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Société Périllos ©

« Du nom de Narbonne
et exemples d’interprétation de mots gaulois par les
racines saxonnes de l’anglais »

 

Des faux minutieux… pour rien ?

Une série de documents apparurent dès le début de l’énigme de Rennes-le-Château avec le mythique ouvrage de Gérard de Sède « L’or de Rennes », paru en 1967 chez Julliard. Dès leur existence apprise, ces documents peu à peu s’avérèrent des faux… Peut-on supposer que ces ‘faux’ aient été fabriqués uniquement pour permettre à cet auteur de produire son livre et étayer ses hypothèses ? Certainement pas si l’on considère le temps indispensable à de telles réalisations et qui aurait, de fait, imposer que commence la confection des faux plusieurs années avant l’édition. A moins, évidemment, que le montage ait été prévu de longue date. Mais, en ce cas, les auteurs de ces ‘faux’ savaient forcément que leur travail ne résisterait pas longtemps aux spécialistes en la matière… Alors ? Tous ces ‘faux’ pour rien ? C’est ce que la logique nous dit…
A moins qu’à travers cette documentation un autre projet n’ait été prévu et dont le lancement aurait, contre tout attente, parfaitement réussi. En effet, si l’on regarde de plus près ces éditions ‘réduites’, elles sont toutes construites depuis des éléments historiques tangibles auxquels sont astucieusement mêlés d’autres petits ‘détails’ totalement erronés ou discutables… A ce jour personne n’a essayé de mettre à la suite les parties tangibles et celles qui ne le sont pas ! Peut-être avons-nous devant nous une sorte de véhicule destiné à être abandonné une fois sa mission remplie et qui devient alors une sorte de projectile lancé vers ceux destinés à le recevoir, sans que personne ne s’en aperçoive. Le piège aurait d’autant mieux fonctionné que les ‘ténors’ criaient en chœur au « faux » et au « canular »… et tous de reprendre le refrain pour ne pas sembler hors de ce jeu où il est de bon ton de se montrer! Le tour était joué, et bien joué, une fois de plus !

Depuis, le temps a passé… d’autres ouvrages submergent et effacent lentement les premiers éléments de cette affaire et peu de chercheurs récents ne font attention à ces ‘faux documents’. Pourtant, de loin en loin, quelques travaux, tels ceux de notre ami Thierry Garnier (surtout pas l’éditeur marseillais, mais bel et bien l’auteur que nous connaissons) depuis l’un des manuscrits ‘de Saunière’, montrent que les ‘montages’ pourraient bien avoir un sens réel, un peu trop vite méprisé et oublié par les ténors…
Notons que cette masse d’écrits est pratiquement entièrement signée de pseudos, dont certains auraient été identifiés… sans preuves ni certitude… embrouillant, encore plus, la piste de ces documents embarrassants.

… et un vrai manuscrit de l’abbé Henri Boudet

En échange, parmi tous ces ‘ouvrages’, cités à la première heure par Gérard de Sède, il en est dont l’origine et l’auteur sont indiscutables et qui ne peuvent être des faux ‘récents’.
C’est un de ceux-ci que nous proposons aujourd’hui : un manuscrit de l’abbé Henri Boudet, Curé de Rennes-les-Bains, et grand ami de Bérenger Saunière… Cet écrit a pour titre « Du nom de Narbonne et exemples d’interprétation de mots gaulois par les racines saxonnes de l’anglais ».
Jamais édité, ce manuscrit, dont la date même n’est pas certaine, montre une fois encore que H. Boudet nous indique une piste à suivre, dans la phonétique et le jeu des mots, derrière son ouvrage bien connu : « La vraie Langue Celtique et le Cromleck de Rennes-les-Bains » paru en 1886 (date controversée)…
Pour certains, le « nom de Narbonne » est le premier écrit de Boudet et pour d’autres le dernier… quoiqu’il en soit, cet ouvrage est dans le droit fil de « La vraie langue Celtique » et mérite que l’on s’y arrête.
Il s’agit d’un cahier de 19 pages, toutes manuscrites et sans illustrations.
Ce travail présente plusieurs intérêts pour nous. D’abord, évidemment, il s’agit d’un manuscrit de la main de l’abbé Boudet. Ensuite, on se demande pourquoi il n’y eut jamais d’édition ou d’insertion de ce texte dans quelques revues qui produisaient les articles de l’abbé dans leurs colonnes… Enfin « le Nom de Narbonne » eut une tentative de diversion et de récupération de son contenu.
C’est ainsi que Franck Marie se serait fait proposer une version de ce « Nom de Narbonne » agrémentée de petits dessins (une araignée, un petit tombeau type ‘les Pontils’, etc.) disposés de telle manière qu’on pouvait les supposer en place pour un codage ou décodage… Il apparut très vite qu’en réalité ces ‘petites illustrations’ étaient destinées à une plaisanterie de mauvais goût dont F. Marie aurait fait les frais… Certes c’est envisageable, mais personne ne s’est jamais demandé s’il n’y aurait pas eu une tentative de ‘montrer’ à Franck une possibilité oubliée, une autre ouverture ou simplement utiliser cet auteur célèbre pour transmettre un message qu’il ne pouvait comprendre totalement mais qui serait forcément lu par un ou plusieurs destinataires peut-être perdus ou ne pouvant être joints pour des raisons qui nous échapperaient… Pourquoi pas ?
Dans tous les cas c’est un document qui nous semblait utile de proposer dans son intégralité à toutes fins utiles pour comprendre les travaux de l’abbé H. Boudet, curé de Rennes-les-Bains…