivement un château très ancien. Mais étonnant encore que près de ce château existe, sur les rives de la Loire, un château de… ROSEMONT, à proximité de Luthenay – Uxeloup. Ce dernier nom nous rapproche encore plus près de Rosemont et l’ensemble des deux nous amène inévitablement à reconsidérer le Château d’A. (dans le Beaujolais) clé insolite, et pourtant contestée, dans l’affaire de l’ordre du Temple et de la sauvegarde de ses archives majeures ainsi que d’une relique insigne du doigt de St Jean.
Depuis ces détails, sans doute fruits du ‘hasard’, peut-on considérer que l’église de Notre-Dame de Marceille serait symboliquement le lien, par Barbarie et st Vincent de Paul, entre sa chapelle St Loup et Uxeloup… et d’autre part entre les roses épanouies peintes dans 2 des ‘médaillons’ du sanctuaire et ‘Rose-Mont’ ? Sur ces détails nous revenons au chapitre ‘alchimie’ de Notre-Dame de Marceille pouvant être en corrélation avec le prétendu alchimiste arabe travaillant sur la Materia Prima = la matière noire et vitale… noire comme la couleur de la Vierge Noire vitale présentant son fils blanc à la vénération des initiés ?... serait-ce là l’information des deux premières étapes du Grand-Œuvre alchimique ? Une sorte d’or extrait de la tourbe obscure des souterrains de Notre-Dame de Marceille suite à un procédé relevant plus du travail de mineur que celui de souffleur devant l’athanor !
De plus, certains auteurs prétendent que Monsieur Vincent serait venu à Notre-Dame de Marceille juste au moment où il disparaît ‘captif des barbares’… Puis toujours selon ces sources, il aurait eu rendez-vous ici avec un certain ‘Jean l’Alchimiste’ qui l’aurait, ensuite, conduit en grand secret au fameux château de ‘Barbarie’, dans la Nièvre. La tradition explique que ce castel aurait été édifié traditionnellement à l’époque mérovingienne par Bera VI alors en exil… En ce cas , il fut peut-être question entre les deux hommes d’échanges d’informations, d’éléments ‘initiatiques’, de secrets… parmi lesquels une approche de ce mystérieux message confié à Vincent par un représentant du Vatican pour le roi de France ? Observons aussi que le roi Henri IV mourra dans un attentat dont les tenants et aboutissants ne furent jamais vraiment éclaircis… Ravaillac faisait un excellent bouc émissaire, sans aller plus avant dans les méandres de cette affaire!

Le savoir secret du roi Henri IV

Que pouvait avoir appris ce roi qui, par sa mère était originaire du sud pyrénéen et fit désobstruer la grotte funéraire des cathares ensevelis vivants, en leur temps, dans l’Ariège… tout près de celle du Graal à Vicdessos ?
Que pouvait-il savoir ou s’apprêter à faire pour qu’on l’assassine ainsi ? Vincent de Paul pouvait-il alors, comme l’explique un ténor de l’affaire de Rennes-le-Château, détenir tout ou partie d’un fabuleux secret concernant le trésor des descendants de Mérovée ? ou était-il en pourparler afin d’amorcer les négociations pour le retour d’un enfant descendant du ‘Roi Perdu’ ?.. Ce ‘détail’ suffirait-il à expliquer l’acharnement, à façade humanitaire, de St Vincent à poursuivre inlassablement des missions de sauvegarde pour des ‘Enfants Perdus’???
St Vincent était-il ‘missionné’, choisi, pour être à propos de secrets venus d’Orient, puis d’autres donnés par le Vatican, encore d’autres appris et vérifiés à Notre-Dame de Marceille et enfin le tout amalgamé, tel l’œuvre Alchimique, en un château de ‘Barbarie’ (soi-disant surnommé par un certain peu fiable Philippe de Chérisey ‘Le bastion occulte de la France’)? Toujours est-il que ce château aurait été démantelé en juin 1659 sur ordre de Mazarin et le roi Henri IV massacré ne pouvait alors en ajouter plus…

La fureur de Mazarin

Mazarin détenait-il des détails sur ces secrets religieux jalousement gardés, lui qui était … cardinal ? Avait-il de bonnes raisons de combattre Monsieur Vincent de Paul ? L’histoire retient seulement qu’il ne pardonna jamais à Vincent de prendre part contre lui dans la Fronde des Princes… non plus de protéger dans son évasion et sa fuite le cardinal de Retz qui trouva asile chez les Lazaristes de Rome !
Anne d’Autriche, contre toute attente, soutient Vincent et lui donne pour sa ‘mission’ (mais sans préciser s’il s’agit d’une ‘mission’ politique ou secrète ou d’une ‘mission’ Lazariste) près de 18000 livres de bijoux… dont on ne saura jamais le devenir. Est-ce la fureur ou autre raison qui poussa Mazarin à détruire le fameux château de la ‘mission’ de Vincent et à mettre les lazaristes sous haute surveillance ?…
Tous les protagonistes de ce secret passaient alors soit sous contrôle complet et tenus strictement au secret par l’Eglise, soit tués… Quant aux lieux, ils étaient détruits, rasés ou également sous contrôle religieux (Rennes-le-Château, Rennes-les-Bains, Alet, Notre-Dame de Marceille)…
Qui pourrait le dire ?... ou contredire ces théories à présent ?

L’évêque Mgr Nicolas Pavillon

Certes ces détails sont intrigants mais insuffisamment vérifiables pour en faire une solide hypothèse historique… Pourtant il nous reste encore un curieux lien nous ramenant depuis le Razès à Monsieur Vincent de Paul… en la personne de l’évêque d’Alet : monseigneur Pavillon (1597 – 1677)!
Cet aspect entre les deux hommes ne fut probablement jamais mis en évidence. Nous n’en ferons qu’une brève approche.
Les deux hommes se rencontrent à paris, vers 1620, et Vincent devient le maître spirituel de Nicolas Pavillon…
En 1627, Pavillon est en état de prêtrise. Aussitôt il prend, durant 10 ans, une part active dans la vie religieuse en devenant un collaborateur de confiance pour Vincent.
Le 22 août 1639, Pavillon est sacré évêque, mais n’en restera pas moins en liaison très étroite avec St Vincent qui lui permit de précieuses relations, dont Monsieur Olier, le futur fondateur de st Sulpice.
Pavillon apparaît aussi comme un des principaux instigateurs dans l’installation de la ‘Famille Arnauld, à Port Royal, dans la vallée de Chevreuse’… Puis il fera encore un fidèle émule de son savoir en la personne de Claude REBE, archevêque de Narbonne… Tous ces personnages seront de près ou de loin cités lors de l’affaire de Rennes-le-Château…
Mgr de Rébé, que nous avons déjà vu ordonner l’enterrement, mais non la destruction, des 3 statues qu’il estimait ‘gênantes’ dans l’église Notre-Dame de Marceille, sans autre forme de procès !
C’est l’abbé Lasserre qui laisse sous-entendre que Nicolas Pavillon fut ‘poussé’ vers l’évêché d’Alet par Vincent de Paul afin de veiller au bon épanouissement de Notre-Dame de Marceille. Hélas, l’abbé ne donnera jamais la source de cette affirmation. Mais à bien y réfléchir, si ce lieu recelait un secret connu de Vincent, il pouvait être logique qu’il demande à son élève préféré, voire son disciple, de veiller sur ce lieu qui lui tenait particulièrement à coeur…
En conclusion de ce chapitre, nous ajouterons que ‘l’Hasard’ fait si bien les choses que la st Vincent de Paul est célébrée le même jour que la saint… Arsène : le 19 juillet ! Mais ceci doit sans doute être une autre histoire.

André Douzet